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  1. #1
    Ruks is offline Moderator
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    Dec 2003
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    FIS in politics?

    http://www.islam-online.net/English/...rticle03.shtml

    Bouteflika Reportedly "Luring FIS Into Politics"

    By Waleed Tulmasani, IOL Correspondent

    ALGIERS, October 25, 2005 (IslamOnline.net) – Algerian President Abdelaziz Bouteflika has reportedly given the green light to some leaders of the outlawed Islamic Salvation Front (FIS) to establish a political party in return for their support last month of his peace and reconciliation charter.

    The party, which is reportedly to lead a moderate Islamic current in the country in the days to come, has grown “mature” and only needs to be declared, a well-placed source revealed to IslamOnline.net.

    The source would not give further details on the party’s platform, but indicated that some of the front’s veteran leaders will run the party.

    “Bouteflika wants to let bygones be bygones and turn a new leaf with the Front, brining it back to the political fold,” a former minister told IOL on condition of anonymity.

    It has been also reported that the former leader of FIS’s military wing, Madani Mizraq, is setting the stage now for launching the party.

    Algeria had fallen into a bloody and vicious cycle of violence in early 1992 after the government had annulled the results of the 1991 legislative election in which the outlawed FIS was about to secure a landslide victory.

    The authorities then disbanded the Islamic movement and unleashed a crackdown on its members, arresting scores of them.

    The government move had triggered a bloody armed conflict that lingered on for several years, claiming the lives of some 150,000 people, mostly civilians.

    Bouteflika’s Charter for Peace and National Reconciliation, which was endorsed by an overwhelming majority in a referendum on September 29, grants amnesty to hundreds of FIS fighters.

    Rapprochement

    The rapprochement picked up steam Friday, October 21, when Anwar Nasreddine Haddam, an FIS leader in exile, signaled he was returning home October 29 after talks with Interior Minister Abdelaziz Belkhadem.

    He dropped several hints in a statement at the “maturity” of his party, saying that it was high time to register it.

    “We want to build a national alliance to activate reconciliation between past foes,” read the statement, a copy of which was obtained by IslamOnline.net.

    “Let’s focus now on post-referendum era no matter how different we are,” he said, referring to the September 29 referendum on the peace charter.

    Haddam further revealed that FIS leader in Germany was planning to return to Algeria.

    Split

    Madani had charged that the charter was a ruse to grant amnesty to Algerian soldiers who have blood on their hands.

    But veteran FIS leader Abbasi Madani, who lives now in Qatar, rejects any bargain with the regime, striking the discordant note.

    He said in a statement published by several newspapers that the FIS would not be lured into supporting Bouteflika’s charter in return for a political role.

    Madani had charged that the charter was a ruse to grant amnesty to Algerian soldiers and officers who have blood on their hands.

    “My talks with Marzouk and the former leader of the FIS’s executive committee abroad wee cordial and had nothing to do with the reported party.”

    Abdelkadir Boukhamkhm, another FIS leader, said he has no idea about the new party.

    “The party that ignores the front’s veteran leaders like Madani is doomed to failure as it will lose credibility among the Algerians.

  2. #2
    scooti is offline Quarantined Users
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    Another perspective on things

    Interview de Saïd Sadi ; démocrate algérien

    Né pendant la colonosation, dans un petit village pauvre de Kabylie, Saïd SADI, psychiatre de formation, est aujourd'hui à la tête du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie), le principal parti d'opposition laïque en Algérie. Le régime algérien l'arrête et le censure régulièrement. Les islamistes ont plusieurs fois tenté de l'assassiner. Il incarne l‘espoir des Algériens qui ne veulent ni la dictature ni la théocratie.

    La campagne précédant le référendum « pour la paix et la réconciliation en Algérie » s'est déroulée sans débat contradictoire. Vous n'êtes pas apparu à la télévision algérienne depuis 18 mois alors que vous représentez la principale force d'opposition, comment faut-il l'analyser ?

    L'opposition et les observateurs étrangers s'accordent à dire que le taux de
    participation n'a pas dépassé les 20%. Plus autiste que jamais, le pouvoir annonce triomphalement 80% !! En réalité, l'Algérie profonde, jusque-là captive de la police politique qui fait et défait la vie publique, n'a pas voté.

