Vendredi 19 Novembre 2010 -- Il chante en kabyle, en arabe et en français. Djamel Allam fait partie de ces artistes qui abolissent les frontières pour aller vers l’essentiel. Cela fait 40 ans qu’il mène ses nombreuses quêtes artistiques sur les deux rives de la Méditerranée. Ces quatre décennies de carrière seront fêtées ce dimanche 21 novembre au Cabaret Sauvage, dans le 19ème arrondissement de Paris. De 16 heures jusqu’à 20h30, le public et les nombreux fans de l’artiste auront l’occasion de voir évoluer l’enfant de Béjaia entouré d’une pléiade de créateurs venus de nombreux horizons. Djamel Allam fait partie des pionniers de la musique moderne berbère. Son premier album a vite séduit une quantité impressionnante de mélomanes grâce à des morceaux d’anthologie tels «tella temkant deg uliw» et «Mara ad yughal». Celui qui a appris la musique au conservatoire de Béjaia sous la houlette du cheikh Sadek Abjaoui, arrive à Marseille en 1970. À Paris, il s’essaie à la chanson française rue Mouffetard. L’auteur inspiré de «Gatlatou» ne s’est jamais arrêté de créer des merveilles musicales et a inspiré toute une génération de chanteurs. S’inspirant de rythmes traditionnels, Djamel Allam est allé vers le patrimoine universel qu’il a adapté à ses goûts et ne s’est jamais perdu en cours de route. Ses albums «les Rêves du vent», «Si Slimane», «Salimo», «Mawlud» ou encore «Gouraya» sont de purs délices.
Auteur de musiques de films, acteur, l’artiste est polyvalent. Le sourire toujours au coin des lèvres, Djamel Allam sait dialoguer avec son public durant ses galas en racontant parfois des blagues, en disant des choses sur le monde et surtout sur ce qui ne va pas bien. Djamel Allam avait, entre autres, comme ami Leo Ferré qu’il n’hésite pas à reprendre dans ses concerts. Ce rendez-vous au Cabaret Sauvage promet d’être historique. Djamel Allam y présentera également son dernier album, «le youyou des anges», sorti à Alger récemment. Dans ce merveilleux opus, on retrouve les thèmes chers à l’artiste, la lutte pour un monde meilleur, l’immigration, la nostalgie de jadis, l’amour ou encore le quotidien difficile des plus démunis. Artiste au grand cœur, Djamel Allam, né en 1947, a de tout temps essayé de faire le lien entre les deux rives de la Méditerranée. Cette fois, il invite un groupe instrumental berbère d’enfants issus des banlieues parisiennes. Dans le cœur de ceux qui aiment Djamel Allam, une place est réservée depuis fort longtemps à leur idole. Ils n’arrêtent pas de chanter «Tella, tella, tella…».
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19th November 2010 16:55 #1
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Youcef Zirem :







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