Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Results 1 to 2 of 2
  1. #1
    Guest 123 is offline Quarantined Users
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Mercredi 22 Juillet 2009 -- Réalisé en quinze jours, lors d’une résidence du 2e Festival panafricain à l’Ecole nationale des beaux arts d’Alger, l’ouvrage collectif de contes africains est un prélude à l’édition d’autres titres. Antérieur au 2e Festival panafricain d’Alger, le projet d’un album collectif de bédéistes d’Afrique date de la première édition du FIBDA (Festival international de la bande dessinée d’Alger) d’octobre 2008. Parallèlement à l’exposition de plus de 250 planches de BD à l’espace Casbah (palais des Expositions des Pins Maritimes) durant le Panafricain 2009, une résidence a réuni 23 bédéistes africains qui ont produit un album en un temps record. Album de 67 contes de dix-neuf pays d’Afrique. Tirée à 2 000 exemplaires dans un premier temps, cette édition est unique. D’autant que ses auteurs ont cette volonté de démontrer l’authenticité de la culture du continent à travers le conte. Il faudrait avant tout intéresser les éditeurs, imposer la reconnaissance de ce 9e art, alors que dans des pays comme le Tchad, il n’y a aucune maison d’édition. Lors de la rencontre avec la presse, lundi dernier à l’espace Casbah, le chargé de la communication de l’exposition BD du Panaf, M. Rachid Allik, a présenté cet ouvrage comme «une référence de la BD africaine et une preuve matérielle de sa richesse et de son originalité». Dans ce sens, Alger «pourrait devenir la capitale africaine de la BD». À quelques mois du deuxième FIBDA, des projets sont à l’ordre du jour et, déjà, les Editions Lazhari Labter publient Zam Zam le tiers-mondiste, un album d’Almo. Cet artiste camerounais a contribué au recueil collectif du Panaf avec Le pêcheur et le Ndjounjou. Des planches en couleur et sans bulles, mais soutenues par du texte. Jamon Y Queso, lui, est de Guinée équatoriale. Contrairement à ses pairs, il utilise des bulles rectangulaires vides. Une manière pour lui d’exprimer son refus de la censure dans une histoire intitulée Votez… et votez encore. Quant à l’Egyptien Ghazala, il nous fait replonger dans le monde (en couleur et noir et blanc) des Pharaons avec Le pouvoir du Kit Kit. De son côté, Fifi Mukuna, la première femme congolaise (RDC) à faire de la bande dessinée nous raconte Mwuika et le collier de diamant. Autant de contes, autant d’auteurs tel Barly Baruti qui présente cet ouvrage comme «le départ d’une aventure à suivre».

    La Bande Dessinée conte l’Afrique
    Editions Dalimen.
    67 auteurs. 300 pages

  2. #2
    Guest 123 is offline Quarantined Users
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Mercredi 22 Juillet 2009 -- C’est au pavillon Casbah de la Safex où se tient jusqu’au 20 août prochain, une exposition de 235 planches de bandes dessinées africaines, qu’un point de presse a été organisé, afin de présenter le recueil de 67 contes africains, réalisé au cours d’une résidence de création tenue du 5 au 16 juillet 2009, à l’Ecole supérieure des Beaux-arts d’Alger. Inédit, l’ouvrage rassemble des auteurs du continent, de différentes tendances et différents horizons, qui ont travaillé sans relâche et avec grande application pour finaliser cet ouvrage collectif de 290 pages. Un petit bijou qui démontre le talent des bédéistes africains - souvent à la merci des éditeurs français - et la richesse du patrimoine culturel et oral de l’Afrique.

    Ce recueil fort original a réuni des auteurs de 18 pays différents, dont un Égyptien qui a proposé un conte en langue arabe et il y a aussi des contes en anglais. Quant à l’Algérie, elle est représentée par 4 bédéistes : deux jeunes auteurs, Hebrih et le doyen des bédéistes en Algérie – inventeur du personnage de Vourourou - Saïd Zanoun. Les résumés des interventions, notamment de la commissaire du Fibda, Dalila Nedjam, du commissaire de l’exposition “Les bulles africaines à Alger” Saâdi Chikhi, du coordinateur Nazim Mekbel et de l’attaché de presse Rachid Alik ainsi que des bédéistes, ont toutes convergé au même point : le but à travers cette ambitieuse entreprise est de rendre visible le talent de l’Afrique et de créer un marché de la bande dessinée dans le continent. Ainsi, les artistes africains constitueront une sorte de bouclier et cela leur évitera d’aller en Europe, notamment en France, dans l’espoir d’être publiés. Mais la plupart des bédéistes africains éditent leurs albums à compte d’auteur. M. Alik a ajouté : “On essaie d’être une étincelle, dans l’espoir que la flamme prenne !”

    D’autre part, la couverture de ce recueil a été dessinée par deux auteurs camerounais, lors du concert de rumba congolaise de Barly Baruti et son groupe Congo Nostalgia, qui s’est tenu à la Safex vendredi dernier. Alors que Barly Baruti et ses compères codifiaient leurs émotions pour les rendre universelles et les transmettre au public algérien, les deux bédéistes s’affairaient à peindre en direct et durant tout le concert la couverture de l’ouvrage. Quant au titre, il a été choisi suite à un certain nombre de propositions formulées par les bédéistes présents. Après un vote, c’est le titre La bande dessinée conte l’Afrique qui a été choisi. Le Fibda a réussi son Panaf, mais rien n’est joué puisque le Fibda doit encore s’affirmer dans sa 2e édition, prévue en octobre prochain.

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts