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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Djafar Bensalah :


    Mardi 9 Mars 2010 -- « J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que je refuse l’Ordre nationale de Mérite, car vous n’avez pas œuvré pour lever le voile sur la disparition de mon père et vous avez ignoré la lettre adressée par ma mère », c’est l’expression par laquelle Michelle Audin, la fille de Maurice Audin, un ami de l’Algérie kidnappé par les parachutistes en juin 1957, a refusé l’Ordre national de Mérité accordé à titre posthume à son père par le président Sarkozy. Cette digne réaction est tombée tel un couperet au sein de l’Elysée, puisqu’elle a déterré les crimes du colonialisme français et a coïncidé avec la loi de glorification du colonialisme et le refus de repentance de Sarkozy, au nom « des fils pour les erreurs commis par leurs parents ».

    De son côté, Louisa Ighil Ahriz, la combattante de la Guerre de libération, qui a subi toutes sortes de tortures, quand elle avait été arrêtée dans une embuscade dans la région de Chebli. Elle a malmené le général Shmidt et a révélé tout son passé noir à l’opinion publique nationale et internationale, et ce quand elle a intenté un procès contre lui pour « torture ». Cette dernière a pu réaliser, toute seule, des acquis que toutes les organisations révolutionnaires n’ont pu réaliser, et ce uniquement pour l’honneur des martyrs et la déclaration du 1er novembre.

    Louisa Ighil Ahriz qui activait dans la 4e région militaire, a pu sauver la vie des milliers de moudjahidine, ses youyous ont raisonné dans les montagnes, annonçant la mort de certains de ses frères combattants. C’est une icône de la révolution, elle mérité d’être décorée le grade de maréchal, comme toutes les femmes des villages et des hameaux, obligées de rejoindre leurs frères qui ont pris le maquis et ceux qui ont pris la mer, tous unis pour un seul objectif : la lutte contre l’armée française et toutes sortes de torture corporelle et morale et même des viols collectifs.

    Des jeunes filles pleine de volonté avaient décidé de prendre le maquis, citons à titre d’exemple Malika Gaid, Aicha Hadad, Djoher Akrour et Anna Greky et tant d’autres qui ont été traduites devant les cours françaises et vécu dans les couloirs des condamnées à morts, avec beaucoup de courage. Tout simplement elles croyaient à une indépendance imminente. Malheureusement, une indépendance qui n’a pas profité à tout le monde. Beaucoup de moudjahidine se souviennent des actes de l’OAS, après le 19 mars.

    Les mêmes « combattants » qui ont lutté pour libérer l’Algérie, ont ordonné de faire des héroïnes qui ont donné des leçons de courage et d’amour de la patrie, et ce par une suggestion des moudjahidines du dernier quart d’heure, des « bonnes » soumises au code de la famille de 1984, qui a considéré la femme en tant que mineure. La femme a payé cher les erreurs de ce code de la famille, pendant la décennie noire. Rappelons-le, des milliers de femmes ont fait l’objet de viols collectifs et autres tortures par les groupes terroristes, car considérées en tant que butins de guerre. Ces femmes souffrent toujours, en particulier après l’amnistie de leur violeurs, au dépens de l’honneur des femmes qui ont tout donné pour que vive l’Algérie, mais hélas la moindre des choses, la dignité, leur a été refusé.

  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    ALGER, Mercredi 10 Mars 2010 -- Le prix international Omar-Ouartilene a été décerné lundi, à l'occasion du 8 mars, à cinq anciennes moudjahidate d'origine européennes. Les cinq moudjahidate, Jacqueline Guerroudj, Lucette Hadj-Ali, Yvette Maillot, Eliette Lou et Annie Stener ont reçu le prix de l'année de la Fondation Omar-Ouratilene (ancien journaliste assassiné par des terroristes) pour leur lutte, aux côtés de leurs frères et soeurs algériens, durant la Révolution armée, a indiqué dans une déclaration la secrétaire générale de la cette fondation, Zakia Ouartilene. Dans une ambiance pleine d'émotion, plusieurs anciennes combattantes se sont retrouvées à l'occasion de cette cérémonie à l'exemple de Fettouma Ouzegane, Djamila Bouhired et Louisa Ighilahriz, notamment. Des cadeaux et des présents symboliques ont été remis à ces dames dont certaines d'entre elles restent "méconnues" des nouvelles générations, a fait remarqué la secrétaire générale de la fondation.

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