La mort, l’adultère : il faut avoir l’âge pour admettre. Est-ce assez, dix-sept ans ? Le père de Nour va mourir, et c’est sa mère qui les a trompés. L’Autre s’appelle Eugène. Bientôt, il volera la place de celui qui s’en va, si personne ne fait rien. Je dois le retrouver. Je dois tout remettre en ordre. Alors elle le retrouve, sans peine. Mais voilà, Eugène a les yeux bleus. Et ça, ce n’était pas prévu.
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Thread: Najet Ghaouti :
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9th June 2008 21:09 #1
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9th June 2008 21:09 #2
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Lundi 9 juin 2008 -- Elle a été la plus jeune auteure de la rentrée littéraire en 2005, avec son roman Nour ("la lumière", en arabe), publié chez Jean-Claude Lattès. Najet Ghaouti, 22 ans, est aussi étudiante à la Sorbonne, licence de cinéma en poche, élève du cours Florent, la célèbre école de théâtre... Et, depuis le 31 octobre 2007, la jeune Algérienne est sans papiers.
Arrivée seule en France en 2002 (elle était âgée de 17 ans), elle doit, chaque mois de septembre, se rendre au centre des étudiants étrangers - qui dépend de la préfecture de police de Paris - pour renouveler son titre de séjour. D'habitude, elle repart avec sa nouvelle carte.
Mais voilà, fin 2007, ça coince. L'administration lui dit que son cas va être examiné. Les semaines passent et son titre arrive à échéance. Najet Ghaouti rappelle le centre, demande des rendez-vous. Rien. Quatre mois plus tard, la réponse arrive dans une lettre datée du 14 février : l'administration lui délivre, dans un recommandé, une OQTF, une obligation à quitter le territoire français. La raison ? Pour la deuxième fois, elle n'a pas validé sa quatrième année universitaire.
"Je n'ai pas pu, assure la jeune auteure. Mais ce n'est pas comme si je n'avais rien fait." Entre-temps, elle a passé le concours de la réputée école de cinéma, la Fémis (qu'elle a raté). Il y a eu la promo de son livre à la télé et dans des salons, la sélection d'entrée au cours Florent, son stage comme assistante-réalisatrice dans un long métrage : Dilop, la goutte d'eau, d'Ahmet Zirek...
Ses proches s'offusquent de ce refus administratif. "Najet a rendu publique sa preuve d'intégration en publiant un livre dans une grande maison d'édition", s'emporte un ami. "La France l'accuse de profiter du système car elle n'obtient pas les résultats attendus, argue sa soeur, Meriem Ferrigno. Mais c'est une artiste. Tout ce qu'elle fait gravite autour de ce monde."
Que faire ? Une requête devant le tribunal administratif pour annuler l'arrêté de police. Prendre un avocat, constituer un dossier, accumuler les preuves de son intégration, "justifier le sérieux des études", selon son conseil, Pierre-Paul Saulou, pour que la France revienne sur sa décision. L'audience a été fixée au 2 juillet. Toute sa famille, qui réside au Maroc, a déjà ses billets d'avions.
En attendant, la jeune fille empile les courriers de soutien. Denis Bouchain, son prochain éditeur chez Plon, est affirmatif : "Les bons auteurs sont rares, et Najet a une voie dans l'écriture." Frédéric Montfort, secrétaire général du cours Florent, assure qu'il serait "extrêmement dommageable que tout s'arrête pour elle. C'est une actrice en devenir. Même Monsieur Florent l'a remarquée à une audition". Son professeur à la Sorbonne, des producteurs chez qui elle a été en stage... tous affirment qu'elle doit rester pour s'accomplir.
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2nd July 2008 17:27 #3
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Mercredi 2 juillet 2008 -- La jeune romancière algérienne Najet Ghaouti, qui était menacée d'expulsion, a été convoquée à la préfecture de Paris pour être régularisée, a annoncé mercredi à l'AFP son avocat, Me Pierre-Paul Saulou.
"Ma cliente a reçu cette bonne nouvelle dans un courrier mardi, on ignore si ce revirement est dû à un réexamen objectif de sa situation ou à la peur d'une mauvaise publicité car le cas de Najet Ghaouti avait bénéficié d'une importante couverture médiatique", a ajouté l'avocat.
Mme Ghaouti avait déposé une requête en annulation contre le non renouvellement de son titre de séjour devant le tribunal administratif de Paris qui devait être examinée mercredi.
Française de coeur, l'écrivain qui a publié en 2005, à l'âge de 20 ans, un premier roman remarqué, Nour (Ed. Jean-Claude Lattès), était devenue une étrangère en situation illégale en février 2008, invitée alors à quitter le territoire.
Elle avait omis de valider son master 1 de cinéma à l'université de Paris I deux années de suite. "Je ne me place pas en victime, j'ai commis une bourde", reconnaissait-elle récemment, interrogée par l'AFP.
"Mais si je n'ai effectivement pas rendu les articles de recherche pour mon master, je n'ai pas rien fait. J'avais la promotion de mon livre, j'ai été assistante sur des plateaux de tournage au cinéma et au théâtre", argumentait-t-elle. Et pour boucler son budget, elle donnait à domicile "des cours de français, pour l'ironie de l'histoire".
Najet Ghaouti est depuis la rentrée 2007 élève au cours Florent, école de formation des comédiens, espérant y suivre une scolarité complète (trois ans). Par ailleurs, elle travaille à un deuxième roman, L'attente.
Née en Algérie, élevée au Maroc et arrivée à 17 ans à Paris, Najet Ghaouti se sent "clairement Française": "pour moi, la France et le français, c'est la même chose, j'ai trouvé mon élément ici, ailleurs, je suis une étrangère".







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