Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Results 1 to 4 of 4
  1. #1
    Al-khiyal is offline Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    Samedi 7 Novembre 2009 -- La cité phocéenne, Marseille, abrite à compter de jeudi et durant tout un mois un panorama du 7e art national intitulé «Cinéma(s) d’Algérie», une manifestation initiée par l’association Aflam. C’est un véritable coup de projecteur qui sera donné sur la production filmique nationale, depuis les années 60 jusqu’à ce jour, à travers une vingtaine de longs métrages et autant de documentaires reflétant les oeuvres-cultes qui ont fait l’âge d’or du cinéma algérien. Ces films, réalisés aussi bien par des réalisateurs exerçant en Algérie que par ceux établis à l’étranger, traitent de problématiques aussi riches que diverses, témoins de périodes charnières de l’histoire contemporaine du pays. Le coup d’envoi sera donné avec un documentaire de Dominique Rabourdin, Vivre et écrire en Algérie, suivi de deux courts métrages de deux jeunes réalisateurs Houria de Mohamed Yaroui et Les baies d’Alger de Hassan Ferhani.

    Le programme de cette manifestation, qui sera «délocalisé» pour toucher d’autres villes de la région, brasse une production de cinq décennies, avec des films, pour certains inoubliables, comme Tayhia Ya didou (Mohamed Zinet), Omar Gatlato (Merzak Allouache), Hassen Terro (M.L Hamina), Nahla (Farrouk Beloufa), Les enfants du vent (Brahim Tsaki) ou encore le fameux documentaire de la télévision nationale Ô combien je vous aime du défunt Azzedine Meddour qui propose une relecture des documents d’archives coloniales, soutenue par un commentaire acerbe et sarcastique déclamé par le regretté dramaturge Abelkader Alloula. Les cinéphiles marseillais et des autres villes de la région auront également la possibilité de (re)découvrir des films récents tels que Mascarades de Lyes Salem, auréolé de nombreuses distinctions internationales ou encore le dernier-né de Merzak Allouache Harraga, en compétition ce mois de novembre au Festival international du film d’Amiens (nord de la France).

    Dans la catégorie des documentaires, la programmation comprend Frantz Fanon, mémoire d’asile de Abdenour Zahzah, Cheb Hasni, je vis encore de Djamel Khelfaoui, Mémoire du 8 Mai 1945 de Meriem Hamidat et L’Aube des damnés de Ahmed Rachedi. La projection sera suivie d’un débat qu’animera René Vauthier, le cinéaste engagé anticolonialiste. Outre des séances scolaires et un jeune public, la manifestation «Cinéma(s) d’Algérie» accueille également une exposition de photographies, des concerts, ainsi que des rencontres littéraires, dont un débat qu’animera l’auteure Maïssa Bey. Créée en 2000, avec le souci de donner une visibilité et un espace à des cinématographies du monde arabe et de la diaspora, peu connues à Marseille et en région, l’association Aflam organise régulièrement des projections spéciales et des cycles par pays.

  2. #2
    Al-khiyal is offline Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    Mardi 1 Décembre 2009 -- Une quarantaine de films algériens sont programmés à Marseille (sud-est de la France) du 1er au 6 décembre par l'association Aflam, avec l'objectif de faire découvrir le cinéma de ce pays et de donner à voir son histoire. Après la Tunisie, la Syrie, le Maroc et la Palestine ces dernières années, Aflam, qui signifie "films" en arabe, a décidé de se pencher sur le cinéma algérien, depuis ses origines très nationalistes, dans le maquis FLN en 1958, aux dernières réalisations de plus en plus sociales, en passant par l'explosion créatrice des années 1970 et l'effondrement de cette industrie pendant les années de terrorisme, explique sa programmatrice, Solange Poulet. En ouverture, mardi, le réalisateur Merzak Allouache viendra présenter en avant-première son dernier film, Harragas, qui conte l'odyssée clandestine de jeunes algériens traversant la Méditerranée pour atteindre l'"eldorado" européen. Il sera suivi de la projection de sa première réalisation, Omar Gatlato (1976), qui montrait les difficultés de la jeunesse algérienne à travers les yeux d'un Algérois se contentant de rêver en écoutant des chansons chaabi et en regardant des films hindous. Parmi les autres films qui seront diffusés figurent La citadelle de Mohamed Chouikh, Hassan Terro (1968) de Mohamed Lakhdar Amina, Les folles années du Twist (1983) de Mahmoud Zemmouri et, pour les plus récents, Inland de Tariq Teguia", La Chine est encore loin (2008) de Malek Bensmaïl, qui n'est pas encore sorti en France, ou la comédie Mascarades (2007) de Lyes Salem. La manifestation, accueillie par le cinéma Les Variétés à Marseille, essaime dans toute la région de Marseille, avec des projections dans plusieurs villes de Provence ou des Alpes.

  3. #3
    Tipaza is offline Registered User
    Join Date
    Nov 2009
    Posts
    341
    J'ai bien aimé ce film ... le dialecte n'est pas cohérent avec la région où se passe l'action mais il est drôle.

    Je recherche un film algérien depuis longtemps: "Le charbonnier" :


  4. #4
    Al-khiyal is offline Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    MARSEILLE, Lundi 7 Décembre 2009 -- Le cinéma algérien, quasiment disparu des écrans au cours des années 1990 en raison de l'explosion de la violence, vit depuis quelques années une renaissance, dont témoigne la multitude de films et documentaires présentés à Marseille (sud-est de la France). "Il y a une accélération nette de la production à partir de 2000, avec au moins autant de films produits que dans les années 70", période considérée jusqu'ici comme la plus faste d'un cinéma né dans les maquis de la guerre de décolonisation, constate Michel Serceau, membre d'Aflam, association pour la diffusion par l'image de la culture des pays de langue arabe. À l'époque, la toute jeune nation socialiste investit beaucoup d'argent dans le cinéma mais dicte aussi ses règles. "J'ai eu plein de films censurés", raconte le réalisateur Farouk Beloufa, invité d'Aflam qui a présenté du 1er au 6 décembre une quarantaine de films algériens.

    Le pays, qui compte alors plus de 400 salles de cinéma (contre une dizaine aujourd'hui), une cinémathèque réputée et une production de qualité à côté des figures imposées à ses salariés par le pouvoir, obtient la consécration en 1975, avec la Palme d'Or attribuée à Cannes à Mohamed Lakhdar-Hamina pour sa Chronique des années de braises. Mais la montée du terrorisme met à bas ce système bien rôdé: les tournages deviennent quasi-impossibles, le réseau de distribution s'effondre, la production est privatisée sans transition, tandis que beaucoup de réalisateurs sont contraints à l'exil. Aujourd'hui, une nouvelle génération de cinéastes a repris le flambeau, relève Solange Poulet, programmatrice d'Aflam, qui remarque aussi que les anciens rentrent tourner en Algérie, à l'instar d'un Merzak Allouache qui dit "avoir une espèce de préoccupation de ce qui se passe là-bas". "On voit également beaucoup de réalisateurs qui ont grandi en France aller filmer dans leur pays d'origine", explique Mme Poulet, citant notamment Rabah Ameur Zaïmeche, auteur d'un Bled Number One (2006) tourné dans la région d'origine de ses parents.

    Les genres explorés se sont largement diversifiés. "On est passé d'un cinéma souvent historique et militant à des films qui se préoccupent davantage de la vie quotidienne des Algériens, de l'individu", explique M. Serceau. L'ancien professeur de cinéma note aussi le développement des comédies, dont le récent Mascarades de Lyes Salem qui tourne en dérision les mœurs algériennes, et du documentaire, avec entre autres l'ambitieux La Chine est encore loin de Malek Bensmaïl, indice, selon lui, de la "maturité" de cette filmographie. On voit des films de recherche, plus artistiques, ce qui est un signe de liberté", poursuit-il, tandis que M. Beloufa salue "la créativité" de ses jeunes confrères.

    Trois événements sont venus doper cette production ces dernières années: l'année de l'Algérie en France en 2003, Alger capitale arabe de la culture en 2007 et le Festival panafricain en 2009. "Mais ce sont des décisions politiques ponctuelles pour réhabiliter l'image de l'Algérie", regrette Mounes Khammar, réalisateur et producteur, qui attend de l'Etat algérien une vraie politique en faveur du cinéma, et notamment de la formation dans un pays où il n'y a pas d'école de cinéma. Faute d'un système d'avances sur recettes comme en France ou chez le voisin marocain, les réalisateurs sont souvent contraints de se tourner vers la France, l'Italie ou l'Union européenne pour boucler leurs budgets. Le jeune homme se dit toutefois optimiste. "Tourner en Algérie est difficile mais faisable", affirme-t-il, soulignant que la vidéo l'a rendu à la portée de presque tous.

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts