Cris de révolte, de refus de la violence politique régissant le quotidien, appels à l’être aimé, appels à des élans humanitaires… Élégies amères est tout cela à la fois. Il est ce voyage qui nous transporte à travers ce temps de révolte et de déception, de rêve, d’espoir, mais aussi d’amour et de nostalgie.
"Je m’en vais de sitôt cueillir mes rêves d’enfants,
Oubliés par le temps, couverts de ses nuages.
Même si j’y vais d’un pas quelque peu hésitant,
Je sais bien qu’ils m’attendent, depuis déjà longtemps,
À l’orée de ce voyage."
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7th December 2010 17:50 #1
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Elégies amères, de Makhlouf Bouaich
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7th December 2010 17:55 #2
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Youcef Zirem :
Mardi 7 Décembre 2010 -- Il est des écrivains qui savent garder un rythme salvateur dans leurs créations, de véritables artistes qui vont à l’essentiel, même quand ils ne sont pas trop médiatisés. Makhlouf Bouaich en fait partie. De livre en livre, il nous transmet une partie de son énorme expérience de la vie. Poète, nouvelliste, romancier, infatigable militant des droits de l’Homme et de la cause féminine, il vient de nous donner à lire un fabuleux recueil de poésies. Elégies amères est le titre de ce magnifique livre. On retrouve dans ce nouveau né, toutes les thématiques chères à l’enfant de Timezrit : la vie, le combat, l’amour, la quête de l’absolu, le chant du pays profond.
«Je m’en vais de sitôt cueillir mes rêves d’enfants/ Oubliés par le temps, couverts de ses nuages/ Même si j’y vais d’un pas quelque peu hésitant/ Je sais bien qu’ils m’attendent, depuis déjà longtemps/ À l’orée de ce voyage», écrit Makhlouf Bouaich. Celui qui naît en 1955, est inspiré par de nombreux écrivains comme Mouloud Feraoun ou Victor Hugo. Il est déjà l’auteur, entre autres, de Poèmes désencagés, des romans Mémoires remuées et Le Malheur de Maria. Dans son livre Destin de femmes, il rend hommage à la femme algérienne.
La ville de Béjaia n’est pas absente dans Elégies amères. Dans le poème «Ma ville», Makhlouf Bouaich nous rappelle les multiples splendeurs de cette cité historique et incontournable. «Quand vous verrez mon regard vide, sachez qu’il est empli d’images, images dont mon cœur m’excite, ainsi, chacun de mes mouillages, en mer de rêves qui s’effritent, m’enivre de ces paysages, qui me reviennent, insolites, constituant mon seul bagage, raconte moi donc ma ville, (…) mon cœur se serre à étouffer à cette évocation de Bougie, où mon enfance est demeurée», se souvient le poète.
Les nostalgies et l’exil sont parfois insupportables. La mémoire des temps anciens revient alors sauvegarder, un tant soit peu, l’âme qui se perd. « Grand voyageur perpétuel, dis leur à ceux de ma ville, que l’âge n’est pas éternel, leur petite ville tranquille, vaut plus chère qu’une prunelle », nous dit Makhlouf Bouaich qui vit en région parisienne depuis quelques années. «Si l’Algérie m’intéresse, c’est parce que j’écris d’abord pour les miens, avant de le faire pour les autres qui ne me comprendraient que superficiellement», confie Makhlouf Bouaich. Ce sont là des paroles à méditer…
Elégies amères de Makhlouf Bouaich, éditions Edilivre, Paris







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