Abdelmadjid Aouchiche inhumé hier au cimetière d’El-Alia :
Un militant de la cause nationale s’en va
Samedi 6 Novembre 2010 -- L’ancien ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Aouchiche, décédé mercredi à l’âge de 84 ans à la suite d’une longue maladie, a été inhumé hier au cimetière d’El-Alia (Alger). La dépouille mortelle a été exposée hier, pour un dernier hommage, au siège de la Fédération des sports équestres. Né le 24 octobre 1926 à Bordj Bou Arréridj, où il fait ses premières classes, Aouchiche intègre, dès l’âge de 10 ans, les Scouts musulmans algériens avec lesquels il développe sa première initiation au militantisme national. À la suite de son arrestation le 8 mai 1945 pour sa participation à la manifestation dont il fut le porte-drapeau à Bordj-Bou-Arréridj, il sera transféré avec ses compagnons au camp de Djenane-Bourezq dans la région de Béchar. Libéré en novembre 1945, il reprit ses activités militantes jusqu’en 1956 pour rejoindre le maquis dans la zone de Lakhdaria, Wilaya IV, commandée par le colonel Si Sadek (Slimane Dehiles). Le 24 avril 1957, il est blessé et capturé au cours d’un accrochage avec l’ennemi dans la région de l’Alma, à Hamadi. Après son hospitalisation, il est écroué à Serkadji, puis transféré à Berrouaguia avec une condamnation de deux ans de prison le 29 novembre 1957. Libéré en 1959, il décide de quitter l’Algérie pour éviter une deuxième arrestation, et se réfugie à Paris avec un ami de captivité (Daho Allam), où il est hébergé par Sid-Ahmed Ghozali à la cité universitaire d’Antony, avant de tenter une reprise de ses études. En 1960, il décide de rejoindre l’armée aux frontières en Tunisie, où le commandant Moussa Mourad lui confie en 1961 la mission de création du Foyer central du moudjahed, dont les attributions concernaient la création et la gestion de 141 foyers pour les djounoud et un village coopératif pour les civils frontaliers.
Après l’indépendance, il donnera naissance en décembre 1963 à la DNC/ANP, dont la mission fut élargie à l’ensemble des foyers, cercles, coopératives et unités de production industrielles militaires. Le colonel Abdelmadjid Aouchiche gérera cette entreprise et fera d’elle un instrument de classe internationale. Sous son autorité, elle réalisera, dans des conditions de délais et de qualité remarquables, les plus importants projets algériens de l’époque, dont les Universités d’Alger (USTHB) et d’Oran (USTO), la Mosquée et l’Institut des sciences islamiques de Constantine, l’Institut maritime de Bou Ismaïl, le ministère du Commerce à Alger, 118 lycées et CEM et 15 APC à Alger et sa région, plusieurs milliers de logements à travers le territoire national. En 1977, le colonel Aouchiche est nommé ministre de la Construction, de l’Habitat et de l’Urbanisme. En 1982, il est nommé ambassadeur en Argentine, poste occupé jusqu’en 1984, et à travers lequel il a beaucoup œuvré à renforcer la coopération entre les deux pays, notamment dans le domaine nucléaire avec la construction du premier centre nucléaire en Algérie. M. Aouchiche quittera définitivement les activités politiques en 1984 pour se consacrer aux activités associatives, aux sports et à la culture. Il a été membre fondateur, en 1998, de la Fondation Sonatrach-Tassili et de la Fondation Déserts du monde en 2002.
+ Reply to Thread
Results 1 to 1 of 1
Thread: Abdelmadjid Aouchiche s’en va
-
6th November 2010 01:27 #1
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,634







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote
Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries