Mardi 29 Septembre 2009 -- Une institution officielle française a révélé que deux sœurs d’origine algérienne, poursuivent en justice le gouvernement français pour non respect des accords d’Evian, notamment le volet consacré aux indemnités relatives aux biens vacants, garanties par la France. Selon la même source, la plainte introduite prés la cour administrative de Montpellier, est la première du genre dans le dossier des biens des colons qui ont quitté l’Algérie après l’indépendance. Le président de l’union syndicale de défense des intérêts des français rapatriés d’Algérie, Gabriel Mène, a indiqué que d’autres affaires vont suivre, exprimant sa confiance que « les deux plaignantes finiront par avoir gain de cause, tant que les accords d’Evian les leur garanti. » Selon M. Mène, les deux sœurs ont déposé leur plainte auprès de la commission des droits de l’homme, au niveau de l’ONU, et notamment un dossier exhaustif contenant pas moins de 800 plaintes de français et d’algériens. La commission onusienne les a rejetés, pour en référer à la justice algérienne. Cependant, les lois relatives à « l’aide nationale », en France, ont permis la régularisation d’environ 40% du coût des biens des français, après l’indépendance, alors que les autorités françaises se sont chargé d’indemniser un taux bien défini. Elles ont dédommagé les deux sœurs de 15% du montant global des biens de leur père. Il existe quelque 200 000 français et algériens ayant quitté l’Algérie et reconnus comme ayant droit des biens en Algérie.
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29th September 2009 00:20 #1
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2nd October 2009 00:08 #2
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Vendredi 2 Octobre 2009 -- Le secrétaire général de l’Organisation des Moudjahiddines, Said Abadou s’est attaqué au gouvernement Français pour sa décision de créer une institution appelée « Mémoire de la guerre d’Algérie », qui sera une sorte de reconnaissance pour les Harkis. M. Abadou a déclaré, hier, à El Khabar depuis son bureau à Alger : « Paris continue de présenter le traité d’amitié signé à Alger et qui reste toujours en vigueur après le départ de Chirac. Toutefois, Alger reste inflexible en rappelant que la demande d’indemnisation est une condition irréversible ».
El Khabar : La France a annoncé la création d’une institution glorifiant le rôle des Harkis pendant la période coloniale comme un pas qui s’ajoute aux relations historiques caractérisées par des malentendus entre les deux pays. Pourquoi ce déni de la part de Paris quant aux revendications des officiels algériens ?
M. Said Abadou : Nous avons, solennellement, exprimé notre position quant à cette initiative. Si nous l’acceptons, cela signifie que nous honorons les traîtres et encourageons le colonialisme qui avait ses renégats et ses collaborateurs. La création d’une telle institution pour rendre hommage aux traîtres n’est qu’une glorification du colonialisme, auquel nous nous opposons fermement. Nous ne sommes pas contre le peuple français, dont une partie nous a aidé et soutenu pendant la révolution et nous n’avons aucune rancune contre ce dernier. Nous nous demandons comment se fait il qu’un Etat tels que la France, qui scande le slogan de la liberté et prétend sa défense, puisse encourager le colonialisme en glorifiant les traîtres. Nous n’avions jamais pensé que les français allaient être devancé par l’Italie, qui a demandé les excuses du peuple Libyen. Nous pensons que les français viennent de commettre une erreur dans l’analyse de la situation. Je ne crois pas non plus que, par cette mesure, Paris veuille défier les autorités algériennes, mais tout au contraire, elles veulent défier et le peuple algérien et le peuple français.
El Khabar : Depuis près de dix ans, le président Bouteflika plaide pour que la France présente ses excuses à Alger, cependant, Paris réagit à chaque fois par une initiative qui suscite la colère d’Alger?
M. Said Abadou : Bien au contraire, il y a eu des pas en avant auxquels nous avions toujours rendu hommage, notamment, le discours de Sarkozy à Constantine dans lequel il a reconnu que le colonialisme était méprisant. L’Ambassadeur de France a, notamment, fait de même à Guelma et des monuments à la gloire de la révolution algérienne ont été érigés dans différentes villes françaises. Cependant, ce progrès n’est pas suffisant pour refermer la page du passé. Nous ne voulons pas transmettre l’héritage de nos rancunes aux futures générations et c’est pour cela que nous leur demandons de s’excuser et d’indemniser, comme c’est le cas pour les autres nations.
El Khabar : Les relations entre Alger et Paris connaissent un froid sans précédent. Est-ce dû, seulement, à des différends de mémoire ?
M. Said Abadou : Non, les relations entre Alger et Paris sont normales, cependant, nous refusons que ces relations se développent et finissent par un traité d’amitié, comme veulent les français, sans excuses et dans indemnisations de leur part. Il serait faux de juger que l’amitié entre les deux pays a pris fin, dès le départ de Chirac. La France tient toujours à ce traité mais elle veut omettre le préalable des excuses et indemnisation. Toutefois, la condition de l’Algérie pour ce faire est claire : plier la page du passé. Que la France sache que le message de l’Algérie est parvenu aux français, cependant, les décideurs Français sont les héritiers du colonialisme. Je veux dire qu’il existe un courant colonialiste rétrograde, mais malgré ça, il y a un progrès dans les relations par rapport au passé.
El Khabar : Est-ce que Sarkozy assume la responsabilité de la dégradation des relations entre les deux pays ?
M. Said Abadou : Dans le cas de la France, les choses ne dépendent pas d’une personne, même s’il s’agissait du président de la République. La France est une grande nation démocratique.. Elle a des idées et des personnalités et nous ne pouvons pas imputé la responsabilité à une personne quelconque. À titre d’exemple, il y avait parmi les députés français, ceux qui ont voté pour la loi de Février 2005, pourtant, aucun d’entre eux n’a vécu la période coloniale, chose que nous regrettons et c’est pour cette raisons que nous devons nous libérer des rancunes.
El Khabar : Vous avez menacé de déposer plainte contre la France près des Nations Unies, est-ce une simple déclaration ?
M. Said Abadou : Il ne s’agit pas d’une simple déclaration, nous sommes actuellement entrain de consulter des juristes, des historiens et des académiciens et nous nous apprêtons à introduire une action en justice. Nous sommes également entrain de consulter des écrivains et juristes d’outre-mer en plus de la société civile. Il est de notre devoir de condamner les crimes, ce qui n’est pas nouveau. Les crimes nazis ont été condamnés et il y a eu des procès en ce sens, pourquoi ne pas juger les nouveaux nazis ? Le président Bouteflika, pour mémoire, a rappelé, lors d’un de ses discours, que les crimes des français en Algérie ont dépassé les crimes nazis.
El Khabar : L’affaire des colons d’Algérie a été de nouveau soulevée, tandis que certains milieux français affirment que 800 plaintes ont été déposées contre la France pour violation des accords d’Evian...
M. Said Abadou : Non, selon nos renseignements, seulement 600 plaintes ont été déposées près des Nations Unies, qui les ont rejetées parce que formulées par des colons. Au lieu que la France indemnise l’Algérie pour avoir spolié ses territoires, les colons ont introduit leurs plaintes en tant que propriétaires de ces terrains, ce qui est complètement inconcevable. Les accords d’Evian sont clairs, les Français avaient le choix entre devenir algériens ou de rester français. Ceux qui choisissent la nationalité algérienne seront traités en tant qu’algériens et les autres seront considérés comme des étrangers. Un délai a été accordé à ces colons après l’indépendance, et les français qui y sont restés ont obtenu la possession de leurs biens. Cela a été une grande concession de la part de l’Algérie. Quant à ceux qui ont fui, leurs biens ont été déclarés biens de l’Etat. Malheureusement, il y parmi les algériens, certains complices avec des ex colons, qui ont gardé ces biens sans déclarer qu’ils ont été abandonnés par les colons. Nous avons pris acte de telles affaires que nous sommes entrain de traiter.







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