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  1. #1
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    Le Maghreb des films


  2. #2
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  3. #3
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    Youcef Zirem :


    Vendredi 5 Novembre 2010 -- C’est une belle programmation qui attend les amoureux du septième art maghrébin à Paris. Le Maghreb des films débute vendredi 5 novembre et se poursuivra jusqu’au 16 novembre. Plus de 60 films seront projetés au Les Trois Luxembourg (67 rue Monsieur le Prince) et une vingtaine de films seront à l’affiche dans le réseau de salles en banlieue parisienne et en province. Cette année, 11 inédits seront proposés au public. Outre des témoignages et des documentaires, on s’intéressera au travail de Malek Bensmail et de Philippe Faucon.

    Alger, ville cinématographique est l’un des thèmes de cette manifestation. Ainsi pas moins de 11 films tenteront de raconter l’incomparable beauté d’El Bahdja. Le cinéma marocain, de la tradition à la modernité, est un autre thème de ce Maghreb des films qui promet beaucoup. D’autres points forts seront également au rendez-vous de cette halte avec l’image : c’est le cas des films des écoles de cinéma au Maghreb (Béjaia, Ouarzazate, Marrakech…), ainsi que de l’hommage à Mohamed Arkoun avec la projection d’un extrait des entretiens avec son élève Rachid Benzine. En clôture, on pourra voir Fissures de Hichem Ayouche, une histoire d’amour à trois personnages et surtout Guerre secrète du FLN en France, un documentaire qui tente de raconter la guerre fratricide qui a emporté un nombre impressionnant d’Algériens.

    Malek Bensmail est un réalisateur qui suit son chemin en brisant les tabous. On reverra, avec plaisir, son documentaire Aliénations qui traite de la réalité de l’hôpital psychiatrique de Constantine. La capitale algérienne, quant à elle, est une merveille à filmer, depuis toujours : ce Maghreb des films sera une émouvante occasion pour voir ou revoir des extraits d’archives Louis Lumière où Alger constitue un personnage principal. Deux autres longs métrages, Pépé le Moko de Julien Duvivier et Tahia Ya Didou du regretté Mohamed Zinet éveilleront plein de nostalgie chez les amoureux de cette ville nichée sur plusieurs collines et qui ne cesse de regarder la mer. Mohamed Zinet était un génie mais au pays de Azeddine Meddour, les génies ne sont appréciés que quand ils ne sont plus de ce monde. Le Maghreb des films se veut également un espace pour encourager les œuvres cinématographiques d’Afrique du Nord. C’est un carrefour pour tendre la main aux Mohamed Zinet d’aujourd’hui. Ils en ont besoin pour continuer leur travail artistique.

  4. #4
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    Samedi 6 Novembre 2010 -- La troisième édition des rencontres cinématographiques Le Maghreb des films, consacrée à la production maghrébine et franco-maghrébine, se déroule à Paris du 5 au 16 novembre. Alger y est présentée comme la ville de cinéma. Les rencontres cinématographiques autour de la production du Maghreb central et franco-maghrébine dans la région parisienne s’apparentent à une grande rétrospective. Tout au long de ces journées, une soixantaine de films de plusieurs genres seront projetés dans un réseau de vingt salles, dont le Trois Luxembourg (cinéma d’art et d’essai de Paris). Il y aura des drames, des comédies populaires, des documentaires, des témoignages, des films de télévision et des musiques en images.

    Alger la Blanche sera d’abord présentée dans un court métrage de Jocelyn Leclerc intitulé Regards sur l’Algérie 1909-1922-1929 (France/18’/1984). Un film fait sur la base de documents émanant de trois missions d’opérateurs différents. Puis, le cycle se poursuivra avec Alger et les frères Lumière, le bled (Jean Renoir, 1929) et/ou Rome plutôt que vous (Roma wala n’touma), de Tariq Teguia (France-Algérie, 2006), car Alger, considérée comme «la ville de lumière à l’architecture étagée, a de tout temps fasciné voyageurs et artistes. Depuis sa naissance en 1895, le cinéma n’a pas été en reste pour capter tantôt sa beauté, tantôt sa réalité à multi facettes». Nombre d’hommages seront rendus à des cinéastes et acteurs maghrébins ou franco-maghrébins, dont le regretté Mohamed Arkoun, professeur émérite à la prestigieuse université de la Sorbonne et islamologue. L’un de ses élèves et disciple Rachid Benzine, chargé de cours à l’IEP d’Aix-en-Provence, a réalisé ces dernières années un entretien avec lui, dont 13 minutes d’extraits seront présentés lors de ces journées. Il y aura également une quinzaine d’inédits comme En attendant Pasolini de Daoud Aoulad-Syad (Maroc, 2007), Fin décembre de Moez Kamoun (Tunisie, 2010) et Guerre secrète du FLN en France de Malek Bensmail (France-Algérie, 2010). D’autres œuvres issues d’écoles de cinéma seront également projetées. Les cinéphiles apprécieront notamment les Oubliés de Zakaria Bati et Rachid Aït Abdellah Ouali (Maroc, 2010), Harguine, harguine de Meriem Bouakaz (France, 2008) ou Retour vers un point d’équilibre de Nadia Chouieb (Algérie, 2009).

    Cette troisième édition du Maghreb des films sera marquée par un colloque, les lundi 15 et mardi 16 novembre, sur le thème «Image et représentation du Maghrébin dans le cinéma français». Lors de ces deux journées, il s’agira d’étudier les fictions projetées en France sur grand écran et à la télévision des années 1930 à nos jours. Les intervenants aborderont notamment «les circonstances qui président à l’arrivée d’une génération de réalisateurs et d’acteurs d’origine maghrébine au tournant des années 1980, communément appelé cinéma beur pour laisser place dès les années 1990 à une territorialisation du genre à travers ce qui est nommé le cinéma des banlieues». Les participants débattront également les enjeux liés à la création qui «intègre la figure du Maghrébin dans des cas de figure nouveaux : séquence historique (Indigènes de Rachid Bouchareb – 2006) ; couple mixte (Mauvaise foi de R. Zem – 2006), comédie (Chouchou de Merzak Allouache – 2002, Neuilly sa mère, de D. Bensalah 2009), ou voyou à la trajectoire complexe (Un prophète de J. Audiard – 2009). Autant de sujets de réflexion à échanger entre chercheurs et professionnels du cinéma sur la place du Maghrébin sur le grand écran et l’immigration maghrébine en France.

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