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  1. #1
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    Le mensonge de Dieu / La ruse de Dieu, de Mohamed Benchicou



    Le mensonge de Dieu de Mohamed Benchicou

    « Aurai-je la force de tout écrire ? Je suis le mendiant du cimetière et j’avais cette histoire pour les hommes. Mais Double-Goulot est mort et il n’est plus personne à qui la raconter. Personne si ce n’est toi, mon vin. Oui, qui écouterait mon récit sans rougir de sa propre capitulation ? » Alger, décembre 2007. Poursuivis par les services secrets algériens, les petits-enfants du mendiant ont emporté son précieux journal avant de fuir la ville exsangue. À sa lecture ressurgissent leurs souvenirs, éclairés par la voix du miséreux venu leur conter l’odyssée extraordinaire de leurs ancêtres, épris, tout comme eux, de liberté et de justice. Dans cette grande fresque romanesque, Mohamed Benchicou retrace les destins croisés d’une famille de combattants indigènes, insoumis et séducteurs. D’une plume vibrante et sensuelle, il nous entraîne sur les traces du peuple algérien de 1870 à nos jours. Un livre-prière, poétique et musical, mêlant toutes les passions humaines. Un texte engagé contre l’obscurantisme, porté par un souffle épique et une puissante énergie lyrique.

  2. #2
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    Sonia Lyes :


    Lundi 2 Mai 2011 -- Le mensonge de Dieu, dernier roman de Mohamed Benchicou, ne devrait pas sortir en Algérie. «Sur instruction de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, le directeur de la Bibliothèque nationale vient de refuser l’octroi de numéros ISBN et de dépôt légal» pour le roman, affirme Mohamed Benchicou dans un communiqué rendu public ce lundi 2 mai. Le roman, qui sort le 5 mai en France et au Canada, devait paraître chez un éditeur algérois qui «avait introduit sa demande (de numéro ISBN) le 19 janvier dernier», précise le communiqué. Mohamed Benchicou accuse Khalida Toumi de se substituer à la justice. «La censure d’une œuvre de création intellectuelle relève des prérogatives exclusives de l’autorité judiciaire, et non d’un ministre», précise le communiqué. L’auteur affirme avoir «saisi toutes les instances nationales (Syndicat des éditeurs du livre, SNJ…) et internationales (Unesco, Organisation mondiale des écrivains, presse internationale…) à propos de cette nouvelle censure d’un autre temps décidée à la veille de la célébration de la Journée internationale de la liberté d’expression, par un régime qui se pique de vouloir des ‘‘réformes profondes’’». Ce n’est pas la première que Mohamed Benchicou, ancien directeur du Matin, est victime de censure en Algérie. Déjà en octobre 2008, la sortie de son livre Journal d’un homme libre a été bloquée par la police à l’imprimerie Mauguin de Blida. Une année auparavant, le livre Les geôles d’Alger du même auteur avait été interdit du Salon du Livre d’Alger.

  3. #3
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    Mardi 3 Mai 2011 -- Le ministère de la Culture a démenti l'implication de la ministre Khalida Toumi dans une éventuelle interdiction d'édition en Algérie du roman de l'écrivain et journaliste Mohamed Benchicou Le mensonge de Dieu qui sera publié le 5 mai en France et au Canada. Dans un courriel envoyé à l'AFP tard lundi soir, le ministère n'a ni démenti ni confirmé que le livre ait été censuré en Algérie, comme l'a affirmé lundi 2 mai l'auteur. "La ministre de la Culture Khalida Toumi a demandé à ce que ne soit pas octroyé le numéro d'ISBN au roman ainsi que le dépôt légal du livre, ce qui revient à interdire sa publication", avait indiqué M. Benchicou à l'AFP. Le cabinet de la ministre, dans son courriel de mise au point, précise que Mme Toumi "n'a jamais refusé d'octroyer un numéro ISBN à l'ouvrage de M. Benchicou intitulé Le mensonge de Dieu". "Cette démarche ne relève pas des attributions du ministre en charge de la Culture", poursuit le cabinet.

    Mohamed Benchicou, directeur du quotidien d'opposition Le Matin qu'il avait fondé en 1991 et qui est suspendu depuis 2004, a indiqué avoir déposé sa demande de publication le 19 janvier. Le mensonge de Dieu est un roman de 650 pages, une grande fresque romanesque relatant les destins croisés d'une famille de combattants et qui entraîne le lecteur sur les traces du peuple algérien de 1870 à nos jours. "Aucune explication n'accompagne cette censure car elle est contraire à l'article 38 de la Constitution algérienne qui garantit la liberté de création", a souligné l'écrivain, emprisonné pendant deux ans pour une affaire de fraude après la publication de son livre Bouteflika : Une imposture algérienne en 2004.

