Jeudi 21 Août 2008 -- Dans la matinée d’hier, la ville de Bouira s’est réveillée sur le retentissement de deux fortes explosions qui ont secouées toutes les routes et les cités de la ville. Deux actes terroristes ont ciblé un bus de transport du personnel et un bâtiment du secteur militaire de la wilaya de Bouira, faisant 12 morts et 42 blessés. La première explosion a eu lieu à six heure du matin, ciblant un bus stationné prés de « l’hôtel Soufi », non loin du tribunal, à l’Ouest de la ville, qui a l’habitude de transporter des fonctionnaires Algériens travaillant dans la société Canadienne « SNC Lavalin » chargée de la réalisation d’une station d’épuration et de traitement des eaux du barrage Kadia Asserdoun située dans le village Boulerbah. Ce qui a fait 12 morts et des dizaines de blessés. Une deuxième explosion a eu lieu, trois minutes après la première, perpétrée par un kamikaze à bord d’un véhicule piégée prés de l’entrée du bâtiment du secteur militaire situé dans la cité Khazane Elmiyah à l’entrée Nord, et a fait plusieurs blessés, la plupart d’entre eux sont des habitants des bâtiments jouxtant le bâtiment ciblé.
El Khabar était arrivé sur les lieux, un quart d’heure après la première explosion, le paysage était horrible, un bus complètement endommagé et brûlé entouré de membres séparés des victimes et de corps calcinés jonchaient le lieu, et fusaient de partout, les cris des blessés transportés par les agents de la protection civile et les éléments du secteur de la santé vers l’hôpital de la ville, on a essayé, au début, de recueillir des échos auprès du personnel de l’hôtel dont la façade Sud s’est effondrée et les vitres de quelques chambres sont cassées, mais tout le monde était sous le choc en ce moment là, et on a pas pu recueillir les détails concernant l’attentat qui semble être perpétré par un kamikaze à bord d’un véhicule piégé et s’est fait explosé tout prés du bus en raison de la présence des membres séparés du kamikaze devant ce qui restait de son véhicule dont les débris avaient été projetés à plus de cinquante mètres.
Ensuite, on s’est dirigé directement vers le lieu de la deuxième explosion qui a ciblé le bâtiment du secteur militaire, la première chose qui a attirée notre attention, c’était l’image de la petite fille qui courait vers l’ambulance et son nez, sa joue et ses membres coulaient de sang, et l’image du père qui prenait entre ses mains son fils, dont l’age ne dépasse pas les dix ans, essayant de le transporter vers l’hôpital car il était atteint de blessures graves au niveau de la tête, comme on a su que, mis à part la blessure de deux militaires, tous les autres blessés de cet attentat qui a, en quelques secondes, métamorphosé la ville en véritable ruines, sont des habitants de la ville dont des enfants à l’image de « Mahdi » dont l’age ne dépasse pas les cinq mois et « Kamel » âgé de huit ans et « Rabah » âgé de dix ans.
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21st August 2008 09:42 #3459
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21st August 2008 09:42 #3460
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Jeudi 21 Août 2008 -- Certaines des victimes de l’attentat sanglant de mardi dernier dans la localité des Issers (wilaya de Boumerdès) étaient encore hospitalisés au CHU Nedir Mohamed de Tizi Ouzou, quand de nouvelles évacuations ont eu lieu hier à la suite du double attentat qui a ciblé hier à l’aube le secteur militaire de Bouira et le bus transportant les travailleurs de l’entreprise canadienne SNC Lavalin, en charge de la réalisation du grand barrage de Koudiet Acerdoune. C’est aux environs de dix heures que deux blessés, dont l’âge dépasse la cinquantaine, ont été accueillis par le personnel médical et paramédical de l’établissement hospitalier. Leurs jours ne semblent pas en danger, selon des membres du personnel du pavillon des urgences chirurgicales, qui précisent que l’un des blessés avait subi des brûlures sérieuses suite à l’explosion du véhicule conduit par un kamikaze qui avait foncé sur le bus. Mais heureusement, toujours selon les mêmes sources, leurs organes vitaux n’ont pas été touchés. Sur place, nous avons également appris que plusieurs des victimes enregistrées à Bouira sont originaires de la wilaya de Tizi Ouzou. Devant le pavillon des urgences du CHU de Tizi Ouzou, un infirmier exerçant au sein de l’entreprise canadienne était entouré de quelques employés en congé, venus avoir des nouvelles de leurs collègues restés en poste. Des membres des familles des employés étaient également sur place pour les mêmes raisons. L’un d’eux éclate en sanglots quand il a appris le décès de son frère dans l’attentat. Tous étaient collés au téléphone, arrachant par-ci, par-là des bribes d’informations de la ville meurtrie de Bouira. On apprendra que pas moins de trois personnes, originaires de la wilaya de Tizi Ouzou, sont mortes dans le bus de la société canadienne, et que plusieurs blessés ont été dénombrés. De leur côté, les travailleurs arrivés sur le chantier, toujours sous le choc, ne trouveront aucune énergie pour prendre leur service. «Nous sommes là en train de se regarder comme si personne ne croyait ce qui s’est passé», selon l’un d’eux joint par téléphone. Les responsables de l’entreprise leur ont finalement permis de rentrer chez eux. Au CHU Nedir Mohamed de Tizi Ouzou, nous avons aussi appris que l’un des cinq blessés qui y ont été transférés depuis la ville des Issers, suite à l’attentat de mardi dernier ayant ciblé l’école supérieure de la Gendarmerie nationale, a succombé à ses blessures hier peu après midi. Il s’agit d’un jeune candidat au concours d’accès à la gendarmerie originaire de la wilaya de Batna. Agé de 21 ans, son décès portera le bilan de l’attentat des Issers à 44 morts. Selon des sources médicales, l’un des blessés du même attentat se trouve encore dans le coma et lutte toujours contre la mort. Les trois autres ont subi avec succès une intervention chirurgicale et se trouvent en salle de réanimation.
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21st August 2008 09:42 #3461
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Jeudi 21 Août 2008 -- 24 heures à peine après l’attentat suicide qui avait ciblé, mardi dernier, l’école de la Gendarmerie nationale aux Issers, dans la wilaya de Boumerdès, la folie meurtrière des groupes terroristes vient de frapper le chef-lieu de Bouira avec un double attentat suicide contre un autocar, transportant des ouvriers de la société canadienne SNC Lavalin Maghreb, stationné devant l’hôtel Sofy de Bouira, et le siège du centre des opérations du secteur militaire situé dans le quartier la Cadat dans la ville de Bouira. Ce double attentat a été perpétré à dix minutes d’intervalle aux environs de six heures et a fait, selon le bilan donné par le directeur de la santé, 12 morts et 44 blessés, dont neuf ont été évacués vers des structures hospitalières de la région et de la capitale.
La première bombe a explosé au niveau de l’hôtel Sofy, situé près du siège de la cour de Bouira et du centre universitaire. A notre arrivée sur les lieux, le spectacle est des plus horribles. La chaussée est jonchée de bouts de ferraille et de débris. La police scientifique ainsi que les services de sécurité étaient occupés à évacuer les victimes avant de se mettre au travail pour réunir toutes les pièces nécessaires à l’enquête. Des morceaux de chair ont été éjectés par l’explosion à des dizaines de mètres. Nous avons appris sur place qu’une partie de la tête du terroriste a été trouvée et que les restes du véhicule, une Renault Clio immatriculée à Blida, ont été éparpillés dans toutes les directions.
Face au refus des agents de sécurité de donner des détails sur l’attentat, le gérant de l’hôtel Sofy a déclaré aux nombreux journalistes et reporters dépêchés sur place qu’il y avait au moins onze morts parmi un groupe d’ouvriers de la société canadienne Lavalin qui réalise la station de transfert des eaux, dans la commune de Djebahia, en amont du barrage Koudiat Acerdoune. Ces derniers venaient de monter, comme chaque matin, à bord d’un autocar loué par ladite société et s’apprêtaient à rejoindre leur lieu de travail quand le véhicule piégé arriva en toute vitesse et percuta l’autocar par l’arrière. Le choc a été suivi par une violente explosion entendue à plusieurs kilomètres à la ronde. Le souffle de la bombe a fait voler en éclats les vitres des immeubles voisins et celles de l’hôtel, alors que les boutiques situées au rez-de-chaussée de l’hôtel ont été fortement endommagées. Tout de suite, les secours se sont organisés avant l’arrivée des premiers véhicules des services de sécurité et de la Protection civile ainsi que des ambulances, pour secourir les victimes.
10 jeunes, âgés entre 20 et 30 ans, trouvèrent la mort sur le coup. M. B. nous a déclaré que les terroristes visaient son hôtel car ils pensaient y tuer des étrangers. En une fraction de seconde, raconte un témoin sur place, une seconde explosion retentit de l’autre côté de la ville. C’est la panique générale parmi les travailleurs de l’hôtel Sofy. Les habitants de Bouira avaient du mal à réaliser ce qui venait de se passer. Le secteur militaire était la deuxième cible du second attentat suicide. Tout le monde en parlait. Selon nos sources, le terroriste, qui a été déchiqueté par la bombe, était arrivé à bord d’une voiture de type Renault Kongo bourrée d’explosifs, qui, en arrivant devant la porte principale de la bâtisse bordée par des balises de sécurité, a explosé. La puissance de la déflagration a causé la destruction d’une partie du mur de clôture et du poste de contrôle. En face, un autre mur de clôture et les fenêtres de plusieurs immeubles de la cité militaire ont été soufflés par l’explosion. Deux villas appartenant à des particuliers ont subi le même sort.
Les services de sécurité ont demandé aux journalistes de ne prendre aucune photo sur les lieux du drame. Au même moment, les éléments de la police scientifique s’affairaient à ramasser toutes les pièces et les débris du véhicule du terroriste dont les morceaux de chair ont été récupérés à des dizaines de mètres plus loin. Des témoins ont affirmé qu’il y avait des blessés parmi les militaires et les familles de ces derniers, du fait que, juste après la première explosion, tout le monde s’est précipité vers les fenêtres. Par ailleurs, le ministre de la Santé, Saïd Barkat, s’est rendu sur les lieux de l’attentat, dans l’après-midi d’hier, avant de rendre visite aux 33 blessés à l’hôpital Boudiaf. Dans sa déclaration à la presse, il a affirmé que «l’Algérie demeurera debout et que l’Etat va prendre en charge les victimes» et a exprimé ses condoléances à leurs familles.
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21st August 2008 09:42 #3462
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Jeudi 21 Août 2008 -- Deux attentats suicide à la voiture piégée, quasi simultanés, ont secoué, hier à 6h, la ville de Bouira, le premier ciblant, apparemment, un bus d’ouvriers algériens du groupe canadien SNC Lavalin, le deuxième le secteur militaire de la wilaya. Le bilan officiel fait état de 12 morts et de 31 blessés. Il était difficile de déterminer la cible exacte du premier attentat, perpétré devant l’hôtel privé «Sofy», à 6h, selon un jeune tenant un café-restaurant à une centaine de mètres du lieu du crime. Sur place, il n’y a aucun siège «symbole de l’Etat», si ce n’est le palais de justice ou encore le nouveau centre universitaire de la ville, situés à quelques encablures de là, mais qui, à l’évidence, n’étaient pas la cible du kamikaze.
En revanche, un minibus (24 places) portant la transcription de la raison sociale de «SNC Lavalin Maghreb», a été presque totalement endommagé par le souffle de la bombe et l’incendie qui s’en est suivi. Le cratère laissé par l’explosion, visible sur l’asphalte, à environ 2 mètre de l’avant du bus, laisse croire que celui-ci était la cible du terroriste. Mais, à 5 mètres de la carcasse du véhicule, le siège de l’agence principale de wilaya de l’opérateur téléphonique Djezzy est totalement détruit. Un tas de tôles jonchait le sol. Le haut de la façade est également éclaboussé par du sang. «Le chauffeur du bus avait l’habitude d’attendre ici l’arrivée des ouvriers qu’il conduisait au chantier de réalisation de la station de transfert d’eau du barrage Koudiet Acerdoune», nous expliquent les commerçants à notre arrivée sur place en fin de matinée.
La même odeur macabre de la mort, sentie la veille aux Issers, règne également sur les lieux. Une odeur âcre, mélange de sang, de carburant et de brulé. Une gamelle contenant encore le potage de l’un des défunts ouvriers était toujours coincée dans ce qui restait des sièges du bus. Du sang partout, à plusieurs dizaines de mètres à la ronde. Pas seulement du sang, mais aussi d’infimes lambeaux de chair collés sur les mûrs et qui auraient échappé à la vigilance des éléments de la police scientifique qui opéraient sur place. A une trentaine de mètres du «cœur» de l’attentat, une grande tâche de sang macule, à 5 mètres de hauteur, l’une des arcades du bâtiment. «Un des corps a été éjecté jusque ici pour retomber là-bas», explique un employé de l’hôtel, en montrant des tâches, l’une sur le mur et une autre, aussi grande, au bas d’un pilier. Une pharmacie, proche des lieux, est sérieusement endommagée. Les vitres des habitations et des institutions (université et palais de justice) environnantes ont volé en éclat.
Les mesures de sécurité au niveau du secteur militaire, second lieu ciblé, sont autrement plus strictes. A notre arrivée en début d’après-midi, l’accès était «interdit à tout le monde», nous explique un militaire. L’attentat a été commis sur la route, juste à l’entrée du siège du secteur et en face de la cité militaire où le plus grand nombre de blessés a été enregistré. S’agissant du bilan, une source de l’hôpital Mohamed-Boudiaf, jointe par téléphone, a fait état de «13 morts et de 44 blessés». Elle a, en outre, précisé que «09 blessés dont l’état a été jugé grave ont été transférés vers à Alger, aux hôpitaux d’Aïn Naâdja (02) et de Douéra (07».
En diversifiant leurs cibles, les terroristes semblent avoir franchi un autre cap dans leurs entreprise criminelle. Après s’être astreints, pendant longtemps, à ne s’attaquer qu’aux «symboles de l’Etat» et aux multinationales opérant en Algérie, assimilés à «des croisés qui spolient les richesses du pays», les terroristes s’en prennent désormais aux civils qui osent outrepasser leurs «ordres». Avant-hier aux Issers, les criminels ont ciblé les jeunes diplômés postulant à une carrière militaire dans les rangs de la Gendarmerie nationale, faisant 43 morts et 45 blessés. Hier, ils se sont attaqués à de malheureux ouvriers.
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21st August 2008 09:42 #3463
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Jeudi 21 Août 2008 -- Le Haut Conseil Islamique et l’Association des Oulémas Musulmans ont innocenté l’Islam de la dernière recrudescence des actes de violence. Ces deux institutions ont réitéré leurs appels à ceux qui se sont égarés du Droit chemin pour retrouver leurs familles, leur peuple et leur patrie. Le Haut Conseil Islamique a indiqué, hier, dans un communiqué, que les derniers actes terroristes perpétrés à Tizi-Ouzou, Boumerdés, Skikda et Bouira, qui ont fait des victimes innocentes n’ont aucun rapport avec l’Islam et que l’Islam dénonce l’effusion du sang, le génocide et le mal. Cette institution a appelé les jeunes égarés à retrouver la raison et le droit chemin. Dans le même cadre, le président du Haut Conseil Islamique, le Cheikh Bouamrane, a accusé certaines parties d’être responsable de l’instabilité en Algérie, suite aux explosions qui ont eu lieu aux Issers et à Bouira, faisant 55 morts et 87 blessés. Dans une déclaration qu’il a faite, hier, à la radio nationale, il a indiqué qu’ « après que l’Algérie ait bénéficié de la politique de la réconciliation nationale, certaines parties de l’intérieur et de l’extérieur du pays, tentent de perturber cette politique par ces attentats ». Il a expliqué que ces parties « manipulent les jeunes égarés pour exécuter leurs plans ». Pour sa part, cette association a appelé les autorités à utiliser les moyens du pays pour le bien de tout le monde et à adopter le principe de la justice sociale et la bonne gouvernance, ainsi que la promotion du processus de la réconciliation nationale.
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21st August 2008 09:42 #3464
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Jeudi 21 Août 2008 -- Le terrorisme a encore frappé. Après une brève accalmie, le GSPC a repris du terrain en opérant un peu partout avec une nette augmentation de la cadence des attentats. Ces attentats ont pris une telle ampleur qu’il est clair que le massacre de la population est la seule expression courante des terroristes. Ils viennent d’asséner encore une fois, et deux jours de suite, la sanglante preuve de leur option irréductible. L’horreur de ces dernières semaines rappelle le climat de terreur imposé par le GIA dans les années 90. Quel langage alors adopter avec un GSPC sourd et inhumain ? Désormais, aucune initiative, aucun discours ne le fera reculer ou dévier de sa macabre ligne de conduite. Les Algériens sont fatigués de la mort, de la peur et des processions funèbres et rien ne les rassure. Bien au contraire, il leur semble vivre un voyage dans le passé récent. En face d’un terrorisme qui gagne en sauvagerie, surviennent parfois des discours optimistes qui ne donnent pas forcément l’effet d’encouragement. D’où le relâchement parfois involontaire de la mobilisation. Car le décalage entre le discours politique et les actions sur le terrain n’obéit pas à la même chronologie pour atteindre simultanément le même objectif. Il est inutile d’attendre un quelconque geste, en dehors de celui donnant la mort, de ces criminels barbares. Il est remarquable comme leurs répliques aux discours et réactions se ressemblent en intensité et en sauvagerie. Que faire ? Abdiquer devant l’horreur alors que l’État, grâce à la généreuse résistance des hommes et des femmes de ce pays, a survécu à la plus horrible tentative de destruction dans les années 90 ? La mobilisation ? Oui, la mobilisation. Pour peu qu’elle ne soit pas laissée aux seuls amateurs du “galvaudage” qui n’en feront qu’un slogan creux. Le moment est grave ! Mais il est encore temps de se ressaisir et de donner une leçon à ces hordes sauvages par la vigilance et la mobilisation et de se déterminer définitivement et clairement à lutter contre le terrorisme. Après tant d’années de mort, de larmes et de sang, il semble que c’est la seule solution pour en finir avec le terrorisme.
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21st August 2008 09:42 #3465
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Jeudi 21 Août 2008 -- L’horrible attentat suicide des Issers, qui a fait 43 morts et 45 blessés, a eu un grand choc psychologique sur la population algéroise gagnée par une vive inquiétude. Certes, depuis les deux attentats suicides du 11 décembre 2007 ayant pris pour cible le siège du HCR et celui du Conseil constitutionnel, Alger n’a pas été touchée par le terrorisme. Mais avec la dangereuse escalade d’actes terroristes en ce mois d’août en Kabylie et plus particulièrement à Boumerdès, la terreur s’est emparée de ses habitants qui redoutent une action d’éclat du GSPC. En frappant aux portes d’Alger, les affidés de Droukdel peuvent bien échapper au contrôle des nombreux barrages dressés par les services de sécurité dans les quatre coins de la capitale et y perpétrer des attentats. “Ils peuvent frapper quand et où ils veulent. Il n’y a que Dieu qui peut les arrêter”, commente un jeune Algérois. “Avec l’injustice et le chômage qui règnent dans le pays, comment voulez-vous que les jeunes ne montent pas dans les maquis”, s’interroge un vieux. “On ne peut pas libérer des terroristes à tour de bras et espérer en même temps en finir avec le terrorisme”, renchérit un autre.
Indépendamment des raisons qui ont aidé l’organisation de Droukdel à reprendre du poil de la bête, il est loisible de constater que même si la nuisance terroriste est limitée géographiquement à la seule région de la Kabylie, son effet psychologique est ressenti à Alger, voire sur tout le territoire national. Encore que cet été, pour des raisons tactiques ou autres, l’organisation de Droukdel a élargi son rayon d’action à l’est du pays en signant nombre de forfaits dans plusieurs wilayas (Jijel, Skikda, Constantine, Oum El-Bouaghi, etc.). Par ailleurs, si jusqu’ici les actes terroristes commis dans la capitale réalisaient plus d’effet médiatique, ce n’est plus le cas aujourd’hui avec l’irruption sur la scène sécuritaire des attentats kamikazes. Pour preuve, l’attentat suicide des Issers a bénéficié d’une large couverture médiatique et suscité de nombreuses réactions d’indignation de la part de plusieurs responsables de pays étrangers (États-Unis, France, Espagne, Allemagne, Italie, ...) et d’institutions comme l’Otan, l’UE, l’UA...
Ainsi le GSPC réalise malheureusement un grand coup de pub même si, en se fiant aux assurances officielles, elle est au creux de la vague. Le moral gonflé à bloc, il est à craindre que Droukdel et ses sbires s’enhardissent pour commettre d’autres attentats aussi spectaculaires les uns que les autres. Pis, leurs rangs qui, sous les coups des services de sécurité, se sont amenuisés, peuvent bien être renforcés par de nouvelles recrues qui serviront de chair à canon pour de nouveaux attentats. C’est dire que les autorités, comme elles l’ont d’ailleurs promis au lendemain des attentats d’Alger en décembre 2007, sont tenues de trouver une parade à ces attentats suicides dont les dégâts sont multiples et incommensurables. En outre, la stratégie sécuritaire, adoptée qui consistait à prémunir vaille que vaille Alger, vitrine du pays abritant l’essentiel des sièges des institutions nationales et internationales, des actes terroristes, semble avoir montré ses limites. Parcellaire jusqu’ici, cette stratégie-là doit être globale. À Alger comme dans les autres régions du pays, la présence des services de sécurité, tous corps confondus, doit être plus importante pour assurer la sécurité des personnes et des biens, premier devoir de tout État.







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