Mercredi 3 Octobre 2007 -- Cette année, l'Algérie est mise à l'honneur au Festival «Lire en Méditerranée» qui aura lieu du 10 au 13 octobre prochains, à Perpignan. Ce festival se déroule chaque année en automne ; pour cette troisième édition, c'est l'Algérie «sous les regards croisés d'Albert Camus et de Kateb Yacine» qui en est l'invitée.
Créé sur l'initiative du Centre méditerranéen de littérature (CML), ce festival inaugure la saison littéraire d'automne en catalogne et clôture la programmation culturelle de Perpignan et du département des Pyrénées-Orientales. Le CML, qui s'affaire à multiplier les activités littéraires dans la région depuis plus de vingt ans, a lancé la première édition de cette manifestation en 2005, avec comme ambition d'en faire l'un des grands rendez-vous littéraires du Sud de la France.
Dans le cadre de ce festival, un colloque se déroulera le 11 octobre à l'université de Perpignan qui sera consacré, avec diverses interventions, aux œuvres de Kateb Yacine et d'Albert Camus, deux écrivains dont les romans sont profondément porteurs, même si de manière différente, de l'histoire de notre pays. Ce colloque, qui sera présidé par le directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, le journaliste Jean Daniel, permettra de proposer des lectures et des communications littéraires sur les œuvres infiniment riches de ces deux auteurs qu'on ne se lasse pas de redécouvrir, à chaque nouvelle rencontre qui leur est consacrée et ce, depuis des décennies.
Ce festival représente une excellente occasion pour les différents acteurs du monde littéraire de participer à des rencontres, des débats et des colloques sur les thèmes, auteurs et éditeurs de la Méditerranée et avec à chaque fois, un pays mis à l'honneur. Selon les organisateurs, cette rencontre culturelle a pour ambition de devenir un «reflet de la Méditerranée, creuset des civilisations» et de «construire, au fil des ans, le récit épique des diversités fondatrices de l'identité méditerranéenne».
Les manifestations du festival se dérouleront «dans les lieux les plus prestigieux de Perpignan», a assuré à l'APS l'administrateur de la CML, Albert Lourde.
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3rd October 2007 03:13 #1
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Festival «Lire en Méditerranée» de Perpignan, du 10 au 13 octobre
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5th October 2007 06:17 #2
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9th October 2007 04:58 #3
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Lundi 8 octobre 2007 -- Le troisième festival Lire en Méditerranée, qui se tiendra du 11 au 13 octobre à l’université de Perpignan, sera consacré cette année à l’Algérie. Placé sous le thème : « L’Algérie sous le regard croisé d’Albert Camus et de Kateb Yacine », le festival Lire a été lancé en 2005, à l’initiative du Centre méditerranéen de littérature de Perpignan.
Au cours d’une conférence de presse, tenue hier à l’institut Progos par le président du Centre méditerranéen de littérature (CML), André Bonnet, et le professeur Albert Lourde, il a été expliqué que le festival en question se veut le reflet de la Méditerranée, le creuset des civilisations, et a pour ambition de construire, au fil des ans, le récit épique des diversités fondatrices de l’identité méditerranéenne. Le vice-président du CML, Albert Lourde, s’est, pour sa part, réjouit de cette nouvelle contribution de l’université de Perpignan aux débats d’idées croisés entre la France et l’Algérie, et ce, dans le cadre d’une coopération universitaire dynamique, innovante et adaptée aux besoins de l’union méditerranéenne souhaitée par les autorités françaises.
Le festival sera présidé, à l’occasion de cette troisième édition, par Jean Daniel où des hommages appuyés seront rendus à Kateb Yacine et à Albert Camus. Et c’est ainsi que le Centre méditerranéen de littérature ambitionne de saluer lors de ce colloque le rapprochement entre les deux rives de la Méditerranée. Ainsi, lors du colloque du 11 octobre, des invités de talent témoigneront de leur attachement à Albert Camus et à Kateb Yacine.
Citons parmi les intervenants, l’écrivain Louis Gardel, qui fut l’éditeur de Tahar Djaout. Lauréat du Grand prix francophone de la SACD en 1993, le dramaturge algérien Slimane Benaïssa sera le témoin d’une époque révolue à jamais. L’humoriste Fellag sera présent à l’occasion de la présentation de son roman L’Allumeur des rêves berbères (Lattés). L’écrivain français Eric Michel présentera son dernier-né : un volumineux et remarquable livre intitulé Algérie, Algérie, emportant le lecteur au cœur d’une France déchirée par la guerre d’Algérie, des villages de Kabylie, aux faubourgs de Paris, jusqu’aux massacres d’octobre 1961. Il est à noter, par ailleurs, qu’en soirée, sera projeté le film franco-marocain L’ennemi intime, réalisé par Florent Emilio Siri. Un débat sera suivi juste après la projection avec le comédien Fellag et les participants au colloque.
