Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Results 1 to 2 of 2
  1. #1
    Al-khiyal is offline Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    L’Etablissement Arts et Culture rend hommage à Laadi Flici


    Mercredi 27 février 2008 -- «C’était un homme généreux, un homme de combat et de lettres», diront la plupart des amis du défunt docteur, écrivain et poète Laadi Flici, dans une conférence organisée par l’Etablissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger, en hommage à l’homme aux multiples facettes.

    La rencontre, qui a eu lieu lundi dernier à la médiathèque Bachir Mentouri, a regroupé quelques amis et la famille Flici, pour que nul n’oublie ce pédiatre et écrivain qui a refusé de quitter l’Algérie, et surtout pas sa Casbah, cité où il a vu le jour, et où il a était assassiné en 1993. «Il est mort, dans la même chambre où il est né. Il me disait toujours : “Je suis en sécurité à la Casbah plus que nulle part ailleurs”», dira sa veuve Fatma-Zohra Flici.

    Faisant une esquisse de la vie et l’œuvre du défunt, Rachid Mokhtari dira que «Laadi Flici, né le 12 novembre 1937, à la Casbah, a milité pour la cause algérienne dès son jeune âge. Après l’indépendance, il reprend le chemin de la faculté d’Alger pour poursuivre ses études en médecine qu’il avait interrompues».

    Concernant ses ouvrages, l’intervenant affirmera qu’«il était un écrivain et un poète» et citera quelques œuvres telles Qui se souvient de Marguerite, paru en 1984, la Passion humaine, les Mercenaires et la Houle, paru en 1982. Le défunt Laadi a aussi donné beaucoup de conférences sur Albert Camus, précisera le conférencier.

    Après M. Mokhtari, le professeur Kaci Hadjar, chef de service de gynécologie obstétrique à l’hôpital de Bologhine, à Alger, prendra la parole pour souligner les qualités humaines et professionnelles du médecin qui était à l’écoute de ses malades, de ses confrères et de toute personne qui le sollicitait. C’était aussi un militant combatif et convaincu.

    A ce propos, le Pr Hadjar dira : «C’est après l’indépendance que j’ai connu Laadi, comme un aîné à la faculté de médecine, il émergeait des balcons du boulevard Amirouche pour des contestations et l’amélioration des conditions des étudiants. C’était un homme qui n’avait pas peur de ses idées, il savait très bien ce qu’il revendiquait.» C’était aussi un «homme extrêmement bon», précisera le professeur.

    En ce sens, Hadjar parlera à l’assistance de ses visites au cabinet de Laadi Flici, qui se trouvait à la Casbah. «Plusieurs fois j’ai assisté à ses consultations et, à la fin, les patients sortaient sans payer, et quand je lui faisais la remarque, il me disait : “L’argent n’est pas tout.”» Laadi donnait des leçons aux autres par sa générosité et sa bonté, et le seul hommage qui sera à sa grandeur «est que les autorités l’immortalisent par une stèle», conclut l’intervenant.

    Quant à Ali Mebtouche, il dira que c’était un homme proche du peuple, et il portait la Casbah dans son cœur. Il avait l’esprit de famille, et aimait partager ses joies et ses peines avec ses amis. Dans le même contexte, Slimane Cheikh confiera : «C’était le médecin du peuple, il soignait le corps et l’âme de ses patients», et la meilleure manière de lui rendre hommage, selon lui, est que ses amis se rassemblent et continuent son œuvre.

  2. #2
    Al-khiyal is offline Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    Mercredi 27 février 2008 -- La dimension artistique et humaine du regretté Lâadi Flici a été évoquée par ses amis et proches, lors d’une cérémonie organisée par l’Etablissement Art et Culture en hommage à cet homme de lettres. Lors de leurs prises de parole, les participants à cet hommage posthume ont mis l’accent sur le parcours exceptionnel de l’homme tant pour la qualité de son œuvre que pour son combat nationaliste.

    «15 années après sa disparition, Lâadi Flici inspire encore le respect dû naturellement à un homme qui consacra sa vie au service du peuple», a soutenu l’ancien ministre de l’Education, M. Slimane Cheikh. «Flici était un homme de devoir. Toute son existence a été dédiée à l’accomplissement de devoirs qu’ils soient patriotiques, nationalistes, politiques ou humanitaires», a-t-il encore affirmé.

    De son côté, le Dr Kaci Hadjar, un ami proche du regretté Flici, a indiqué que ce dernier «était un homme de culture, de patriotisme», soulignant que «le caractère littéraire ne l’a jamais emporté sur le combat politique de cet homme qui a toujours milité pour ses idées progressistes».

    De cette amitié, qui a duré une trentaine d’année, M. Hadjar témoigne également de l’humilité et de la générosité de l’homme, traits de caractère parmi les plus importants qu’il garde de lui, expliquant que «Flici soignait, souvent, gratuitement ses patients».

    Pour sa part, M. Ali Mebtouche, un ami d’enfance du défunt, a relevé «l’esprit de famille qui a toujours animé Lâadi Flici», affirmant que le regretté partageait tout avec ses proches, ses joies, ses peines, ses idées et son engagement politique.

    Le journaliste et écrivain Rachid Mokhtari a préféré évoquer la parcours littéraire du défunt, rappelant qu’«il a été prolifique dans sa production», citant, à ce titre, quelque œuvres de Flici, dont la Démesure et le Royaume, les Mercenaires, les Feux de la rampe et Qui se souvient de Marguerite.

    Cette cérémonie, qui s’est déroulée en présence de la famille du regretté, a été marquée par la lecture de certains de ses poèmes et par une exposition de ses photos et de ses livres.

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts