Mardi 28 Octobre 2008 -- Déjà trente ans d’existence pour le Festival du cinéma des 3 continents qui revient dans la ville de Nantes du 25 novembre au 2 décembre. Ce rendez-vous cinématographique incontournable réunit, depuis 1979, les cinéastes de trois continents, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine. Pour la deuxième année consécutive, le festival abritera une compétition pour les films dans les genres documentaire et fiction, dont douze films inédits en France, œuvres de plusieurs artistes internationaux. Parmi les participants, l’Algérien Bensmaïl Malek avec le documentaire la Chine est encore loin, qui sera à côté d’autres réalisateurs représentant la Chine, la Turquie, le Mexique et bien d’autres pays.
Au programme aussi des séances spéciales et des avant-premières pour les longs métrages qualifiés de «coups de cœur» par l’équipe des organisateurs. Parmi ces films figurent Mascarades, du jeune réalisateur algérien Lyes Salem, Eye of the Sun d’Ibrahim El Batout (Égypte), Nos lieux interdits de Leïla Kilani (Maroc), une Affaire de nègres de Osvalde Lewat (Cameroun), 24 city de Jia Zhang-ke (Chine) et plein d’autres films et documentaires. S’ajoutera à cela la projection de films cultes du patrimoine cinématographique des trois continents, dont le Descendant du léopard des neiges de Tolomush Okeyev (Kirghizistan, 1984), Changement au village de Lester James Peris (Sri Lanka) et un été torride du Turc Metin Urksan. Des prix seront remis à la fin du festival. La Montgolfière d’or, la Montgolfière d’argent, le prix de la meilleure interprétation féminine, le prix de la meilleure interprétation masculine, le prix du public, le prix du jury jeune et le prix du jury international récompenseront les cinéastes et les acteurs qui se seront distingués.
Par ailleurs, pour fêter son 30ème anniversaire en grande pompe, une journée de projection de toutes les œuvres primées par toutes les éditions du festival sera organisée. Elle sera suivie d’une soirée spéciale qui aura pour invités d’honneur Hou Hsiao Hsine (Taïwan), Abuelfazl Jalili (Iran), Jia Zhang-ke (Chine) et Amir Naderi (Iran), quatre réalisateurs ayant remporté à deux reprises le grand prix du festival. La nouveauté, cette année, sera l’instauration d’un programme de projection de courts métrages, une initiative entreprise à la faveur de la création du fonds d’appui à la production de courts métrages en Afrique de la part du ministère des Affaires étrangères et européennes, un projet géré depuis deux ans par l’association les Trois continents. En outre, plusieurs ateliers de travail, des projections thématiques et des expositions viendront étoffer le programme du festival.
+ Reply to Thread
Results 1 to 2 of 2
-
28th October 2008 09:30 #1
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,634
-
6th December 2008 19:16 #2
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,634
Wafia Sifouane :
Samedi 6 Décembre 2008 -- La 30ème édition du festival des Trois continents, abrité annuellement par la ville de Nantes, a pris fin lundi dernier avec la cérémonie de remise des prix aux cinéastes et films participants venus de trois continents comme l’indique le nom du festival, en l’occurrence l’Asie, l’Amérique latine et l’Afrique. L’Algérie a, cette fois, participé avec deux longs métrages, Mascarades de Lyes Salem et le film documentaire de Malek Bensmaïl la Chine est encore loin. Ce dernier a décroché le prix spécial du jury du festival. Produit par Philppe Avril, ce documentaire, qui avait pour titre originel Poussière d’école, est une coproduction franco-algérienne, réunissant, en outre, Unlimited, Cirta Films, l’INA, 3 B Production et l’Entreprise publique de la télévision algérienne.
Cette œuvre relate l’histoire algérienne partant de Ghassira, un petit village perdu dans les Aurès, le 1er novembre 1954. Cinquante ans plus tard, Malek Bensmaïl est revenu vers ce petit village chaoui avec l’intention de filmer, au fil des saisons, le quotidien des enfants qui fréquentent cette école où enseignait le couple d’instituteurs français tombés sous les premières balles du déclenchement de la guerre de libération. Le nouveau titre du film est inspiré d’un hadith du Prophète (QLSSSL) qui demande aux musulmans de quérir le savoir même si pour cela il faut aller en Chine. Le réalisateur s’interroge à travers son film sur l’état de l’institution scolaire et sa mission. Le documentaire a aussi la particularité d’avoir un message à double sens, car Malek Bensmaïl a fusionné cette image avec la quête de la réconciliation nationale et la question de l’appartenance et de l’identité que les Algériens essayent de résoudre.
Par ailleurs, la Chine est encore loin s’attaque en profondeur au drame algérien depuis le colonialisme. En effectuant un pèlerinage sur ce lieu mythique et en s’interrogeant sur la vie de ce village perdu dans les Aurès, le réalisateur trouve les témoins directs du drame. Il donne à voir et à entendre le drame algérien avec une patience et une perspicacité qui font toute la densité de ce travail documentaire.
Son œuvre ne s’est pas seulement tournée vers le passé, mais s’interroge sur l’avenir de ce village-Algérie. En outre, le prix de la Montgolfière d’or est revenu au réalisateur mexicain Enrique Rivero pour son œuvre Parque Via alors que la Montgolfière d’argent, elle, est allée au Chinois Feng Yan pour son film Bingaï. Quant au prix du public, il a été attribué au film Chants des mers du Sud réalisé par Marat Sarulu (Kirghizistan).







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote
Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries