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  1. #36
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    Vendredi 26 Octobre 2007 -- A qui vont profiter les investissements des groupes du Golfe en Algérie ? L’annonce par plusieurs groupes du Golfe de projets colossaux dans l’immobilier de bureaux et l’hôtellerie de luxe, aiguise les appétits des grands groupes internationaux de BTP. Le géant émirien Emaar a dévoilé récemment un investissement de 20 milliards de dollars dans l’immobilier qui vont transformer profondément Alger et sa banlieue. De son coté, le saoudien Al Qudra va investir 10 milliards de dollars dans des projets immobiliers et hôteliers de luxe à Oran et Mostaganem. Les deux groupes vont construire des appartements de très haut standing qui seront vendus en moyenne à plus de 20 millions de dinars. Ils construiront également des immeubles de bureaux : des tours intelligentes qui vont accueillir les multinationales implantées en Algérie. Les matériaux qui seront utilisés dans la réalisation des logements seront sélectionnés et les techniques de construction seront conformes aux normes européennes », explique un spécialiste interrogé par toutsurlalgerie.com.

    Selon nos informations, pour réaliser leurs projets en Algérie, les groupes du Golfe feront appel à des sociétés étrangères qui répondent à des normes internationales reconnues. Parmi elles : la norme HQE (Haute Qualité Environnementale). Ce critère va, exclure de la course les groupes chinois qui ont pourtant remporté la majorité des contrats attribués ces dernières années dans le BTP en Algérie. « La norme HQE est notamment utilisé dans les immeubles de bureaux : elle permet la construction de tours qui consomment peu d’énergie et respectent les contraintes environnementales », explique le spécialiste. En Algérie, les groupes émiriens pourraient élargir l’utilisation de cette norme aux immeubles d’habitation qui accueilleront des locataires fortunés.

    Dans ce contexte, selon nos sources, les groupes français Bouygues construction et Vinci sont les mieux placés pour décrocher les futurs projets initiés par les émiriens et les saoudiens en Algérie. Ces deux groupes figurent parmi les rares géants mondiaux du BTP à posséder le label HQE. Dans cette perspective, Bouygues et Vinci accélèrent leur installation en Algérie. Bouygues Construction a déjà créé une filiale à Alger, la BYALGE. Cette dernière a entamé début 2007 les travaux de réalisation du nouveau siège de l'ambassade Grande Bretagne à Alger pour près de 10 millions d'euros, son unique contrat en Algérie. Le gouvernement algérien avait sollicité Bouygues pour la réalisation du programme du million de logements, mais le groupe français a décliné l'offre faute d'un accord sur les prix de construction. Le gouvernement avait demandé à Bouygues d'aligner ses tarifs sur ses concurrents chinois, ce que le groupe français avait refusé. Avec les projets émiriens et saoudiens, Bouygues va pouvoir rattrapé son retard sur le plus important marché d’Afrique. Un autre groupe français entend également profiter des projets émiriens : Saint-Gobain. Le géant mondial de matériaux de construction se déploie discrètement en Algérie via l’acquisition de petites PME publiques.

    Les groupes français vont également profité des effets de la nouvelle loi sur la concurrence. Cette dernière va en effet limiter la possibilité pour les groupes chinois qui détiennent déjà des parts de marché importantes dans des projets de BTP de répondre à de nouveaux appels d’offres. Une manière pour le gouvernement algérien de réduire l’influence des Chinois dans ce secteur et diversifier ses partenaires.


  2. #37
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  3. #38
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  4. #39
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  5. #40
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  6. #41
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    Dimanche 6 Janvier 2008 -- C’est un coup dur pour de nombreux propriétaires algériens : depuis le 1er janvier 2008, les Logements sociaux participatifs (LSP) sont incessibles pendant une période de dix ans au moins. L’interdiction est officiellement inscrite dans la loi de finances pour 2008 signée le président Bouteflika le 30 décembre 2007.

    La décision de rendre interdite pendant dix la cession d’un logement de type LSP a été prise fin 2007 par les ministères de l'habitat et des finances. Pour les propriétaires de LSP, cette décision est un coup dur. «J'ai acheté un LSP en 2000 avec l’espoir de pouvoir le vendre un jour. Maintenant, le gouvernement change la règle du jeu et rend les LSP incessibles. C'est une aberration, il aurait du prendre cette décision dès le début », estime un acquéreur en colère.

    Le LSP est une formule réservée aux cadres et fonctionnaires qui n'avaient jamais bénéficié auparavant de logements, de terrains ou d'aides de la part de l'Etat pour acquérir un appartement. Il a fait son apparition il y a quelques années dans la région de Sidi Bel Abbes. Depuis, de nombreuses villes du pays ont lancé d'importants programmes LSP.

    La popularité et le succès des LSP s'appuient sur deux facteurs : la possibilité de vendre le logement dès sa livraison et les importantes aides de l'Etat via la Caisse nationale du logement (CNL). Mais la décision du gouvernement risque de modifier la donne. « La demande va baisser parce que les gens achètent ce type de logements pour accéder directement à la propriété et avoir la possibilité de louer ou de vendre à tout moment. Le gouvernement confond Alger et l'Algérie. Si les logements sont chers dans la capitale, dans les villes de l'intérieur on a vraiment du mal à vendre nos programmes», explique un promoteur immobilier.

    Par ailleurs, la décision du gouvernement de rendre incessible les LSP va rapidement peser sur le marché du logement, préviennent plusieurs promoteurs immobiliers. Les prix des logements risquent flamber et le marché noir des appartements va se développer en dehors de tout contrôle de l'Etat.


  7. #42
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    Mardi 8 janvier 2008 -- Le logement social participatif (LSP) est incessible sur dix ans à partir du 1er janvier 2008. La nouvelle mesure est contenue dans la loi de finances pour 2008. La décision de geler pendant une décennie le transfert de propriété (exception faite en cas de décès du propriétaire) pour tous les logements aidés, a été prise par le gouvernement suite aux instructions du président Bouteflika.

    L'incessibilité fait partie en fait d'un lot de mesures destinées à réformer en profondeur le logement qui bénéficie d'une aide de la part de l'Etat, particulièrement le logement social participatif (LSP). En fait, des trois formules d'accéder à la propriété à travers les aides de l'Etat, le LSP était la dernière qui n'était pas concernée par l'incessibilité: les acquéreurs deviennent propriétaires dès l'achèvement des travaux et la délivrance des actes de propriété par le promoteur immobilier. Jusque-là, les logements sociaux locatifs (entièrement financés par l'Etat) et les logements en location-vente sont frappés d'incessibilité.

    La nouvelle de l'incessibilité du LSP n'a pas surpris les acquéreurs et les promoteurs. La majorité étaient au courant depuis plusieurs mois et après le coup de gueule du Président contre la politique du logement lors de l'une de ses visites à l'intérieur du pays. Les ministères de l'Habitat et des Finances se sont vite employés pour pondre rapidement un «texte incomplet». La mesure indique seulement que les logements aidés sont incessibles pendant une période de dix années, sans donner de précisions et des informations complémentaires sur les modalités d'application. Le sujet concerne des dizaines de milliers d'acquéreurs de LSP et plusieurs promoteurs immobiliers préoccupés par les modalités d'application de la nouvelle loi.

    Plusieurs questions restent en suspens en attendant la publication des textes d'application: les LSP déjà vendus et habités sont-ils concernés par l'incessibilité ? La loi a-t-elle un effet rétroactif ? Les logements qui ont changé de propriétaires sont-ils touchés ? Les programmes LSP en cours de construction sont-ils affectés ? Les acquéreurs peuvent-ils vendre à condition de rembourser l'aide de l'Etat ? Le logement rural aidé est-il compris dans cette loi ? Les constructions privées retapées grâce à l'aide de l'Etat deviendront-elles incessibles ? Même les notaires ne connaissent pas encore la bonne réponse à ces questions. L'inquiétude est grande parmi les acquéreurs qui veulent par exemple vendre leur logement pour déménager dans une autre ville, acheter un logement plus spacieux, faire face à des dépenses imprévues, etc. Les gens ne comprennent pas pourquoi payer 70% du prix d'un logement qui devient incessible.

    Des promoteurs qui ont construit sur des terrains non domaniaux (non concernés par l'abattement de 80% sur le prix) s'interrogent si leurs programmes LSP sont concernés par l'incessibilité. Pour le président de l'Union nationale des promoteurs immobiliers, Larbi Chemmam, l'incessibilité du LSP est un coup dur pour le marché du logement. «D'abord il y a un grand déficit en matière d'informations sur les modalités d'application de cette loi. De toute façon, cette décision va bloquer le marché de l'immobilier, favoriser le développement du marché parallèle et faire flamber les prix des logements». Pour lui, l'incessibilité n'est pas le meilleur moyen pour dynamiser le marché de l'immobilier et lutter contre le trafic lié au logement. «Le gouvernement aurait dû faire le contraire et prendre des décisions en faveur de la libération du marché de l'immobilier, seul moyen pour lutter contre les ventes illégales de logement», propose M. Chemmam.

    Le président de l'UNPI craint des retombées négatives sur la formule du LSP: «A l'intérieur du pays, les gens vont se demander s'il ne faut pas opter pour un logement social locatif au lieu du LSP à cause de cette incessibilité. L'avenir du LSP est sérieusement compromis. Nous avons déjà des difficultés pour vendre avec l'ancienne formule, maintenant ça va se compliquer». Pour attirer la clientèle, les promoteurs immobiliers se basent sur un argument de vente en béton: la garantie de l'accès direct à la propriété du LSP. Le président de l'UNPI prévoit des lendemains difficiles pour la suite du programme LSP (250.000 unités à réaliser entre 2004 et 2009) et regrette l'absence de projections pour le secteur de l'immobilier. «La construction de nouveaux logements à des répercussions positives sur la santé et la prospérité des citoyens. Il faut arrêter de penser à la minorité qui spécule sur le logement, mais regarder les retombées positives sur l'économie et la société d'une libération du marché de l'immobilier », conclut M. Chemmam.

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