ALGER, Mercredi 9 Juin 2010 -- Le cinéaste algérien Ahmed Rachedi a indiqué mardi qu'il était en train de travailler sur le scénario d'un film sur le martyr Krim Belkacem. Intervenant lors de la rencontre hebdomadaire de l'Association Al Djahidya qui coïncidait avec la célébration de la journée de l'artiste, M. Rachedi a souligné qu'il avait plusieurs projets de films notamment sur Mustapha Benboulaid Krim Belkacem et Djamila Bouhired. Il a également affirmé qu'il détenait plusieurs documents et missives personnelles dont il s'était imprégné lors de l'écriture de certaines parties du scénario à l'instar de la rencontre de la Casbah entre Krim Belkacem, Abbane Ramdane et Rabah Bitat rappelant que "la mission du cinéaste consiste en la réalisation d'œuvres cinématographiques inspirées de l'histoire et non en l'écriture de l'histoire". À une question sur le tollé suscité par le film Hors la Loi de Rachid Bouchareb, le réalisateur a indiqué que "des extrémistes français menaient cette campagne car ils n'arrivent pas à digérer l'indépendance de l'Algérie".
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9th June 2010 05:36 #1
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9th June 2010 18:58 #2
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Merouane Mokdad :
Mercredi 9 Juin 2010 -- Le ministère de la Culture vient de proposer au cinéaste Ahmed Rachedi de remanier son scénario sur Krim Belkacem. Cette demande a été formulée après dix huit de mois de blocage. Dans un premier temps, le département de Khalida Toumi avait exigé du cinéaste de faire lire son scénario par le ministère des Moujahidine. Ces réserves s’expliquent par le fait que dans cette œuvre biographique, le réalisateur revient sur les conditions troubles de l’assassinat de ce chef historique de la guerre de libération à Francfort, en Allemagne, le 18 octobre 1970. Ben Boulaïd, autre film de Ahmed Rachedi, est frappé par une censure qui ne dit pas son nom. Projeté seulement deux ou trois fois à Alger et à Oran au moment de sa sortie l'année dernière, ce long métrage n’a ensuite jamais plus été projeté dans les salles. Autant dire que le grand public n’a pas encore vu ce film que le président Abdelaziz Bouteflika a ouvertement critiqué.
En Algérie, il y a aussi cette tendance à penser que le cinéma peut écrire l’histoire et que les cinéastes doivent s’en tenir aux versions officielles de cette même histoire. Evoqué à plusieurs reprises par des hauts responsables, un projet de film sur l’Emir Abdelkader, considéré comme le fondateur de l’Etat algérien, n’a toujours pas trouvé preneur. Récemment, Rachid Bouchareb, réalisateur de Hors la loi, a laissé entendre qu’il était intéressé par ce projet. Ces derniers mois, plusieurs films n’ont pas eu le visa d’exploitation en salle de la part du ministère de la Culture. Il s’agit, entre autres, de Délice paloma de Nadir Mokhnèche et de La Chine est encore loin de Malek Bensmaïl. Pour ce dernier film, Khalida Toumi a soutenu que le producteur n’a pas déposé de demande de visa d’exploitation. Amina Bachir Chouikh, qui a réalisé le célèbre film Rachida, trouve elle aussi des difficultés avec le ministère de la Culture. Elle peine à avoir le visa d’exploitation pour un documentaire sur les femmes et la guerre de libération nationale. Inspiré de l’œuvre de Yasmina Khadra, Morituri de Okacha Touita, sorti en 2007, est absent des salles. Il n’a été vu qu’une seule fois à Alger, lors de l’avant-première !







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