Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Results 1 to 5 of 5
  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    Louisette Ighilahriz versus Yacef Saâdi


    نفى المجاهد ياسف سعدي أن يكون قد اتهم لويزة إيغيل أحريز بأنها ''مجاهدة مزيّفة''. وأوضح في تصريح لـ''الخبر''، أمس، أن التصريحات التي تستند إليها إيغيل أحريز لرفع دعوى قضائية ضده غير صحيحة. وقال سعدي: ''قلت إن لويزة إيغيل أحريز لم تعمل معي كواضعة قنابل.

    قلت هذا بصفتي المسؤول العسكري للمنطقة المستقلة للجزائر العاصمة. أما أن تكون قد عملت مع التنظيم السياسي، فهذا أمر ليس بإمكاني تأكيده''.

    قالت المجاهدة لويزة إيغيل أحريز إنها تلقت دعما من قبل عدد من المجاهدين والمجاهدات للرد على التشكيك الموجه لها من قبل المجاهد ياسف سعدي الأسبوع الفارط، حينما قال وفق مصادر صحفية، إنه لم يتعرّف على إيغيل أحريز خلال الثـورة.

    وأوضحت إيغيل أحريز، في تصريح لـ''الخبر'' أمس، أنها تملك الأدلة الكافية بخصوص مشاركتها في حرب التحرير. وقالت إنها تنظم ندوة صحفية هذا الأسبوع ''للرد على اتهامات سعدي التي تريد النيل مني شخصيا''. وقالت ''إن فرنسا نفسها اعترفت بي كمجاهدة، بينما رفض أخي الاعتراف بي، لماذا كل هذا الجحود؟''. موضحة أنها تلقت دعما من قبل عدد كبير من المجاهدين والمجاهدات لمساندتها في الرد على اتهامات ياسف سعدي، التي وصفتها بالباطلة وغير المقبولة.

    وقالت إيغيل أحريز إنها تلقت دعم كل من المجاهدة فاطمة أوزفان، والمحكوم عليه بالإعدام جيلالي فروج، والمجاهد لخضر بورفعة. وفي تصريح لـ''الخبر''، قال الرائد لخضر بورفعة إنه مستعد للدفاع عن إيغيل أحريز. موضحا ''إنها مجاهدة حقيقية، فقد تعرّضت للتعذيب، وقضيتها معروفة، ولا غبار على ذلك''.

    وكرد فعل أولي، قرّرت إيغيل أحريز رفع دعوى قضائية ضد مسؤول المنطقة المستقلة للجزائر العاصمة خلال حرب التحرير. وقالت أحريز لـ''الخبر'' إن مظليي الجنرال ماسو ألقوا عليها القبض في سبتمبر 1957 فتعرضت للتعذيب ثـم السجن.

    وسبق لإيغيل أحريز أن رفعت دعوة قضائية ضد الجنرال موريس شميت، بعد أن صرّح بأن الشهادة التي أدلت بها ليومية لوموند سنة 2002 بخصوص التعذيب الذي مورس عليها ''عبارة عن ''سلسلة من الأكاذيب''، لكن العدالة الفرنسية أدانت الجنرال شميت بعد الدعوى القضائية التي رفعتها لويزة إيغيل أحريز ضده.

  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    Merouane Mokdad :


    Mercredi 3 Mai 2011 -- Louisette Ighilahriz, 75 ans, ancien combattante torturée durant la guerre de libération nationale, a durement répliqué ce mercredi 4 mai aux accusations portées contre elle par Yacef Saadi, responsable militaire à l'époque de la Zone autonome d’Alger. «Plus d’un demi siècle après, M.Yacef Saadi à travers des propos ignominieux, insupportables, insultants et diffamatoires me dénie aujourd’hui le droit de Moudjahida. A-t-il le droit, l’autorité ?», s’est-elle interrogée lors d’une rencontre avec les journalistes à la la maison de la presse Tahar Djaout. Dans une conférence-débat sur un documentaire, «Fidaiyett» (combattantes), Yacef Saadi a affirmé ne pas connaître Louisette Ighilahriz. «Elle n’était pas parmi les poseuses de bombes. Et elle n’a pas milité aux côtés de Said Bakel. Said était avec moi, il me l’aurait dit. Je n’ai connu Louisette Ighilahriz qu’après l’indépendance», a-t-il soutenu. Il l’a défié de montrer des traces de balles sur son corps en l’accusant de vouloir la célébrité.

    Aujourd'hui, Louisette Ighilahriz a rappelé son parcours qui a commencé avec la grève des lycéens en 1956, ensuite celle des commerçants en 1957 (son père était boulanger à Alger). «Mon père a été arrêté. Moi, j’ai adhéré au réseau de renseignement du FLN. Les réseaux de la Casbah étaient très surveillés. Il fallait transférer certains responsables tels que Said Bakel et Hassan Guendriche pour desserrer l’étau. En août 1957, ma sœur Malika a été arrêtée ainsi que Bakel, Guendriche, Rachid Ferahi et Zahia Taghlit. Le 15 août, les militaires étaient venus m’arrêter, j’ai immédiatement rejoint le maquis du côté de Hamam Elouane-Birtouta», a-t-elle dit.

