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  1. #15
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Dimanche 2 Décembre 2007 -- Comme si la question linguistique relevait de leurs prérogatives, des députés islamistes ont récemment voulu imposer la transcription de la langue amazigh en caractère arabe.

    Et si les députés des autres formations politiques n’ont pas jugé utile de réagir, il n’en demeure pas moins que des linguistes et autres organisations de la société civile ont dénoncé énergiquement cette manière de proposer les choses à l’hémicycle Zighoud-Youcef. En ce sens, le Mouvement culturel berbère (MCB) a réagi, à travers une déclaration dont nous détenons une copie, pour rappeler à ces parlementaires qu’“une telle proposition est un autre déni des droits historiques du peuple algérien”.

  2. #16
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    Mercredi 26 Décembre 2007 -- Des enseignants de la langue amazighe se sont rencontrés à Boumerdès, dans un séminaire portant sur l’enseignement de cette langue. La rencontre a été organisée par le Haut commissariat à l’Amazighité en collaboration avec le ministère de l’Education nationale. Des spécialistes de la pédagogie du projet de l’Association pour l’amitié des peuples du monde et de l’université de Paris VIII, ont aussi pris part aux travaux de cette journée de formation. Cette formation en est à sa 4e étape regroupant des enseignants de plusieurs wilayas. Il faut savoir que l’enseignement de Tamazight dans l’école algérienne en est à sa 12e année, élargi à 11 wilayas, notons que l’année dernière le nombre d’enseignants de cette langue était de 387.


  3. #17
    Sminette is offline Registered User
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    Apres 12 ans et seulement dans 11 Wilayas sur 49 ???????? ....Je trouves ca tres peu..

  4. #18
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    Dimanche 30 Décembre 2007 -- La “traduction et l’adaptation des œuvres scientifiques et littéraires mondialement connues en langue amazigh” constitue l’axe principal d’une rencontre organisée, hier, à l’initiative de l’Association des enseignants de tamazight de Tizi Ouzou en coordination avec le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA). Cette rencontre de deux jours, à laquelle prennent part un représentant du HCA et des enseignants universitaires, vise le “développement qualitatif et quantitatif des œuvres universelles traduites en langue amazigh, afin de combler le déficit considérable signalé actuellement en matière d’ouvrages pédagogiques par les enseignants et apprenants de cette langue”, indiquent les organisateurs.

    Pour un membre de l’association organisatrice, cette manifestation est également initiée dans l’optique de l’institutionnalisation du prix littéraire du défunt dramaturge Mohia Abdallah pour l’adaptation et la traduction. Le défunt Mohia est connu pour être l’un des précurseurs de l’adaptation des pièces théâtrales les plus connues à l’échelle mondiale en langue amazigh, telles que le Bourgeois gentilhomme de Molière et En attendant Godot de Samuel Beckett. Une série de huit communications est prévue au programme de cette rencontre, dont la plus importante abordera “les conditions et les aptitudes nécessaires exigées chez un traducteur afin d’arriver à une belle et fidèle adaptation”, outre les erreurs et fautes classiques relevées sur certaines traductions célèbres, à l’instar de celles faites sur le roman le Fils du pauvre de Mouloud Feraoun.

    L’absence de dictionnaires de langue amazigh, la faiblesse d’aménagements linguistiques relatifs à cette langue, conjuguées à l’absence de l’encadrement des essais de traductions réalisés jusque-là, ont été citées comme les contraintes principales à la pratique de la traduction vers cette langue, estiment des participants à cette rencontre.

    L’Association des enseignants de tamazight de Tizi Ouzou a organisé, récemment, un concours de dictée en tamazight et une rencontre, l’année dernière, sur les caractères “appropriés” pour la transcription de cette langue, rappelle-t-on.

  5. #19
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    Lundi 31 Décembre 2007 -- L’association des enseignants de tamazight de la wilaya de Tizi Ouzou a initié deux journées d’étude sur la traduction et l’adaptation en langue amazighe, à la maison de la culture Mouloud Mammeri. De nombreux traducteurs et autres spécialistes qui participent à cette manifestation culturelle et scientifique ne manqueront pas de débattre et de réfléchir pour «tenter d’établir un constat sur l’état actuel de la traduction en tamazight et d’essayer de situer la différence entre la traduction et l’adaptation», comme stipulé par les organisateurs dans la problématique de ces journées.

    «Cette rencontre sera, également, l’occasion de voir si notre langue est en mesure de traduire fidèlement tous les textes littéraires et autres écrits dans d’autres langues ou si la pauvreté lexicale de tamazight ne s’oppose pas à cela, d’où le recours à l’adaptation qui représente plusieurs inconvénients», ajoutent encore les responsables de l’association initiatrice de ces journées.

    «L’adaptation ne met-elle pas un frein à la création ex nihilo ? Ne s’approprie-t-elle pas les idées d’autrui pour les insérer dans un contexte historique et culturel différent du contexte originel ? L’adaptation qui, en tentant de contourner les problèmes que pourrait rencontrer une traduction, notamment sur le plan lexical, ne fige-t-elle pas notre langue en freinant la modernisation de son lexique ?» C’est à toutes ces questions que les différents participants, entre membres de l’association et spécialistes, vont tenter de répondre lors de ces deux journées, expliquent les organisateurs.

    Et ce sont là des questions importantes qui traitent d’un sujet tout aussi important, surtout que la traduction «reste l’unique moyen permettant l’intercompréhension entre les différentes langues et cultures» et «peut être considérée comme l’un des facteurs favorisant l’épanouissement des civilisations». Mais, l’aspect le plus important qui a poussé les enseignants de tamazight à initier cette rencontre est, selon la déclaration du président de l’association Mehenna Boudinar, «le besoin en textes universels et variés, constaté par les enseignants depuis l’introduction de tamazight dans le système éducatif algérien».

    Cette déclaration faite, samedi dernier, à l’ouverture de la rencontre, et ce, après la minute de silence observée à la mémoire de l’enseignant syndicaliste Redouane Osmane, a inclus également un autre constat : le président de l’association des enseignants de tamazight de la wilaya de Tizi Ouzou a regretté le fait que ce genre de rencontres soit l’initiative des enseignants. «Ce n’est pas aux enseignants d’organiser ce genre de manifestations. Ce sont les institutions publiques et l’université qui doivent s’impliquer et avoir une politique dans ce sens, c’est-à-dire de traduction et d’adaptation», dira M. Boudinar avant le lancement des travaux de ces jours animés par des spécialistes autour de la traduction et de l’adaptation.

    «Traduction ou adaptation : une affaire d’époque», «Traduction, création et champs littéraires kabyle», «Vers une traductologie amazighe, quelques éléments d’approches» et «Traduction et adaptation vers le kabyle, problème d’esthétique et de poétique» sont, entre autres, les thèmes qui font l’objet de débats lors de ces deux journées et qui sont proposés par des enseignants, spécialistes et autres traducteurs comme El Madjid Sadeg, Mohand Akli Salhi, Mohand Tilmatine et Saïd Chemakh, avec d’autres venus de différentes universités et institutions.


  6. #20
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    Mercredi 2 Janvier 2008 -- Traduire ou adapter en langue amazighe est le thème des deux journées d’étude organisées au début de la semaine dernière, à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri par l’association des enseignants de langue amazighe de la wilaya de Tizi Ouzou.

    Les chercheurs et les enseignants qui ont pris part à cette rencontre ont été unanimes à dire que la traduction vers cette langue est encore à l’état embryonnaire et que beaucoup de choses restent encore à faire avant de parler d’une traduction digne de ce nom.

    Le premier intervenant-M. Sadeg El-Madjid, un enseignant au département de langue amazighe l’université de Tizi Ouzou a précisé que cette dure tâche a été laissée aux enseignants sans que les chercheurs du domaine linguistique ne s’y mettent et ne tentent d’enrichir la langue pour arriver à une véritable traduction.

    C’est cette raison également qui était la cause de l’échec de tous les essais effectués par certains enseignants. Autrement dit, cette langue, a tenu à signaler M. Sadeg, n’a pas atteint le niveau nécessaire à la traduction. Pour sa part, M. Aziri, sous- directeur à la recherche au Haut commissariat à l’amazighité, a analysé une traduction du roman de Mouloud Feraoun, le Fils du pauvre.

    L’intervenant a expliqué q’une telle traduction n’a pas respecté les règles internationalles. L’auteur de cette expérience s’est permis d’amputer certains paragraphes qu’il n’arrivait pas à traduire et a traduit d’autres passages en utilisant des mots qui portent atteinte au sens.

    Et, parfois, ajoute-t-il, il s’est même permis d’introduire des phrases qui n’existent pas dans l’écrit de Feraoun. Ce genre de pratiques ne doit pas avoir lieu dans une traduction car le traducteur est censé comprendre le texte et maîtriser la langue, contrairement à l’adaptation où on se contente de reprendre l’idée.

    C’est d’ailleurs cette deuxième option, l’adaptation, qui est la plus utilisée dans notre langue, précisent d’autres intervenants. A cause de la pauvreté lexicale de la langue, les spécialistes recourent à l’adaptation. L’exemple de Mohand Ouyahia qui a adapté une vingtaine de pièces théâtrales de plusieurs langues démontre la facilité et la dominance de ce deuxième créneau sur la traduction.

    Et, même dans l’adaptation, Mohia a toujours opté pour des thèmes qui se rapprochent de la réalité de la vie quotidienne en Kabylie. M. Salhi a d’ailleurs apporté un rectificatif aux créateurs du prix «Mohia di tsugilt» ou «Mohia dans la traduction» qui devrait être lancé aujourd’hui à la fin des travaux, en précisant que Mohand Ouyahia n’a jamais fait dans la traduction mais uniquement dans l’adaptation.

    Le prix doit ainsi prendre le nom de Mohia dans l’adaptation au lieu de la traduction. En somme, la langue nécessite en premier lieu un enrichissement et un travail de fond pour qu’elle puisse répondre aux besoins de la traduction, notamment sur les plans lexical et grammatical.


  7. #21
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