  4. #4
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    Sonia Lyes :


    Mardi 3 Mai 2011 -- Le dernier roman de Mohamed Benchicou, Le mensonge de Dieu, interdit de publication selon l’auteur sur instruction de la ministre de la Culture tourne à la polémique. Directement mise en cause, Khalida Toumi a choisi une curieuse méthode pour se défendre : dans un courriel adressé à l’AFP dans la soirée de lundi – pourquoi un ministère algérien communique-t-il via l’AFP sur un sujet qui concerne un auteur algérien ? – son chef de cabinet a expliqué que «Mme Toumi n'a jamais refusé d'octroyer un numéro ISBN à l'ouvrage de M. Benchicou (…)». «Cette démarche ne relève pas des attributions du (de la) ministre en charge de la Culture», s’est contenté de préciser ce responsable sans pour autant confirmer ni infirmer si le manuscrit a fait l’objet de censure. Dans un communiqué rendu public lundi, le directeur du Matin avait affirmé que «sur instruction de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, le directeur de la Bibliothèque nationale vient de refuser l’octroi de numéro ISBN et de dépôt légal (…)». Pour M. Benchicou, la ministre de la Culture s’est substituée à la justice. Dans une déclaration faite aujourd’hui à TSA, Mohamed Benchicou a une nouvelle fois dénoncé un acte de censure. «De quel droit, ils choisissent ce que l'Algérien doit lire ? De quel droit, ils ont fait de moi un "écrivain de l'exil" alors que je suis un Algérien ? Ils me contestent ma nationalité. Ce n'est pas juste».

    Responsable des éditions Koukou, qui devaient éditer le livre, Arezki Ait Larbi, qui est également journaliste et écrivain, a confirmé que la Bibliothèque nationale (BN) a refusé «sans motif» l’octroi des numéros ISBN et de dépôt légal à la demande qu’il avait introduite le 19 janvier. Le 20 février, il a adressé un courrier au directeur général de la Bibliothèque nationale pour lui demander des explications. Arezki Ait Larbi rappelle «qu’aucun texte de loi n’exige la présentation d’un exemplaire lors de l’enregistrement à l’ISBN». «C’est de l’abus d’obéissance», explique‑t‑il en dénonçant cet «acte de censure». Selon lui, «si un livre pose un problème d’ordre public, il appartiendra à l’autorité judiciaire, et à elle seule, d’en prononcer l’éventuelle interdiction». Il précise dans ce contexte que l’éditeur présente quatre exemplaires avant la distribution seulement. Nos tentatives pour joindre Azzedine Mihoubi, directeur général de la BN, sont restées vaines. Mais Mohamed Benchicou trouve toutefois matière à satisfaction. «Cette affaire tombe mal pour eux parce qu'ils veulent faire croire au monde entier que le pays s'ouvre et que la liberté d'expression est garantie. On voit que la censure continue».

  5. #5
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    Mohamed Benchicou, Mardi 3 Mai 2011 :


    Madame la ministre de la Culture vient d’envoyer un "démenti" à la presse dans lequel elle se défend d’avoir instruit le directeur de la Bibliothèque nationale de ne pas délivrer de numéro d’ISBN pour le livre Le mensonge de Dieu.

