Jeudi 29 janvier 2009 -- Le Club des journalistes algériens de France (CJAF), avec le soutien de l’Institut du monde arabe, organise un grand concert le dimanche 1er février à l’auditorium de l’IMA. Au programme de cette manifestation du cœur, Rachid Taha, Souad Massi, Christian des Têtes Raides, Houria Aïchi, Jamel Debbouze, Nassima, Youmni Rabii, l’Orchestre National de Barbès, Sapho, Sid Ahmed Lahbib, Naziha Meftah, Wassim Ben Chaoucha, Souâd, Les Gnawas d’Alger et bien d’autres artistes… Les armes se sont tues à Ghaza pour l’instant. Le pays est en ruines : pas d’électricité, ni d’eau potable, ni matériel médical, ni d’écoles. Faut-il arrêter de manifester sa solidarité parce que les bombardements se sont arrêtés ? Sûrement pas ! Tout est à reconstruire et 90% de la population dépend, aujourd’hui, de l’aide humanitaire. Il faut donc aider Ghaza à panser ses blessures morales et physiques. La recette sera intégralement versée aux missions médicales du Collectif national de solidarité avec la Palestine.
Billetterie uniquement à l’IMA jusqu’au samedi 31 janvier à 17h.
Tarif unique : 20 €
01 40 51 38 14.
L'INSTITUT DU MONDE ARABE
Contacts : Rabah Mezouane : 01 40 51 38 27 ou 06 11 85 14 64
Mohamed Berkani : 06 11 46 57 55
+ Reply to Thread
Results 1 to 2 of 2
-
29th January 2009 22:55 #1
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,634
-
3rd February 2009 17:30 #2
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,634
Nadjia Bouzeghrane :
Mardi 3 Février 2009 -- Objectif atteint bien au-delà des espérances. L’IMA, co-initiateur avec le Club des journalistes algériens en (et de) France (CJAF) a fait salle comble pour le concert de solidarité avec Ghaza dimanche soir. Plus de 440 places ont été vendues (20 euros l’unité), alors qu’il n’en restait plus une seule deux jours à peine après l’ouverture des ventes. Il est vrai que les Parisiens de toutes origines sont extrêmement sensibles (ils l’ont montré lors des nombreuses manifestations des semaines précédentes contre les bombardements israéliens de Ghaza) au drame et aux souffrances de la population de Ghaza.
Les artistes à se succéder sur scène étaient nombreux, n’hésitant pas à venir apporter un soutien symbolique aux victimes civiles de Ghaza, en prenant un temps sur leurs propres obligations et engagements professionnels ou, malades, en quittant leur lit, comme cela a été le cas de Souad Massi. Il y avait le chanteur de chaabi Sid Ahmed Lahbib, Nassima (à Paris, au théâtre de la ville le 28 mars pour son nouvel album) qui a interprété pour l’occasion une nouvelle chanson Femmes de toutes les couleurs ; Houria Aïchi qui a interprété de sa voix puissante et cristalline a capella un morceau de son répertoire (Halli maghrour) ; l’Orchestre national de Barbès qui a électrisé la salle de l’auditorium de l’IMA ; Rachid Taha ; Souad ; Bania (groupe Gnaoua d’Alger) ; Jane Birkin ; Sapho ; Youmni Rabii (Marocain) ; Naziha Meftah (Libanaise), Wassim Ben Chaoucha ; Idriss El Mehdi ; Christian des Têtes Raides ; Rodolphe Burger ; Helena Noguera (sœur de Lio) et d’autres artistes encore. Jamel Debbouze et son épouse Melissa Theuriau (journaliste à M6) ont fait une apparition.
Il y avait aussi, accueilli par des applaudissements nourris, un groupe israélien, Boogie Balagan, résolument engagé dans le combat pour la paix. Le chanteur du groupe, après avoir demandé au public de reprendre avec lui une des chansons interprétées, Wallou lamentations (allusion au mur des lamentations), a avant de quitter la scène dit : « Les murs finissent toujours mal », faisant référence à tous les murs, de toute nature érigés par la volonté humaine contre des êtres humains.
Des médecins français de retour de Ghaza ont apporté un témoignage émouvant des violences subies par la population ghazaouie, notamment les femmes et les enfants, des traumatismes endurés et à venir, du courage et de la dignité du peuple palestinien, de l’abnégation, du dévouement sans compter et du sens de l’organisation de leurs confrères palestiniens, mobilisés 24 heures sur 24. « La très grande majorité des victimes des bombardements israéliens qu’on a eu à traiter étaient des civils et ne pouvaient être confondus avec des combattants », a dit le Dr Jacques Bérès (chirurgien de guerre). Et d’ajouter qu’étant d’origine juive, « ce conflit me bouleverse et m’atteint profondément ».
Le médecin a également fait part d’« une entraide internationale formidable. Les médias ne le disent pas assez ». Allant dans le même sens, le Dr Bernard Guillon dira que « l’injustice m’a toujours révolté, c’est peut-être pour cela que je suis médecin ». Et « le peuple palestinien est un peuple digne, fier, debout. Il nous a montré qu’il faut continuer à vivre ». À préciser que la recette du concert sera intégralement versée aux missions médicales du collectif national de solidarité avec la Palestine. À Ghaza, tout est à reconstruire et 90% de la population dépendent, aujourd’hui, de l’aide humanitaire.







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote
Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries