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  1. #1
    Al-khiyal is offline Super Moderator
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    Clare Shine:


    December 23, 2010 -- It starts with a snatched sensual moment – the joy of a secret cigarette by candlelight in a deserted hammam – and ends with eight whirling women in a scarf dance cut short by a single bullet. In between comes everything from forced marriage to acid attacks, denial of education and the creeping shadow of Islamic fundamentalism. Oh, and some terrific comedy. This new play is the first in French by the Algerian actress and writer Rayhana, who makes a fleeting appearance as a pregnant (unmarried) sister hiding from an avenging brother back from the ex-colonial power, France. It’s a tour de force. Not only does it have the guts and ambition to tackle some of the most controversial topics around but it is also packed with seriously funny lines. As the hammam steadily fills up with women of all ages and backgrounds, a bittersweet panorama unfolds of their relationships with men, sex, family and social/religious authoritarianism. Rayhana probes with piercing, amiable irony everything that is good and contradictory about women, down to their double standards as the men-haters frantically try to marry off the masseuse. The play’s mechanics and some of its themes are sometimes slightly too obvious, but the text is never clunky and several scenes pack a complex emotional punch.

    All eight female roles are strong, distinctive and well calibrated, with genuinely surprising twists and revelations. In this production, they are all acted with power and skill, well complemented by Fabian Chappuis’ deceptively simple direction and staging. It feels invidious to single anyone out but Marie Augereau’s Fatima, Rébecca Finet’s feisty and empathetic Nadia and Linda Chaïb’s Samia are outstanding. Rayhana captures the generosity, the entr’aide, that holds women together in societies that place them apart. Yet the play is the opposite of “chick-lit” and some of the loudest guffaws came from men in the audience. The dilemmas it explores are universal: whether to refuse, make necessary compromises, adopt extreme beliefs or leave and struggle to re-establish an identity upon return. This play deserves a wide airing, even if translation could present certain challenges. Female ensembles should be rubbing their hands together.

    Performances resume on January 5, Tel: +33 (0)1 47 00 25 20 Saison 2009-2010 - Maison des Métallos

  2. #2
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    Corinne Denailles :


    Lundi 4 Janvier 2010 -- Neuf femmes réunies dans l’espace à la fois public et intime d’un hammam papotent bruyamment comme les femmes du monde entier savent le faire à ceci près que nous sommes en Algérie et qu’être femme à Oran n’a pas le même sens qu’à Paris ou à Londres. Provisoirement à l’abri de la violence du monde, elles se confient sans tabou les unes aux autres. Il y a la patronne, campée par Marie Augereau avec la fermeté bourrue de celle dont le cœur est resté tendre malgré les affres de la vie conjugale ; auprès d’elle la jeune masseuse Samia, interprétée avec grâce par Linda Chaïb, ne rêve que de mariage, seule manière d’échapper à la famille. Latifa (Taïdir Ouazine) se souvient de l’horreur de sa nuit de noce et de ses traditions barbares ; elle avait 12 ans, son mari 50. Face à elle, la jeune intégriste Zaya (Géraldine Azouélos) défend les théories islamistes les plus radicales en détournant au besoin les sourates du Coran, comme c’est si souvent le cas, et en justifiant la barbarie à visage humain. Pour compléter le tableau des femmes d’Algérie n’oublions pas la Française d’Algérie partie vivre en France et qui revient chercher une épouse soumise pour son fils qui aurait pu être Samia si le destin n’en avait décidé autrement. Toutes solidaires pour protéger la jeune femme enceinte (interprétée par l’auteur, Rayhana) poursuivie par son frère qui veut la tuer et qui s’est réfugiée dans le ventre du hammam. Mais nul refuge n’est sûr. Le texte de l’Algérienne Rayhana, grave et truculent, est très simplement mis en scène par Fabien Chappuis qui fait résonner avec sobriété ce choral de voix féminines. Citons aussi Paula Brunet Sancho, Rebecca Finet, Catherine Giron, Maria Laborit. Elle dessine ces 9 portraits avec des traits juste assez appuyés pour dire l’insupportable condition féminine, et la dignité et le courage de celles qui résistent. Ce faisant, se dégage un portrait de l’Algérie aujourd’hui, violente, corrompue, victime de ses extrémismes qui prend le sexe de la femme comme champ de bataille. Une fois de plus, le titre de la pièce du Roumain Matéi Visniec (qui traite de la guerre en Bosnie) s’illustre ici tristement. Pourtant, il ressort de cette pièce une liberté de ton insolente, une énergie vitale presque joyeuse, une rage de vivre qu’il faut entendre au nom de toutes les femmes qui combattent pour défendre leur dignité envers et contre tout.

    À mon âge je me cache encore pour fumer de Rayhana mise en scène de Fabian Chappuis. Lumières de Franck Michallet. Vidéo de Bastien Capela. Costumes de Rayhana. Avec Marie Augereau, Géraldine Azouélos , Paula Brunet Sancho, Linda Chaïb, Rébecca Finet, Catherine Giron, Maria Laborit, Taïdir Ouazine, Rayhana. Du mardi au vendredi à 20h30, samedi à 16h et 20h30. À la Maison des Métallos jusqu’au 16 janvier 2010.

  3. #3
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    Des rires, neuf paroles, le sifflement d’une balle et le silence de Dieu…. Une tragi-comédie qui rassemble neuf femmes d’âges et de conditions différentes dans un hammam à Alger, à la fin des années noires. Dans l’intimité de cet espace protégé de l’extérieur, les regards et les points de vue se croisent, dans le dévoilement violent, ironique, drôle et grave des silences refoulés de femmes qui se sont tues trop longtemps. Peu à peu se révèlent leurs destins particuliers, à travers des histoires qui ont marqué et modelé leur chair, dévoilant progressivement la violence politique, sociale et sexuelle d’une Algérie en proie à la corruption et à la misère. Un enfant s’apprête à venir au monde et toutes, par instinct et nécessité, se lèveront pour protéger et défendre cet être nouveau, symbole de leur foi inébranlable en l’avenir. Neuf femmes, neuf destins entre rébellion, rêve ou soumission, réunis au coeur de la matrice, le Hammam, où le combat se panse entre secrets et exaltation, pleurs et fous rires.
    Rayhana

    Née à Bab el Oued, le quartier le plus populaire d’Alger, Rayhana a quitté son Algérie natale et a adopté la France, où elle habite depuis plusieurs années. Après une formation à l’École des Beaux-arts puis à l’Institut national d’art dramatique et chorégraphique d’Algérie, Rayhana se joint à la troupe nationale de Béjaïa comme comédienne et plus tard, comme metteure en scène. Elle joue dans divers films pour le cinéma et la télévision puis met en scène plusieurs de ses pièces. Elle reçoit de nombreux prix à l’occasion de divers festivals dont celui de Batna, en Algérie (meilleure interprétation), de Carthage en Tunisie (meilleure interprétation), de Béjaïa en Algérie (meilleur spectacle) et d’Annaba en Algérie (meilleure interprétation). À mon âge, je me cache encore pour fumer est sa première pièce écrite en français.

    À mon âge, je ma cache encore pour fumer
    Maison des Métallos
    du 5 au 16 janvier
    du mardi au vendredi à 20h30
    les samedis à 16h et 20h30
    salle noire - tarif spectacle

  4. #4
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    Armelle Héliot :


    Mardi 5 Janvier 2010 -- Dans un hammam d'Alger, des femmes d'univers et d'âges très différents échangent librement pensées et espérances tout en essayant de protéger une toute jeune fille enceinte, poursuivie par son frère furieux. Un texte très courageux.

    Critique

    Fabian Chappuis dirige avec tact neuf interprètes qui savent à la fois faire entendre la voix de leur personnage et jouer du caractère choral de l'écriture. À mon âge, je me cache encore pour fumer est le premier texte en français de Rayhana, comédienne, metteur en scène, qui joue d'ailleurs ici la jeune fille traquée. Si elle situe l'action dans les années les plus rudes de l'Algérie, tout sonne avec une vérité et une puissance qui nous disent le pays d'aujourd'hui et le sort des âmes indépendantes, si loin, si près de nous. C'est politique et sensible.

    À mon âge, je me cache encore pour fumer,
    Maison des Métallos, 94, rue Jean-Pierre-Timbaud (XIe).
    Tél. : 01 47 00 25 20.
    Du mardi au samedi à 20 h 30.
    En matinée le samedi à 16 heures.
    Places : de 13 à 5 €.
    Jusqu'au 16 janvier.
    Durée : 1 h 50.
    Texte : éditions Les Cygnes

  5. #5
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  6. #6
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    Mercredi 13 Janvier 2010 -- L'auteur et comédienne féministe d'origine algérienne, Rayhana, a été agressée, aspergée d'essence, et insulté mardi soir alors qu'elle se rendait Maison des Métallos (11ème), mais cela ne l'a pas empêché de monter sur scène, a-t-on appris mercredi auprès de son entourage. La préfecture de police a confirmé l'agression, mais n'a pas voulu donner de détails car "une enquête a été ouverte". Selon son entourage, Rayhana a été aspergée d'essence et ses "agresseurs lui ont ensuite jeté une cigarette au visage, fort heureusement sans enflammer la jeune femme". "L'agression physique s'est doublé d'une agression verbale qui laisse peu de doutes sur le lien existant entre cette tentative d'homicide et les représentations en cours qui se poursuivront jusqu'a la fin" a indiqué la même source. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a exprimé sa "profonde sympathie et son amical soutien" a Rayhana agressée juste avant la représentation de sa pièce: "À mon âge je me cache encore pour fumer". "Indigné par ce terrible événement, qui semble trouver son origine dans le sujet même de ce spectacle (qui donne la parole à neuf figures féminines aux prises avec le refoulement et la violence, réunies dans un hammam à Alger), je condamne avec la plus grande fermeté ces agissements d'une extrême gravité" écrit le maire dans un communiqué.

  7. #7
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    January 15, 2010 -- The actress and playwright, Rayhana, was attacked with petrol on Tuesday night outside the theatre in Paris where her play is showing. Two unidentified males insulted Rayhana in Arabic and then threw a cigarette at her, which failed to ignite. The prefecture of police has confirmed what it called an attempted homicide, and launched an investigation, while a judicial source said a preliminary investigation is being launched under the antiterrorist section of the brigade criminelle, or crime unit.

    Politicians and Muslim associations have expressed horror at the attack. The Minister of Culture, Frédéric Mitterrand expressed sympathy and said he admired Rayhana's courage and the Secretary for Urban Affairs, Fadela Amara, said the aggression was intolerable. Covered in petrol, Rayhana performed her play* regardless. The Algerian feminist author and actress has lived in France since 2000, when she left Algeria fearing for her safety. She told the French media it was the first time she had been assaulted since she who took refuge in France after living under the Islamist threat of Islamists in Algeria.

    The Muslim association Foi et Practique (Faith and Practice) also joined in the condemnation of the assault, saying. "nothing can prepare us for such acts and nothing can explain them". The French Society of Dramatic Authors and Composers says it is worried that freedom of expression is under threat in France. The feminist movement Ni putes ni soumises (neither whores not submissives) will hold a demonstration tomorrow morning in front of the theatre, in Paris, in the eleventh arrondissement.

    * This feminist text puts in scene nine Algerian women in a hammam, where they start to speak freely about their respective lives.

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