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  1. #57
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    L'Olympe des infortunes de Yasmina Khadra

    Après sa trilogie politique autour des conflits du Moyen-Orient (Les Hirondelles de Kaboul, L’Attentat, Les Sirènes de Bagdad), après un grand roman d’amour (Ce que le jour doit à la nuit), Yasmina Khadra, qui ne craint pas les changements de registre, met toute sa verve romanesque au service d’une fable corrosive qui nous plonge dans l'univers des clochards, plein de tendresse, de cocasserie, de rêves invraisemblables et de terribles déconvenues. Coincée entre une décharge publique et la mer, hors du temps et de toute géographie, l'Olympe des Infortunes est un terrain vague peuplé de vagabonds et de laissés-pour-compte ayant choisi de tourner le dos à la société. Là vivent Ach le Borgne, Junior le Simplet, Mama la Fantomatique, le Pacha, sa cour de soûlards et bien d'autres personnages aussi obscurs qu'attachants. C'est un pays de mirages et de grande solitude où toutes les hontes sont bues comme sont tus les secrets les plus terribles. Ach le Borgne, aussi appelé « le Musicien » parce qu’il sait, en quelques accords de banjo, faire chanter la lune, a pris sous son aile un jeune et naïf va-nu-pieds qui lui voue une admiration sans limites. Auprès de Ach, Junior s’initie à la philosophie des Horr. Le Horr est un clochard volontaire qui a pris le parti de vivre en marge de la ville en rejetant toutes ses valeurs : argent, travail, famille. Refusant jusqu’à la mendicité, le Horr se croit libre de toute attache. Mais lorsqu’une affection, souvent plus profonde qu’il n’y paraît, vient à naître entre les membres de cette communauté d’ivrognes et de bras-cassés, tout détachement s’avère alors bien illusoire. Immoraux, pourrissant dans leur déchéance, les personnages de ce récit n’en sont pas moins sublimes. À travers cette galerie de portraits bigarrés, se dégage une dimension symbolique où l’esprit de solidarité, le sens du compagnonnage qui règnent chez les Horr contrastent avec la violence et l’individualisme de la société moderne. Il fallait tout le talent de conteur de Khadra, et la splendeur imagée de sa langue, pour transformer le prosaïsme rebutant de l’univers des clochards en un monde hautement poétique, où l’onirisme surgit derrière les détritus. On l’aura compris, L’Olympe des infortunes est une métaphore qui dénonce avec force la décadence de notre civilisation. Yasmina Khadra se pose en moraliste de notre temps et le constat qu’il livre n’est pas flatteur : les âmes perdues ne sont pas celles que l’on croit. Et l’enfer, lui, n’est jamais où on l’attend.

  2. #58
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    Lundi 4 Janvier 2010 -- Pour la rentrée littéraire de la nouvelle année, les éditions Julliard mettent sur le marché le dernier ouvrage du romancier algérien Yasmina Khadra, l’Olympe des infortunes. De son vrai nom Mohamed Moulessehoul, l’auteur décrit un monde de marginaux vivant dans une décharge publique. Dans son nouveau roman, il ouvre une galerie de portraits et de personnages vivant différemment leur marginalité et posant un regard personnel sur le monde. Dans la présentation de l’éditeur, nous lisons : «Yasmina Khadra met toute sa verve romanesque au service d’une fable corrosive qui nous plonge dans l’univers des clochards, plein de tendresse, de cocasserie, de rêves invraisemblables et de terribles déconvenues.» Après Ce que le jour doit à la nuit (2008), Sirènes de Bagdad (2006), l’Attentat (2005) et Hirondelles de Kaboul (2002), le voilà qu’il se lance dans une fable sur la décadence de notre civilisation. Enclavée entre une décharge publique et la mer, hors du temps et de toute géographie, l’Olympe des infortunes est un terrain vague peuplé de vagabonds et de laissés-pour-compte qui ont choisi de tourner le dos à la société. Ach le Borgne, Junior le Simplet, Mama la Fantomatique, le Pacha, sa cour de soûlards et nombre d’autres personnages sont aussi obscurs qu’attachants. Nous sommes dans un pays de mirages et de grande solitude, où toutes les hontes sont bues comme sont tus les secrets les plus terribles. Ach le Borgne, appelé aussi «le Musicien» parce qu’il sait, en quelques accords de banjo, faire chanter la lune, a pris en charge un jeune et naïf va-nu-pieds qui lui voue une admiration sans limite. Auprès de Ach, Junior s’initie à la philosophie des Horr. Le Horr est un clochard volontaire qui a pris le parti de vivre en marge de la ville en rejetant toutes ses valeurs : argent, travail, famille. Refusant jusqu’à la mendicité, le Horr se croit libre de toute attache. Mais lorsqu’une affection, souvent plus profonde qu’il n’y paraît, vient à naître entre les membres de cette communauté d’ivrognes et de bras cassés, tout détachement s’avère alors bien illusoire. Immoraux, pourrissant dans leur déchéance, les personnages de ce récit n’en sont pas moins sublimes. Dans ce récit poétique, il y a une dimension symbolique. L’esprit de solidarité, le sens du compagnonnage des Horr contrastent avec la violence et l’individualisme de la société moderne. L’Olympe des infortunes est une métaphore qui dénonce avec force la décadence de notre société actuelle. Pour l’auteur, les âmes perdues ne sont pas celles que l’on croit.