    Cela fait quarante ans que je suis opposant. Je connais la façon dont ce régime gère l'Algérie depuis 1962. Nous n'avons jamais atteint une telle bouffonnerie. Même à l'époque de Boumédienne, il y avait des débats avant des élections. Bien sûr, la police politique bourrait les urnes ensuite… On n'a même pas eu droit au minimum de respect des apparences. On assiste à une précipitation dans le despotisme doublé d'une opacité sans précédent dans la gestion du trésor public mis au service des fantasmes du chef.

    Cette débauche de moyens et d'outrances révèle un homme isolé, soupçonneux, probablement apeuré et malade du pouvoir pour le pouvoir.

    Quant au contenu du texte, lui-même, il dévoile les véritables intentions du chef de l'Etat qui a mis la paix dans la vitrine pour préparer une présidence à vie dans l'arrière boutique… Et chacun sait qu'en Algérie, c'est dans l'arrière boutique que les décisions se prennent.
    « Le chef de l'Etat manipule l'ardent désir de paix des Algériens pour se poser
    comme sauveur de la nation »

    Ce référendum peut-il vraiment ramener la paix en Algérie ?

    Les familles des disparus - ceux qui ont été enlevés par les services de sécurité -et les familles de victimes du terrorisme ne se sont jamais agressées. Ce n'était pas gagné d'éviter des vendettas et des règlements de compte devant tant de barbarie…

    La société algérienne a fait preuve, dans ce cas de figure, d'une sagesse dont, personnellement, je suis fier en tant que citoyen. Ce référendum n'a donc pas été organisé pour réduire des tensions qui n'existent pas dans la société algérienne.

    Pourquoi alors Bouteflika s'est-il lancé à corps perdu dans ce projet ?

    Bouteflika a décidé de rester au pouvoir jusqu'à son dernier jour. Quand vous voulez garder le pouvoir à ce point, il n'y a que deux manières de faire. Soit vous avez un bilan et un projet qui vous permettent d'entraîner l'adhésion des citoyens. Soit vous trouvez un artifice qui peut aller jusqu'au putsch. A l'évidence, depuis six ans, et malgré une conjoncture financière exceptionnellement favorable (notamment grâce à la flambée de la rente pétrolière), pas un dossier n'a été mené à terme. La réforme de la justice, celle de l'éducation, de l'Etat, les réformes économiques,
    sont toutes restées à l'abandon.

    N'ayant ni bilan ni projet, le chef de l'Etat manipule l'ardent désir de paix des
    Algériens pour se poser comme le Sauveur de la Nation. La dernière phrase du texte répond à votre question: « le peuple algérien souverain mandate le chef de l'Etat pour prendre toutes les décisions .....». Voilà pourquoi ce référendum a été fait.

    Comment avez-vous vécu la dernière présidentielle d'avril 2004, où vous étiez
    candidat et où le président algérien a une fois de plus été élu de façon écrasante dans des conditions démocratiques douteuses ?

    J'ai fait 53 meetings à travers toute l'Algérie, du Nord jusqu'au Sahara et d'Est en Ouest. Je peux vous garantir que, malgré toutes sortes de pressions qui étaient faites sur les citoyens, j'ai vu l'humanité algérienne se mobiliser pour le changement. Mais le 8 avril, jour du scrutin, les services spéciaux (la police politique) ont envahi les bureaux de vote et manipulé les résultats.

    Ce putsch restera comme l'une des pages noires dans le difficile parcours des
    Algériens pour se doter d'institutions à la mesure de leurs sacrifices. Mais aucun peuple ne peut longtemps être spolié de son destin s'il manifeste la volonté de s'émanciper. Et, sur ce registre, je sais combien est forte la volonté des Algériens.

    D'où peut venir l'espoir ?

    Ce référendum n'a pas fini de produire tous ses effets. La police politique
    algérienne, c'est l'épine dorsale du régime. C'est elle qui fait et défait la vie
    politique de la Nation. Pour une fois, elle n'a pas pu — certains disent qu'elle n'a pas voulu — se mêler de la mobilisation pour donner un semblant de crédibilité à ce qui est vécu en Algérie comme une kermesse électorale. Jusqu'à présent, on réussissait, malgré tout, à réunir deux cents ou trois cents personnes devant les caméras dans tous les villages pour donner le change. Cette fois-ci, même les traditionnelles mises en scène n'ont pas eu lieu. Ce dysfonctionnement est inédit et capital à la fois.

    Dans la société, il se passe aussi quelque chose qui augure d'un changement pour le pays. Jusqu'ici, la donne intégriste déchirait le camp démocratique. Certains voyaient l'intégrisme comme « la révolte du pauvre ». Ils pensaient pouvoir instrumentaliser cette tendance pour débarrasser le pays des prédateurs au pouvoir. Ce n'était pas ma position. J'ai toujours dit que l'intégrisme était comme la mort, on n'en fait l'expérience qu'une fois.

    Qu'est-ce qui vous a immunisé contre cette tentation ?

    J'ai rencontré de vieux nationalistes algériens, de ceux qui ont résisté à la
    colonisation française; colonisation que j'ai vécue comme enfant et je peux vous dire qu'elle n'avait rien à voir avec ce que l'on veut bien décrire comme un épisode positif aujourd'hui à l'Assemblée nationale française. Face à tant d'oppression,certains cadres nationaux s'étaient laissés tenter, dans les années 40, par des contacts avec le nazisme. Mais la majorité des leaders de l'époque, bien qu'écrasée et humiliée, a dit NON. C'est tout à son honneur. Elle a eu raison. Et l'Algérie est devenue indépendante. Je pense la même chose à propos de l'intégrisme. La situation est difficile. C'est très dur de se battre dans un système politique où vous êtes pris en étau entre Staline et Khomeiny, mais nous n'avons pas le droit de mettre le doigt dans cet engrenage.

    J'ai toujours dit que l'intégrisme était comme la mort, on n'en fait l'expérience
    qu'une fois.

    Le fait que les islamistes et le pouvoir ne font plus qu'un va-t-il, paradoxalement, ouvrir une nouvelle ère pour l'opposition démocratique et laïque ?

    A quelque chose malheur est bon. L'intégration de l'AIS (Armée islamique du salut) dans la coalition au pouvoir élimine une pomme de discorde dans le camp démocratique et ouvre de vraies perspectives. Aujourd'hui, enfin, cette question de s'allier ou non avec l'intégrisme ne se pose plus, puisque l'AIS fait partie de la coalition au pouvoir. C'est la première fois qu'on est dans ce cas de figure, il n'y a plus deux fronts mais un seul. Il nous revient de faire en sorte que les forces démocratiques ne se définissent plus en fonction de ce l'intégrisme pourrait faire, mais selon l'alternative que nous souhaitons voir s'accomplir dans noter pays.

    Comment se fait-il que vous ne soyez pas plus soutenu par une certaine gauche française… que l'on trouve en revanche parfois aux côtés des islamistes sous prétexte de résister au régime?

    La refondation de la cité algérienne sera le fait d'Algériens ou ne sera pas, mais l'attitude d'une certaine gauche, française notamment, ne nous a pas facilité la tâche. Cette gauche-là a tendance à percevoir tout démocrate du Sud , soit comme un greffon de l'Occident qui ne pourra pas prendre dans son pays, soit comme un agent des Services spéciaux algériens. Même si ces services spéciaux vous ont arrêté et torturé et que vous les combattez… Sans doute à cause de cette culpabilité postcoloniale mal placée qui l'empêche de traiter l'extrémisme religieux musulman avec la même lucidité, la même rigueur intellectuelle et le même devoir de solidarité que face à d'autres périls de la société «blanche». Je n'aime pas être brutal, mais cette compromission confine à une forme de racisme. Comme si les
    Algériens, par définition inéligibles à la démocratie laïque, devaient se résigner à la fatalité de la dictature militaire ou de la
    théocratie.
    « Ce n'est pas en montrant de la condescendance à une idéologie violente comme l'intégrisme, au motif qu'elle vienne du Sud, que l'on favorisera l'harmonie et la justice dans le monde. »

    Cette gauche-là ne prend-t-elle pas le risque de trahir les démocrates du Sud laïque?

    Nous avons déjà été trahis. Ce n'est plus à notre niveau que les choses se nouent aujourd'hui. On ne peut pas nous faire plus de mal après tout ce que nous avons subi dans les années 90. En Algérie, nous avons fait notre deuil de cette gauche. Nous avons résisté seuls, en payant le prix fort. Mais cette tendance continue de parasiter la solidarité qui doit prévaloir entre les démocrates du monde et cela, jusqu'au cœur du mouvement altermondialiste. Quand je vois des figures de ce mouvement, par ailleurs respectables, essayer de se persuader que l'intégration des intégristes dans la nouvelle révolution mondiale peut permettre de les diluer dans le respect des libertés, je crains que l'on ne complique un peu plus une situation qui l'est déjà passablement.

