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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Les Frères des Frères de Richard Copans



    Les Frères des Frères de Richard Copans

    De 1954 à 1962, pendant la guerre d’Algérie, des Français ont aidé concrètement le FLN en France : hébergements, faux papiers, passages de frontières, transports de fonds… Attachés aux idéaux de la République ou révolutionnaires tiers mondistes, ils voulaient construire un pont d’amitié entre les peuples. Ils ont payé de la prison et de l’exil leur engagement. Quatre anciens du réseau Jeanson se remémorent cette période. Aujourd’hui, ils ne sont plus des traîtres ou des héros mais des témoins qui racontent « leur » guerre avec une passion adoucie par le temps.

  2. #2
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    Fayçal Abdelghani :


    Lundi 24 Mai 2010 -- Le film documentaire Les Frères des Frères, récemment diffusé au CCF, en dit long sur a réalité des luttes pour l’indépendance de l’Algérie. Réalisé en 1992, le film a été diffusé pour la première fois en Algérie dans un contexte marqué par des tensions et des amalgames sur l’écriture de l’histoire algérienne en rapport avec le fait colonial. Richard Copans a choisi délibérément la fédération du FLN de France et quelques figures emblématiques françaises qui ont aidé les Algériens dans leur lutte pour l’indépendance. Avec des portraits intimistes et des plans serrés, le cinéaste met en relief Francis Jeanson, Jean-Louis Hurst, Hélène Cuenat, Omar Boudaoud, Ali Haroune et d’autres personnalités qui ont contribué, par leur apport multiforme, à la guerre de libération nationale. Le film met également en scène des témoignages édifiants sur des universitaires, déserteurs de l’armée française, et des écrivains qui ont risqué leur vie pour aider les compatriotes algériens durant les années de braise.

    Dépourvues de clichés, les interviews sont peut-être un peu longues mais pas du tout ennuyeuses, au point que l’émotion était très vive lorsque ces personnes ont fait part de leur fierté d’avoir aidé l’Algérie. Jean-Louis Hurst, alors officier dans l’armée française, racontait au détail près son projet de déserter l’armée et de s’inscrire dans la lutte anticoloniale. Son livre les Déserteurs, écrit dans la clandestinité, se voulait un manuel pour convaincre ses pairs de refuser de servir pour la guerre d’Algérie. Un autre témoignage a été, non des moindres, celui de Francis Jeanson, qui a d’ailleurs créé le fameux réseau de «porteurs de valises». Se succèdent ainsi des archives révélant le traitement médiatique de la question algérienne sur le sol français, et comment certains intellectuels engagés écrivaient sur «la guerre atroce». Le plus incisif fut sans conteste le témoignage d’un prêtre, qui n’a pas hésité à apporter son aide sans rien attendre. On pouvait alors voir des pans entiers de la société française s’ébranler suite aux attentats perpétrés dans certaines localités françaises. Les auteurs expliquaient souvent que la guerre d’indépendance d’Algérie les concernait au point que certains avaient même abandonné leurs familles pour rejoindre, la clandestinité, dans la lutte.

    Richard Copans n’est pas le cinéaste des compromis. Plusieurs de ses films sont des dénonciations de «l’establishment», comme sa trilogie sur la politique étrangère américaine de 1945 à 1974. Et on retrouve sa touche particulière dans son volet cinéma et architecture lorsqu’il aborde les défis des hommes qui ont marqué l’histoire dans ce domaine. Le cinéaste sera donc à Alger cette semaine, où seront organisées des rencontres avec le public algérien, pour aborder ses projets de cinéma et la question de l’histoire.

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