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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Boumerdès, Vendredi 30 Octobre 2009 -- Un charnier renfermant des ossements de 132 Chouhada tombés au champ d'honneur lors de la guerre de libération nationale a été mis au jour, récemment, dans la région de Zemmouri El Bahri à Boumerdes, a-t-on appris auprès du bureau local de l'Organisation nationale des moudjahidine (ONM). Des travaux de terrassement pour la réalisation de constructions dans cette région ont permis "par hasard" la découverte d'une fosse commune renfermant des ossements humains, qui "s'avèrent être des restes de moudjahidine enterrés en ce lieu durant la guerre de libération nationale", selon des témoignages de moudjahidine de la région.

  2. #2
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    Samedi 31 Octobre 2009 -- Les restes de 132 martyrs de la guerre de Libération ont été réinhumés, avant-hier, au cimetière Boussadia de Zemmouri (Boumerdès) en présence de nombreux citoyens de la région et de responsables dont le wali, le président de l’APW ainsi que les ministre des Moudjahidine, M. Mohamed-Chérif Abbas, du ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hachemi Djiar, et du secrétaire national de l’Organisation des moudjahidine, Saïd Abadou. Les corps de ces martyrs ont été découverts l’année dernière dans plusieurs fosses communes lors des travaux de terrassement effectués sur le site archéologique de Zemmouri El-Bahri. Cette opération de recherches a été prise en charge par les éléments de l’ANP, les éléments de la Protection civile en présence des moudjahidine. Selon des témoins de la Révolution, les lieux abritaient, pendant la guerre de Libération, la caserne dite des Sénégalais connue pour avoir servi comme un camp de torture. “D’autres restes de moudjahidine sont encore enfouis entre ces lieux et Oued Issers”, dira ammi Rabah, à l’origine de la découverte du site archéologique de Zemmouri. “Les moudjahidine capturés sont d’abord dirigés vers la fameuse Ferme Boulite à Legata pour subir une première opération de torture avant d’être transférés à Zemmouri pour être achevés par des tortionnaires de l’armée française”, ajoutera ammi Rabah. Ce qui explique les circonstances dans lesquelles ont été retrouvés ces ossements qui, selon un témoin, ont été trouvés entassés les uns sur les autres dans des fosses. “Ils étaient ligotés à l’aide de fils de fer, de barbelés ou de chaînes en fer”, indique ammi Saïd.

    Par ailleurs, un moudjahid de Zemmouri qui a assisté à l’opération d’exhumation, a révélé que des traces de torture ont été relevées sur certains chahids, au niveau de plusieurs parties du corps notamment sur les bras, les pieds et le crâne. “Vous saviez, ce camp ressemblait à celui d’Auswitch”, indiquera une moudjahida qui assistait à la cérémonie. Celle-ci a expliqué que pour dissimuler leurs horreurs, les tortionnaires recouvraient les corps de terre battue pour éviter les odeurs. Une stratégie qui a pour but d’éliminer les soupçons et toute trace de présence de corps humains enterrés dans la caserne. Un ancien moudjahid de la région affirme que ces morts sont originaires de plusieurs régions du pays. Mais la plupart sont issus de Si Mustapha, Souk El-Haad, Thénia, Béni Amrane, Cap Djinet, Bordj Menaïel, Tizi Ouzou. Certains fils de chahid présents à la cérémonie n’ont pu retenir leurs larmes de même que des citoyens amis ou voisins de ces moudjahidine morts pour que vive l’Algérie parmi eux ceux qui ont connu Achak Djemaâ, ce chahid connu pour ses embuscades meurtrières qu’il mena contre les militaires français est mort, lui aussi, sous la torture. Pour la petite histoire “Achak Djemaâ a été capturé vivant avec deux de ses compagnons alors qu’il se trouvait chez Baya la chahida qui sera assassinée devant sa maison à Zemmouri”. À noter qu’après cette cérémonie, la délégation s’est rendue au stade olympique Djillali-Bounaâma de la ville de Boumerdès où elle a inauguré une plaque commémorative qui porte son nom, et ce, en présence de nombreux citoyens et de la famille du chahid Djilali Bounaâma.

  3. #3
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    Mardi 3 Novembre 2009 -- Cinquante-cinq ans après le déclenchement de la guerre de libération nationale, des fausses communes où ont été jetés les corps de nos frères moudjahidine continuent d’être découvertes, dans plusieurs régions du pays. Ainsi, les traces sauvages de l’occupation française restent toujours présentes dans le quotidien du citoyen algérien. Exemple en est avec la découverte fortuite, cette semaine, des ossements de 132 chouhada au niveau de la caserne militaire de Zemmouri, suite à des travaux de terrassement effectués à l’entrée de Zemmouri Bahri. Selon des témoignages avisés recueillis sur les lieux, ces ossements de moudjahidine entassés dans une fosse commune, après avoir été fusillés, datent de l’époque de la guerre de libération. Les résultats des recherches entamées sur les lieux indiquent que ces martyrs ont été ligotés à l’aide de chaînes et de fil barbelé. Notre source souligne, par ailleurs, que d’autres ossements sont enterrés dans une fausse commune située à côté de la première.

    Ils seront incessamment déterrés pour être mis en terre au niveau de Makam Chahid (place des Martyrs de Zemmouri). Selon une autre source sécuritaire, des traces de torture ont été relevées sur certains chouhada, au niveau du crâne et des avant-bras. Ce qui laisse comprendre, une fois de plus, que l’ennemi achevait ses victimes sauvagement. Une cérémonie funéraire a eu lieu en présence de nombreuses personnalités, notamment le ministre des Moudjahidine, Mohamed Chérif Abbas, le ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hachemi Djiar et le secrétaire général de l’Organisation nationale des Moudjahiddine (ONM), Saïd Abadous. Dans une grande émotion, ils ont rendu un vibrant hommage à ces chouhada inconnus. Dans cette découverte macabre qui coïncide avec le 55e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, des témoignages indiquent que de nombreux chouhada étaient déportés vers d’autres régions d’Algérie pour être jetés dans des fosses communes, loin de leurs familles et compagnons. C’est le cas de ces 132 chouhada qui n’ont pas pu être identifiés et demeureront ainsi des martyrs inconnus. Enfin, il est à signaler que l’hypothèse de l’existence d’autres fosses communes à Zemmouri est fortement évoquée.

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