Mardi 11 Août 2009 -- Les jeudi 17 et vendredi 18 septembre, le fameux et traditionnel festival Tamazgha reprendra place dans ses pénates marseillaises, dès 21h30, dans les «Cafés nord-africains». Au cœur de Saint-Louis et ses usines, plus précisément au sein du Théâtre de la Sucrière, est proposé un espace de réappropriation des cafés d’antan, lieux d’expression et de diffusion artistique qui marquèrent l’histoire de ce territoire. La fête de deux jours sera ainsi assurée et animée par des artistes interprètes, illustres, le tout encadré et mis en photo par le réalisateur Ramdane Iftini, ainsi que Shamy Chemini. Ces deux soirées sont respectivement dédiées à la regrettée H’nifa ainsi qu’au célèbre groupe «Les Abranis». La soirée du 17 sera consacrée au réalisateur Iftini qui fera une projection du film documentaire intitulé H’nifa, une vie brûlée, retraçant la vie tumultueuse de cette chanteuse surnommée la Piaf de la chanson kabyle, qui était une artiste née et une véritable avant-gardiste au destin pourtant contrarié, malgré ses nombreuses qualités artistiques et sa voix unique qui la rendirent inoubliable. En 1957, elle s’envola pour Paris, où elle rencontra les talentueux ténors algériens de l’époque et se produisit dans des cafés. Cette évocation sera suivie, le lendemain, par une soirée consacrée au groupe «Les Abranis» avec un éclairage sur cette grande formation de rock kabyle à travers un film documentaire. Ce groupe d’expression berbère a été fondé en 1967 par le chanteur et bassiste Karim Abranis. Mais ce n’est qu’en 1973 que l’expérience prend forme avec ses amis Madi Mehdi, Samir Chabane et Shamy El-Baz. Shamy dédicacera en avant parution son livre, la Légende des Abranis, à tous ses fans. Dès le 20 du même mois, Noureddine Chenoud ouvrira ses portes à des ateliers d’expression musicale pour tous les enfants. Ils ont pour but de sensibiliser les participants aux instruments nord-africains et à l’expression musicale. Chenoud, spécialisé dans les musiques du monde et traditionnelles nord-africaines, participe à la transmission d’un patrimoine, tout en mettant en valeur les phénomènes d’interpénétration culturelle. Cette approche propose un autre regard sur la musique et de manière plus générale, sur l’art et la culture. Cela laissera aussi place à des concerts de Malika Dhomrane, Izga, Ali Ferhati. L’invitation est donc lancée à ceux qui seront du côté de Marseille à la rentrée…
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11th August 2009 00:13 #1
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8th September 2009 00:18 #2
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Mardi 8 Septembre 2009 -- La quatrième édition du festival Souk Musik de Marseille, rebaptisé cette année Festival Tamazgha, aura lieu les 17, 18 et 19 du mois en cours, au théâtre de la Sucrière. Le Festival Tamazgha, dédié aux musiques berbères et populaires d’Afrique du Nord, verra la participation d’un panel prestigieux d’artistes algériens qui, selon les organisateurs, «appartiennent à un réseau hors catalogue malgré des œuvres au centre de problématiques bien actuelles». Le réalisateur Ramdane Ifitini et le fondateur du groupe de rock kabyle «Abranis» seront présents à cette quatrième édition, chacun pour présenter une œuvre intimement liée à la musique berbère. La présentation en avant parution du livre de M. Chemini La Légende des Abranis aura lieu le 18 du mois en cours et sera suivie d’une projection de son film documentaire L’Histoire du groupe Abranis. Ramdane Ifitini est coréalisateur avec Samy Allam du documentaire-fiction relatant la vie tumultueuse d’une chanteuse kabyle inoubliable et pourtant quasi oubliée, dénommée Hnifa. Il s’agit de Hnifa, une vie brûlée, un long métrage de 60 minutes dont la projection aura lieu le 17 du mois en cours, suivie d’un débat. Cette œuvre tente de retracer l’itinéraire de cette chanteuse «damnée», souvent comparée à Edith Piaf. Le charme de ce documentaire réside, sans doute, dans sa concentration et sa richesse référentielle. En effet, Hnifa, une vie brûlée n’est pas uniquement un récit biographique, mais aussi un précieux document historique s’étendant des années 1930 jusqu’à l’après-indépendance. La création de la radio algérienne, la naissance d’artistes algériens de renom, tels M’hamed El-Anka, Cherifa, Jean Amrouche, l’exode des familles kabyles vers La Casbah… sont autant d’éléments historiques soutenus par des images et des bandes-son d’archives qui parcourent le film pour lui donner toute son authenticité. La vie de Hnifa semble donc immerger de ce contexte rugueux et s’adapter à chacune des phases de l’histoire du pays. Chanteuse rebelle et anticonformiste, elle s’impose dans un milieu fait d’intolérance et de puritanisme et réussit à braver tous les interdits pour accoucher d’une œuvre remarquable, une naissance qui n’était pas sans atroces douleurs. Morte dans l’anonymat et la misère, l’artiste n’a pas eu droit aux honneurs, dans son pays, ni de son vivant ni après son décès. et Hnifa, une vie brûlée est adapté du livre biographique du journaliste et écrivain Rachid Hammoudi, lequel constitue, hélas, le seul ouvrage réalisé à la mémoire de la chanteuse. Ce documentaire a obtenu le prix du meilleur film documentaire au Festival du film amazigh d’Agadir et l’olivier d’or au Festival du film amazigh de Sétif, en 2008. Cette quatrième édition du Festival Tamazgha verra également la participation de chanteurs kabyles de renom : Malika Domrane, Izga et Ali Ferhati.







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