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10th October 2007 17:34 #4
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Mercredi 10 Octobre 2007 -- Le Festival “Lire en Méditerranée” se déroule chaque année en automne. Il est l’occasion de rencontres littéraires, de débats et de colloques sur les thèmes, les auteurs et les éditeurs de la Méditerranée.
Pour l’édition 2007, c’est l’Algérie qui est mise sous les feux de la rampe avec la présentation de deux figures emblématiques de la littérature algérienne en la personne de Kateb Yacine et celle d’Albert Camus. Sous le thème “Regards croisés : sur les pas d’Albert Camus et de Kateb Yacine”, le débat ne risque pas d’être dépourvu de curiosité. Les initiateurs de cette rencontre ne le savent que trop et n’en démordent pas soutenant que “cette action culturelle, initiée par le CML, favorisera le dialogue et le rapprochement des cultures dont a tant besoin l’espace méditerranéen, berceau des civilisations”. Des thèmes d’actualité qui seront débattus par des invités de renom qui occupent actuellement la scène littéraire et journalistique autour d’un colloque, prévu pour le 11 octobre à l’université de Perpignan, et qui sera présidé par Jean Daniel, directeur du Nouvel Observateur.
Celui-ci vient, d’ailleurs, de publier Avec Camus chez Gallimard et présentera Albert Camus. qui mieux qu’un journaliste pour présenter un autre !
Kateb Yacine sera présenté, quant à lui, par son biographe Bénamar Mediène qui évoquera sa vie et son œuvre. L’on retrouvera parmi les invités pour le colloque du 11 octobre, Louis Gardel (qui fut l’éditeur de Tahar Djaout) et qui vient de publier La Baie d’Alger (Seuil). Il est prévu, à l’occasion, de rendre un hommage à Tahar Djaout qui avait reçu, des mains de Jean d’Ormesson de l’Académie française, son prix Méditerranée en juin 1991 pour son roman Les Vigiles comme évoqué avec beaucoup d’émotion par André Bonet, président du Centre méditerranéen de littérature (CML), dont a découlé le prix Méditerranée et membre du Conseil supérieur de la langue française.
Celui-ci, en visite à notre rédaction à la tête d’une délégation, a souligné la pertinence d’une telle initiative à même de rapprocher les deux rives de la Méditerranée et d’assurer de la volonté d’un contact permanent qui sera entretenu par la partie française à travers ses relais algériens, notamment par les établissements d’enseignement Alliantis, qui est l’association de plusieurs écoles supérieurs de gestions en relation avec l’université de Perpignan. L’opportunité pour Albert Lourde, vice-président du CML d’insister en déclarant : “cette nouvelle contribution de l’université de Perpignan au débat d’idées croisées entre la France et l’Algérie dans le cadre d’une coopération universitaire dynamique innovante et adaptée aux besoins de l’union méditerranéenne souhaitée par les autorités françaises.”
Les membres de la délégation ont expliqué aussi que l’édition 2007 intervient après celle présidée par S. E. Abdou Diouf, SG de la francophonie, et se veut être les fondements d’un partenariat qui sera fructifié par la découverte de nouveaux et jeunes talents sans exclusion aucune puisque les écrits en langue arabe sont admis (traduits).
André Bonet parlera aussi de nouvelles initiatives que prévoit le CML avec probablement la création du prix du Journaliste méditerranéen dont l’idée sera, d’ailleurs, débattue lors de ce colloque qui verra la participation, par ailleurs, de Fellag qui présentera son roman L’Allumeur des rêves berbères. L’on retrouvera aussi parmi les invités au colloque Florence Malraux, Georges Morin, Slimane Benaïssa, Stéphane Bey, Dennis Fadda, Jean-Paul Mari et Mabrouk Rachedi.
Au programme, la présentation et l’annonce de la première de 1962 de Mohamed Kacimi, spectacle mis en scène par la Loco Compagnie (en collaboration avec l’Archipel des Théâtres) et en soirée, la projection du film L’ennemi intime en collaboration avec le Méga-Castillet en présence de Fellag.
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11th October 2007 05:34 #5
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October 10, 2007 -- Algeria will be the guest of honour at the 3rd "Reading in the Mediterranean" festival, to be held in Perpignan, France from October 11th-13th, Liberté reports. The 2007 event, organised by the Mediterranean Literature Centre in Perpignan, will be entirely dedicated to Algeria through "the crossed glances of Albert Camus and Kateb Yacine". A colloquium on the two writers' works will take place on Wednesday at Perpignan University, under the chairmanship of Algerian-born French writer and journalist Jean Daniel. The guest list includes writer Louis Gardel, Algerian playwright Slimane Benaissa, and comedian Fellag who will present his latest novel "L'allumeur des rêves berbéres". One of the festival evenings will be dedicated to the new film "L'ennemi intime" by Florent Emilio Siri, the first major popular movie about the Algerian wars since "The Battle of Algiers" by Gillo Pontecorvo (1966). Siri's film has been described as France's "Platoon".
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16th October 2007 19:15 #6
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Perpignan, Lundi 15 octobre 2007 -- En fin de compte, c’est le regard de deux hommes d’aujourd’hui qui demeurera de ces échanges d’une journée de réflexion. Celui du journaliste écrivain Jean Daniel, le seul dans l’assemblée à avoir connu les deux écrivains, et celui de l’universitaire Benamar Mediène qui a consacré une prodigieuse biographie à Kateb Yacine.
Jean Daniel, dès l’ouverture des travaux de ce troisième Festival « Lire en Méditerranée », a trouvé le ton juste. Il a su faire entre l’actualité du cinquantenaire du prix Nobel remis à l’écrivain en 1957 et l’attachement au pays. Il rappela le discours prononcé à cette occasion à Stockholm. Camus, en remerciant l’auguste assemblée, avait rappelé, avec sa distinction naturelle, que l’hommage rendu l’est à un « Français d’Algérie » : « En une seule première phrase, Camus fait référence à une origine contestée alors. » Cette expression, alors que la France a mis sa force militaire pour venir à bout du soulèvement, signifie la « fierté et la fidélité » de l’auteur de L’Etranger à sa terre dont, dans son douloureux exil, il savait qu’elle était perdue. « Camus avait fait son deuil de l’Algérie française », explique le directeur du Nouvel Observateur : « On ne le sait pas assez, mais dès les tueries du 8 mai 1945, il l’avait compris. Il avait essayé avant guerre de dire et construire une Algérie multiple avec les écrivains de l’époque : Feraoun, Mammeri, Roblès… » Mais Camus avait ensuite mesuré son impuissance face aux deux belligérants que plus rien ne pourrait réunir. « Il a pris acte que la violence conduit peu à peu à oublier la raison pour laquelle elle a débuté, menant à l’injustice ». Jean Daniel a connu le Camus des temps difficiles des années 1956/1957, où, déchiré, il s’était enfermé dans un silence dont on n’a pas compris tout le sens humaniste, mais qu’on gagnerait certainement aujourd’hui à analyser, dans une Algérie que les démons n’ont pas quittée. C’est d’ailleurs tout le sens du dernier livre de Jean Daniel consacré à Camus et sous-titré : « Comment résister à l’air du temps ? »
C’est Benamar Mediene qui eut la responsabilité d’évoquer la vie et l’œuvre de Kateb Yacine qu’il a bien connu. Il fit le portrait de l’auteur de Nedjma, le « rebelle », en le croisant avec celui de Camus, « l’homme révolté ». « Leur point commun, c’est la puissance de séduction. Ils sont des séducteurs en eux-mêmes par le simple rayonnement qu’ils dégagent ». Séducteurs, mais, « comme les chats, ils sont des insoumis. Ils ont un orgueil superbe, insolent, ils ont l’orgueil de la provocation ». L’émotion suscitée par cette phrase gagne l’amphithéâtre accroché aux lèvres de l’universitaire. « De leur vivant, ils sont des mythes. Ils sont vivants, réels, politiques, ils traînent dans leurs textes une quantité de symboles qui les transcendent, mais ils sont toujours à hauteur d’homme ». Là, tout est dit : ils restent humains, eux dont les mots ont touché les voûtes célestes. « Camus et Kateb sont des êtres magnifiques parce qu’ils nous rassemblent. » L’éditeur au Seuil Louis Gardel (qui publia notamment les œuvres de Tahar Djaout auquel le colloque rendit hommage) eut ces mots qui sonnent comme une conclusion à une journée de débat : « Camus et Kateb ont fonctionné à l’indignation, laissant ce message : ‘’Dites votre vérité, et pas les vérités du moment’’. » C’est presque une feuille de route léguée à la postérité.







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