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  1. #3599
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Vendredi 12 Septembre -- Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI, ex-GSPC) est-il un groupe terroriste puissant et bien organisé ? Alors que de nombreux analystes attribuent depuis quelques mois de sérieuses capacités de nuisance au mouvement dirigé par Abdelmalek Droudkel, le très sérieux journal britannique The Economist est plus nuancé sur la question. Dans une analyse parue dans son dernier numéro, le journal de référence des milieux d’affaires internationaux affirme qu’il est prématuré d’affirmer que l’AQMI est une organisation régionale aussi puissante que ces communiqués de revendication des attentats le laissent entendre.

    Pour The Economist, peu d’éléments peuvent confirmer que l’AQMI possède la puissance nécessaire pour déstabiliser les pays de la région du Maghreb. En Algérie, ses attaques se concentrent dans une seule région, à l’est d’Alger. «Dans cette zone montagneuse, les affrontements entre combattants de l’AQMI et les forces de sécurité algériennes se produisent presque chaque jour. A chaque fois que les autorités proclament une grande victoire, l’AQMI répond invariablement par un attentat suicide ou une explosion contrôlée à distance, habituellement visant les forces de sécurité, parfois des étrangers », souligne The Economist. En Algérie, le faible niveau de violence est devenu « une constante » ces dernières années, « un peu comme en Colombie », selon George Joffé, spécialiste du Maghreb à l’Université de Cambridge.

    Mais si l’AQMI parvient à commettre des attentats en Algérie, sa présence dans les autres pays de la région est plus désordonnée, souligne The Economist. Au Maroc, les forces de sécurité ont démantelé plusieurs cellules terroristes depuis les attentats de Casablanca en 2003, qui ont fait 45 morts. En Mauritanie, l’AQMI a réussi à commettre des attentats. Elle a notamment revendiqué la mort de quatre touristes français, une attaque contre l’ambassade d’Israël et provoqué l’annulation en 2007 du Paris-Dakar. Mais l’organisation est loin de constituer une sérieuse menace dans le pays, selon un expert local cité par le journal. En Tunisie et en Libye, la présence d’Al-Qaïda est quasi-inexistante. En réalité, conclut The Economist, dans toute la région, Algérie est le seul pays où se trouve une organisation terroriste réellement active.

  2. #3600
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    Dimanche 14 Septembre 2008 -- Après quelques jours de relative accalmie, Tizi-Ouzou renoue avec les violences islamistes. Quatre gendarmes ont été blessés, dimanche 14 septembre en fin de matinée, dans une attaque terroriste qui a ciblé leur patrouille sur la route nationale RN12 à hauteur de la ville d’Azazga, à 35 km à l'est de Tizi-Ouzou, a appris TSA (toutsurlalgerie.com) de sources sécuritaires locales.

    Selon les premières indications fournies par les mêmes sources, la bombe, enfouie dans la chaussée non loin de la route menant vers l'hôpital d'Azazga, a été actionnée à distance : elle a explosé aux environs de 11 heures, à l'arrivée des véhicules de la patrouille de la gendarmerie sur les lieux.

    L’explosion a été suivie d'un accrochage de plusieurs minutes entre les gendarmes et les auteurs de l'attaque, qui étaient embusqués aux abords de la route. Les gendarmes ont réussi à repousser les assaillants. Deux engins explosifs ont également été désamorcés sur les lieux de l'attentat.

    Après l'attaque, la RN 12 a été fermée à la circulation et des hélicoptères de l'armée survolent la région sans doute à la recherche des auteurs de l’attaque. On ignore la gravité des blessures causées aux gendarmes qui ont été évacués à l'hôpital d’Azazga.

  3. #3601
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    September 14, 2008 -- A terrorist bomb attack on a security patrol in Azazga, east of Tizi Ouzou, left four Algerian gendarmes wounded on Sunday (September 14th), Tout sur l'Algérie reported. The bomb, which was buried in the pavement near the road leading to the Azazga hospital, was triggered remotely, security services said.

    On Friday, the national army defused three explosive devices in the mountainous region of Boudekhan, near the city of Boumerdès, Echourouk reported.

    In related news, Algeria will increase its defence budget for 2009 by more than 10%, APS reported on Saturday (September 14th). The new budget, to be discussed in the coming weeks, will amount to 383.6 billion dinars, making defence the biggest state spending sector.

  4. #3602
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    Lundi 15 septembre 2008 -- Les services de sécurité ont arrêté le dénommé (Messaoud.A), fournisseur des groupes terroristes armés. Il était chargé d’apporter l’artillerie lourde et les munitions de guerre. Il était également indicateur de Amar Ben Titraoui, alias Abou El Khaytama, imminent leader du mouvement d’Al Qaïda au Maghreb Islamique et Emir de l’escadrille El Fateh, basée dans les montagnes de Bouzegza. Selon une source sécuritaire responsable, les détails de cette affaire remontent à la fin du mois de juin dernier, lorsque les services de sécurité enquêtaient sur l’un des fournisseurs d’armes dans la wilaya de Boumerdès. Ils sont parvenus à arrêter ce fournisseur près de Boumerdès, juste après l’attentat du Lido qui a ciblé la caserne de la garde républicaine. Les enquêtes ont révélé que ce dernier était à la tête d’un groupe de soutien terroriste en médicaments, provisions et véhicules destinés à perpétrer des attentats. Ce groupe de soutien est également chargé des transactions d’armement et de tout ce qui a trait aux munitions de guerre. Messaoud Aouissat est maçon et père de quatre enfants. Il résidait dans un appartement à Corso, wilaya de Boumerdès, qu’Al Qaïda lui a donné en guise d’appât pour le forcer à la rejoindre. Messaoud Aouissat a révélé suite aux interrogatoires permanents qu’il était le bras droit de Ben Titraoui. Il arrivait à lui transmettre toutes les nouvelles en profitant du fait qu’il n’avait pas de casier judiciaire et qu’il n’était pas soupçonné par les services de sécurité. Il est à noter que nos sources n’ont pas cherché après d’autres détails étant donné que l’enquête est toujours en cours.

  5. #3603
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    September 15, 2008 -- Algerian journalists and the government are at odds over how the media should handle security information, particularly terrorist attacks. The government has accused some newspapers of turning into forums for terrorism, but journalists say the public has a right to know the news and that their interest in security affairs is part of their regular professional work.

    Speaking at the September 2nd opening of the National Assembly's fall session, Prime Minister Ahmed Ouyahia told journalists "the press has every interest, and this is not a threat, in returning to reason and in not serving as a mouthpiece for people who spare no one".

    The government's message to journalists was reiterated at a press conference on Thursday (September 11th) when Minister of Communications Abderrachid Boukerzaza called on the media not to "fall into the trap of terrorist propaganda" when covering security information.

    Earlier, Boukerzaza expressed strong opposition to newspapers that published pictures showing members of al-Qaeda in the Islamic Maghreb in training exercises and organisational seminars in their mountain strongholds. Coverage of terror groups' operations serves the groups' purposes, Boukerzaza said, because they are looking to attract media attention.

    Pointing towards media coverage of the recent attacks in Bouira and Issers, Boumerdes province, Boukerzaza said "The citizen's right to know and the journalist's right to access news sources are rights guaranteed by law, but it shouldn't go beyond that to promote terrorism."

    Journalists reject the government's assertion that they are promoting terrorism. In a defensive tone, l'Expression wrote on Friday that "no one can ignore that... Algerian journalists paid a hefty price during the national tragedy. No less than 64 journalists were assassinated. Nonetheless, despite these assassinations and despite the threats, the media never stopped its battle, never lowered its arms."

    Press members say this is not the first time officials have tried to force the press to comply with the government's agenda.

    Slimane Hamiche, political analyst for El Khabar, told Magharebia that the authorities tried to take advantage of a supposed error made by Reuters when the wire agency reported in June that 20 people had been killed in a suicide attack in Bouira. The government maintained that the attack never took place and the Ministry of Communications withdrew the license of the journalist who wrote the article.

    Hamiche said the move was an attempt by the government to limit the reach of newspapers and journalists covering security developments and terrorist activities in Algeria, which have increased significantly in the past two years.

    Faycal Metaoui of El Watan newspaper criticised the authorities for failing to develop a clear media strategy, leaving the door open to journalists to sometimes mistreat and "excessively" report security news. He said journalists would have to take part in creating such a strategy, in order to ensure the public’s right to know and steer clear of propaganda.

    In an article entitled "Old question waiting on new response", Liberté covered the standoff between the media and the government, making reference to similar debates surrounding media coverage of security issues during the Black Decade.

    Le Matin quoted Farouk Ksentini, President of the Commission to Promote and Protect Human Rights, as saying that he did not expect the government to impose any sanctions on the press this time around, "because its relationship with the press is subject to foreign observation."

  6. #3604
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    Mardi 16 septembre 2008 -- Des chefs et des membres du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) commencent à se retirer de l’organisation terroriste suite aux derniers attentats perpétrés par le groupe d’Abdelmalek Droudkel contre les civils à Bouira, Boumerdès et Tizi Ouzou. Dans une lettre, un chef militaire de l’organisation, connu pour avoir été proche de Droudkel, alias Abou Mossab Abdelouadoud, a annoncé voir abandonné le recours à l’action terroriste suite aux attentats suicide ayant visé les civils, notamment les employés algériens d’une société canadienne en août dernier à Bouira. Abou El-Walid blidi, supposé avoir été manipulé en se faisant recruter «pour porter haut le nom d’Allah et combattre les impies», affirme avoir décidé de rompre avec «le criminel Droudkel, le suppôt de Ben Laden et Zawahiri» et de faire allégeance au fondateur du GSPC, Hassan Hattab, plus connu sous le nom d’Abou Hamza. Ce dernier s’était opposé à la filiation du GSPC au réseau El-Qaïda d’Oussama Ben Laden.

    Le fondateur, et ancien chef du GSPC, avait appelé les terroristes à renoncer à la lutte armée. «J’ai pris la décision de ne plus jamais participer à aucune opération armée contre le peuple algérien suite aux attentats ayant ciblé les civils dans les rues et les places publiques», a souligné Abou El-Walid dans sa lettre diffusée sur un site islamiste. Le chef terroriste explique avoir décidé de se repentir après avoir pris connaissance du contenu de la lettre de Hassan Hattab à l’endroit des jeunes égarés. «Je n’ai pu m’empêcher de verser des larmes en lisant cette lettre», a ajouté Abou El-Walid s’adressant à son tour à «ces frères » restés dans les maquis.

    «Le comble, oh mes frères, j’ai vu comment des dizaines d’innocents sont tombés lors des récents attentats suicide notamment celui du 20 août dernier qui a visé un bus d’une société canadienne tuant 12 civils alors que le GSPC prétendait qu’il s’agissait d’étrangers». Douze employés algériens de la firme d’ingénierie canadienne, SNC-Lavalin, ont été tués et 15 autres blessés dans cet attentat à la voiture piégée qui a touché leur autobus à Bouira. Les employés algériens travaillaient à la réalisation du projet de distribution d’eau et à celle de l’usine de traitement d’Acerdoune dans la wilaya. L’attentat intervenait 24 heures après une attaque suicide qui a fait 44 morts et 110 blessés, en majorité des civils, devant l’école de gendarmerie des Issers à Boumerdès.

    «L’émirat (direction du GSPC) nous dit à chaque fois que les cibles sont les militaires et les gendarmes mais en réalité ce sont des civils innocents», a poursuivi Abou El-Walid. «Est-ce avec cela que vous nous trompez ? Je jure qu’il s’agit d’actions dignes des GIA, que Dieu les maudisse, ceux qui avaient rendu licite le sang et les biens des musulmans», a dit Abou El-Walid dont le style de la lettre démontre qu’il s’agit d’un personnage influent au sein du GSPC. Abou El-Walid lance aussi un appel aux jeunes maquisards pour se repentir en rappelant la citation de l’illustre prédicateur, le cheikh Salah Elfouzane, qui a assimilé les actions du GSPC contre les civils à celles des khawaridj ainsi que la condamnation unanime parvenue de l’organisation des frères musulmans égyptiens qui ont qualifié de «lâches» les attentats du GSPC.

  7. #3605
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    Mardi 16 septembre 2008 -- La teneur de la lettre mensuelle de l’Armée populaire nationale (ANP) ne laisse planer aucun doute sur les orientations de l’institution militaire. Celle-ci rappelle non seulement ses succès sur le terrain et l’efficacité de son action par les coups de boutoir qu’elle a infligés aux groupes armés, mais aussi elle réitère son engagement à lutter contre ce phénomène. El Djeïch a consacré son éditorial à la lutte antiterroriste dans lequel l’ANP réitère son engagement à venir à bout de ce phénomène. Tout en précisant le caractère résiduel de ce phénomène, l’ANP souligne que «les avancées enregistrées sur le terrain de la lutte antiterroriste, les choix et les actions d’envergure menées par note pays, tant à l’échelle nationale qu’internationale, ne sont certainement pas du goût de ceux qui continuent de caresser l’espoir de voir l’Algérie s’embourber dans une ère d’instabilité chronique», est-il écrit. «L’Armée nationale populaire, aux côtés des autres forces de sécurité, est déterminée à poursuivre, inlassablement et dans le strict respect des lois de la République, la mission de venir à bout de ces menées terroristes résiduelles.» Les propos d’El Djeïch découlent de la détermination renouvelée, par le chef suprême de l’Armée, d’éradiquer le fléau, au lendemain des attentats meurtriers qui ont ciblé les civils et les institutions. Et c’est à juste titre que dans ce même numéro, le chef d’état-major rend un vibrant hommage au lieutenant-colonel Yamani Abdelkader, assassiné par les hordes terroristes le 14 août dernier, «un homme des plus valeureux qui portait très haut les valeurs ancestrales de l’Algérie».

    Par ailleurs, il y a lieu de signaler qu’à quelques jours du 19 septembre, date de création du Gouvernement provisoire de la République algérienne (19 septembre 1958), la revue El Djeïch rend hommage à cette institution de souveraineté en lui consacrant un dossier de plusieurs pages. Sous le titre «Il y a cinquante ans, 19 septembre 1958, constitution du gouvernement provisoire», le dernier numéro d’El Djeïch remonte l’histoire pour revenir sur les conditions qui ont prévalu à sa création. «Par cet acte, les responsables de la Révolution ont voulu se doter d’un autre attribut de souveraineté affirmant ainsi la légitimité et la capacités des instances du FLN à représenter les intérêts du peuple algérien», peut-on lire dans le dossier. Le rédacteur rappelle toutes les étapes par lesquelles est passé le GPRA dont les deux remaniements, le premier le 18 juin 1960 et le second en août 1961, le reconnaissance internationale et aussi l’aboutissement des négociations d’Evian qui ont constitué une victoire politique et diplomatique.

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