ORAN, Vendredi 15 Janvier 2010 -- Le 7e art algérien sera à l'honneur au 13e festival du cinéma méditerranéen prévu du 15 au 31 janvier dans la région du Languedoc-Roussillon (France), a-t-on appris mercredi à Oran auprès d'El-Hadj Bensalah, consultant international participant à cette manifestation initiée sous le slogan "Maghreb, si loin, si proche". Ce rendez-vous culturel connu pour être l'un des rares à regrouper un nombre important de cinéastes des deux rives de la Méditerranée, sera inauguré vendredi soir avec la projection du film "Arezki l'indigène", en présence du réalisateur Djamel Bendeddouche, a fait savoir M. Bensalah.
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15th January 2010 00:17 #1
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3ème édition «Regards sur le cinéma algérien», Languedoc Roussillon
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19th January 2010 00:10 #2
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Mardi 19 Janvier 2010 -- Le nouveau documentaire Mouloud Feraoun d’Ali Mouzaoui inaugure aujourd’hui, mardi 19 janvier, à 20 h, à Montpellier, la troisième édition de «Regards sur le cinéma algérien». Réalisé par Ali Mouzaoui, le documentaire Mouloud Feraoun (Algérie 2009, 55 minutes) passe ce soir, au cinéma Diagonal Capitole, en avant-première mondiale lors de la manifestation «Regards sur le cinéma algérien, dont l’ouverture se fera à 18 h, à la maison des Relations internationales de Montpellier (sud de la France), par une exposition de tableaux de Lina Boudiaf, de photographies du cinéma algérien de la Cinémathèque euro-régionale – Institut Jean-Vigo de Perpignan. Une troisième édition dont le programme comprend nombre d’autres films signés par des auteurs algériens. La projection de ce documentaire sera suivie d’un débat, en présence de M. Mouzaoui. Ce cinéaste a déjà exploré le parcours du grand écrivain Mouloud Feraoun, en adaptant au grand écran l’une des plus grandes références de son œuvre : la Colline oubliée. Cette fois-ci, il expose une reconstitution biographique de l’auteur, depuis son enfance en 1925 à sa condition d’instituteur, puis celle de sa vie d’écrivain et d’homme engagé pour des causes politiques mais aussi humaines. Pour celui qui a voulu comprendre l’auteur du Fils du pauvre, «l’émotion et l’environnement dans lesquels Mouloud Feraoun a vécu dépassent l’aspect technique et statutaire en tant que tels». Le documentaire a été réalisé dans un décor découpé en sept parties, sélectionnées avec rigueur. Car il n’est pas simple de raconter la vie d’un homme de lettres et de combat, en particulier celui anticolonial. Il ne s’agit pas d’une chronologie linéaire, mais Mouzaoui «pense arriver à tracer les contours d’un homme complexe qui, à travers des événements douloureux, a été réceptif et sensible à tout ce qui est blessure. Feraoun a été l’homme qui a porté tous les échos douloureux et tous les cris déchirants, tout le drame algérien, dans sa complexité». Il pense aussi qu’«on attend beaucoup de ce documentaire», qui comporte le passage de Mouloud Feraoun en Kabylie, soit à Béni Douala, soit à Larbâa Nath Irathen (Fort national), soit à Tikjda, soit à Takhoukht, soit à Yakouren et autres lieux où il écrivait, prenait ses notes et transcrivait les poèmes de Si Mohand Ou M’hand. Durant cette 3e édition, qui dure jusqu’au 30 mars prochain, le même réalisateur aura le privilège de présenter également son long métrage Mimezrane (la Femme aux tresses), primé lors du Festival du film amazigh de Sétif et du Festival du cinéma d’Agadir en 2009. Entre-temps, il pourra partager avec ses pairs sa passion, en appréciant des films comme Harragas de Merzak Allouache, la Placette de Dahmane Ouzid, Inland-Gabbla de Tarek Teguia, Sektou de Khaled Benaïssa, ainsi que des documentaires comme la Chine est encore loin de Malek Bensmaïl ou encore Lettre à ma sœur de Habiba Djahnine. Les débats avec les réalisateurs, les actrices et acteurs enrichiront certainement cette manifestation qui se déroulera, cette année, dans 22 villes et 40 lieux de projection, sur l’ensemble du territoire de la région Languedoc-Roussillon.
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23rd January 2010 00:12 #3
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Samedi 23 Janvier 2010 -- Le documentaire La Chine est encore loin, de Malek Bensmaïl, est projeté à Montpellier, lors de la troisième édition de Regards sur le cinéma algérien, en présence de l’acteur principal, Kader Affak. Réalisé par Malek Bensmaïl, le documentaire La Chine est encore loin sera projeté deux fois au cinéma Utopia Campus, lors de la manifestation Regards sur le cinéma algérien, qui se poursuivra jusqu’au 30 mars prochain. Bien accueilli par la critique, ce film de deux heures est passé dans plusieurs festivals et reçu des prix, notamment le grand prix au 24e Festival international du film documentaire Dokfest (Munich, mai 2009). Dans Cahiers du cinéma (mai 2009), il est écrit : «La confirmation d’un documentariste talentueux en la personne de Malek Bensmaïl qui poursuit une investigation inédite de subtilité et de courage sur les complexités de l’Algérie (…) Une interrogation soutenue, plurielle, radicale, mais sans prétention de La Chine est encore loin sur une Algérie-chantier, à partir des lieux mêmes de ses fondements.» Dans Africultures (mai 2009) nous pouvons lire aussi que ce documentaire «prend le temps de la sensibilité et de la complexité, qui lui permettent d’éviter les idées toutes faites et le constat trop rapide (…). Dans ce film dédié à ses propres enfants, sans crier gare mais avec une belle détermination, tout en posant les blocages de la pédagogie comme de la société, Bensmaïl dégage une ligne d’horizon : l’ouverture sur le monde qui est la source de toute interrogation». Le réalisateur s’est interrogé sur l’histoire contemporaine algérienne. En une année de tournage, il a filmé durant les quatre saisons. Il lui a fallu huit mois de montage (tournage en HD et super 16 mm, film kinescopé en 35 mm). C’est dire la rigueur professionnelle à laquelle il s’est soumis avec son équipe pour traiter une thématique toujours brûlante, celle d’une Algérie profonde, dont la Chine, terre symbolique, semble encore lointaine. Dans la culture maghrébine, il est dit qu’il faut chercher le savoir, quitte à aller jusqu’en Chine (d’où le titre du film sur le problème de l’enseignement). Le 1er novembre 1954, près de Ghassira, un petit village perdu dans les Aurès, un couple d’instituteurs français et un caïd algérien sont les premières victimes civiles d’une guerre de sept ans qui mena à l’indépendance nationale. Plus de cinquante ans après, le réalisateur est revenu dans ce village chaoui pour y filmer au fil des saisons, ses habitants, entre présent et mémoire, mais aussi son école et ses enfants. Une chronique filmée d’une Algérie actuelle.
La Chine est encore loin ou Wa laou Filsin
Réalisation : Malek Bensmaïl
Algérie, France
Production : Unlimited, Cirta films, INA, 3B Productions, ENTV, 3B Productions
Distribution : Tadrart Films, Doc & Co







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