Mardi 9 Février 2010 -- Treize juillet 2001 : les trompettes de la “moussalha” résonnaient dans le pays laissant croire à un cri de victoire de la barbarie. C’est en tout cas le message qu’a cru percevoir un imam de Hassi-Messaoud, la très précieuse capitale de l’industrie pétrolière, surveillée comme aucune autre ville par les forces de l’ordre et les sociétés de sécurité qui y ont fait florès. Il faut garantir la tranquillité des cadres expatriés des firmes étrangères ! Des firmes qui ont attiré des bataillons de nouveaux habitants alléchés par les perspectives d’un emploi. Et chassés par la misère qui a prospéré dans le nord du pays. Cet appel d’air chaud a happé des femmes soucieuses d’assurer dignement la pitance à leurs familles. Happées parce qu’elles ne rêvaient pas de Hassi-Messaoud. Leur eldorado était plutôt celui d’un foyer simple peuplé d’un mari et d’enfants et agrémenté de bibelots. La misère les a conduites au fond du “puits”, dans la gueule d’El-Haïcha, la “bête immonde”, nom du quartier où elles ont posé leurs ballots. Tu parles de quartier ! “Misère et laideur à perte de vue” étalées sur des kilomètres de désordre urbanistique et de voracité insatiable. Hassi-Messaoud qui fait vivre le pays, qui finance la construction de villas à Hydra et l’achat de châteaux en France et en Suisse n’a rien fait pour elle-même. On n’y vient jamais avec le projet de s’y installer. Que des femmes isolées y arrivent, c’est un défi à la raison. Une déclaration de guerre au machisme dominant, une atteinte intolérable à nos vieilles traditions. Des péchés qui ne peuvent être expiés que par le prix du feu et du sang sous peine que Dieu déverse sa colère sur tous. Sans discernement. L’imam s’est érigé en procureur avec à sa solde une horde d’abrutis shootés au venin de la haine.
Comme à Raïs, Bentalha, Ramka, le nom d’Allah a été invoqué pour légitimer cette barbarie. Des centaines d’hommes contre une cinquantaine de femmes, mères de famille pour certaines, mais sûrement catins pour les bourreaux. “Armés de gourdins, de bâtons, de couteaux ou de sabres. Armés de toute la haine qu’on leur avait inculquée contre ces femmes. Bien décidés à se prouver, à leur prouver leur suprématie. Bien décidés à se venger de toutes les frustrations que leur simple présence réveillait et alimentait.” Il était minuit en ce 13 juillet 2001. Dans le ciel incandescent de Hassi-Messaoud, s’élevait la fumée de pneus enflammés et jetés dans la rue pour empêcher toute velléité de venir en aide aux victimes. Coups de poignard dans la chair vive, tortures, viols... Laissées pour mortes. Le lendemain, un journaliste plus féru des prêches de l’imam que de ses manuels évoquait une expédition contre des prostituées. Donc “normal”, comme on dit dans le nouveau jargon d’un pays qui n’a plus aucun repère. Des années après, les victimes continuent d’affronter maintes péripéties. Comment retrouver la considération auprès d’un entourage qui tète goulûment le mensonge ? Comment obtenir réparation auprès d’une justice tatillonne, mais sans pouvoir d’assurer l’égalité entre les parties. De peur d’être pourchassées encore, la plupart des victimes ont baissé les bras. Pas Rahmouna Salah et Fatiha Maamoura. La comédienne Nadia Kaci (Viva Laldjérie et Délice Paloma) leur a prêté sa plume délicate pour un témoignage qui a pris la forme d’un livre. Laissées pour mortes paraît cette semaine à Paris. Les deux survivantes doivent s’y rendre pour rencontrer le public. Et témoigner. Témoigner pour aider que la terre d’Algérie ne soit plus arrosée du sang d’innocentes victimes et que son ciel ne soit plus empli de leurs râles de suppliciés. Témoigner pour la paix de nos filles, de nos sœurs, de nos femmes et de nos mères.
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9th February 2010 00:33 #1
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9th February 2010 00:34 #2
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Mardi 9 Février 2010 :
Liberté : Comment avez-vous reçu la nouvelle de cette expédition punitive ?
Nadia Kaci : Je ne me souviens plus de la manière dont m’est parvenue la première information. Je me souviens juste de ma révolte et de mon impuissance. C’est violent. ça vous secoue de recevoir une telle nouvelle. Je me souviens aussi que les femmes étaient présentées comme des prostituées. Dussent-elles l’être, ma révolte est la même. Cette affaire est révélatrice d’un état des lieux de la barbarie.
Avez-vous essayé de connaître les suites de cette affaire ?
En 2002, une amie est venue de Genève. Elle m’a parlé de la création d’une association “20 ans barakat”, pour les 20 ans du code de la famille. Elle avait demandé qu’on réfléchisse sur les supports de la campagne. Elle nous a dit qu’il fallait faire du bruit pour qu’il n’y ait plus de Hassi-Messaoud. Il fallait travailler pour obtenir la protection des femmes par la loi. C’est à la suite de cela que le code de la famille a été amendé.
Aviez-vous des nouvelles des victimes de Hassi-Messaoud ?
De temps en temps, par le biais d’une amie qui les recevait. Elle nous disait comment ça se passait pour elles.
Pouvez-vous raconter la rencontre avec Rahmouna et Fatiha ?
J’ai demandé leur accord pour faire le livre. C’était difficile. J’ai longuement parlé avec Rahmouna au téléphone. Je lui disais : “Tu me raconteras ton histoire.” Ensuite, c’est elle-même qui disait “notre livre”. La rencontre s’est déroulée en deux temps : la première en juin 2009. D’abord à Alger, puis à Oran dans un appartement. Je n’ai vu que Rahmouna parce que Fatiha était au terme de sa grossesse. Je voulais attendre que son bébé ait grandi un petit peu. Je les ai retrouvées toutes les deux en juillet.
Finalement, la parole est venue facilement ?
Assez facilement pour Rahmouna. Fatiha a eu plus de mal. Son traumatisme est beaucoup plus important. Physiquement, elle a été plus atteinte. La parole s’est fluidifiée au fil des jours. Je leur lisais les articles de presse que j’avais gardés. Elles ont sorti aussi des documents, des dossiers médicaux, des photos. Elles ont gardé des choses étonnantes. Elles sont très contentes d’avoir fait ce livre. C’est la première fois qu’elles racontent leur histoire de cette façon. ça donne un peu plus de perspectives.
Qu’est-ce qui, de votre point de vue, a rendu possible une telle tragédie ?
Pendant des années, ces hommes entendaient parler des femmes enlevées, violées et torturées. Mais ils n’ont jamais entendu parler de la condamnation des auteurs de ces actes. Ils se sont sentis encouragés...
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10th February 2010 15:40 #3
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12th February 2010 11:56 #4
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Vendredi 12 Février 2010 -- Le 13 juillet 2001, 500 hommes fanatisés s'attaquent à des dizaines de femmes, qu'ils torturent et violent à Hassi Messaoud, ville pétrolière d'Algérie. Près de neuf ans après, deux victimes témoignent dans un livre, amères face à "l'indifférence" des autorités. "Si ta propre mère ne te protège pas, qui te protègera?", s'indigne en allusion à l'attitude de son pays Rahmouna Salah, 43 ans, dans un entretien à l'AFP. Elle est l'une des deux femmes dont la comédienne Nadia Kaci a recueilli le récit dans l'ouvrage Laissées pour mortes (Max Milo) sorti en France cette semaine. Rahmouna y relate la nuit au cours de laquelle elle a été poignardée au ventre, frappée au visage par des hommes armés de gourdins et de bâtons. Au même moment, Fatiha Maamoura, alors âgée de 25 ans, était poignardée, violée, enterrée jusqu'au cou, frappée à la tête, jusqu'à perdre conscience, par des agresseurs criant "Allah akbar" (Dieu est le plus grand). Au moins une quarantaine de femmes vivant seules, célibataires ou divorcées, accusées d'être des prostituées, ont connu le même sort cette nuit-là dans le bidonville d'El Haïcha, à Hassi Messaoud (800 km au sud-est d'Alger), après le prêche virulent d'un imam.
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15th February 2010 00:10 #5
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Laissées pour mortes : Le lynchage des femmes de Hassi Messaoud
par Rahmouna Salah, Fatiha Maamoura et Nadia Kaci
Le 13 juillet 2001, à Hassi Messaoud, ville pétrolifère du Sud de l’Algérie, à la suite d’un prêche virulent de l’imam, près de 500 hommes agressent et torturent une cinquantaine de femmes au cours d’une expédition punitive. L’humiliation publique, le mépris de la famille, le silence de la presse étrangère et la peur des représailles succèdent à cette nuit de cauchemar que la plupart des victimes choisissent d’oublier. Mais certaines refusent de se résigner et exigent la condamnation des coupables — Rahmouna Salah et Fatiha Maamoura se sont battues jusqu’au procès. De leur enfance au sein de familles patriarcales à la naissance de leurs enfants, en passant par leurs mariages, répudiations et divorces, elles relatent la difficulté de vivre hors du joug des hommes dans une société qui connaît de terribles bouleversements. Rahmouna Salah et Fatiha Maamoura sont nées et ont grandi en Algérie. Avec ce témoignage courageux, elles poursuivent leur combat. Nadia Kaci vit en France depuis 1993. Elle a travaillé avec Bertrand Tavernier. Ça commence aujourd’hui, 1998, Prix du Jury du Festival de Berlin 1999 – et Nadir Moknèche – Viva Ladjérie 2004, Délice Paloma 2007. Elle s’est consacrée également au théâtre - “Femmes en quête de terres ”, pièce qu’elle a écrite et jouée. Elle a dénoncé le code de la famille algérien voté en 1984 par l’Assemblée et remanié entre 2002 et 2005 sous l’impulsion des luttes acharnées de la part des mouvements féministes et des démocrates, et d’une campagne médiatique menée par le Collectif 20 ans barakat (20 ans ça suffit), dont elle était la marraine. Aujourd’hui, elle conclut : « Ce code instituait la supériorité des hommes sur les femmes, légalisait l’injustice et, en précarisant les femmes et leurs enfants, fragilisait la société tout entière. Ce code qui place officiellement les femmes à la disposition et sous le contrôle des hommes est, pour moi, un des facteurs qui a rendu possible le lynchage des femmes de Hassi Messaoud en 2001. Le deuxième facteur (…) est l’enlèvement de plusieurs milliers de femmes par les groupes armés intégristes dans les maquis. Elles y furent violées, torturées soumises à l’esclavage. Beaucoup d’entres elles ont été assassinées ou ont disparu dans la nature. Les bourreaux qu’on appelle aujourd’hui des repentis sans pour autant qu’ils se soient repenti de quoi que ce soit, eux, n’ont jamais - ou très peu - été inquiétés. »
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15th February 2010 00:13 #6
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Lundi 15 Février 2010 -- Trop heureuses d'être revenues de l'enfer, les suppliciées de Hassi-Messaoud n'avaient pas hésité à étouffer leur colère dans l'espoir d'une prise en charge sociale. Lorsque le président de la République avait pris connaissance de leur calvaire, il avait envoyé une aide pécuniaire puisée dans sa propre proche, reconnaissent avec beaucoup de considération et de gratitude Rahmouna Salah et Fatiha Maâmoura dont la comédienne Nadia Kaci a recueilli les témoignages pour en faire un livre. Convoquant les caméras de l'ENTV, Djamal Ould-Abbès, ministre de la Solidarité nationale, avait rendu visite aux survivantes pour porter l'offrande présidentielle. En ministre, il avait le pouvoir d'offrir immédiatement une prise en charge à ces femmes jetées dans le dénuement. Au lieu de cela, il s'est répandu en promesses. Assorties d'une condition : le silence.
Neuf ans après la sanglante attaque, les promesses ministérielles se sont envolées. Pas de boulot, pas de logement. Juste quelques kilos de lentilles et de pâtes alimentaires. Une autre violence à l'encontre de femmes qu'on ne peut pas soupçonner d'ingratitude ou de militantisme zélé. Victimes pourtant d'un déni total, elles ont rendu hommage à quelques policiers qui se sont individuellement et spontanément portés à leur secours et aux juges qui ont prononcé des condamnations. Non, on ne peut pas les soupçonner de faire de la politique. Les promesses non tenues d’Ould-Abbès ne peuvent plus être avalées. Depuis quelque temps, elles se font renvoyer sans ménagement du ministère quand elles viennent aux nouvelles. “Il est plus facile d'être reçue à la Maison-Blanche que par un maire”, ironise la volubile Rahmouna. Désormais, le monde connaît toute la classe du ministre.
Lors d'une rencontre avec le public, samedi à Paris, Fatiha et Rahmouna ne se sont pas privées de mettre à nu ce comportement. La voix entrecoupée de sanglots, les deux femmes ont raconté cette nuit de violence paroxystique du 13 juillet 2001. Face à un auditoire presqu'exclusivement féminin, le propos est resté pudique pour raconter l'extraction de l'utérus, la main enfoncée dans l'intimité pour ensuite étaler le sang sur le visage. C'est aussi par pudeur qu'elles n'ont pas exposé les photos témoignant de cette agression. Elles ont été prises pour appuyer les plaintes. Trop trash pour être étalées sous les yeux du public complètement retourné par le récit des deux femmes. Fatiha et Rahmouna n'ont pas témoigné pour elles-mêmes mais pour toutes les femmes. Pour qu'il n'y ait plus un autre Hassi-Messaoud. Le feu couve toujours sous les cendres de prêches intolérants. Aujourd'hui, Rahmouna et ses filles vivent grâce au fils qui travaille comme porteur dans un marché de fruits et légumes. Un salaire maigre mais surtout aléatoire. Fatiha est mieux. Son mari cumule les contrats précaires comme agent dé sécurité.
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15th February 2010 00:14 #7
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Ghania Khelifi :
Lundi 15 Février 2010 -- Il est des souffrances qui ne s’estompent jamais. Celles de Rahmouna et Fatiha sont restées intactes, neuf ans après l’enfer qu’elles ont vécu un certain 13 juillet 2001. Depuis, elles sont les femmes de Hassi Messaoud. Rahmouna Salah et Fatiha Maamoura, deux parmi la cinquantaine de victimes de viols, tortures et actes innommables étaient à Paris ce week-end pour présenter le livre où elles témoignent de ce lynchage mais également de leur combat depuis pour être reconnues comme des victimes à part entière. Nadia Kaci leur a prêté sa plume pour transcrire ce qu’elles tentent depuis des années de dire. L’ouvrage Laissées pour mortes commence comme un roman conjugué à la première personne. D’abord Rahmouna qui raconte son enfance à Oran, le divorce de ses parents, son mariage contre son gré, puis ses deux divorces de maris violents, et son errance de mère de trois enfants sans ressources. Hassi Messaoud «dont je ne connaissais que la météo du 20 heures à la télévision», se présente comme la dernière opportunité pour trouver un travail et un toit à ses enfants. Elle s’installe avec l’aide de quelques amis dans le bidonville El Haicha (la bête) appelé pompeusement dans le jargon officiel cité Bouammama. Rahmouna fait la connaissance de ces agents recruteurs. Elle finit par trouver un travail dans une entreprise de catering. Elle rejoint la cohorte des femmes et des hommes venus des quatre coins de l’Algérie pour un emploi ou pour fuir le terrorisme dans leur village d’origine.
Les habitantes d’El Haicha sont femmes de ménage, cantinières, aides dans les cantines des entreprises de la base-vie. Fatiha en fait partie. Les deux femmes deviennent amies. Fatiha non plus n’a pas été épargnée par la vie; à 19 ans le bébé qu’elle venait de mettre au monde lui est volé de son lit d’hôpital. Leur témoignage sous la plume de Nadia Kaci replace leur drame dans le contexte de leurs vies, des vies de femmes du peuple, sans instruction, sans pouvoir ni ressources. À la conférence de presse Fatiha dira: «nous avons été accusées d’être des prostituées d’abord par nos agresseurs puis par certains journaux. Les prostituées ne vivent pas dans un taudis à El Haicha». Quand elles parlent de ce vendredi 13 juillet, elles disent «hadik el dharba (ce coup là)» et parfois elles s’effondrent en pleurs au souvenir des tortures. Fatiha avait été enterrée sous du sable et des parpaings après avoir été violée. «Il avait enfoncé son poing dans mon vagin et il a ensuite essuyé mon sang sur moi». Pourquoi ce livre ? avons- nous demandé. «Parce qu’il faut que nous disions à tous publiquement ce que nous avons subi (…) Nous voulons défaire ce nœud qui nous étrangle depuis des années». Après le drame, les difficultés ont commencé. Isolées dans un premier temps, seules face à des agresseurs aidés de «15 avocats , de comités de quartiers et de leurs familles», elles découvrent qu’il ne suffit pas d’être victimes pour être secourues.
Elles rendent cependant hommage à ceux et celles qui ont eu le courage d’être de leur côté en ces premières semaines. Au policier qui les a défendues au péril de sa vie, à la journaliste Saida Azzouz, seule correspondante de presse présente au premier procès, aux avocats dont celui des Arrouchs qui se sont mobilisés pour elles gratuitement, à quelques associations. Au président Bouteflika «qui nous a donné de l’argent de sa propre poche». Aujourd’hui Rahmouna et Fatiha sont criblées de dettes, elles ne savent plus où trouver l’argent pour nourrir leurs familles et continuent de frapper à des portes hermétiquement closes. «Nous n’avons aucun statut, ni celui de victimes de la tragédie nationale ni celui de victimes du terrorisme. Nous sommes les victimes d’une affaire criminelle.» Elles craignent que leur témoignage public ne compliquent leur situation et n’attire des représailles de l’Administration dont Rahmouna surtout attend une aide maintes fois sollicitée. Survivre et faire vivre ses enfants qui lui reprochent aujourd’hui «d’avoir été une femme de mauvaise vie à Hassi Messaoud comme ils l’ont lu dans des articles». Le travail de Nadia Kaci permettra peut-être aux lecteurs de comprendre ce qui s’est réellement passé à El Haicha contre des pauvres femmes livrées à la haine.







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