Samedi 26 Septembre 2009 -- Le coup de starter du festival Sons du bled a été donné mercredi dernier à l’espace Jemmapes à Paris. Cet événement interculturel réunissant plusieurs artistes maghrébins et essentiellement algériens durera jusqu’au 4 octobre et verra la participation d’une panoplie de chanteurs évoluant dans divers genres musicaux. Le gnawi, la pop, la world music, la musique andalouse ou encore le chaâbi seront à l’honneur pendant une quinzaine de jours au cœur de la ville des Lumières. Cette initiative a pour but de mettre à profit le métissage culturel dont regorge cette ville aux mille couleurs et d’offrir au public parisien l’occasion d’apprécier la richesse artistique du patrimoine maghrébin. Les artistes conviés à cette festivité ne sont pas méconnus en France, la plupart y sont d’ailleurs installés depuis quelques années. Le théâtre n’est pas en reste dans le programme du festival et c’est avec une pièce intitulée les Aventures de Djeha, l’âne qui valait de l’or, signée par Naïma Chikh Khima, que l’événement devait être inauguré mercredi dernier dans l’après-midi. Sur un autre volet, le comédien Sid Ahmed Agoumi offrira un spectacle poétique intitulé : Voyage au bout de la mémoire. Des textes choisis de Jean Sénac, Kateb Yacine, René Char, l’émir Abdelkader, Albert Camus seront alors récités. La soirée d’ouverture était, elle, animée par la chanteuse algérienne de musique arabo-andalouse Nassima, qui a acquis, depuis les années 1980, le prestigieux statut d’ambassadrice de la musique andalouse algérienne dans le monde. Le choix de cette artiste aux talents indéniables pour l’ouverture de Sons du bled n’est certainement pas fortuit, puisque la musique arabo-andalouse renvoie avant tout à une époque de tolérance et de cohabitation entre les trois confessions, musulmane, chrétienne et judaïque, au cœur d’une Andalousie paisible et harmonieuse. Ce concept de convivialité et de dialogue interculturel constitue d’ailleurs le pilier de ce festival. Le programme est serti de plusieurs autres noms scintillants de la musique maghrébine, tels que l’excentrique et talentueux Akli D., le chantre de la protest-song algérienne Baâziz, l’étoile montante de la pop world music Samira Brahmia, Hafid Djemaï, qui offrira un spectacle chaâbi classique, le groupe de musique orientale moderne «Daxar», la chanteuse tunisienne Amel Mathlouti et enfin Idir, chanteur de musique universelle, qui ne rate pas une occasion pour aller à la rencontre de son public immigré.