    Comment avez-vous vécu la foison de livres publiés en France pour attribuer les massacres commis en Algérie uniquement à l'armée, quitte à disculper totalement les islamistes de leurs crimes?

    C'est une affaire préoccupante à plus d'un titre. Exonérer l'intégrisme des crimes qu'il revendique, comme moyens et objectifs de son combat, concoure objectivement à en encourager l'extension. Je ne dis pas que l'armée algérienne n'a pas commis d'abus mais la charger de tous les crimes, et en particulier des crimes assumés par les intégristes, était le meilleur service à lui rendre ! Le premier bénéficiaire de ces attaques, aussi paradoxal que cela puisse paraître, a été le régime algérien. Cela lui a donné un rôle de sauveur de la Nation voire de victime agressée grossièrement de l'étranger par des organisations ou des personnages réputés proches de ceux-là même dont le citoyen subissait quotidiennement la barbarie. Dieu sait pourtant qu'il y avait bien d'autres crimes à reprocher à cette armée et je suis
    bien placé pour vous en parler. Ce n'est pas parce que les généraux sont mauvais que les intégristes sont bons. Comme si ce pays n'avait pas le droit de rêver à son émancipation. Ce n'est plus le visa d'accès au monde occidental qu'on nous refuse, c'est l'idée même d'une aspiration à
    intégrer l'humanité et l'universalité qui nous est contestée. Je vous laisse le soin de définir l'identité politique d'un courant d'opinion qui interdit à des
    ex-colonisés de postuler à un Etat de droit !

    Cette même tendance, qui a plutôt nié les massacres commis par les islamistes en Algérie, se retrouve aujourd'hui à soutenir des initiatives comme la pétition des « Indigènes de la République », avez-vous lu ce texte et qu'en pensez-vous ?

    J'ai lu ce texte. Je le trouve consternant. Il a été aussi signé par des gens qui
    ont d'autres qualités et qui ne méritent pas de s'abîmer dans ce genre d'aventure.
    Si l'on voulait, faute d'avoir pu accompagner l'intégrisme au pouvoir en Algérie, le recycler à travers les communautés immigrés pour pouvoir peser sur le pouvoir politique en Europe et accessoirement envoyer quelques déclinaisons dans le Sud, on ne ferait pas mieux.

    Sur quelle base, de votre point de vue, devons-nous envisager une solidarité
    Nord-Sud qui favorise enfin la démocratisation et non l'intégrisme ?

    Si les altermondialistes veulent vraiment peser sur le monde de demain en associant le Sud, en freinant une mondialisation qui marginalise l'homme et sacralise le marché, ils doivent coupler leur exigence de démocratisation à celle de laïcité.
    Chaque fois qu'un régime ou qu'un dirigeant se prévaut de la délégation divine pour imposer son autorité, il est toujours tenté par des abus attentatoires au droit le plus intime de l'Homme : celui de définir sa relation, à soi, à Dieu, à l'Autre. A mon avis, c'est même un droit qui précède les droits sociaux. Si l'on ne parvient pas à garantir et protéger cette aspiration, les despotes ont encore de beaux jours devant eux. Et la moitié de l'humanité, c'est-à-dire les femmes, seront données en pâture à des régimes iniques et régressifs. C'est cette résistance-là qu'il nous faut assumer ensemble. Ce n'est
    pas en montrant de la condescendance à une idéologie violente comme l'intégrisme au motif qu'elle vient du Sud que l'on favorisera l'harmonie et la justice dans le monde. Celui qui utilisant le sabre et le goupillon, vous dit ‘'vous êtes sauvage, vous êtes barbare, nous sommes là pour vous éduquer''; et ceux qui vous déclarent, que ‘'le meilleur régime pour vous reste encore l'intégrisme'', commettent la même erreur.

  3. #3
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    3rdTR00P is offline Banned 7mar
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    Re: Another perspective on things

    Interview de Saïd Sadi ; démocrate algérien.

    Né pendant la colonosation, dans un petit village pauvre de Kabylie, Saïd SADI, psychiatre de formation, est aujourd'hui à la tête du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie), le principal parti d'opposition laïque en Algérie.


    Désolé mon ami, je ne peux pas aller plus loin que ça.

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