A la tête de l'Algérie depuis 1999 et réélu le 8 avril 2004 pour un second mandat de cinq ans, la sixième année de présidence d'Abdelaziz Bouteflika a été couronnée par la mise en oeuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale adoptée par référendum en septembre 2005.
Prônée dès 1999 par le candidat à la présidentielle puis mise en oeuvre à travers la loi sur la concorde civile, sitôt M. Bouteflika élu, et enfin couronnée par la charte mise en oeuvre par l'ordonnance du 27 février 2006, la réconciliation nationale s'est confirmée, au fil du temps, comme un axe stratégique de la politique du chef de l'Etat.
Pour ce dernier, la réconciliation nationale, qui a vu 2.000 islamistes quitter les prisons, doit permettre à l'Algérie d'envisager de réelles perspectives de développement, surtout que la situation financière du pays l'autorise.
Les recettes pétrolières annuelles supérieures à 40 milliards de dollars et des réserves de change dépassant les 61 milliards de dollars permettent des choix économiques stratégiques comme l'option des investissements publics pour redresser le pays au lieu d'attendre les investissements directs étrangers, la limitation du recours aux emprunts étrangers et, enfin, le remboursement anticipé de la dette extérieure (15,5 milliards de dollars).
Sur le plan de la relance économique, une embellie financière sans précédent, grâce à la flambée des prix du pétrole, a permis la mobilisation de sommes substantielles devant être injectées dans de grands travaux publics. Depuis l'investiture de M. Bouteflika en 1999, deux plans de relance ont été annoncés, correspondant aux mandats présidentiels successifs.
Le premier, le Plan de soutien à la relance économique (2001-2004), a représenté une enveloppe budgétaire de pas moins de sept milliards de dollars. Un plan destiné essentiellement à l'amélioration des conditions de vie des Algériens puisque les dépenses d'équipement et d'aide aux entreprises ont nécessité l'octroi de 6,8 milliards de dollars.
Son objectif: atteindre un taux de croissance annuel de 5% à 6% sur quatre ans, réduire le chômage (15% officiellement, 30% officieusement) accroître la disponibilité des logements et relancer la consommation.
Le second plan, le programme complémentaire de soutien à la croissance (2004-2009), a été annoncé en avril 2005 et doté de 60 milliards de dollars. Il s'articule sur cinq axes: poursuite de l'amélioration des conditions de vie des citoyens, développement des infrastructures de base, modernisation du service public et développement de nouvelles technologies. Les deux premiers axes constituent des priorités puisqu'ils représentent respectivement 45,4% et 40,5% de l'enveloppe globale.
Un million de logements, deux millions d'emplois, la modernisation du rail jusque dans les lointaines contrées du Sud et une autoroute Est-Ouest font partie des travaux titanesques à accomplir avant la fin du second mandat présidentiel et dont l'ambition est de convaincre les Algériens que leur vie sera transformée en 2009, l'année de tous les rendez-vous.
Concorde civile et relance économique: les maîtres mots de la sixième année de Bouteflika à la tête de l'Algérie
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10th April 2006 04:56 #1
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