WASHINGTON, August 9, 2008 (AFP) — Mahmoud Darwish, widely considered one of the greatest Palestinian poets, died Saturday in a US hospital following open-heart surgery, hospital officials told AFP.
"Mr Darwish has died at 1:35 pm (1835 GMT)," Ann Brimberry, a spokeswoman for the Memorial Hermann Hospital in Houston, Texas, where he was being treated told AFP.
The 67-year-old writer was placed on life support two days ago following complications arising from the surgery, a friend told AFP in Jerusalem earlier, asking not to be named.
Darwish has published more than two dozen books of poetry and prose rooted in his experience of Palestinian exile and the bitter Middle East conflict, in a career spanning nearly five decades.
Widely considered one of the Arab world's greatest poets, Darwish has been harshly critical of Israel over the years and was detained several times in the 1960s before going into self-imposed exile in 1970.
Over the next 25 years Darwish wandered from place to place, spending time in several Arab capitals and briefly residing in Moscow and Paris.
He received numerous literary awards during his career, including the Ibn Sina Prize, the Lenin Peace Prize, the 1969 Lotus prize from the Union of Afro-Asian Writers, France's Knight of Arts and Belles Lettres medal in 1997, the 2001 Prize for Cultural Freedom from the Lannan Foundation, the Moroccan Wissam of intellectual merit handed to him by King Mohammad VI of Morocco, and the Stalin Peace Prize, according to the Academy of American Poets.
"Darwish is the essential breath of the Palestinian people, the eloquent witness of exile and belonging," the poet Naomi Shihab Nye once said of him.
Born in 1941 in an Arab village in what is now northern Israel, Darwish and his family were expelled during the 1948 war that followed the creation of the Jewish state, though they returned to Israel a few years later.
A sequence of poetic prose written about his experience living in Beirut during the Israeli invasion and bombardment of Lebanon in 1982 was translated into English in 1995 under the title "Memory for Forgetfulness."
In 1988 he wrote the official Palestinian declaration of independence and served on the executive committee of the Palestine Liberation Organization (PLO) until 1993, when he resigned in protest at the Oslo autonomy accords.
He has been living in the West Bank town of Ramallah since 1995.
In 2000, a proposal by then Israeli education minister Yossi Sarid to teach Darwish's works in public schools sparked a political firestorm and led the right-wing opposition to register a no-confidence vote in the government.
In July 2007, Darwish decried the Islamist Hamas movement's bloody takeover of the Gaza Strip a month earlier in his first poetry recital in Israel since quitting the Jewish state in 1970.
"We woke up from a coma to see a monocolored flag (of Hamas) do away with the four-color flag (of Palestine)," Darwish said before some 2,000 people who attended the reading in the northern port city of Haifa.
"We have triumphed," he said with thick irony. "Gaza won its independence from the West Bank. One people now have two states, two prisons who don't greet each other. We are victims dressed in executioners' clothing."
"We have triumphed knowing that it is the occupier who really won."
Following news of Darwish's death, the Palestinian ambassador to Jordan said Palestinian president Mahmud Abbas would send a plane to repatriate the body.
Atallah Kheiry also told AFP in Amman that Abbas had "asked Palestinian officials to contact the Israeli authorities to press them (to allow) for the burial of Darwish in his native Galilee," in northern Israel.
Darwish previously underwent heart surgery in 1984 and 1998, with the latter operation inspiring the following verse: "I have defeated you, death/ All the beautiful arts have defeated you/ The songs of Mesopotamia, the obelisks of Egypt, the carved tombs of the pharaohs on the altar have defeated you, and you are vanquished."
+ Reply to Thread
Results 1 to 7 of 18
Thread: Mahmoud Darwish n'est plus
-
10th August 2008 01:11 #1
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,634
Mahmoud Darwish n'est plus
-
10th August 2008 06:56 #2
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,634
-
10th August 2008 11:54 #3
Moderator
- Join Date
- May 2005
- Location
- In da hood
- Posts
- 7,136
OH MY GOD!!! This is so sad!!
Allah yirhamo ya rabb, ma kan fi mitlo
NEVER grow up
Al Imran 147 - BE OPTIMISTIC!!
your ≠ you’re


-
11th August 2008 14:30 #4
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,634
Lundi 11 Août 2008 -- Le célèbre poète palestinien Mahmoud Darwich, décédé aux Etats-Unis, doit être enterré mercredi au cours de funérailles nationales à Ramallah, en Cisjordanie, a indiqué lundi 11 août l'Autorité palestinienne. Des dizaines de milliers de personnes, et notamment le président palestinien Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad, sont attendues aux obsèques, qui pourraient être les plus imposantes depuis celles du chef historique des Palestiniens Yasser Arafat en novembre 2004.