  3. #59
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    PARIS, Mardi 26 Janvier 2010 -- L'auteur algérien Mohamed Moulessehoul, alias Yasmina Khadra, figure parmi les 30 écrivains étrangers invités d'honneur du Salon international du livre de Paris, prévu du 26 au 31 mars prochain. Cette manifestation, l'une des plus importantes au monde dans son genre, célèbre cette année son 30e anniversaire. Ses organisateurs ont invité à cette occasion 90 auteurs dont 30 étrangers parmi lesquels figurent Yasmina Khadra et l'égyptien Alaa Al Aswany, ce dentiste de profession qui a signé trois best-sellers, L'Immeuble Yacoubian, Chicago et J'aurai voulu être égyptien.

  4. #60
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    PARIS, Mardi 26 Janvier 2010 -- L'auteur algérien Mohamed Moulessehoul, alias Yasmina Khadra, figure parmi les 30 écrivains étrangers invités d'honneur du Salon international du livre de Paris, prévu du 26 au 31 mars prochain. Cette manifestation, l'une des plus importantes au monde dans son genre, célèbre cette année son 30e anniversaire. Ses organisateurs ont invité à cette occasion 90 auteurs dont 30 étrangers parmi lesquels figurent Yasmina Khadra et l'égyptien Alaa Al Aswany, ce dentiste de profession qui a signé trois best-sellers, L'Immeuble Yacoubian, Chicago et J'aurai voulu être égyptien.
    J'y serai certainement, si je ne zappe pas les dates.

  5. #61
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    Yacine Farah :


    Mardi 2 Février 2010 -- Après sa trilogie politique autour des conflits secouant le Proche-Orient, avec notamment trois livres, les Hirondelles de Kaboul, l’Attentat et Les sirènes de Baghdad, l’écrivain algérien Yasmina Khadra a, dans son dernier roman L’Olympe des infortunes (Edition Julliard) changé radicalement de registre. Il a fait une plongée profonde dans le monde des marginaux et des laissés-pour-compte de la société moderne. Un long voyage dans le royaume des clochards, ce monde plein de tendresse et de rêves insoupçonnés, contrairement à ce que pourrait penser le commun des mortels. L’histoire se passe à la lisière de la ville, hors du temps et de toute géographie, sur un terrain vague proche de la mer. C’est là où une bande de copains a pris ses quartiers, choisissant de tourner le dos aux sarcasmes de la société et aux regards impitoyables et méchants de ses habitants. Pourquoi donc une telle fuite en avant ? Pour Yasmina Khadra, la clochardisation est la même en France ou ailleurs. « Il y a une sorte de renoncement qui fait qu’un être humain coupe tous les ponts avec la société et essaye de s’inventer un nouvel univers », explique-t-il, avant d’ajouter dans une interview à une télévision internationale : « Dans cette décharge (allusion à l’endroit ou se déroule l’histoire du roman), il y a une sorte d’abjuration. Les marginaux qui y vivent en dehors de la société se croient finalement libres, alors qu’en réalité, ils sont les otages de leur propre décomposition. »

    Yasmina Khadra, qui a tenté de se mettre dans la peau d’un clochard, avoue néanmoins être resté à la périphérie de ce monde incompréhensible et difficile à pénétrer. Ainsi, pour satisfaire sa curiosité, il a entrepris d’écrire ce livre qui met en exergue la solidarité, l’amour et le compagnonnage sans faille qui caractérisent souvent le milieu des clochards. Loin de l’individualisme et de l’égoïsme de la société moderne que la publicité et les spécialistes en marketing ne cessent de promouvoir à longueur de journée, L’Olympe des infortunes dénonce finalement les travers et les contradictions de la société contemporaine. Il fait également le procès de l’homme qui ne pense qu’a sa petite personne au détriment de l’intérêt général. C’est un pamphlet contre notre civilisation qui ne produit que désolation et injustices. « J’ai cherché dans mon dernier livre à comprendre pourquoi l’homme est devenu l’ennemi de lui-même, comment voit-il demain et comment a-t-il perdu les valeurs qui étaient les siennes ». Traduit déjà dans plus de 30 langues, L’Olympe des infortunes a toutes les chances de connaître le même sort. Ecrit dans un style corrosif mais généreux décrivant la réalité des clochards avec force détails, Yasmina Khadra marque un retour vers ses premiers amours littéraires. « J’avais peur de m’enfermer dans une catégorie d’auteurs. On a dit de moi que j’étais un écrivain ‘‘politique’’ et aussi ‘‘d’histoire’’, alors que moi je ne fais que de la fiction. J’aime créer de nouveaux univers, de nouveaux personnages pour ensuite leur insuffler un destin ».

  6. #62
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    Jeudi 4 Mars 2010 -- L’écrivain algérien Yasmina Khadra a récemment rejoint la direction de la maison d’édition française « Après la lune » en se portant acquéreur de 29% de ses parts, 34% sont détenues par l’éditeur et écrivain Jean-Jacques Reboux auteur du livre De Gaulle, Van Gogh, ma femme et moi (2006). Le reste des parts est divisé entre les autres actionnaires. La maison d’édition a, par ailleurs, annoncé après la signature du contrat avec l’auteur de Morituri, son intention de lancer prochainement une série de parution concernant la littérature maghrébine, qui sera menée par Yasmina Khadra, en plus de l’activité principale de la maison d’édition c’est-a-dire la publication de romans policiers.

  7. #63
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    Sonia Lyes :


    Dimanche 7 Mars 2010 -- Depuis quelques mois, des responsables algériens occupant des postes officiels à l’étranger ont pris l'habitude de commenter l’Histoire. Après le recteur de la Grande mosquée de Paris qui, il y a un an, provoquait la polémique avec ses propos élogieux sur Israël, c’est au tour de Yasmina Khadra de susciter la controverse. Mercredi dernier, le directeur du Centre culturel algérien (CCA) de Paris a usé d’un langage particulièrement dur pour parler des Algériens et des relations algéro-françaises. Commentant le débat actuel en Algérie sur l’écrivain Albert Camus, Yasmina Khadra, dans un entretien à nos confrères de l’Expression, a décrit les Algériens comme « des êtres sans relief et sans réelles convictions ».

    « Des êtres forgés dans la suspicion chimérique, de grandes gueules aux bras écourtés, fainéants impénitents, terrés au fond des nullités et des absences insalubres, sordides jusque dans leurs «nobles» pensées. Les a-t-on jamais vus se rassembler autour d’un idéal probant? Les a-t-on jamais vus honorer un héros, un chantre ou bien un martyr? Ils sont là, les doigts dans le nez, à ne rien fiche de la journée, et dès qu’il y a l’ébauche d’une initiative, ils s’extirpent de leur sommeil post-digestif pour ruer dans les brancards », poursuit l’écrivain.

    Pour le directeur du CCA, « la guerre est finie ». « Il est question de regarder plus loin que le bout de notre nez. Il est impératif de lire Camus pour comprendre ce que nous avons été sous le joug colonial, et ce que nous sommes devenus aujourd’hui, c’est-à-dire des êtres sans relief et sans réelles convictions », a-t-il encore décrété. En plein débat en Algérie sur la criminalisation du colonialisme, les anciens moudjahidine torturés comme Djamila Bouhired et les victimes des essais nucléaires apprécieront.

    Selon le décret présidentiel de sa nomination, Yasmina Khadra a le statut « d’ambassadeur en charge du Centre culturel algérien à Paris ». Il y a quelques années, il affirmait dans un journal italien qu’il était « plus connu que l’Algérie ». Aujourd’hui, il qualifie ses compatriotes de fainéants aux grandes gueules. On attend avec impatience la prochaine sortie médiatique de notre ambassadeur…

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