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  1. #1
    Al-khiyal is offline Super Moderator
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    « À la fin des années 1970, Sami, un jeune garçon, disparaît au centre de la campagne algéroise. Pour ne jamais l’oublier, Alya, son amie d’enfance, écrit chaque jour son histoire, leur histoire, réinventant le passé, fixant le présent, temps de l’attente et de l’imagination. Il m’est difficile de savoir la personne que je suis mais il m’est facile de savoir pourquoi j’écris. C’est arrivé en 1979. Dans les nuits algériennes où mes rêves n’étaient plus des rêves d’enfant. C’est arrivé dans l’attente d’un amour qui ne reviendrait pas. C’est arrivé dans l’espoir de devenir une personne qui trouverait sa place dans le monde. C’est arrivé tous les soirs, quand je regardais le soleil tomber derrière les plaines de la Mitidja. Chaque fois je me disais qu’il emportait une part de moi-même. Tout tourne, tout s’efface et tout recommence et je ne sais pas si l’on retrouve un jour ce que l’on a perdu. Sauvage est le récit de cette année-là. » ~ Nina Bouraoui

  2. #2
    Al-khiyal is offline Super Moderator
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    Youcef Zirem :


    Samedi 28 Mai 2011 -- Elle vient de sortir son treizième roman, aux éditions Stock. Nina Bouraoui continue ses voyages au fond d’elle-même avec bonheur. Dans cette dernière fiction l’auteure de La Voyeuse interdite ( son premier roman publié aux éditions Gallimard) parle de cette terre d’Algérie, qui ne laisse jamais personne indifférent, «qui monte vers le ciel». Deux personnages principaux, Alya et Sami suivent plusieurs quêtes dans un monde presque insaisissable. Il est également question d’une adolescente solitaire qui se pose les grandes questions de la vie, du mystère du temps qui passe. Nous sommes en 1979, Chadli Bendjedid vient d’être désigné à la tête de l’Etat après la mort du colonel Houari Boumédiene. Une nouvelle décennie s’annonce ; comment sera-t-elle ? Que va-t-elle apporter de nouveau ? Y aura-t-il plus de liberté ? À ce moment-là, on pense que tout est possible. Et avant que le crash pétrolier n'arrive au milieu de cette décennie, les Algériens respirent ; ils vont vivre une époque qui ne va pas revenir de sitôt. Mais Alya a perdu la trace de Sami, disparu quelque part. Et l’Algérie est un pays merveilleux et vaste.

    Bien avant les 10.000 disparus ( peut-être plus ) de la guerre contre les civils, des gens se volatisaient subitement et parfois ne revenaient jamais. «On avait d’autres envies. On avait d’autres désirs. On manquait de liberté. On n’avait pas eu d’enfance, on renonçait à notre jeunesse», écrit lucidement Nina Bouraoui. À cette époque, de nombreux Algériens avait effectivement renoncé à leur jeunesse, pour une raison ou pour une autre. Mais heureusement que la beauté de la nature en Algérie arrive, quand même, à juguler tous ces travers et donne du bonheur à ceux qui savent apprécier tant de splendeurs. Sauvage est dans ce cadre un bel hommage à cette terre d’Algérie qui a vécu de sombres périodes mais qui attend toujours la lumière. L’écriture de Nina Bouraoui prend de plus en plus d’épaisseur et de profondeur. L’écrivaine n’est plus dans les clichés de La Voyeuse interdite ; des clichés que le milieu éditorial parisien avait néanmoins bien accueillis. À bien des égards, Sauvage signe un retour aux sources salvateur.

    Sauvage de Nina Bouraoui, éditions Stock

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