Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Page 36 of 62 FirstFirst ... 26 34 35 36 37 38 46 ... LastLast
Results 246 to 252 of 433
  1. #246
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,363

    Lundi 13 Juillet 2009 -- Dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, datée d’hier, la Fédération nationale des agences immobilières (FNAI), actuellement présidée par Mme Mameri Zaoua, proteste contre la désignation par les services du ministère de deux membres proposés, selon elle, par une pseudo-association au sein de la commission d’agréments. Selon la FNAI, l’assemblée générale élective tenue en décembre 2008 avait retiré sa confiance à l’ancien président Djebbar Hacène et avait élu Mameri Zaoua, ainsi qu’un nouveau bureau de quinze membres. En dépit du respect de toutes les règles et procédures légales, les services du ministère continuent pourtant, soutient la FNAI, de traiter avec l’ancien président qui continue à “activer illégalement”, alors qu’une décision de justice datant de juin 2009 stipule qu’il ne dispose plus de la qualité d’agir ni d’ester au nom de la FNAI. “Malgré le caractère illégitime de l’association que représente le nommé Djebbar Hacène, nous venons d’apprendre à travers la correspondance n°414/MHU/DPHP/09 du 07/07/2009 du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, que vos services se sont empressés de retenir les candidatures des deux membres proposés par la pseudo-association pour représenter la corporation au sein de la commission d’agréments instituée dans le cadre des dispositions du décret 09-18 du 20/01/2009”, écrivent les membres de cette fédération faisant partie de la composante syndicale de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA). “Au nom de la fédération que nous représentons, nous protestons de manière énergique quant à la politique du fait accompli exercée par les services du ministère dont vous avez les hautes charges et qui dénie le droit aux représentants légaux de la corporation d’être présents dans les institutions et, par voie de conséquence, nous refusons la désignation des deux membres proposés par la pseudo-association”, ajoutent-ils. Ils prient, en conclusion, les services du ministère de manière à ce que soit mis un terme à cette situation.

  2. #247
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,363

    Mercredi 15 Juillet 2009 -- Une cérémonie de remise des clefs aux bénéficiaires de 112 logements AADL de Zéralda a été organisée hier, l’occasion pour le ministre de l’Habitat, Noureddine Moussa, et la délégation qui l’accompagne de rappeler que des opérations de livraison des logements de cette même formule sont prévues avant le début du mois de Ramadhan. « Nous livrerons entre le 10 et le 20 août 92 logements à Boumati, 458 à Heuraou et 195 autres à Baba Hassen », a indiqué le directeur général de l’AADL,Mohamed Khebache, qui a affirmé que 90% des 55 000 logements AADL seront livrés avant la fin de l’année 2009. « Des difficultés ont été constatées dans la livraison d’une partie des logements, quelque 6000 connaissant des problèmes de résiliation seront livrés au plus tard en juin 2010 », affirme-t-il en faisant remarquer que la CNEP aura à prendre en charge une partie du programme géré par l’agence, soit 35 000 logements. Plusieurs locaux ne sont pas encore mis en vente. « 15 % seulement des locaux des sites AADL ont été vendus. Des opérations de mise en adjudication sont lancées périodiquement », relève Khebache. La visite du site AADL de Zéralda, situé sur la rocade sud, a été l’occasion pour le ministre de parler de la prise en charge des parties communes, mais également de l’opération d’enlèvement des antennes paraboliques menée au pas de charge. L’opération, soutient Moussa, est prise en charge techniquement au niveau des nouveaux projets. « Le ministère de la Poste et des TIC y est associé. D’ailleurs, une sortie de nos deux départements est programmée pour voir un prototype d’équipements devant permettre aux habitants d’utiliser une parabole collective », soutient Moussa. Le wali d’Alger, Mohamed Kebir Addou, corroborera les propos du ministre. « L’opération menée à Alger touche des parties du centre-ville comme le boulevard du 1er Novembre et la façade maritime de Bab El Oued. Elle concernera Zighout Youcef avant d’être étendue », relève Addou qui parlera à l’occasion de la répartition des coûts d’installation des paraboles collectives et des équipements y afférent à égalité entre les pouvoirs publics et le citoyen. Le wali parlera de la dégradation du cadre bâti. « Le ravalement des façades ne doit plus être fait. Les constructions illicites sur les terrasses ne doivent plus êtres tolérées. Il importe d’en finir avec ce genre d’habitation et de prendre progressivement en charge les immeubles jusqu’à arriver aux ascenseurs », soutient-il. La ville de Marseille, liée à la wilaya d’Alger dans le cadre de la coopération décentralisée, devrait participer la mise en place de chantiers écoles nécessaires aux opérations de réhabilitation de la ville.

  3. #248
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,363

    Samedi 18 Juillet 2009 :


    Suite à votre article publié dans l’édition du 3 juillet et intitulé “La Fédération des agences immobilières interpelle le ministère de l’Habitat”, le vice-président chargé de la communication, Barkat nous a fait parvenir les précisions suivantes. Nous attirons votre attention et celle des pouvoirs publics que l’appartenance à la FNAI/UGCAA dont se réclame Mme Mameri, est la branche dissidente de l’UGCAA originelle, cette branche dissidente animée et dirigée par M. Hentour, autoproclamé secrétaire général par usurpation de qualité, et dont il prétend en présider les destinées, alors qu’il en a été définitivement exclu, par décision des instances dirigeantes. Représenté par M. Salah Souilah secrétaire général légitime désigné par un congrès. De même qu’a été radiée à vie cette dame des rangs de la FNAI par décision de la commission nationale de discipline en février 2009 et chassée du siège national de l’UGCAA où elle avait élu domicile dans un passé récent. Nos informations peuvent être à tout moment vérifiées. Quant à la légitimité dont elle se réclame, obtenue par une pseudo- assemblée générale élective tenue le 18 décembre 2008 à Alger, celle-ci est, jusqu’à preuve du contraire, sans fondement car rendue caduque autant sur le fond que dans la forme, du fait de sa non-conformité aux statuts de la fédération et en infraction totale de l’art.14 de la loi sur les associations qui stipule que tout changement des organes doit se faire en adéquation avec les dispositions statuaires. Pour prouver en ce qui nous concerne la légitimité de nos organes, je vous renvoie à notre communiqué du 3 juin 2009 paru sur toute une page de votre quotidien (Liberté du 5 juin 2009 page 29) qui informe les pouvoirs publics et tout votre lectorat de la tenue d’un congrès électif lui-même précédé d’une assemblée générale extraordinaire, qui a regroupé près de 300 adhérents, et ce, en date du 29 avril 2009, congrès qui a reconduit à une majorité écrasante, à la suite d’un scrutin à bulletin secret, M. Hacène Djebbar à la tête de la fédération (ci-joint PV de constat du congrès établi par huissier).

  4. #249
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,363

    Mercredi 22 Juillet 2009 -- L’Algérie est-elle suffisamment préparée pour affronter une catastrophe future, qu’elle soit naturelle, technologique, climatique ou industrielle ? À cette pertinente question, la réponse apportée à l’unanimité par les experts est négative. À ce jour, relève Abdelkrim Chelghoum, professeur en numérique et en génie parasismique, il y a absence totale d’une politique cohérente de prévention des risques majeurs. Cet expert soulève aussi une “amnésie” des hommes et des institutions quant aux enseignements qui auraient dû être tirés des catastrophes antérieures. “Ce risque omniprésent dans la frange nord de l’Algérie représente, à coup sûr, le phénomène le plus redoutable mais que l’on redoute le moins”, indique-t-il. Il n’y a qu’à voir cette surconcentration urbanistique de nos villes et villages, que l’État a autorisée et semble “laisser faire”, argue-t-il.

    Par ailleurs, il est facile de constater que la majorité des ouvrages implantés récemment, souvent dans la précipitation, au sein des grandes métropoles (Alger, Constantine, Oran, Annaba) sont érigés sur des terrains non aedificandi (lits d’oued, zones liquéfiables, zones de glissement, proximité des failles sismiques, confluents de cours d’eau souterrains, domaine littoral…). Tenter d’atténuer les dommages provoqués par les catastrophes naturelles, qu’elles soient d’origine climatique et/ou géologique, c’est d’abord essayer de planifier la nature elle-même en essayant de connaître, prévoir, quantifier, modéliser “la loi de la nature”. La puissance publique et la société posent plus de questions qu’elles ne proposent de réponses. Le lieu et l’espace dans lesquels les systèmes urbains sont projetés montrent clairement qu’ils sont générateurs d’une amplification du risque autodestructeur. Cette analyse est l’œuvre de M. Abdelkrim Chelghoum.

    La réalisation de un million de logements pendant le quinquennat (2009-2014), “épine dorsale” du programme du président de la République, demeure intrinsèquement liée au processus d’urbanisation des grandes agglomérations. “Si depuis les années 1970 (la planification centralisée des différents programmes spéciaux de développement : triennal, quadriennal,etc.), les phénomènes d’accroissement des villes algériennes se sont produits anarchiquement par greffes successives autour du noyau originel constitué généralement par les centres anciens (tissu colonial) ; l’extension incontrôlée de ces agglomérations a renforcé le déséquilibre entre centres et périphéries sans harmonie urbanistique pour devenir la véritable problématique de la politique de la ville, du développement urbain et de l’aménagement du territoire en Algérie”, souligne le Pr Chelghoum. Un éclairage sommaire sur cette question permet d’identifier les tares des différentes politiques ségrégatives imposées par des structures étatiques “incompétentes en la matière”, d’une part, et les effets de la spéculation foncière, d’autre part.

    Ainsi, il est important de noter que le programme de réalisation de un million de logements neufs à l’échéance 2014 (200 000 logements par an) en termes de consommation des sols correspondrait à 33 000 hectares en moyenne (à raison de 30 logements/hectare), soit environ un rectangle de 110 km3 approximativement. Sachant que 80% de ce programme concernent les villes, l’urbanisation continue à être grande consommatrice des assiettes foncières. Ainsi, il est opportun, indique-t-il, de projeter des modèles de référence d’urbanisation future pour chaque agglomération afin d’aboutir à un véritable projet urbain. Dans sa fondation conceptuelle, une habitation (voire un quartier et/ou une agglomération) est conçue, explique le professeur, pour sublimer, protéger et sauvegarder les vies humaines contre les répercussions indirectes des catastrophes naturelles, en général, et des tremblements de terre, en particulier. “Le degré du risque sismique est directement lié au type et à la densité du peuplement dans la région considérée”, précise-t-il. Pour cet expert, la reconnaissance de l’aléa sismique régional entraînant de facto l’évaluation et la quantification du risque correspondant représente la base fondamentale pour une politique de prévention.

    Celle-ci doit obligatoirement déboucher sur la projection de modèles exclusifs de protection parasismique pour les constructions neuves (ouvrages dits intelligents) et de renforcement cohérent pour les ouvrages anciens (assurer une meilleure absorption et dissipation de l’énergie sismique, donc une meilleure stabilité de l’ouvrage). Pour cette raison majeure, la protection contre les séismes reste la seule solution fiable pour sécuriser les régions en question. Cette prévention réside dans la réalisation d'ouvrages parasismiques capables de résister dans de bonnes conditions aux plus dommageables des effets sismiques. Ceci permettrait de limiter considérablement les pertes en vies humaines en cas de secousse violente et de maintenir les pertes économiques à un niveau acceptable.

  5. #250
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,363

    Rafik Tadjer :


    Lundi 3 Août 2009 -- Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas un groupe chinois qui a remporté le contrat. Le groupe public Cosider a obtenu la construction de 720 logements sociaux participatifs à Ain Benian, dans la banlieue ouest d'Alger pour 1,7 milliards de dinars. Le groupe public a été retenu par l'Office de promotion et de gestion immobilière de Bir Mourad Rais à Alger. Il s'est engagé à livrer le projet dans un délai de 29 mois, à partir de la date de signature du contrat qui interviendra après sa validation par la Commission nationale des marchés publics.

    La construction de ces logements LSP devrait permettre aux revenus moyens d'accéder à un logement dans la capitale où les prix du logement sont devenus inaccessibles pour la grande majorité des citoyens. Les logements LSP bénéficient d'un soutien financier de l'Etat via un rabattement de 80% sur le prix du terrain et des aides directes aux bénéficiaires pouvant atteindre 500.000 dinars. Toutefois, l'établissement des listes des bénéficiaires de ces LSP ne devrait pas facile à établir eu égard à la demande très importante de logements à Alger.

  6. #251
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,363

    Nadjia Bouaricha :


    Mardi 4 Août 2009 -- La loi de finances complémentaire 2009 a décidé de donner une sorte de primeur à l’achat du logement par rapport aux autres dépenses jugées à risque, mais encore faudrait-il que le marché de l’immobilier dispose de capacités suffisantes pour répondre à toutes les demandes émises. Aujourd’hui, la situation est telle qu’hormis les nantis, il devient quasiment impossible pour un salarié de prétendre à l’acquisition d’un logement. Les salariés se rabattent malgré eux sur la location. Cette dernière, atteignant des seuils faramineux, pénalise les ménages qui se voient obligés de sacrifier des parts importantes de leurs revenus pour pouvoir avoir un toit. Les programmes de construction de logements proposés par l’Etat semblent ne pas suffire aux exigences. Alors qu’il est du droit de tout citoyen d’avoir son propre logement, ces programmes continuent d’être calculés sur la base d’une moyenne d’habitation de 5 à 7 personnes par appartement. L’offre privée est laissée quant à elle aux spéculateurs qui font grimper à leur guise le prix du mètre carré. «Le maintien du crédit au logement est une bonne chose, afin de permettre à toutes les personnes d’acquérir un logement», souligne Mme Mammeri, présidente de la Fédération nationale des agences immobilières, contactée hier par téléphone. Elle souligne toutefois qu’«il est impératif que l’offre en logements soit supérieure à la demande» si on veut que les prix soient revus à la baisse et deviennent compétitifs, il faudra inonder le marché par l’offre. Et là, il y a un autre problème qui se greffe : la cherté des matériaux de construction.

    Même l’Etat, qui est en train de construire, accuse des retards dus à l’insuffisance des matériaux de construction. « C’est toute une chaîne qu’il s’agit de mettre en place, de surveiller et de réguler », dit-elle. La même responsable indique que si on se contente de maintenir le crédit immobilier sans offrir des facilités d’accès au logement, cela ne servira pas à grand-chose. Mme Mammeri, qui prédit une baisse des coûts de la location avec l’encouragement du crédit immobilier, considère que « s’il y a une nouvelle offre de constructions et promotions immobilières et qu’on donne à tout citoyen algérien le droit d’accéder à un logement sans qu’on lui demande de grosses hypothèques ou un gros salaire, je pense que la demande en location sera moins importante qu’aujourd’hui et les prix vont connaître une baisse ». Elle relève au niveau de l’offre publique une lenteur dans l’octroi des logements, que ce soit la formule AADL (location-vente) ou LSP (logement social participatif).

    Cette dernière formule étant suspendue, dit-elle, « aux élections et est remise en cause à chaque changement des assemblées communales. Le demandeur de logement est condamné à chercher un bon promoteur qui ne l’arnaque pas ». Mme Mammeri condamne la passivité de l’Etat avec le problème des logements fermés et inoccupés. « L’Etat se doit d’intervenir en promulguant une loi interdisant la fermeture des appartements. Que tous les logements soient habités. Je ne comprends pas comment des milliers d’appartements restent fermés devant des milliers de demandeurs. À qui appartiennent-ils, pourquoi ne sont ils pas mis en location, ou en vente et attribués à des personnes qui en ont besoin ? », s’interroge-t-elle. Il faut attirer l’attention des pouvoirs publics pour ne pas tomber dans la crise des subprimes. « Il ne s’agit pas de prêter pour prêter et après mettre les gens à la rue. Il faut tirer les leçons ; au lieu d’octroyer un prêt pour un F4, il faut opter pour un F3 et garantir un remboursement de 400 000 à 500 000 DA au bout de trois ans », indique Mme Mammeri. Interrogée sur la spéculation, notre interlocutrice souligne que l’agent immobilier ne fait que suivre le marché : « Si un agent immobilier n’ose pas donner le prix de 13 millions de dinars pour un appartement qui en vaut 5, le propriétaire peut le vendre tout seul au prix de 13 millions. Donc la seule façon de maîtriser le marché, c’est d’augmenter l’offre ».

  7. #252
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,363

    Mardi 4 Août 2009 -- Tout le monde s’accorde à le dire : le marché de l’immobilier est un marché « sauvage » livré aux mains des spéculateurs. Et l’un des aspects patents de cette anarchie est sans doute le manque flagrant de professionnalisme de nombre de nos opérateurs immobiliers, qu’il s’agisse des promoteurs, des banquiers ou des agences immobilières. Pour ne parler que de ces dernières, il ne serait pas exagéré de dire à la suite de Mourad, un jeune cadre dans le privé qui semble en connaître un tantinet sur le sujet, qu’en fait d’agences immobilières, nous avons plutôt affaire à des « smasria ». Mourad sait de quoi il parle pour avoir subi de plein fouet la loi de l’un de ces flibustiers urbains. « C’est une agence qui a pignon sur rue à Didouche Mourad, un cabinet du nom de agence Massalih, qui jouxte le cinéma l’ABC. J’ai eu affaire à eux pour avoir repéré sur internet un de leurs produits, une petite bicoque de 50 m2 située sur les hauteurs de Robertseau, à la lisière du boulevard Krim Belkacem », raconte Mourad. « Il s’agissait d’un petit F2 proposé au prix de 6 million de dinars. J’ai pris attache avec l’agence, après deux ou trois visites avec ma femme, nous avons décidé de l’acquérir. Nous étions saignés par les loyers prohibitifs, et avec nos maigres économies, nous comptions, avec le concours d’un prêt bancaire, nous sédentariser définitivement dans un quelconque logement. La location, c’est de l’argent jeté par les fenêtres. Qui plus est, tu vis continuellement avec un sentiment d’insécurité, avec le sentiment d’avoir un pied dehors et l’angoisse lancinante de te retrouver du jour au lendemain sans toit, sans territoire. »

    Mourad finit par rencontrer le propriétaire des lieux par le truchement de l’agence en question. « Le problème a commencé déjà lors du versement des arrhes : avec le proprio, nous avions convenu de verser 100 000 DA d’arrhes, mais voilà que l’agent immobilier exige 200 000 DA. J’ai réuni la somme et je l’ai versée sans chicaner, me disant que les 10 millions restant couvriraient les honoraires de l’agence le jour où la transaction serait conclue. » Mourad s’engage ensuite sur un autre front : celui du crédit. Il fait le tour des enseignes bancaires, consulte les sites de la CNEP, de la BDL, du CPA, s’échine à caler des rendez-vous pour voir sur place, fait des simulations, commence à réunir les pièces administratives exigées pour constituer le dossier, se renseigne auprès d’un notaire sur les frais afférents afin d’éviter toute mauvaise surprise. Il songe aux copains sur lesquels il pourrait compter, le cas échéant, pour faire son montage financier. « Et le rêve de la petite bicoque grandissait dans notre tête, ma femme et moi. On se surprenait à rêver d’un petit havre de paix, un petit nid d’amour pour rêveurs pépères et sans histoire. On a même ramené un architecte pour imaginer un moyen de donner plus de volume au petit F2 et l’inonder de lumière. » Très vite, le rêve de Mourad se brise sur l’autel de l’argent. Les meilleures simulations lui promettaient à peine 3 millions de dinars. « Il fallait avec cela payer le loyer, les factures, mettre de l’argent de côté pour l’apport personnel, les honoraires du notaire, de l’agent immobilier, le fisc, l’expert. » Et de butter sur ce chiffre insolent : « L’affaire ne pouvait pas se conclure à moins de 650, 660 millions de centimes “toute tchippa comprise” », ricane-t-il avec aigreur.

    Un casse-tête nommé « arboune »

    Il reçoit une succession de tuiles sur la tête, les unes après les autres, qui semblaient se décoller de la toiture de la petite bicoque de ses rêves. « Je n’ai pas réussi à réunir le complément financier nécessaire, alors j’ai dû annuler la transaction la mort dans l’âme. Par la suite, l’agent m’a appris que l’acte du logement lui-même était entaché d’un vice d’écriture. Je n’ai donc pas perdu grand-chose. » Problème : comment récupérer les 200 000 DA confiés à l’agence Massalih ? « Je dis à l’agent d’agir conformément aux lois du marché. Je voulais le placer devant sa conscience. J’étais naïf de croire que ce milieu pouvait fonctionner selon un code d’honneur. Le propriétaire a pris de plein droit ses 100 000 DA d’arrhes conformément au principe "al arboune maywalliche" (les arrhes ne sont pas restituées). » Mourad accepte son sort avec résignation. Mais il doit reconduire son loyer, payer ses factures, son ordinaire et tout le toutim. «J’estimais qu’il était juste que je récupère les 100 000 DA restants, et qui étaient conservés dans le coffre de l’agence Massalih, d’autant plus que l’agence m’avait promis de ne pas y toucher. Mais voilà que l’agent m’annonce toute honte bue qu’il avait utilisé cet argent au prétexte qu’il était en rupture de liquidités. Mais je n’ai rien dit. Un jour, le même agent m’appelle pour me dire que son associé s’était adjugé 50 000 DA d’autorité, et pour la somme restante, il voulait quérir ma baraka.»

    Mourad est outré par la désinvolture avec laquelle l’agence décide du tarif de sa « douteuse » prestation en accaparant des 100 000 DA sans vergogne. « Déjà, j’ai trouvé qu’il n’était pas très légitime de s’emparer de la totalité des arrhes en sachant que l’acte de la maison n’était pas réglo. Mais ce qui était proprement scandaleux, c’était de voir l’agent immobilier toucher aux arrhes d’une façon aussi cavalière. Le manque de professionnalisme de ces gens-là est tel qu’ils se conduisent comme si ces transactions étaient conduites dans la rue, au noir, alors que le cadre de l’agence est censé être un cadre légal où le moindre centime est dûment consigné de sorte que tout se déroule dans la transparence, et que l’Etat perçoive ses droits par le biais du fisc. » Mourad assure que l’agent ne lui a remis aucun document consignant la façon dont l’avance qu’il avait fournie a été partagée entre les différentes parties. « L’associé en question, que je n’ai jamais vu, avec qui je n’ai jamais traité, s’est emparé de 50 000 DA et m’a simplement lancé au téléphone que c’était la loi du marché. J’ai voulu m’enquérir du barème sur lequel il s’est basé pour prendre 50 000 DA, il a bafouillé et éludé ma question. Quant à son acolyte, à savoir l’agent avec qui j’ai traité, il s’est contenté de se confondre en excuses en me mettant devant le fait accompli. Je n’avais toujours pas obtenu le moindre reçu pour la prestation tronquée que l’agence aurait accomplie. Et je n’avais toujours pas d’explication sur la manière dont l’agence Massalih avait jugé que ses honoraires devaient s’élever à 100 000 DA. Si on applique le tarif maximum qui est de 3%, cela nous donne à peine 6000 DA pour l’ensemble des 200 000 DA versés. » S’il ne peut ni reprendre son dû ni se consoler de son rêve évaporé, Mourad ne baisse pas les bras pour autant et fait de sa croisade contre cette agence une question de principe : il a saisi la justice et attend réparation « afin que cette mafia ne s’avise plus de gruger les gens honnêtes avec une telle indécence. Ce sont des parasites qui engrangent d’une pichenette des sommes colossales sans se fouler la rate pendant que d’honnêtes salariés se tuent au labeur pour gagner leur pitance »

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts