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  1. #15
    Al-khiyal is offline Super Moderator
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    Mardi 10 juin 2008 -- Le Centre de la Fédération internationale des journalistes considère excessive la décision du ministère de la Communication de retirer, aujourd’hui, le 10 juin 2008, les accréditations aux journalistes de l’Agence France Presse et de l’agence britannique Reuters. Cette décision est motivée, selon les affirmations des autorités algériennes, « par les informations mensongères » rendues publique par les deux agences concernant l’évolution de la situation sécuritaire durant les dernières quarante huit heures.

    Il est reproché en effet au reporter de l’AFP d’avoir livré un bilan exagéré de l’attentat perpétré par les hordes terroristes dans la localité de Beni Amrane, 60 Km à l’est d’Alger. Selon le chiffre officiel, elles ne sont que deux personnes à avoir succomber à cette attaque à la bombe artisanale, alors que l’Agence française évoquait le nombre de 13 morts. Quant à l’Agence Reuters, elle est accusée d’avoir carrément créé un faux événement en annonçant, dans une dépêche, l’explosion d’une bombe à la gare routière de Bouira causant une vingtaine de morts.

    Au-delà des erreurs professionnelles commises par les deux journalistes, la responsabilité de juger de la gravité avérée ou supposée des écrits et de la sanction appropriée à prendre, revient à leurs employeurs.

    La loi sur l’information accorde le droit de réponse aux personnes ou aux parties lésées par un quelconque écrit.

    Le Centre de la Fédération internationale des journalistes qui demeure convaincu que sans la garantie d’un accès libre aux sources d’informations, sans la conjugaison de meilleures conditions de travail comme cela est énoncé dans le régime spécifique du journaliste et sans l’établissement de structures d’auto régulation de la profession, ce genre de glissements n’est pas à écarter.

    Le Centre de la Fédération internationale des journalistes exhorte les autorités compétentes à rétablir les deux journalistes de l’AFP et de Reuters dans leur droit d’exercer leur métier de journaliste.

  2. #16
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    June 10, 2008 -- The Algerian government denied local and international press reports on Monday (June 9th) that 12 people were killed in two bomb blasts in Beni Amrane, Boumerdès wilaya and that another attack killed 20 people in Bouira. The Communication Ministry met with AFP correspondents yesterday afternoon to specifically castigate the news agency for showing a "great deal of irresponsibility when it comes to reporting sensitive information about terrorism", El Moudjahid reported. The Algerian government also vigorously denied press reports on Monday that a bus station bombing killed 20 in Bouira, Kabylie wilaya. The authorities singled out Reuters for disseminating the story.

    In a statement, Communication Minister Abderrachid Boukerzaza said that while "journalistic work, including security reporting, is totally guaranteed and respected in Algeria", it does not "authorise repeated incidences of irresponsible and unethical behaviour" in covering terrorism, which, he added, "thrives precisely on propaganda".

    The National Defence Ministry asserted that the only fatalities in Beni Amrani were French engineer Pierre Nowacki and his Algerian driver Syed Samir after they hit a remote-controlled roadside bomb, while a security agent and a fire-fighter were slightly injured by the second blast. Nowacki was an employee of the French company Razel, which is in charge of repairing damage to the Beni Amrane tunnel following the collision of two trains in March, El Khabar reported.

    AFP reported on Tuesday that Razel will withdraw its three other workers from the area. Meanwhile, French Foreign Minister Bernard Kouchner was quoted as warning foreign workers to be "cautious" but not to abandon Algeria, adding that the French government will not issue any new security warnings.

  3. #17
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    Mercredi 11 Juin 2008 -- Ainsi deux journalistes ont-ils été sacrifiés au nom des insuffisances de l’État algérien. Le chef du bureau de l’Agence France Presse (AFP) et le correspondant de l’agence Reuters se sont vus retirer leurs accréditations pour « divulgation de fausses nouvelles ». Comme en temps de guerre, le pouvoir muselle l’information. Mais l’Algérie est-elle en guerre ?

    Il y a quelques mois, le ministre de l’Intérieur avait annoncé que la guerre contre le terrorisme était terminée. Personne n’avait pensé à lui demander de démissionner, alors même que de nouveaux attentats se produisaient quelques jours plus tard.

    Le correspondant de Reuters a annoncé sur la foi d’informations de première main un attentat imaginaire à Bouira. Mais qui a manipulé ce journaliste et dans quel but ? C’est d’abord la question à se poser. Ce n’est pas la chasse aux scoops qui a présidé à cette annonce mais bien une manipulation rendue d’autant plus insidieuse qu’aucun interlocuteur officiel dans ce pays n’est dédié à la communication avec les journalistes sur ces questions sécuritaires. Certes, le journaliste a commis une erreur en annonçant une telle nouvelle : Reuters est une agence puissante dont les informations peuvent faire de nombreux dégâts et provoquer des situations de panique. Mais on peut difficilement reprocher à ce journaliste, un Algérien travaillant pour cette agence depuis de nombreuses années, d’avoir cherché à nuire volontairement à l’image du pays. Et puis, l’image de l’Algérie est-elle à ce point fragile qu’une simple dépêche d’agence suffit à la ternir ?

    Et lorsque toutsurlalgérie, comme tous les médias du pays, annonce un attentat ou un bilan, nous le faisons avec quelques sources de confiance qui ne peuvent être assimilées à des sources officielles. Dès lors nous sommes nous aussi les victimes potentielles de ces mains noires de l’information manipulatrices.

    Mais la question prend une toute autre dimension avec le retrait de l’accréditation du chef du bureau de l’Agence France Presse. Professionnel de l’actualité algérienne et de ses méandres sécuritaires de longue date, celui ci aurait grossi le bilan de l’attentat de Beni Amrane. Et ce n’est plus 13 victimes mais seulement un Français et son chauffeur qui auraient été comptabilisés dans la macabre comptabilité. Il aura fallu attendre près de 24 heures pour que le ministère de la Défense et non le ministère de l’Intérieur donnent un bilan officiel. Mais là encore des questions se posent. Pourquoi est ce la Défense et non l’Intérieur qui communique et pour un bilan que de nombreux journaliste avaient pu se faire confirmer de plusieurs sources proches de l’attentat. Et pourquoi attendre aussi longtemps ?

    Un peu comme si, revenu au temps des années noires de la décennie 90, le pouvoir avait décidé du contrôle de l’information. Et d’abord des médias indépendants. Le journaliste de l’AFP aura été la première victime de cette reprise en main qui ne dit pas son nom, une reprise en main destinée d’abord et avant tout à intimider et à museler l’information. Voilà pourquoi toutsurlagérie.com s’élève avec force et vigueur contre cette décision.

  4. #18
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    June 12, 2008 -- Algeria is withdrawing the credentials of journalists working for international media outlets in the country, because of what it called misleading reporting on the country's security situation.

    The government is withdrawing accreditation from two journalists, one from Reuters and the other from AFP, Algerian Communications Minister Rachid Boukerzaza said on Tuesday.

    The Reuters journalist reported an explosion in Algeria earlier this week, in which it said 20 people were killed. The government said the bombing never occurred. The Reuters journalist has meanwhile submitted his resignation.

    The AFP journalist was penalized for inflating the number of casualties in a twin bomb attack on a French company. AFP said 13 people were killed, while the official death toll was two.

    The Bureau of the International Federation of Journalists in Algeria called on Algiers to allow both journalists to resume their missions, calling the government's decision an exaggerated response.

    The bureau said mistakes would continue to happen as long as journalists in Algeria were denied the freedom to obtain information, according to the Algerian daily El-Khabar.

    Algeria is concerned that the media exaggerates in its depiction of the security situation in the country and scares off potential visitors by making the situation seem worse than it really is.

    Meanwhile, Morocco is at loggerheads with Al-Jazeera, and is demanding the Qatari channel apologize for what Rabat called "professional errors" in Al-Jazeera's reporting.

    The government is angry at Al-Jazeera's coverage of protests in which the channel said as many as 10 were killed. The government says none died, according to the London-based Asharq Al-Awsat, and is demanding the pan-Arab channel meets professional standards.

  5. #19
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    Jeudi 12 Juin 2008 -- Le gouvernement algérien a annoncé, mardi, le retrait des accréditations aux correspondants des agences AFP et Reuters à Alger pour avoir donné de fausses informations sur des attentats islamistes. Les autorités ont reproché au premier d’avoir gonflé, sur la base de sources sécuritaires, de 2 à 13 morts le bilan du double attentat contre une entreprise française dimanche à Beni Amrane près d’Alger. Et au second, l’annonce, lundi, par erreur la mort de 20 personnes dans un attentat fictif à la gare routière de Bouira (120 km à l’est d’Alger), sur la base d’une source sécuritaire.

    Absence de porte-parole

    La violente réaction du gouvernement contre les agences de presses occidentales pose le problème de l’absence de communication officielle sur les attentats terroristes en Algérie. « Comme en temps de guerre, le pouvoir muselle l’information. Mais l’Algérie est-elle en guerre ? Il y a quelques mois, le ministre de l’Intérieur avait annoncé que la guerre contre le terrorisme était terminée », a remarqué hier le quotidien électronique toutsurlalgerie.com. « Les gouvernants algériens persistent encore en 2008 à vouloir dissimuler à leurs concitoyens ce qui les concerne au premier chef », a estimé hier le quotidien francophone El Watan. En fait, le gouvernement n’a pas de porte-parole disponible afin de répondre quotidiennement aux questions des journalistes, laissant place aux rumeurs, spéculations et manipulations de tous genres. Lorsqu’un attentat où un événement majeur se produit en Algérie, les journalistes n’ont aucun contact officiellement désigné pour confirmer son bilan et ses circonstances.

    Echéances électorales en vue

    Le retrait des accréditations aux correspondants de l’AFP et de Reuters intervient dans un contexte trouble marqué par le retour en force des groupes armés qui ont perpétré de nombreux attentats sanglants ces derniers jours, les rumeurs sur l’état de santé du président Bouteflika et la bataille sur sa succession à moins d’une année de la présidentielle d’avril 2009. L’absence de revendication du double attentat de dimanche contre l’entreprise française Razel et le retard pris par les autorités pour communiquer le bilan de cette attaque ont aggravé le climat de suspicion et la sécuritaire en Algérie. Et plusieurs questions restent sans réponses. Le gouvernement a-t-il décidé de cacher la mort de huit gendarmes dans le double attentat perpétré à Beni Amrane, annoncé par AFP et démenti le lendemain par le ministère algérien de la défense ? La source sécuritaire qui avait induit en erreur le correspondant de Reuters à Alger a-t-elle agi délibérément pour couvrir le pays d’une chape de plomb à la veille des présidentielles d’avril 2009 et la révision de la constitution prévue avant la fin de l’année ?

  6. #20
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    La Société des Journalistes (SDJ) de l'Agence France-Presse et les syndicats de l'AFP (CGT, SNJ, CFDT, FO et Sud) ont protesté jeudi dans des communiqués distincts contre le retrait de l'accréditation du directeur du bureau d'Alger.

    La SDJ "s'indigne de la décision des autorités algériennes de retirer l'accréditation du directeur du bureau". Selon l'agence algérienne Algérie Presse Service (APS), il est reproché à l'AFP d'avoir "exagéré" le bilan de deux attentats terroristes près de Lakhdaria (à l'est d'Alger), au cours duquel un ingénieur français, Pierre Nowacki, et son chauffeur algérien, ont été tués.

    La SDJ note que le bilan reproché à l'AFP avait été repris par plusieurs autres médias étrangers et algériens indépendants. Elle constate aussi "avec regret" que le correspondant de Reuters "a fait l'objet d'une mesure similaire de la part des autorités, mais semble-t-il pour d'autres raisons".

    De leur côté, les syndicats de l'AFP "regrettent vivement la décision des autorités algériennes de retirer l'accréditation du directeur du bureau". Ils appellent les responsables algériens à revenir dans les meilleurs délais sur leur décision afin de permettre au bureau d'Alger de pouvoir travailler dans des conditions sereines. Ils expriment également leur "solidarité" au correspondant de l'agence Reuters à Alger.

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