    1. Je constate d’abord que, en comparaison à octobre 2008, Madame la ministre a perdu de son arrogance. Le fait que les médias internationaux se soient emparés de l’affaire dans cette conjoncture mondiale défavorable au régime algérien, l’a forcée à plus d’humilité et, fatalement, à plus de duplicité. Ce n’est plus la même ministre qui, en octobre 2008, le 21 plus exactement, plastronnait en conférence de presse en affirmant d’un ton cynique : «C’est moi qui ai interdit le livre de Benchicou !». Avec, rappelez-vous, cette envolée qui se voulait émouvante : «J'ai évité à Benchicou de retourner en prison». Il s’agissait alors du livre Journal d’un homme libre, qui fit l’objet d’une descente policière à l’imprimerie Mauguin de Blida. Ce jour-là, Mme Khalida Toumi exhibait le manuscrit qui venait d’être remis à la Bibilothèque nationale. Comment avait-il échoué chez elle, elle qui prétend aujourd’hui que le directeur de la Bibliothèque national est «souverain» ? Mme Toumi prend les Algériens pour des gogos. Et des gogos amnésiques. Qui a oublié que le précédent directeur de la Bibliothèque nationale, M. Amine Zaoui, a été limogé, par elle-même, en octobre 2008, pour avoir délivré un numéro d’ISBN à…Mohamed Benchicou pour son livre Journal d’un homme libre ? Son successeur, qui a été prié de retenir la leçon, attend désormais le «feu vert» pour accorder le numéro d’ISBN. Et ce «feu vert» n’est pas venu pour Le mensonge de Dieu ! Pourquoi Mme la ministre ne précise-t-elle pas que depuis cette date c’est elle-même qui a transformé une simple formalité administrative, la délivrance d’un numéro d’ISBN, en « autorisation d’éditer » ? Et que cette «autorisation d’éditer» est délivrée par elle-même, après consultation des «niveaux supérieurs» ? Pourquoi ne souligne-t-elle pas que des maisons d’édition se voient systématiquement refuser le «numéro d’ISBN» au point que certaines d’entre-elles ont fermé ?

    2. Mme Toumi de mai 2011 se voit obligée de recourir aux techniques hypocrites de «camouflage» qui sont celles du pouvoir : ce n’est jamais lui qui interdit les journaux, c’est l’imprimerie qui arrête d’imprimer les journaux pour «factures impayées» ; ce n’est jamais lui qui met en faillite un journal, c’est le fisc qui prend l’initiative d’un redressement fiscal ; ce n’est pas la ministre qui a interdit le livre, c’est le directeur de la Bibliothèque nationale qui a décidé – pourquoi ? – de ne pas délivrer un numéro d’ISBN. Comme chacun sait, l’imprimerie, l’administration fiscale et le directeur de la Bibliothèque nationale sont totalement indépendants de la tutelle. Soit. Accordons à Mme Toumi le bénéfice du doute. Mais alors trouve-t-elle normal, en tant que membre du gouvernement, que le directeur de la Bibliothèque piétine la Constitution et décide, de son propre chef, de ce que doivent lire les Algériens et de ce qui doit s’éditer en Algérie ?

    3. Trêve de sournoiserie, Mme Toumi ! Arrêtez d’humilier des éditeurs, des créateurs et des écrivains qui ne demandent qu’à faire leur métier ! Renoncez à ce hideux boulot de briseur de rêves. Rendez aux éditeurs algériens leur dignité ! En 2008, je vous avais promis de ne jamais me taire devant vos voies de fait, devant cette profanation de l’Etat de droit embryonnaire et, que jamais je ne me ferai complice de la banalisation de l’acte totalitaire. Rétablissez le droit d’éditer, le droit de lire, le droit d’être ! Je ne vous reconnais pas la prérogative de décider pour moi ni celle de faire de moi un écrivain de l’exil. Je combattrai l’arbitraire, le vôtre et celui de vos supérieurs, jusqu’à mon dernier souffle.

  6. #6
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    Lounes Guemache :


    Jeudi 5 Mai 2011 -- La Bibliothèque nationale a accordé ce jeudi 5 mai un numéro ISBN au dernier livre de Mohamed Benchicou La ruse de Dieu (en France, le roman est paru aujourd’hui sous le titre Le mensonge de Dieu). «Le numéro ISBN a été adressé aujourd’hui à la maison d’édition Koukou qui va éditer le livre sous le titre La ruse de Dieu», a indiqué à TSA Azzedine Mihoubi, directeur de la bibliothèque nationale. Dans une déclaration à TSA, Mohamed Benchicou s’est félicité de cette décision de la Bibliothèque nationale. «Je pense que c’est la voie de la sagesse. On aurait dû nous économiser cette polémique inutile autour d’un livre qui ne revendique aucune particularité», a‑t‑il dit. En début de semaine, le journaliste Mohamed Benchicou avait accusé la ministre de la Culture Khalida Toumi d’avoir procédé à la censure de son dernier livre. Des accusations rejetées par le ministère de la Culture. «Je souhaite qu’à l’avenir les autorités qui gèrent la culture restent sur ces dispositions responsables et normales pour un pays qui aspire à la démocratie et renoncent à vouloir régenter la conscience des gens dans ce qu’ils doivent lire ou ne pas lire. Les lecteurs doivent pouvoir choisir et la justice faire son travail si elle juge qu’un ouvrage doit être censuré», a‑t‑il ajouté.

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