Mercredi 14 mai 2008 -- Avec Le Dernier maquis, Rabah Ameur -Zaïmeche achève un long métrage qui évoque les rapports de force, de clan, et de lutte de classes qui caractérisent la France d’aujourd’hui et qu’il tend inlassablement à dénoncer. Dans son dernier film, Dernier Maquis qui sera présenté au Festival de Cannes cette année et ce, dans le cadre de la sélection issue de «La Quinzaine des réalisateurs», Rabah Ameur-Zaïmeche brosse un tableau de l’Islam en France, un projet qu’il préparait depuis plusieurs années. Un sujet, d’emblée, sensible qui ne manquera pas de faire parler de lui.... Dans Dernier maquis, l’histoire se passe au fond d’une zone industrielle à l’agonie. Un patron musulman, alias Fellag, possède une entreprise de réparation de palettes et un garage de poids lourds. Il décide d’ouvrir une mosquée et désigne, sans aucune concertation, l’imam.
A nouveau coproduit par Sarrazink (la société de production de RAZ) et par Margaret Menegoz des Films du Losange, et coécrit avec Louise Therme, le film suivra aussi le personnage de Titi (Christian Milia-Darmezin), un jeune mécanicien qui se convertit à l’Islam et travaille dans ce garage de poids lourds, dirigé par ce patron. Son frère Mao (Rabah Ameur-Zaïmeche), le contremaître et ses ouvriers musulmans sont tenus de la fréquenter. Après avoir assisté à quelques prêches, Mao et les mécaniciens (parmi lesquels Abel Jafri) s’élèvent contre l’imam imposé par le patron et préfèrent prier ensemble sur leur lieu de travail. Quand le patron les surprend, de rage, il humilie son frère sous les yeux de ses employés. Mao réclame alors le partage de l’entreprise familiale pour organiser le garage à sa façon.
Devant le refus catégorique de son frère, soutenu par les mécaniciens, il réquisitionne le garage. Une lutte s’engage qui se termine tragiquement par la mort accidentelle de Titi. Sotigui Kouyaté, dans le rôle de gardien du garage, et Nathalie Richard, en prostituée de la zone industrielle, complètent le casting. Dernier Maquis est un projet porté de longue date par RAZ qui, au moment de la sortie de Bled Number One précisait sa démarche: «J’ai aussi écrit un scénario, Dernier Maquis, l’histoire d’un Portugais qui se convertit à l’Islam. Un polar à la Melville avec la patate des cinéastes américains des années 70, type Cassavetes, inspiré de l’histoire du gang de Roubaix et du trajet de Khaled Kelkal. Je me suis fait jeter du CNC. Le projet tombait à un mauvais moment avec le débat sur le voile et une stigmatisation générale de l’Islam. Sans doute, le script n’était tout simplement pas abouti. Je me suis dit qu’il fallait plutôt se tourner vers le pays des origines, l’Algérie, retour aux sources important également pour comprendre le désarroi parfois de la population maghrébine en France, prise entre deux strates civilisationnelles.»
Avec un jeu de rôles subtil et une manière de tourner à la Kassovitz, Rabah Ameur- Zaïmeche finit par se distinguer des autres jeunes réalisateurs de sa génération. A une exception près. La pertinence des dialogues de ses films et l’errance de ses personnages, son recours à la recherche d’un esthétisme qui, en ayant recours à des «moyens bruts» faute de moyens justement, mêlant l’esprit du documentaire à la fiction, n’est pas sans rappeler un autre réalisateur algérien confirmé, Tariq Teguia qui, par son souci du détail, et surtout par ses thématiques, tend à prendre de façon minimaliste le pouls de sa société sous un angle singulier. Une façon aussi de se raconter en se faisant le miroir de cette société d’aujourd’hui à travers sa jeunesse perdue, oisive ou qui rêve de partir. Bref, en quête d’un avenir meilleur, d’où la violence sous-jacente qui entoure le scénario comme cet halo de lumière à la fois obsessionnelle et aveuglante qui trace un sillon rouge sur le chemin de ces deux jeunes gens dans Roma oula N’touma...Dans Bled Number One, cette violence est bien omniprésente à travers les images. Elle est aussi suggérée en filigrane, enfin, comme pour montrer le drame qui secoue nos sociétés, a fortiori maghrébines.
En ce sens, Dernier maquis se veut le pendant logique de Bled Number One et Wesh Wesh. Pour rappel, Rabah Ameur Zaïmeche a, à son actif, aussi le film Wesh Wesh (2001), réalisé à l’aide d’une simple caméra DV, sur un sujet sensible: la difficile réinsertion dans le monde du travail d’un ancien délinquant. Il prend pour cadre de son histoire la cité des Bosquets, en Seine-Saint-Denis, qu’il connaît bien...
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15th May 2008 17:18 #1
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Le Dernier maquis
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18th May 2008 15:42 #2
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Howard Feinstein:
Cannes, May 18, 2008 -- Rabah Ameur-Zaimeche has addressed the schizoid nature of the clash of French and Algerian cultures before, most notably in the lovely Bled Number One, set in a small Algerian village. In Adhen, traditional religion comes up against contemporary capital in a factory that makes red pallets and repairs trucks in a depressing industrial zone just outside Paris. There is so little structural tension in the film, however, that one might characterise its tempo as dramatic slack. The subject might have made for a thoughtful documentary, but as fiction Adhen is an exercise in ennui. Moving beyond a limited Gallic audience seems an almost impossible challenge.
Ameur-Zaimeche always acts in his own films, and here he plays factory owner, Mao, who builds a mosque for his workers, emphasising the link between labour and devotion to Allah. The men argue over who should be imam, but in terms of any significant narrative disruption, their debate is but a blip. Only in the final section of the film, after Mao announces that he is closing the business on account of financial losses, does the plot pick up some steam. The spiritually-oriented labourers, threatened with loss of jobs, decide to organise and become uncharacteristically violent. "They'll let us build mosques but they won't let us unionise," says a mechanic. A nice touch here is the revelation of a split between sub-Saharan Africans, so grateful for employment that they refuse to strike, and the activist Maghreb Arabs, more inclined to resist what they consider exploitation.
The director attempts to add some spice to the story line with a couple of shocking scenes that are more disgusting than effective. One involves the botched self-circumcision of a naïve imam wannabe; the other is a prolonged sequence about a trapped rodent. Both feel tacked on, as if Ameur-Zaimeche himself felt the film was too boring.
The film-maker does have a good eye: the various ways in which the pallets are stacked make for some interesting geometric compositions, and the ultimate, nocturnal scene is stunning. He also has a good ear: Ambient sounds, such as the drone of passing planes, give much-needed texture to the enterprise.
The title is the name of a character with a beautiful voice who chants in the factory's mosque. Maquis is a scrub of Mediterranean shrubs, supposedly used on occasion for hiding.
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13th December 2008 21:09 #3
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December 13, 2008 -- The latest film from Algerian-French director Rabah Aimeur-Zaimeche, Adhen: Dernier Maquis, is set in an industrial yard that becomes a strangely beautiful setting for a dispute among Arab and African Muslim immigrants in the Paris suburbs.
The director and his brother, both actors in the film, will be present at the DIFF screenings to answer questions from the audience.
The boss of the yard-played by the director himself-is nicknamed 'Mao' by the workers, since his leadership style is to feign interest in the workers' welfare so that they will not ask for higher wages or benefits.
Mao's latest trick is to convert one of the warehouse rooms into a mosque, which they appreciate, but suspect is another tactic to pacify them. His mistake is to choose the Imam without consulting them, which sets the men against him and each other in an amusing and poetic exploration of religion and the North African immigrant experience.
Aimeur-Zaimeche's previous films include the award-winning Wesh-Wesh and Bled Number One, and Adhen has met with similar success thus far- the film was selected for the Cannes Director's Fortnight and has shown in the world's most prestigious festivals.
Adhen will screen at DIFF on Sunday, December 14 at 21:30, and on December 16 at 16:00, both at Cinestar Mall of the Emirates.
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19th December 2008 22:21 #4
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Vendredi 19 decembre 2008 -- Le film Mascarades du jeune réalisateur algérien Lyes Salem a obtenu le Muhr d'or, la plus importante récompense du festival international du film de Dubaï, ont annoncé vendredi les organisateurs. Le film intitulé Maskhara en arabe, qui avait reçu en novembre le prix du meilleur film arabe au festival du Caire, a également été récompensé du prix de la critique internationale, lors de la clôture jeudi soir de la cinquième édition du festival de Dubaï.
Un autre film algérien, Adhen, le dernier maquis de Rabih Ameur Zaimeche a obtenu le prix spécial du jury et les prix de la meilleure musique et du meilleur montage.
Au total, 181 films de 66 pays ont été diffusés lors de cette édition, présentée par les organisateurs comme une vitrine sur les cinémas du monde.







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