Mahmoud Darwich, l'un des plus grands poètes contemporains de langue arabe, sera inhumé près du palais de la Culture de Ramallah, à un endroit d'où peut être aperçue la banlieue de Jérusalem, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat. La direction palestinienne a fait imprimer quelque 5.000 drapeaux palestiniens à l'effigie de Mahmoud Darwich pour les déployer lors des funérailles. Une délégation officielle palestinienne est allée aux Etats-Unis pour s'occuper du transfert de la dépouille vers Ramallah via Amman, la capitale jordanienne, selon des sources officielles.
Le poète, qui souffrait d'une maladie cardiaque, est mort samedi aux Etats-Unis dans un hôpital de Houston (Texas), où il avait subi une intervention chirurgicale à l'âge de 67 ans. Il avait acquis une notoriété internationale, avec une trentaine d'ouvrages traduits en 40 langues. Lauréat du prix Lénine de l'ex-URSS, chevalier des Arts et des Lettres (France), il avait reçu à La Haye le prestigieux prix Prince Claus pour "son oeuvre impressionnante". Son célèbre poème daté de 1964, "Identité", sur le thème d'un formulaire israélien obligatoire à remplir, est devenu un hymne repris dans tout le monde arabe. Au début des années 1970, il avait choisi l'exil, avant de s'installer dans les territoires palestiniens en 1995.
-
11th August 2008 18:32 #5
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,634
Lundi 11 Août 2008 -- Il disparaît brutalement des suites d’une longue maladie. Mahmoud Darwich le Palestinien, défenseur de toutes les causes justes. Il restera à jamais l’un des plus grands poètes du monde, emblématique de toute la souffrance d’un peuple, mais aussi de la sublimation de cette inspiration que la douleur stimule. Malgré sa disparition, le peuple palestinien et le monde entier qui croient en des valeurs humanistes ne seront jamais orphelins d’une cause à défendre ; la leçon est sans nul doute là. Il était considéré comme l’un des plus éminents poètes du monde arabe. Le cœur ayant ses raisons, il a subi plusieurs opérations. Mais la dernière aura raison de lui. Mahmoud Darwich est décédé samedi à 13h55 au Memorial Hermann Texas Medical Center de Houston. Le poète se trouvait dans un état critique suite à l’ultime opération chirurgicale à cœur ouvert qu’il avait subie. Mahmoud Darwich avait déjà subi deux opérations du cœur en 1984 et 1998, il marque d’une pierre blanche sa deuxième opération en créant un poème qu’il intitule Mort, je t’ai vaincue. Né en 1941 en Galilée, alors sous mandat britannique, l’enfant d’Al-Birweh voit son village rasé en 1948, ce qui le forcera à l’exil au Liban pour une année. Mais il rentre clandestinement en Palestine occupée, précisément dans la localité de Deïr-Assaâda, dans la précarité la plus terrible. Il étudie en arabe et en hébreu dans des écoles arabes et israéliennes pour s’installer ensuite à Haïfa. Mais l’exil le rattrape pour l’envoyer dans les années 1970 à Moscou afin d’étudier l’économie politique. Mahmoud Darwich rejoint le Caire en 1971, puis Beyrouth en 1973, où il travaille au Centre de recherche palestinien de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qu’il rejoindra en Palestine occupée. L’OLP, contrainte par les terribles évènements de 1982 au Liban, rallie Tunis, mais le poète militant choisit Le Caire, Tunis et enfin Paris. La suite de son parcours prend un tour particulier car Mahmoud Darwich, fidèle à ses engagements inaliénables, démissionne de l’OLP en 1993 suite aux accords d’Oslo, qu’il estime injustes par rapport aux droits des palestiniens. Il entame deux ans plus tard un retour dans la bande de Gaza avant de s’installer en Cisjordanie. En mai 1996, il est autorisé à aller en Israël pour assister aux funérailles d’Emile Habibi, écrivain arabe de renom. Le poète, qui dénonçait vertement la mentalité israélienne de colonisation et de fermeture, se défendait pourtant de n’être qu’une cause. Il prônait les thèmes et l’esthétique universelle en proposant sa poésie comme une art et non comme une tribune de revendication.
-
11th August 2008 18:36 #6
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,634
Lundi 11 Août 2008 -- C’est connu : les poètes ne meurent jamais, ils inscrivent leur verbe dans la brillance de la voûte céleste. Mahmoud Darwich, le poète que l’on avait cru éternel, est mort. Son ennemi l’a vaincu, mais le combat était inégal, son ennemi était invincible, la mort gagnont toujours ! Mais les idées, elles, ne meurent pas. Mahmoud Darwich, l’homme au phrasé précis et à l’emphase engageante avait laissé sa voix dans tous les cœurs. Lui qui mettait du cœur à l’ouvrage finira trahi par le sien. Il laissera une œuvre inoxydable, aussi inoxydable que ses principes pour une Palestine libre. Le poète va commencer très tôt à écrire la souffrance de son peuple sur un alphabet d’injustices et de colonisation effrénée. Pourtant le grand Darwich ne se laissait pas conter par sa force esthétique; il adorait les mots et vouait une passion particulière à l’image et à la langue. Sa propension à déclamer était devenue célèbre et fortement appréciée dans le monde arabe en particulier et dans le monde en général, sur une voix grave aux tonalités vibrantes d’émotion.
L’enfant du petit village d’Al-Birwah, à 9 kilomètres de Saint-Jean d’Acre, deuxième d’une famille jalouse de son islam sunnite, fière de sa terre, s’enfuira en 1948 au Liban suite à une destruction en règle du village de l’enfance. Les villes comme Kafr Youcef, Haïfa, Jdeideh seront autant d’escales pour une inspiration puisée dans le sang qui irriguait sa terre déchue et volée par les colons israéliens. La puissance des mots laissera les stigmates d’une esthétique sublimée dans la douleur. Un premier recueil de poésie est publié en 1960 alors qu’il avait dix-neuf ans, sous le titre Asafir bila ajniha (des oiseaux sans ailes). En 1964 il est admis dans la cour des grands en Palestine et dans le monde par la grâce de ses rameaux d’oliviers, un recueil intitulé awraq ezeytoun (feuilles d’oliviers) qui révèlera un poème épique à la forte charge symbolique et qui sera Carte d’identité.
Dans l’entre-deux-mondes, Darwich écrit
Entre exil et retour au bercail, Mahmoud Derwich ne cesse de signer une œuvre terrible, sans cesse sur le fil du rasoir. La poésie côtoie le journalisme, il publie des poèmes et des articles dans les journaux et magazines comme Al-Itihad et Al-Jadid, mais il rejoint en secret en 1961 le Parti communiste d’Israël, la Rakah, avec un emploi en parallèle de rédacteur adjoint au journal Al-Fajr. Entre harcèlements policiers et arrestations innombrables, le poète Darwich sera jusqu’en 1967 malmené par l’occupant, S’ensuivent alors des poèmes mémorables comme Identité (Inscris, je suis arabe) dont la manifestation de foi laissera des traces.
Il travaille au Caire dès 1971 et prend une rubrique à Al-Ahram. Deux années plus tard, il est au Liban et s’occupe des affaires palestiniennes sur le mensuel éponyme Shu’un filistinia. Dix ans plus tard il crée un quotidien et prend la rédaction en chef du journal littéraire Al-Karmel. Toute sa prose est abreuvée d’une encre sanguine. Qasidat beyrout en 1982 ou Madih al-khill alâli écrit en 1983 sont autant de douleurs écrites sur les drames que son peuple et le peuple libanais vivent au quotidien. Le poète marque de ses textes les forces d’occupation par une efficacité du texte; il stimulera un débat à la Knesset suite à un poème intitulé En traversant les mots passants en quelques termes : «Alors, quittez notre terre, nos rivages, notre mer, notre blé, notre sel, notre blessure...» La poétique de Darwich se meut dans une tentative hardie de troubler les fondements d’un Etat israélien cynique et peu enclin à l’ouverture. La poésie est portée comme un fusil à l’épaule, avec pourtant un rameau d’olivier dans le canon.
Mahmoud Darwich aura été bien mal compris par certains, trop bien par d’autres, il n’aura jamais laissé personne indifférent; c’était là la force de son texte repris et chanté par Marcel Khelifé, Majda Roumi, ou Ahmed Qa’âbour, il fera l’objet de plusieurs films dédiés, et laisse une œuvre toute en force et déclinaisons esthétiques primées d’ailleurs par le prix Lotus en 1969, le prix Lénine de la paix en 1983, la médaille de l’ordre du Mérite des arts et des lettres en 1993, le prix de la liberté culturelle de la fondation Lannan en 2002 et le prix du prince Claus en 2004. Il donnera sa prose en cadeau dans la force de termes précis, ancrés dans la douleur de la spoliation : «Celui qui m’a changé en exilé m’a changé en bombe…Palestine est devenue mille corps mouvants sillonnant les rues du monde, chantant les chants de la mort, car le nouveau Christ, descendu de sa croix, porta bâton et sortit de Palestine.» Le poète est parti, mais son œuvre reste l’héritage de tous, à prendre comme viatique pour un monde libre et une Palestine qui reviendra de plein droit vers sa terre.
-
11th August 2008 20:17 #7
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,634







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote



Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries