Samedi 14 Mars 2009 -- En réaction à la recrudescence des actes terroristes qu’a connus la Kabylie, ces derniers jours, les forces de sécurité mènent une offensive militaire dans plusieurs régions de la wilaya de Tizi Ouzou. Aux Ouacifs, les troupes de l’ANP se sont redéployées en vue de passer au peigne fin les forêts susceptibles de servir de lieux de repli pour les groupes armés. Ainsi, à Tahchat, les militaires ont réussi à détruire pas moins de sept casemates et récupérer un lot important de matériel, dont deux groupes électrogènes, ainsi que des denrées alimentaires et des effets vestimentaires. Il est fait état également de l’élimination de deux terroristes, mais notre source n’a ni confirmé ni infirmé cette information. Une chose est sûre, les soldats de l’ANP ratissent, depuis jeudi, en continu les maquis du GSPC dans cette région sud de la wilaya de Tizi Ouzou.
Notons que la daïra des Ouacifs, en particulier la commune d’Aït Touddert, a enregistré un nombre important de rapts. On se rappelle, d’ailleurs, du fils de l’entrepreneur enlevé par un groupe armé, il y a deux semaines, dans cette localité puis libéré après 72 heures de captivité contre le versement d’une rançon. Par ailleurs, il est utile de souligner que la forêt d’Agouni Izem, dans la commune d’Aït Yahia, a été, mardi dernier, le théâtre d’une opération de pilonnage au lendemain d’un accrochage qui avait opposé un groupe terroriste aux éléments de l’ANP stationnés sur la RN15, reliant Aïn El Hammam à la ville de Tizi Ouzou, via Larbâa Nath Irathen.
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14th March 2009 19:32 #4201
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15th March 2009 02:53 #4202
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Dimanche 15 Mars 2009 -- Un émir du GSPC et l’un de ses acolytes ont été abattus, vendredi après-midi, lors d’une embuscade tendue par les militaires, entre le village Talla Toughraste et celui d’Alma Bouamane, près du massif forestier de Mizrana et à la limite entre la wilaya de Tizi Ouzou et celle de Boumerdès.Selon des informations concordantes, c’est vers 14h que les soldats de l’ANP ont réussi à mettre hors d’état de nuire les deux activistes armés, à l’issue d’un accrochage avec un groupe d’une dizaine de terroristes et qui aura duré plus de quarante minutes. Acculés par les soldats de l’ANP, les autres assaillants ont pris la fuite en direction de la forêt environnante. L’émir abattu aurait été identifié. On parle d’un certain Mesrour, alias Laâouar, 38 ans, originaire de Dellys, dans la wilaya de Boumerdès, l’un des chefs de la katibate El Ansar, une phalange du GSPC qui opère dans les régions de la Kabylie. Ce coup de filet des forces de sécurité intervient deux jours après l’élimination par la police urbaine de deux islamistes armés dans la localité de Souk El Thenine, daïra de Maâtkas, au sud de la wilaya de Tizi Ouzou.
Aussi, notons que plusieurs opérations de ratissage sont actuellement en cours, notamment à Mizrana, Sidi Ali Bounab et Ouacifs où, pour rappel, sept casemates ont été détruites et un lot de matériel, dont deux groupes électrogènes, récupéré. Il est a signaler, par ailleurs, qu’un officier de l’ANP, ayant le grade de capitaine, a été blessé lors d’un attentat terroriste perpétré vendredi, vers 14h, dans la région de Draâ Ben Khedda, à 10 km à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou. Selon nos sources, le blessé est le chef du cantonnement militaire stationné au lieudit Akal Azegagh, à la périphérie de la ville de Draâ Ben Khedda, sur le chemin des monts de Sidi Ali Bounab. L’officier de l’ANP est tombé, dit-on, dans une embuscade tendue par un groupe armé qui a ouvert le feu sur lui, et ce, avant de prendre la clef des champs. Le capitaine souffre d’une légère blessure au niveau de la cuisse.
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15th March 2009 02:54 #4203
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Dimanche 15 Mars 2009 -- Deux militaires ont été blessés, hier matin, dans la région de Ouled Aouf, dans la commune de Aïn Touta, située à 35 km au sud de Batna, apprend-on de sources bien informées. Les deux militaires, évacués hier vers l’hôpital militaire de Didouche Mourad, dans la wilaya de Constantine, ont marché sur une bombe artisanale enfouie sous terre dans une région boisée, lors du ratissage qui se poursuit depuis mercredi dernier à la recherche de deux terroristes ayant pris la fuite après avoir tué un policier et blessé grièvement un autre dans la ville de Barika, suite à un violent accrochage avec les éléments de Brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ). Rappelons que les deux terroristes, armés de kalachnikovs, et qui circulaient dans la cité des 300 Logements, à Barika, ont été signalés par des habitants aux services de sécurité. Ils réussiront à prendre la fuite sur la route de la commune de Segana. Notons que les opérations de recherche pour les retrouver sont toujours en cours.
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15th March 2009 03:54 #4204
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Dimanche 15 Mars 2009 -- La Kabylie est-elle engagée dans une guerre sans fin contre le terrorisme ? Elle est devenue le fief privilégié des émirs, des groupes de kidnappeurs et de gangs à mi-chemin entre les groupes islamistes et la mafia. Le décor des dispositifs de sécurité est encore replanté pour cette année, dans le même schéma que les années précédentes, sans garantie d’une victoire décisive sur les groupes terroristes.
La population assiste hagarde à des mouvements de troupes rappelant un pays en guerre plus qu’une démocratie en marche. Les citoyens ont appris à vivre sous un maillage sécuritaire en continuel renforcement, se prêtant à des contrôles de plus en plus serrés sur les routes. Les jeunes sont descendus des bus pour être fouillés comme durant les années 1995 et 1996. Le champ d’investigation est élargi au maximum, cherchant le terroriste parmi la foule, et les armes dans les véhicules les plus anodins. Alerte maximale et état d’urgence paroxystique dans une région qui ne croit plus à l’accalmie durable. La pression militaire ne retombe pas dans les maquis, d’où sortent miraculeusement, au lendemain des pilonnages, des groupuscules qui commettent un rapt ou une attaque.
Les succès militaires remportés contre les groupes terroristes sont invariablement contrebalancés par des attentats meurtriers, par lesquels la base du GSPC signe sa présence et maintient la région sous son diktat. Un face-à-face infernal qu’aucune politique de réconciliation nationale n’a pu lever. Devenue le quartier général d’Al Qaïda Maghreb, la Kabylie n’est pas près de sortir de l’ornière. Dans la même après-midi d’hier, deux terroristes ont été abattus dans les maquis de Mizrana, à une trentaine de kilomètres au nord de Tizi Ouzou, au moment où un militaire échappait à un attentat près de Draâ Ben Khedda, à une dizaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya. Le maquis terroriste n’est pas laminé en dépit des bombardements massifs et répétés dans les forêts de la région. A Mizrana, l’accrochage a eu lieu entre une unité de l’ANP et un groupe d’une dizaine d’éléments puissamment armés.
Le groupe terroriste qui a tendu un guet-apens à un officier de l’ANP à Draâ Ben Khedda était doté d’armes automatiques. 8 terroristes ont été abattus depuis le début de l’année. Au moins 5 kalachnikovs ont été récupérées, en plus d’armes de poing et autres grenades, ce qui renseigne sur le niveau d’armement du maquis islamiste. Depuis le « pic » terroriste atteint au début du mois d’août 2008, lors de l’attentat kamikaze contre le siège des renseignements généraux à Tizi Ouzou, ayant fait une vingtaine de blessés, une offensive des services de sécurité avait permis de démanteler six réseaux de soutien et d’éliminer de nombreux terroristes. Des succès obtenus à la suite d’un travail de renseignement soutenu, montrant que l’appareil sécuritaire pouvait fonctionner d’une façon optimale et obtenir d’aussi bons résultats que les services de sécurité étrangers. D’aucuns ont cru à une thèse optimiste d’une situation maîtrisée.
Le retour au calme ne pouvait être que trompeur, selon un scénario éprouvé depuis une quinzaine d’années. Le maquis terroriste se ressource, « lève » des fonds et reconstitue ses propres réseaux pendant que la population croit à une paix retrouvée et les gouvernants annoncent le dernier quart d’heure des terroristes. L’attentat kamikaze de la semaine dernière contre le siège de la garde communale à Tadmaït, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Tizi Ouzou, faisant deux morts, a remis en cause le scénario selon lequel le maquis du GSPC était vidé de l’intérieur. Les troupes de Droukdel pouvaient encore frapper.
Elles ont voulu montrer qu’elles ne manquaient ni de kamikazes ni d’explosifs. L’émir maghrébin d’Al Qaïda, grand argentier devant l’Eternel grâce aux rançons amassées en Kabylie, a choisi de répondre par le feu aux appels à la repentance lancés par son prédécesseur. Ponctuée par les appels des repentis, qui sont de véritables coups d’épée dans l’eau, la lutte antiterroriste peine à retrouver ses marques. Gravement déséquilibré par la démobilisation des patriotes à l’occasion des dispositifs de paix et de réconciliation décrétés par l’Etat, l’appareil sécuritaire n’a pas réussi à lever la chape terroriste sur la population et le pays. Annoncée en juillet 2008 par le ministre de l’Intérieur lors de la visite du président de la République à Bouira, l’unité de lutte contre les kidnappings ne s’est pas encore signalée sur le terrain.
Les rapts continuent de frapper les milieux économiques avec une régularité infernale. Plusieurs milliards rentrent chaque mois dans les caisses du GSPC et sans doute dans les poches des terroristes et des émirs. Le 37e kidnapping a eu lieu il y a une quinzaine de jours à Aït Toudert, à une quarantaine de kilomètres au sud de Tizi Ouzou. Cette localité enclavée et déshéritée est en train de rattraper Maâtkas dans les sinistres statistiques des enlèvements. La détresse des opérateurs économiques reste insondable, ne trouvant aucune protection particulière auprès des autorités, comptant uniquement sur de nouvelles mesures de prudence personnelle. Quand ils sont rattrapés par la machine à kidnapper du GSPC, seule la solidarité familiale et villageoise agit pour les faire sortir du maquis, moyennant une forte rançon. Les unités spéciales annoncées par les autorités restent des formules médiatiques réitérées tous les six mois avec la même inefficacité. Des annonces aussi immatérielles et sans rapport avec le vécu des gens qu’une certaine échéance électorale prévue pour le mois prochain.
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15th March 2009 22:30 #4205
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March 15, 2009 -- Two armed terrorists have been killed by Algerian security forces in the mountains of Ouacif in the eastern province of Tizi-Ouzou, the state APS news agency reported Sunday.
The two terrorists were killed on Friday and another arrested, said Minister of State of the Interior and Local Communities Noureddine Yazid Zerhouni in Algiers on Sunday.
"The operations of the security forces in the mountains of Ouacif are still ongoing," he said, without giving the affiliation of the terrorists.
As for the anti-terrorist maneuver, Zerhouni said some terror groups" are still in activity, but they tend to leave their bases to head for the eastern and western part of the country under the pressure of the government army and other security forces.
"The increase of terrorist attacks does not mean the deterioration of the situation...instead, we really believe that these terrorist groups are now in a difficult position," Zerhouni added.
However, Zerhouni said "we can not ignore the possibility that they may carry out some attacks, especially during the presidential election."
Algeria's presidential election, which involves the incumbent President Abdelaziz Bouteflika and five other candidates, is expected to be held on April 9.
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16th March 2009 03:23 #4206
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Lundi 16 Mars 2009 -- Un groupe terroriste armé dont le nombre reste à déterminer a, dans la nuit de samedi à dimanche, fait une incursion au douar Chetabïa, relevant de la commune de Houidjbet, dans la wilaya de Tébessa, située à quelques mètres de la frontière algéro-tunisienne. Lors de cette attaque, les terroristes se sont dirigés vers la maison d’un citoyen de ladite région, un éleveur de bétail de son état. Dans une première étape, ils égorgeront 300 têtes de mouton qui se trouvaient dans l’étable, selon nos sources sous l’œil de leur propriétaire. Une fois cet acte abominable commis, ils ligoteront l’éleveur qu’ils égorgeront devant les siens à côté de son troupeau d’ovins. Une fois leur sale et criminelle besogne accomplie, ils s’évaporeront dans la nature en empruntant des destinations inconnues, dans l’obscurité de cette nuit hivernale.
À quelques heures du lever du jour, et après que les hordes terroristes eurent quitté les lieux, les proches et les voisins alerteront les services de sécurité et les autorités civiles de Houidjbet. Au petit matin, de retour sur les lieux du drame causé par les terroristes, le véhicule de 3 membres de la famille du défunt accompagnés d’un élu de l’APC de Oum Ali sauteront sur une bombe de fabrication artisanale enfouie sous terre, la veille, par les terroristes sur l’axe El-Houidjbet-Oum Ali. Les 4 passagers ont succombé sur les lieux à leurs blessures. Les véhicules des services de sécurité et des secouristes, qui suivaient le premier véhicule ciblé, ont été épargnés de justesse.
Une vaste opération de ratissage a été déclenchée par les services de sécurité au niveau de la bande frontalière sud-est et sud du pays depuis hier matin. Une région au relief difficile et accidenté et qui s’étale sur un rayon de 100 kilomètres jusqu’à la frontière de la wilaya d’El-Oued. Cet attentat est le deuxième, en l’espace d’un mois, qui vise les populations civiles de la bande frontalière est du pays. Le premier est le triple attentat perpétré à El-Ogla, El-Malha, Ras El-Aïch et Stah Guentis. On se souvient de l’abominable acte durant lequel une famille entière, dont deux femmes et un bébé, ont laissé leur vie alors qu’ils partaient à la cueillette des truffes pour subvenir, occasionnellement, à leurs besoins.
Avec cet attentat de Houidjbet, le GSPC confirme sa nouvelle tactique meurtrière. Il s’agit d’une tentative de polluer le climat dans lequel se prépare et se déroule l’élection du 9 avril prochain. Les observateurs de la scène sécuritaire décèlent, aussi, dans le retour à l’assassinat des civils, indépendamment de l’âge et du sexe, la prédominance chez ce
qui reste de la nébuleuse de la tendance takfiriste sur le reste des courants djihadistes qui traversent les groupes terroristes activant dans les maquis algériens.
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16th March 2009 03:34 #4207
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Lundi 16 Mars 2009 -- La horde sanguinaire qui sévit depuis plus de deux ans n’en finit pas de frapper dans la région de Tébessa, faisant encore des victimes. Selon une source sécuritaire, l’on apprend que 5 personnes ont été tuées lors d’une incursion terroriste dans la localité de Chatabia, relevant de la daïra d’Oum Ali, à 60 km à l’est du chef-lieu de wilaya. Un groupe terroriste, comptant 5 à 8 éléments, s’est attaqué dans la nuit de samedi à dimanche à la maison d’un maquignon située dans ladite localité. Voulant voler le troupeau de deux bergers, les terroristes ont lâchement égorgé l’un d’eux et violemment tabassé le second. Avant de prendre la fuite, ils abattront plus de 300 moutons et mineront les alentours de la maison avec des bombes artisanales. Le lendemain, au moment où les proches des victimes se sont rendus sur les lieux de l’attaque, deux engins explosifs enfouis sous terre ont sauté au passage de leurs voitures, faisant quatre morts et un blessé grave. La région a immédiatement été quadrillée par les forces de sécurité et une opération enclenchée. Pour rappel, cet attentat est survenu plus d’un mois après le double attentat à la bombe perpétré le 12 février dernier dans la région de Gabel Boudjelal, qui a causé la mort de sept personnes.







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