Dimanche 30 Janvier 2011 -- L'Algérie participera avec douze films à la 22e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) du 26 février au 5 mars, a annoncé dimanche à Alger le délégué général du festival, le Burkinabe Michel Ouedraogo. «Douze films Algériens seront présents au Festival, sept en compétition officielle et cinq en sélection officielle hors compétition», a déclaré M. Ouedraogo lors d'une conférence de presse. Il s'agit de deux longs métrages : Essaha de Dahmane Ouzid et Voyage à Alger de Abdelkrim Bahloul, deux courts-métrages Garagouz de Abdenour Zahzah et Khouya de Yanis Koussim, deux films documentaires Dans le silence, je sens rouler la terre de Lakhdar Tati et Le docker noir, Sembene Ousmane, de Fatma-Zohra Zamoum, et d'une fiction de télévision, Le dernier Safar de Djamel Aziz, a-t-il précisé. Le long métrage de fiction de Rachid Bouchareb, London River, qui rend hommage à Sotigui Kouyate, est programmé dans la catégorie «Séances spéciales». Hors la loi nominé aux Oscars, du même cinéaste, sera projeté le lendemain de la soirée de la remise des Oscars, «pour partager la joie de la nomination du film avec les Africains», a affirmé M. Ouedraogo. Ce film n'a pas été sélectionné pour la compétition officielle. Selon le directeur artistique du Fespaco Ardiouma Soma, «ce film n'a pas été inscrit et il était impossible de ce fait de le sélectionner». Cette 22e édition du Fespaco, la plus grande manifestation du genre sur le continent organisée tous les deux ans, sera consacrée à la valorisation de l'Histoire et du patrimoine culturel, la démocratie, la bonne gouvernance et l'immigration, a précisé M. Soma. Pas moins de 18 longs-métrages dont deux productions algériennes (Essaha et Voyage à Alger) seront en compétition pour l'Etalon d'or, la plus haute récompense du Fespaco.
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30th January 2011 18:56 #1
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28th February 2011 17:33 #2
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Lundi 28 Février 2011 -- Inaugurée ce samedi 26 février au stade du 4-Août de Ouagadougou, la 22e édition du Festival du cinéma et de la télévision s’annonce, une fois de plus, comme une grande fête populaire. À l’ouverture de la vingt-deuxième édition du Festival du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), donné par le Premier ministre burkinais, M. Tertius Zongo, le stade du 4-Août affichait complet. 45.000 personnes sont présentes, une heure avant le début de la cérémonie, durant la soirée de samedi dernier. À ce festival, le plus prestigieux et le plus grand du continent africain, il n’y a ni tapis rouge ni montée des marches. Comme chaque année, le Fespaco est une grande fête populaire qui attire des milliers de participants. Près de 500.000 festivaliers venant d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique sont attendus à Ouagadougou. Pour le délégué général du festival, Michel Ouedraogo, le fil d’Ariane du cinéma africain repose sur un contenu cinématographique dense, diversifié, multiculturel et de haute qualité.
Avec 111 films retenus pour la sélection de la compétition officielle et 84 autres pour la sélection hors compétition, programmés dans douze salles de cinéma, cette manifestation ouvre le marché du cinéma africain, représenté à Ouagadougou par 28 pays. Dans ce sens, M. Ouedraogo affirme : «Entre la problématique de la vie du monde rural et l’immigration, de la bonne gouvernance, de la corruption et des atermoiements, des démocraties naissantes vont donner aux cinéphiles africains à vivre, à travers les images, leur histoire en pleine mutation». Une mutation qui est d’autant plus d’actualité que cette 22e édition tournera principalement autour du marché international du cinéma et de la télévision (MICA), le quinzième du genre dont les portes restent ouvertes jusqu’au 4 mars prochain.
La nouveauté de cette année est de promouvoir des films de certains pays africains. Cadre de rencontres, de promotion et d’échanges entre professionnels du cinéma, ce marché assure la promotion de toute production cinématographique africaine et de la diaspora. Pour le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Francophonie, Filippe Sawadogo, la tenue régulière de cette biennale du cinéma africain depuis 1969 témoigne de la vitalité de la cinématographie africaine et de celle des hommes et des femmes qui l’ont toujours animée. Etant également l’expression du panafricanisme, le Fespaco est devenu en soi une institution favorable à une mondialisation positive à travers le brassage des cultures.
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4th March 2011 19:55 #3
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Vendredi 4 Mars 2011 -- Hors-la-loi, film de Rachid Bouchareb sur les massacres du 8 mai 1945, a été bien accueilli par les cinéphiles vendredi lors de sa projection au festival du cinéma de Ouagadougou (Fespaco), alors qu'il avait suscité la polémique en France. «C'est un très bon film. C'est dommage qu'il n'ait pas été en compétition pour un film qui a la qualité» pour être dans la course, explique Violette Zerbo, une photographe burkinabè de 24 ans. «J'ai vu le précédent film de Rachid Bouchareb, le sujet de Hors‑la‑loi est aussi fort que celui d'Indigènes. Bravo au réalisateur !», salue Apollinaire Baghyan, un Burkinabè de 49 ans. «C'est un pan de l'histoire tumultueuse des relations franco‑algériennes avant l'indépendance. En tant qu'Africain, ça montre comment la période coloniale a été violente pour nos parents», analyse le Sénégalais Vieux Sankaré, 59 ans. Le Congolais Denis Kilongué, 34 ans, dit ne pas comprendre la polémique que le film avait déclenchée en France. Il avait été accusé par certains de «falsifier l'Histoire». «Pourquoi a‑t‑on condamné le réalisateur ? J'ai plutôt l'impression que c'est parce qu'il a été réalisé par un ancien fils de colonisé qu'on ne veut pas l'admettre. Un Européen l'aurait fait, on ne discuterait pas de l'histoire mais de ses qualités techniques et artistiques, qui sont indéniables», lâche‑t‑il. «Pour un film d'histoire c'est assez violent, ça fait très peur et je me demande comment on peut instruire les enfants avec une telle violence, même si ça a pu exister», s'interroge Minata Konaté, une Malienne de 28 ans. «Je comprends que certains contestent la manière dont (Bouchareb) a relaté les faits. Étant fils de colonisé on ne peut dire qu'il n'avait pas de parti pris. Mais c'est ça le cinéma», juge la Ghanéenne Abina Nyarko. «Le public était merveilleux! Avoir autant de gens pour une première projection ici me satisfait énormément», a réagi Ahmed Benaïssa, l'un des comédiens venus défendre le film en l'absence du cinéaste.
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5th March 2011 16:58 #4
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Samedi 5 Mars 2011 -- Voyage à Alger du cinéaste algérien Abdelkrim Bahloul a obtenu, vendredi soir, le prix de l’Unicef et le prix Signis de l’Association catholique mondiale pour la communication au 22 ème Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Burkina Faso) dans la section prix spéciaux. Le film musical algérien Essaha de Dahmane Ouzid a décroché le prix du système des Nations Unies pour la lutte contre la pauvreté. Le trophée a décerné dans la même section. Le prix de la banque mondiale et le prix de Plan Burkina pour les droits de l’enfant ont été attribués au burkinabé Serge Armel Sawadogo pour son court métrage Bénéré. Le jeune documentariste burundais Eddy Munyameza a décroché le prix du ministère burkinaé de la promotion des droits de l’homme pour Histoire de haine manquée. Le congo-angolais Ed Adamo Kiangebeni a obtenu le prix de la commune de Ouagadougou pour son documentaire, L’eau va à la rivière. Le prix du théâtre Wamdé et de l’Alliance francophone a été attribué au burkinabé Inoussa Kaboré pour son film Linge sale. Le prix de l’espoir de la Loterie nationale du Burkina est revenu au jeune camérounais Lionel Meta pour son court métrage La métaphore du manioc.
Par ailleurs, la Fédération africaine de la critique cinématographique (FACC) a décidé d’attribuer le prix de la critique africaine au tchadien Mahamat Saleh Haroun pour son long métrage Un homme qui crie, déjà primé à Cannes et Dubaï. «Le film gagne grâce à la bande son, et notamment sa musique, une remarquable fluidité. Les quartiers populaires sont filmés avec une grande poésie qu’accentuent les couleurs et les lumières (…). Haroun rappelle, comme le disait Césaire, "un homme qui crie n’est pas un ours qui danse" », expliqué la FACC dans son bulletin. La cérémonie officielle d’attribution des distinctions du FESPACO, dont le prestigieux l’étalon d’or du Yennenga, sera organisée ce soir samedi au stade de Ouagadougou avec un spectacle chorégraphique, Jeunesse en songe, signé par Salia Sanou, le numéro un de la danse contemporaine ouest-africaine.
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6th March 2011 13:46 #5
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Merouane Mokdad :
Dimanche 6 Mars 2011 -- Le Maghreb a dominé la 22e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ougadougou (Fespaco) qui s’est achevé samedi 5 mars. Une douzaine de distinctions est revenue à l’Algérie, le Maroc et la Tunisie. L’Algérie a raflé en tout sept prix grâce notamment à la fiction de Abdelkrim Bahlou, Voyage à Alger. Ce film a obtenu le prix du meilleur scénario, de la meilleure interprétation féminine pour la comédienne Samia Meziane. Il a également décroché deux trophées spéciaux : le prix de l’Unicef et celui de l’Association catholique pour la communication. La comédie musicale Essaha (La place) de Dahmane Ouzid a obtenu le prix de la meilleure affiche du Fespaco ainsi que le prix du système des Nations Unies pour la lutte contre la pauvreté. Autre grande satisfaction : le premier prix, le Poulain d’or, pour le court métrage Garagouz du jeune Abdelnour Zahzah. Ce film, parfait sur le plan esthétique, a déjà obtenu plusieurs autres distinctions dont le premier prix du dernier Festival du film arabe d’Oran en décembre 2010.
Le Maroc a décroché trois prix dont le prestigieux Etalon d’or de Yennenga attribué au cinéaste Mohamed Mouftakir pour Pégase. Cette fiction dramatique a également obtenu le prix du meilleur son alors que la distinction de la meilleure image a été attribuée à la comédie marocaine La mosquée de Daoud Oulad Syad. L’étalon d’argent de Yennenga a été arraché par le long métrage tchadien Un homme qui crie de Mahamat Salah Haroun. L’étalon de bronze est revenu à la comédie ivoirienne Un mec idéal d’Owell Brown. La Tunisienne Mériem Riveil a obtenu le Poulain d’argent pour son court métrage Tabou. Dans la même section, le poulain de bronze a été attribué au malien Daouda Coulibaly pour son film Tinyé Do. La distinction de l’Union européenne est revenue à la burkinabé Sarah Bouyain pour son premier long métrage, Notre étrangère, un film qui explore le thème des métisses dans les sociétés africaines. La cérémonie de clôture du Fespaco s’est déroulée au stade du 4 août à Ouagadougou en présence du président burkinabé Blaise Compaoré.
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6th March 2011 16:56 #6
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March 6, 2011 -- Moroccan director Mohamed Mouftakir's film Pégase (Pegasus) on Saturday (March 5th) won the top prize at Pan-African Film and Television Festival FESPACO, MAP reported. Eighteen feature films vied for the Yennenga Golden Stallion award. Algerian Samia Meziane carried the best actress title for her part in Voyage à Alger (Journey to Algiers) by Abdelkrim Bahloul. The Algerian film also won the best screenplay trophy.







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