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  1. #1
    Al-khiyal is offline Super Moderator
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    Souâd Belhaddad - « Beaucoup de choses à vous djire », Confluences, Paris


  2. #2
    Al-khiyal is offline Super Moderator
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    Mardi 29 Mars 2011 -- Algéritude ou francitude ? Pharmacie catholique ou pressing bouddhiste ? Les préjugés ont la vie dure. Quel bonheur lorsqu'ils nous quittent : cela pourrait être le résumé de «Beaucoup de choses à vous djire», one woman show de Souad Belhaddad programmé à Confluences, à Paris, jusqu'au 10 avril. Personnage central de ce spectacle né en 2002, Fatima, une maman de la première génération d'immigrés algériens, a la tchatche. Et souvent un avis sur tout. «La francitude, l'algéritude, les boucheries musulmanes, la politchique...». Elle vit en France depuis plus de trente ans. Hayat, sa fille, concours de l'Ena en poche, termine un stage de «chargée de com' au ministère de la Visibilité». Elle espère décrocher un «Sidi I» (CDI), comme dit sa mère qui lui demande, en piston, un visa pour Fairouz, la cousine d'Alger. Tout y passe, le racisme, l'obsession de l'origine, la discrimination, la religion, personne n'est épargné. Le pari était risqué mais le public en redemande. Grâce à son humour, Souad Belhaddad transcende les clivages. «Animée par une volonté, dit-elle : faire entendre la parole de l'autre même si elle diverge, tisser des passerelles entre les gens». «Fatima a une fausse ingénuité, elle est consensuelle mais pose des tas de questions. Elle fédère à travers sa personne», poursuit la journaliste et écrivain. Le personnage d'Hayat est né en 2004. «La réalité a rattrapé ma fiction. Hayat a tout bien fait mais elle est restée de côté et va passer ses examens au ministère de la Visibilité». On lui demande si elle a «un frère tué dans une bavure policière», si «elle mange, boit sans porter préjudice à qui que ce soit en étant musulmane», jusqu'au jour où, poussée à bout, elle sort un voile dont elle se recouvre la tête, devenant visible. Essayer de dire, «sans grand colloque et sans ennui», explique Souad Belhaddad, «que la République a un contrat social envers tous ces jeunes et que l'État a le devoir de faire cohabiter les pluralités». Certaines représentations sont suivies d'un débat avec le public.

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