Samedi 14 Mars 2009 -- L’Algérie sera à l’honneur à la 20e édition du Festival du film arabe de Fameck, dans le département de la Moselle, en Lorraine, au nord-est de la France. Cette édition sera organisée en octobre prochain, comme l’a affirmé le président du festival, M. Mario Giubilei. Il y aura du nouveau pour cette future édition, qui durera onze jours et qui sera présidée par l’écrivain Yasmina Khadra, directeur du Centre culturel algérien de Paris, a déclaré M. Giubilei dans un entretien accordé à l’APS. Ce fesitval organisera une rétrospective d’anciens films algériens, mais aussi la projection de productions plus récentes.

Soulignons que l’Algérie a été fidèle à quasiment toutes les éditions de cette manifestation cinématographique depuis sa création en 1990, où elle avait participé avec le film la Citadelle de Mohamed Chouikh, Cheb de Rachid Bouchareb, les Folles Années du twist de Mahmoud Zemmouri, Louss, ou la rose des sables de Mohamed Rachid Benhadj, Youcef, ou la légende des sept dormants de Mohamed Chouikh, Omar Gatlato de Merzak Allouache, 100 % Arabica, la Nuit du destin, ainsi qu’avec beaucoup d’autres productions algériennes. Pour information, le festival décerne trois prix : le prix du public, le prix de la jeunesse et le prix de la presse. Des réalisateurs algériens ont réussi à décrocher plusieurs prix, dont celui du public en 1999 pour, entre autres, le film Vivre au paradis de Boualem Guerdjou, et en 2000 pour les Diseurs de vérité de Karim Traïdia. Le créateur du festival rappelle également que la 14e édition du Festival du film arabe de Fameck en 2003 avait déjà été consacrée à l’Algérie, dans le contexte précis de l’Année de l’Algérie en France.

L’idée de créer un festival du cinéma arabe émane de deux jeunes du quartier de Fameck, qui ont ainsi proposé de lancer un cycle culturel pour la diffusion de la culture arabe. Monsieur Giubilei dit à ce propos : «Nous voulions restituer aux familles leur culture et permettre aux jeunes de retrouver leurs racines, de les garder et de les développer.» Et d’ajouter que la Lorraine est «un point central de passage de l’immigration ; et le dialogue, le débat et la concertation sont les seuls ingrédients pour une intégration réussie». L’affluence du public, de plus en plus nombreux à chaque édition, est pour M. Giubilei «une preuve d’envie de découvrir des cinémas nouveaux et la culture arabe à travers les spectacles, les expositions, l’artisanat, la restauration et les livres». «Le festival est un lieu d’expression artistique ne s’adressant pas exclusivement aux communautés arabes mais à toutes les populations. Il se veut un espoir de fraternité et plaide pour un monde plus juste et plus tolérant», affirme-t-il.