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  1. #1
    Al-khiyal is offline Super Moderator
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    Moineau d'El-Mahdi Acherchour

  2. #2
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    September 20, 2010 -- El-Mahdi Acherchour, a poet and novelist who has been translated into Dutch but not English, has been longlisted for the prestigious Femina for his novel Moineau. According to the Dutch site Winternachten, “Acherchour’s prose is poetic and mysterious; his characters often live in a dreamworld in which absurd and mythical things happen.” Acherchour lives in the Netherlands and has written two volumes of poetry and two novels. The Prix Femina is a French literary prize created around the turn of the 20th century by writers for a magazine now known as Femina. The prize is decided each year by an exclusively female jury, although the authors of the winning works (obviously, in Acherchour’s case) need not be women.

  3. #3
    Al-khiyal is offline Super Moderator
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    Youcef Zirem :


    Mardi 21 Septembre 2010 -- C’est un voyage multicolore que propose au lecteur Al Mahdi Acherchour dans son dernier roman qui vient de sortir, en France, aux éditions Aden. Moineau est un texte qui chemine avec les spirales déroutantes du temps qui passe, du temps qui s’enfuit sans avertir personne, du temps qui assassine les espérances les plus tenaces. Poète de talent, Al Mahdi Acherchour raconte Tizinda, un village kabyle qui a vu tant d’expériences humaines, depuis la nuit des temps, depuis surtout cette guerre de libération qui a laissé ses empreintes sur tout le monde. Les personnages de cette fiction tentent de se débrouiller dans un milieu souvent hostile ; ils n’ont pas le choix, ils font avec ce que le destin met entre leurs mains ; au final, ils laissent des traces dans la mémoire collective que tant d’éléments tentent pourtant d’éradiquer.

    Moineau commence par une nuit d’hiver ; Tounès Hafi, une femme, mère de deux enfants, attend son homme. Comme chaque nuit, son mari rentre tard mais elle l’attend toujours ; elle n’arrive pas à le détester malgré son comportement et ses mots, pas toujours tendres. L’homme raconte des histoires à tout le monde ; il veut surtout raconter une étrange histoire au commissaire de Sidi-Sadak, la ville d’à côté ; chaque mercredi, avant midi, il espère être récompensé pour cette histoire hors du commun. Il fait froid mais la neige ne veut pas tomber depuis quelques années ; la misère est sur tous les visages mais cela fait belle lurette qu’on l’a oubliée ; l’Homme s’habitue à tout ; il s’habitue même à l’idée qu’il ne pourrait pas s’habituer à tout, pour paraphraser William Faulkner, un écrivain qui guide Al Mahdi Acherchour dans ses écritures.

    Il ya aussi du Mohamed Khair Eddine, du Gabriel Garçia Marquez dans Moineau avec ces quêtes qui ne se terminent jamais, avec ces questionnements profonds dont les réponses sont souvent difficiles à trouver. Tayyou, le mari de Tounès, l’ancien maquisard est souvent en train de boire chez Ammar Ajjar ; son esprit est un peu flottant. Un jour, dans le bus déglingué qui le mène à Sidi-Sadak, il a vu un homme différent des autres ; mais il n’est pas sûr d’avoir vu cet homme qui n’en est peut-être pas un. Cette vision le fatigue. « (…) Maintenant, je veux être un moineau, oui, un moineau, mais avec tous les moineaux de mon espèce et de mon époque, pour finir mes jours dans un ciel calme ou même dans un vieux et minable mûrier, partout où on pourrait choisir sa terre, son temps, son calme, calmement », dit-il.

    Les époques s’entrechoquent dans Moineau ; elles viennent continuer des détresses qui semblent interminables. Les anciens maquisards sont encore là mais même s’il n’a pas neigé, l’eau des rivières a emporté avec elle des tas de rêves. Le feu, le sang, le FLN ; les vieilles histoires redoublent de férocité . « (…) le FLN, qui pour vous aujourd’hui et aussi pour des survivants comme moi, est devenu aujourd’hui ce que le temps voulait qu’il devînt : une vieille fable, l’ogre qui mange ses propres enfants », dit un personnage blasé de ce roman qui en mélangeant rêve et réalité captive son lecteur. En lice pour le prix Fémina, Moineau est publié par les éditions Aden qui font de belles choses depuis quelques années avec une somme impressionnante de grandes biographies des plus immenses poètes et écrivains du monde. Sans bruit, ni tapage, les éditions Aden possèdent aujourd’hui un catalogue enviable, d’une qualité rare.

    Moineau d’Al Mahdi Acherchour, éditions Aden, 206 pages, 20 euros

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