Dimanche 24 Février 2008 -- Alors que le Syndicat national des éditeurs algériens, (SNEL) a boycotté le Salon international du livre de Paris qui devra se tenir au mois de mars prochain à la Porte de Versailles, et celui de Turin, les acteurs algériens du livre seront, en revanche, à l’honneur de la sixième édition du livre d’Alexandrie.
Le rendez-vous parisien, qui met, cette année, Israël à l’honneur a été également boycotté par l’écrivain et poète israélien, Aaron Shabtaï, qui a une grande influence sur la communauté juive. Ce dernier a affirmé, qu’à titre purement personnel, il ne se joindra pas à sa délégation et n’ira ni au Salon de Paris ni à celui de Turin. Il précise qu’il “ne pense pas qu’un État qui maintient une occupation, en commettant quotidiennement des crimes contre des civils, mérite d’être invité à quelque semaine culturelle que ce soit. Ceci est anti-culturel ; c’est un acte barbare cyniquement camouflé en culture” dira-t-il.
Habitué au rendez-vous livresque de Paris, l’Algérie n’y sera pour la première fois aucunement représentée.
Par ailleurs, les organisateurs de l’un des plus grands événements livresques d’Egypte, le Salon international du livre d’Alexandrie, ont invité, à titre honorifique et pour cette sixième édition, l’Algérie. Initié par la Bibliothèque d’Alexandrie, en collaboration avec l’Union des éditeurs égyptiens, ce rendez-vous s’est ouvert le jeudi dernier et se poursuivra jusqu’au 5 mars prochain.
Dans une déclaration, la responsable chargée du Salon du livre, Mouna Hilmi, a indiqué que le choix de l’Algérie comme invitée d’honneur découle du succès de la manifestation d’“Alger, capitale de la culture arabe 2007” et la valeur des ouvrages édités en cette occasion. Il ne faut pas perdre de vue que lors du traditionnel Salon international d’Alger, les éditeurs ainsi que les acteurs de la chaîne du livre égyptienne sont systématiquement invités en masse à proposer leurs ouvrages. Certaines maisons d’édition algériennes ont même des rapports commerciaux voire de partenariat avec les maisons égyptienne les plus en vue.
L’échange en matière de produit livresque entre Alger et Le Caire, ne date pas d’aujourd’hui, puisqu’il obéit à une longue tradition éditoriale.
Pas moins de 80 maisons d’édition locales et internationales, ainsi qu’une large participation des pays du Golfe (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis et Koweït), ainsi que plusieurs établissements locaux et internationaux, seront sur place à Alexandrie pour cette grande fête du livre.
Cette manifestation sera enrichie de plusieurs activités et conférences culturelles, d’autant que la ville d’Alexandrie a été désignée “Capitale de la culture islamique pour l’année 2008”. Plusieurs de nos maisons d’édition qu’elles soient publiques ou privées, (ANEP Casbah, Chihab, Sédia….) se rendront avec leurs nouveautés à ce rendez-vous auquel d’ailleurs ils sont habitués au même titre que quelques-uns de nos auteurs. Une expérience qui sera certainement enrichissante, puisque nos acteurs de la chaîne du livre pourront revenir non seulement avec des idées neuves, mais aussi avec des contrats de partenariat qui permettront de rendre disponible quelques ouvrages sur nos arènes livresques.
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24th February 2008 23:21 #1
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Sixième édition du Salon international du livre d’Alexandrie :
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28th February 2008 23:39 #2
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Jeudi 28 février 2008 -- Douze éditeurs algériens ont participé en tant qu’invités d’honneur à la 6e édition du Salon international du livre d’Alexandrie, qui a ouvert ses portes jeudi dernier en présence de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi.
Le président du Syndicat national des éditeurs, M. Mohamed Taher Guerfi, a précisé que les titres exposés, au nombre de 350, sont des œuvres romanesques, des ouvrages universitaires et des livres de culture générale.
«Des relations professionnelles et commerciales existent entre le Syndicat national des éditeurs et l’Union des éditeurs égyptiens», a-t-il expliqué, ajoutant que la convention signée entre les deux pays prévoit de consacrer un espace gratuit à l’édition dans les expositions internationales du livre organisées dans chacun des deux pays.
Concernant l’état de l’édition en Algérie, le responsable syndical l’a qualifié de «modeste» sachant que la moyenne du tirage d’un livre varie entre 1 000 et 2 000 exemplaires, ce qui représente un chiffre minime, a-t-il souligné. Selon lui, plusieurs facteurs sont en cause dont, notamment «le manque de lectorat et le problème de distribution».
Le responsable du Syndicat national des éditeurs, qui regroupe 80 éditeurs des secteurs public et privé, a appelé à encourager la lecture en l’introduisant comme matière essentielle dans les programmes scolaires et en créant davantage de bibliothèques.
Il a par ailleurs salué le projet du ministère de la Culture de créer plus de 470 bibliothèques d’ici à 2009. «Cela encouragera l’éditeur algérien à produire des livres».
Seize pays et plus de 80 maisons d’édition prennent part au Salon d’Alexandrie qui a vu aussi une forte participation des hommes et des femmes de lettres algériens, qui ont animé une série de conférences sur le paysage culturel algérien.
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2nd March 2008 18:57 #3
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Dimanche 2 Mars 2008 -- Les écrivains et auteurs algériens participant au 6e Salon international du livre d’Alexandrie ont qualifié de «remarquable et réussie» la participation algérienne à cette manifestation.
Dans ce contexte, M. Ammar Talbi, écrivain et rédacteur en chef de la revue El-Bassaïr, a précisé que les livres exposés et les conférences traitant de la scène culturelle algérienne ont laissé une bonne impression auprès des nombreux visiteurs du Salon, dont l’Algérie est l’invitée d’honneur. Les différents participants aux conférences thématiques et les nombreux visiteurs du stand de l’Algérie ne connaissaient pas le patrimoine culturel algérien, a souligné l’écrivain, expliquant que la production littéraire algérienne «n’accède que rarement en Egypte».
La présence de l’Algérie à ce Salon a permis d’ouvrir une fenêtre sur la culture algérienne, a précisé M. Talbi, soulignant que les ouvrages – plus de 1 000 titres – édités dans le cadre de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007» et offerts par le ministère de la Culture à la bibliothèque arabe, permettront de faire connaître aux habitués de la Bibliothèque d’Alexandrie la création littéraire algérienne lors des différentes époques. La participation algérienne a permis, selon M. Talbi, de jeter une passerelle entre les intellectuels algériens et leurs homologues égyptiens.
L’Algérie se doit de se positionner dans ce grand marché «qui ne laisse de place qu’aux plus forts dans le domaine culturel», a estimé l’écrivain, en ajoutant que «nous ne pouvons actuellement prétendre investir ces marchés, car notre culture reste traditionnelle du fait des moyens de sa diffusion et de sa vulgarisation». L’Algérie, a-t-il dit, «est riche par sa révolution mais le domaine culturel dans notre pays est quasi inexistant et n’est pas exporté à l’étranger», d’où la nécessité de faire connaître notre culture et de commercialiser notre production culturelle. Il a souligné, à cet effet, la nécessité de garantir des facilités douanières et de lever les contraintes bancaires pour une meilleure circulation des livres.
Pour sa part, M. Idriss Boudiba, écrivain et directeur de la culture à Annaba, a affirmé que la délégation culturelle algérienne a réussi à ouvrir une fenêtre sur la créativité culturelle algérienne depuis le XIXe siècle, en mettant en avant ses symboles à l’instar de l’Emir Abd El-Kader, de Rédha Houhou et de Kateb Yacine, jusqu’aux écrivains algériens des années 1980 et 1990, qui ont enrichi la scène culturelle nationale d’une production dense et diversifiée. La production culturelle a réussi à attirer l’attention des visiteurs du Salon, tant au niveau du stand que des conférences thématiques et littéraires, ou encore des soirées poétiques organisées à l’occasion, s’est félicité M. Boudiba.
Pour sa part, l’auteure Djamila Zenir s’est dit étonnée que les Egyptiens ne connaissent pas mieux la littérature algérienne, contrairement aux Algériens qui ont une connaissance assez considérable «des écrits et arts égyptiens». Elle a précisé avoir donné, lors de cette manifestation, un aperçu sur la littérature algérienne féminine, citant des écrivaines en langue française telles Djamila Debbache, Taous Amrouche, Assia Djebbar, Safia Kettou, Nadia Guendouz et autres, et des écrivaines en langue arabe telles Zhor Ounissi, Khadidja Nemri et autre Sarah Haïdar.
Pour sa part, l’auteur Djamel Foughali a indiqué que la participation de l’Algérie à cette manifestation culturelle a permis de faire connaître la richesse et la diversité de la littérature algérienne, exprimant le souhait de voir s’établir un échange culturel dense entre l’Algérie et l’Egypte pour faire connaître les créations littéraires algériennes.
Le président de l’Union des écrivains algériens, M. Youcef Chekra, qui partage cet avis, a précisé que la participation culturelle algérienne a permis au public égyptien de découvrir les progrès réalisés par l’Algérie en matière de création littéraire, aussi bien du point de vue quantitatif que qualitatif. Plusieurs auteurs, intellectuels et poètes algériens participent à la 6e édition du Salon international du livre d’Alexandrie, qui a débuté jeudi dernier en présence de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi.
Deux stands ont été consacrés au livre algérien. Le premier a été installé à la Bibliothèque d’Alexandrie et compte plus de mille titres qui ont été publiés dans le cadre de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007». Quant au second, il a été installé au Salon du livre, auquel participent 12 éditeurs et 350 titres algériens. En parallèle, les auteurs et les poètes algériens ont animé des conférences thématiques et des soirées poétiques.







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