Mercredi 7 Octobre 2009 -- Les secrets de l’histoire n’ont de cesse de nous révéler à chaque ouvrage qui paraît un pan des images d’un passé que tous les lecteurs sont friands de découvrir. C’est ainsi qu’une biographie documentée sur Kheireddine Barberousse vient de paraître aux éditions Dar El-Kasbah (Alger), sous la plume du Dr Abdallah Hamadi, qui est directeur du laboratoire de traduction en littérature et linguistique (Trall) de l’université Mentouri de Constantine. Cet ouvrage de 245 pages qui est, selon son auteur, le «premier livre biographique sur Kheireddine Barberousse», est aussi une «contribution critique» qui offre aux chercheurs, aux étudiants et aux hommes de culture intéressés par l’histoire de l’Algérie «une vue d’ensemble sur la vie et l’œuvre du fondateur de la Régence d’Alger, promu plus tard amiral suprême de la marine ottomane par le khalife de l’époque, le sultan Soleiman». L’écrivain, qui compte déjà à son actif de nombreux ouvrages dans les différents domaines du savoir et de la connaissance, s’est inspiré du manuscrit d’un auteur inconnu du XVIe siècle, conservé à la bibliothèque de France, à Paris, et consacré totalement à la vie du «loup qui écumait les mers», Kheireddine, que les Espagnols et les Italiens de l’époque ont surnommé «Barbarossa» (Barberousse) à cause de la couleur de sa longue barbe. Au summum de sa gloire, Kheireddine chargea son frère Arroudj d’aller prêter main forte à la grande famille de Salim Toumi, qui gouvernait Alger et sa région (1573), pour en finir avec la présence espagnole qui avait construit une forteresse au lieudit Pignon ou Roche et exigeait une rente annuelle que les Algériens devaient obligatoirement payer au roi d’Espagne, Ferdinand d’Aragon. Une fois la victoire acquise, les Algérois de l’époque étaient sortis en grand nombre dans les rues pour solliciter leur sauveur Arroudj, devenu depuis lors pour eux, Baba Arroudj, le père libérateur, de rester pour les protéger d’une expédition punitive certaine que le roi d’Espagne n’allait pas manquer d’envoyer pour «mater la révolte et reconquérir la forteresse qu’il avait perdue en terre algérienne». C’est alors que Kheireddine Barberousse a proposé l’allégeance d’Alger au khalife, en contrepartie de son installation définitive, ce que la population locale et les dignitaires de la famille gouvernante ont accepté, explique le Dr Hamadi dans son livre. Les Ottomans «qui n’envisageaient même pas l’idée de rallier un jour l’Algérie à l’empire, s’étaient empressés de venir sur place et d’aider Barberousse à fonder, en 1515, la Régence d’Alger», souligne également l’auteur dans son ouvrage, qu’il présente comme un «document de référence pour toute personne intéressée par l’histoire du pays».