    Louisette Ighilahriz a rejoint la zone 2 de la wilaya IV (centre du pays). Après un accrochage fin septembre 1957, Louisette Ighilahriz a été grièvement blessée. «Ils m’ont soigné sommairement et m’ont transférée à la 10 ème DP. J’y suis restée du 1 octobre jusqu’au 15 décembre 1957. C’était l’enfer. J’ai subi «la question». C’était tellement dur que je réclamais la mort. L’officier Graziani, qui parlait bien arabe, m’a dit: pourquoi tu luttes ? Il m’a montré la photo de Yacef Saadi et de Zohra Drif en train d’écrire. Il m’a dit ils se portent bien !», a-t-elle révélé. Selon elle, Yacef Saadi et Zohra Drif avaient dit aux officiers plus qu’il n’en fallait sur les réseaux de la guerre de libération.

    Louisette Ighilahriz a été ensuite emprisonnée à Barberousse, à El Harrach puis en France (Amiens, Toulouse, Ajaccio, etc). Elle a rappelé que la plupart des membres de sa famille ont été arrêtés. «J’ai eu un parcours tumultueux. J’ai fait mon devoir», a-t-elle confié. Elle s’est interrogée sur les raisons qui ont poussé Yacef Saadi à tenir des propos hostiles à son égard. «Considère-t-il la réalisation du documentaire, «Fidaiyett» comme un empiètement sur son monopole sur la narration historique autour de la guerre de libération nationale dans la zone autonome d’Alger ? Considère-t-il cette zone comme son territoire privé ? N’y a-t-il pas eu des failles, des opacités et des zones d’ombre dans le parcours de certaines personnes ?», s’est-elle demandée.

    Elle a estimé que certaines personnes ont été prises de panique après l’engagement de procès contre des généraux tortionnaires français. Yacef Saadi doit, selon elle, aller jusqu’au bout de ses allégations. «Je n’irai pas jusqu’à me déshabiller devant l’assistance pour le confondre. Mais plus que jamais, je le somme de revenir sur son égarement, de se démettre de son statut de sénateur qui l’abrite sous le manteau de l’impunité parlementaire. S’il ne démissionne pas, il ne sera qu’un lâche !», a-t-elle lancé avant d’ajouter : «Sois un homme ! Yacef ! Ne te cache pas, sors et viens en face de moi». Elle a révélé avoir des documents qui seront remis à la justice lors d’un procès qu’elle envisage d’intenter contre Yacef Saadi. Intervenant lors des débats, Fettouma Ouzzegane, ancienne combattante, a accusé Yacef Saadi de n’avoir été qu’un portier durant la guerre de libération nationale. «Il a été retourné par les services suisses et français. La chance qu’il a eu et qu’il était entouré de vrais hommes, de véritables héros. On ne lui faisait pas confiance», a-t-elle accusé.

  3. #3
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    Djilali Benyoub :


    Jeudi 5 Mai 2011 -- Elle dit ne réclamer “que respect et dignité”, surtout après la deuxième couche de Yacef Saâdi sur ses blessures. “Je lui demande d’aller jusqu’au bout de ses allégations, assumer sa position d’homme public responsable.” Coup de gueule. Coup de colère d’Ighilahriz. C’est dans une atmosphère pathétique qu’est venue la moudjahida apporter un démenti formel “aux allégations et mensonges” de Yacef Saâdi au sujet de sa participation à la guerre de Libération. Elle ne comprend pas ces attaques de Yacef Saâdi contre sa personne et regrette qu’un demi-siècle après, ce monsieur, “à travers des propos diffamatoires, l’ignominie, les insultes insupportables, me dénie ma qualité de moudjahida”, a-t-elle déclaré, au bord des larmes, hier, en conférence de presse. Elle refera le chemin de sa participation à la Révolution avec des dates-clés et précises, avec “une douleur” dans la voix, surtout lorsqu’elle évoque les séances de torture qu’elle a subies. “J’ai subi la question. C’était tellement dur que je réclamais la mort”, dit-elle, avant de rappeler un geste de l’un de ses tortionnaires, Graziani, qui lui a montré des photos de Yacef Saâdi assis, en train d’écrire, avec, à côté de lui, Zohra Drif. Après le parcours de son passé “tumultueux fait de souffrances et de privations”, elle se pose des questions sur les motivations de la sortie de Yacef Saâdi. Qu’est-ce qui l’a poussé à tenir de tels propos à plus de 50 ans ? Est-ce une réaction à la réalisation du documentaire Fida’iyate, qu’il considère comme un empiétement de son monopole de la narration (sur l’histoire) ? Et d’affirmer sous la forme interrogative “s’il n’y a pas eu de faille et de zones d’ombre dans le parcours de certaines personnes et des opacités entretenues et qui ont été pris de panique suite à mes procès contre les généraux français”. Dépitée, outrée, Ighilahriz dit ne réclamer que “respect et dignité”, surtout après la deuxième couche de Yacef Saâdi sur ses blessures. “Je lui demande d’aller jusqu’au bout de ses allégations, assumer sa position d’homme public responsable”, a-t-elle clamé, avant de le “sommer de revenir sur ses égarements ou de se dessaisir de son immunité”. “Je le défie de démissionner et de venir m’affronter”, dit-elle, précisant que s’il ne le fait pas, “il ne sera qu’un lâche”. “Sois un homme. Dargaz ! Sors et viens en face de moi !” a-t-elle lancé à son adresse.

    Prenant la parole au vol, Fatma Ouzegane, présente dans la tribune, est revenue sur le contexte de l’intégration de Yacef Saâdi dans la Révolution en mettant en avant les hésitations des responsables de l’époque. C’est grâce à son beau-frère qu’il a été accepté. Elle précisera, par ailleurs, qu’il a été retourné par les Français et les Suisses. À son tour, M. Basta a apporté un témoignage en faveur d’Ighilahriz avec des nuances dans le propos. Il a évoqué son livre qui est sorti en 2009 où il est question de “tragiques vérités qui n’ont pas été dites sur la Révolution algérienne”. Responsable des groupes armés d’Alger, il a également révélé qu’après 1962, désigné à la tête des écoles de police, il a découvert sept valises de documents de la DST. Dans les documents, il a parlé en particulier du cas Yveton qui devait être arrêté vivant. Elle demandera enfin à Yacef Saâdi de présenter “des excuses publiques à Louisette”. Tout en maintenant qu’elle va l’ester en justice, avec la prochaine divulgation des documents en sa possession, Ighilahriz s’est remémoré les trois phrases utilisées par Yacef Saâdi, “n’a pas participé à la guerre. Menteuse. Joue la comédie (parlant de ses blessures)”, ces mêmes phrases dites par les généraux français. En définitive, sans que Yacef Saâdi soit directement déclaré comme ayant travaillé pour l’armée française, les différents témoignages sont entourés de sérieux doutes sur lui. La réponse est dans un an, en 2012, avec la levée du secret sur les archives françaises de l’époque.

  4. #4
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    Saïd Chekri, Jeudi 5 Mai 2011 :


    Certains poursuivent l’œuvre de falsification et entretiennent l’image idyllique d’une révolution modèle, seul moyen pour eux de leurrer le monde sur leurs propres méfaits. Depuis la fin des années de plomb, l’opinion algérienne a souvent assisté à des querelles sans fin sur des sujets, questions ou faits se rapportant à notre histoire récente. En la matière, c’est, assurément, à la période de la guerre de Libération nationale que revient la part du lion. On se souvient de l’onde de choc et des réactions d’indignation soulevées, en 2000, par le “témoignage” de Ali Kafi sur le rôle de Abane Ramdane durant la Révolution et les “raisons” ayant amené à son exécution. L’on se rappelle aussi l’énorme polémique suscitée par le livre de Saïd Sadi sur Amirouche, son parcours et, surtout, les circonstances de sa mort. Une polémique qui risque d’ailleurs de reprendre de plus belle, la publication de la version arabe du livre étant imminente. Et, depuis quelques jours, un autre échange, houleux et déjà riche en rebondissements, s’engage entre deux figures de la guerre de Libération nationale, Yacef Saâdi, d’un côté, et Louisette Ighilahriz, de l’autre. Sans vouloir en rajouter une couche, on ne peut que relever, d’emblée, le caractère pour le moins mystérieux de cette sortie de l’ancien chef de la Zone autonome d’Alger, et néanmoins sénateur du tiers présidentiel, remettant en cause la participation de Mme Ighilahriz à la guerre de Libération. Pourquoi Yacef Saâdi a-t-il attendu aussi longtemps pour intervenir et “corriger” les témoignages de cette femme, elle qui a écrit et parlé, aussi bien à Alger qu’à Paris, quelquefois devant un tribunal, sans avoir jamais trouvé d’autres contradicteurs que ces anciens officiers de l’armée française qu’elle accusait de tortures ? Une chose est sûre : c’est d’avoir systématiquement défiguré notre histoire pour en faire une suite de “pages parfaitement glorieuses”, exemptes de toute forfaiture car faite par des “patriotes absolument irréprochables”, que nous en sommes aujourd’hui encore à chercher des vérités. Pendant ce temps, certains poursuivent l’œuvre de falsification et entretiennent l’image idyllique d’une révolution modèle, seul moyen pour eux de leurrer le monde sur leurs propres méfaits. Ils se placent ainsi indûment en repères pour les générations montantes, et c’est bien de là que vient le grand danger : les vrais repères s’effacent, pendant que d’autres, fabriqués de toutes pièces, prennent “des allures d’astres scintillants”.

  5. #5
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts