Ce livre fait un état des lieux de la fonction publique en Algérie dans trois secteurs essentiels : l'Administration publique, l'Education et la Santé. L'auteur a choisi d'engager des entretiens avec les responsables des six meilleures formations syndicales que compte le mouvement autonome. Avec ces entretiens nous disposons d'une histoire sociale vivante de l'Algérie de l'indépendance à nos jours. Les entretiens sont suivis d'un glossaire des différents syndicats de la fonction publique et les biographies des différents acteurs.
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17th March 2010 01:23 #1
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17th March 2010 01:24 #2
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Mercredi 17 Mars 2010 -- Dans son ouvrage Algérie : Naufrage de la fonction publique et défi syndical, édité en France par L’Harmattan, Larbi Graïne livre une série d’entretiens avec des syndicalistes. Dans leur collection CREAC politique et société, les éditions L’Harmattan proposent la lecture, au grand public en général et aux travailleurs en particulier d’une série d’entretiens avec des syndicalistes. L’ouvrage de Larbi Graïne contient des rencontres avec les dirigeants des six plus importantes organisations syndicales du mouvement autonome en Algérie. Il fait un état des lieux de la fonction publique en Algérie, dans trois secteurs essentiels : l’administration publique, l’éducation et la santé. Tout au long de ces entretiens, c’est le combat héroïque mené par les syndicalistes déterminés qui est relaté, entraînant dans la lutte la masse des travailleurs contre les trois acteurs qui mobilisent officiellement le dialogue social : le gouvernement et le patronat et l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), devenue pour l’essentiel un rouage de l’appareil d’Etat. Les entretiens sont suivis d’un glossaire des différents syndicats de la fonction publique et des biographies des principaux acteurs.
Nous retrouvons Mohamed Boukhouta, Farid Cherbal, Rachid Malaoui, Lyès Merabet, Larbi Nouar, Redouane Osmane, Mohamed Salem Sadali, Mohamed Yousfi. Et les différents syndicats : CLA (Conseil des lycées d’Alger, Conseil des lycées d’Algérie à partir de 2007), CNAPEST (Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique), CNES (Conseil national des enseignants du supérieur), CNLS (Comité national des libertés syndicales), CNSAFP (Coordination nationale des syndicats autonomes de la fonction publique), Comité Badaoui pour les libertés syndicales, FNTE (Fédération nationale des travailleurs de l’éducation), IAFP (Intersyndicale autonome de la fonction publique), Intersyndicale de l’éducation, SATEF (Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation), SNAPAP (Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique), SNAPEST (Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement technique et secondaire), SNPSP (Syndicat national des praticiens de la santé publique), SNPSSP (Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique), SNTE (Syndicat national des travailleurs de l’éducation), UGTA (Union générale des travailleurs algériens), UNPEF (Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation). Avec ce livre, le lectorat dispose d’une histoire sociale vivante de l’Algérie, de l’indépendance à nos jours. Une référence pour tous les syndicalistes et leur environnement direct. D’autant que l’actualité est marquée par les actions du mouvement syndical dans les secteurs cités ci-dessus.
Algérie : Naufrage de la fonction publique et défi syndical, de Larbi Graïne
Editions L’Harmattan mars 2010, 190 pages
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1st July 2010 00:22 #3
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Nadir Iddir :
Jeudi 1 Juillet 2010 -- La presse ne s’en est pas fait écho, pourtant le livre d’entretiens de notre confrère du Midi Libre, Algérie : Naufrage de la fonction publique et défi syndical, sorti aux éditions L’Harmattan, est d’une importance capitale. Une première ? Pas vraiment, puisque le sociologue Nacer Djabi a déjà réuni dans un recueil les propos de Lakhdar Kaïdi, un des pionniers du syndicalisme algériens (Une histoire du syndicalisme algérien, éditions Chihab, 2006), sauf que Graïne a fait le choix d’interroger plusieurs personnes, toutes responsables de syndicats autonomes de trois secteurs : la santé, l’éducation et l’administration publique. La recherche sur le syndicalisme en Algérie est restée «en jachère» ; peu de sociologues ou d’historiens ou même de journalistes s’y sont intéressés. D’où l’intérêt du livre paru aux éditions l’Harmattan dans la collection «CREAC-Politique et société», dirigée par Jacques Simon, spécialiste reconnu de l’Algérie. Les entretiens engagés à bâtons rompus avec Mohamed Boukhouta, Rachid Malaoui, Lyes Merabet, Larbi Nouar, Mohamed Salem Sadali ou encore Mohamed Yousfi datent de 2008, mais la situation socioprofessionnelle ou même politique n’a guère changé, ou peu. Le livre, une véritable somme d’informations, apporte des réponses ou, plus exactement, fait connaître celles des acteurs les plus en vue des syndicats autonomes inscrits dans un duel à fleurets mouchetés avec le pouvoir en place.
«L’histoire sociale de l’Algérie de ces 15 dernières années est en vérité une histoire qui s’est faite contre les trois acteurs qui monopolisent officiellement le dialogue social : le gouvernement, le patronat et l’UGTA», relève Graïne dans la préface, et d’ajouter : «Il se trouve que ce sont les syndicats autonomes qui contestent, s’opposent, se manifestent, mais c’est l’UGTA qui négocie à leur place.» L’auteur assure, à raison, que «les syndicats, dont les représentants s’expriment ici, ont particulièrement marqué de leur empreinte l’histoire sociale de l’Algérie de ces 15 dernières années». Plusieurs thèmes se mêlent d’une façon intéressante : cheminement personnel des interviewés, travail quotidien des syndicats, mais surtout le combat de ces entités face à un pouvoir qui ne reconnaît que la «centrale» syndicale, en dépit des dispositions de la Constitution et des différentes conventions internationales signées par l’Algérie. Des anecdotes croustillantes ne sont pas en reste : l’on apprend avec délectation des épisodes ignorés du grand nombre, même de ceux qui ont fréquenté ces syndicalistes au long cours. Des aspects anodins sont mis au jour par l’auteur sans pour autant privilégier le voyeurisme, attitude sordide perceptible dans certains écrits répandus. Larbi Graïne, journaliste passionné et chercheur assidu, a-t-il eu pourtant des regrets ? Redouane Osmane, fondateur du CLA et figure incontestable du syndicalisme, contacté, disparaîtra sans pouvoir «se mettre à table» et dire sa vérité sur un mouvement au développement duquel il a grandement participé. Le livre lui a été dédié. Aussi, Farid Cherbal du CNES a décliné l’offre du journaliste «pour des raisons qui sont les siennes». Sa contribution, peut-on affirmer, aurait permis de rendre ce travail sur les syndicats autonomes plus complet. Le livre de Larbi Graïne, essentiel, doit être mis à la disposition des journalistes, qui se perdent souvent dans les rouages de ces syndicats, mais aussi à la portée des pouvoirs publics, vis-à-vis difficiles des représentants des travailleurs. Les chercheurs y trouveront aussi leur compte, cela va sans dire.
Algérie : Naufrage de la fonction publique et défi syndical de Larbi Graïne, éditions L’Harmattan, France







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