ALGIERS, April 11 (KUNA) -- Various political parties here have "strongly" denounced the two bomb attacks in the capital that left 24 people killed and 222 others wounded, describing the blasts as "coward criminal activities".
The National Liberation Front strongly condemned the terrorist operations against civilians, saying that the bombings in the capital proved that the terrorists, as they are veing defeated, are attempting to carry out desperate operations that would only make people more defiant.
The FLN urged Algerians to be vigilant and foil any attempt aimed at undermining security in the country.
On its part, the Democratic National party condemned the coward activities, extolling at the same time the defiant spirit of the security forces in defending the people.
The Peace Society movement expressed its opposition to all sorts of terrorist activities no matter what the justifications were, calling on all Algerians to foil such attempts.
Hizb al Nahda (Renaissance Party) denounced such criminal acts that can not be approved by any faith, saying such acts were desperate attempts to take the country back to the pre-reconciliation and harmony era.
+ Reply to Thread
Results 470 to 476 of 6379
-
11th April 2007 23:24 #470
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,679
-
12th April 2007 00:25 #471
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,679


-
12th April 2007 00:29 #472
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,679
Douze morts et 87 blessés dans deux attentats kamikazes contre le commissariat du 5 Juillet:
Jeudi 12 Avril 2007 -- Douze morts et quatre-vingt-sept blessés, dont un très grand nombre dans un état grave, c’est le bilan des deux attentats kamikazes à la voiture piégée qui ont ciblé hier, le commissariat de la cité du 5 Juillet. Le premier à l’entrée de la brettelle menant vers la cité susdite et la seconde à une vingtaine de mètres, plus loin, à proximité du parking du siège de la Sûreté nationale. La façade de l’immeuble est totalement détruite alors que les plafonds des appartements des immeubles de la cité de la Gendarmerie nationale et ceux des trois premiers immeubles mitoyens de la cité du 5 Juillet se sont totalement effondrés. «Il était près de 11h10 quand l’explosion a retenti», raconte une des locataires de la cité, assise à l’entrée de l’immeuble. Sa voisine, en robe d’intérieur, intervient pour dire : «Nous avons cru tout d’abord que c’était un tremblement de terre. Les toits qui s’effondraient sur nos têtes ne pouvaient être que cela.» Elle s’arrête un moment pour reprendre son souffle et dire : «Mais la fumée et les flammes qui ont jailli au ciel nous ont vite détrompés.»
Les femmes et les enfants n’osaient plus rentrer chez eux. D’ailleurs avec les planches et les poutres qui pendaient des plafonds effondrés, personne n’osait leur conseiller une telle chose. Cinquante mètres plus loin, juste à l’entrée de la cité de la Gendarmerie nationale, un gendarme, assis par terre, la kalachnikov sur les genoux, visiblement ému, répond à son correspondant au téléphone portable. «Comment veux-tu qu’on aille bien ? Ceux qui ne sont pas morts par la déflagration, sont morts de frayeur», dit-il en regardant vaguement la file de voitures endommagées qui longent les immeubles. Face au commissariat, l’émotion est plus grande. De nombreux policiers sont en état de choc. Certains d’entre eux ont dû évacuer leurs collègues sévèrement touchés, vers les hôpitaux. D’autres s’inquiètent pour des collègues qui n’ont pas donné signe de vie depuis les déflagrations.
Les éléments de la Protection civile qui évacuaient les blessés avaient des mines plus fermées. «Ils ont perdu trois éléments. Ils sont morts calcinés dans leur véhicule de service», explique un policier au moment où l’on tente de calmer un jeune sapeur pompier en pleurs. Pourquoi lui, ne cesse-t-il de sangloter. «Il n’a pas eu le temps de vivre. Il n’a que trois mois de mariage.» Un autre policier en civil assis en tailleur pleure, la tête entre les mains. Il n’a aucune nouvelle de son frère qui travaille au commissariat. Il devait être à l’extérieur au moment de l’explosion, explique un policier à un autre. Le second tente, tant bien que mal, de rassurer son collègue. «Pas de nouvelles bonnes nouvelles», dit-il avec un sourire forcé. Huit policiers sont blessés. Quatre d’entre eux sont dans un état grave dont un commissaire de police.
Une femme arpente le trottoir la tête entre les mains. Son fils devait être dans le coin. «Il a seize ans», ne cesse-t-elle de répéter. «Il portait un ensemble en jean. Quelqu’un l’a-t-il vu?», questionne-t-elle. Elle continuera à faire les va-et-vient sans avoir de réponse. En face, à côté de l’école nationale des greffiers sérieusement endommagée, une jeune adolescente assise par terre, le visage criblé d’éclats de verre, n’arrive pas à retrouver son calme. Elle ne comprend pas ce qui s’est produit. «Qu’est ce qu’on leur a fait. Le Président n’a-t-il pas dit que c’est la réconciliation nationale?», hoquetait-elle. Sa camarde, moins secouée, raconte : «Nous venions juste de quitter le CEM. Quelque chose nous a projetées par terre. Les éclats de verre nous tombaient de partout. Nous n’avons rien compris. Nous ne comprenons pas…pourquoi nous?» Ces jeunes gens qui habitent «la cité de la réconciliation nationale», ne se rappellent pas avoir vécu de telles horreurs. Eux, qui ont poussé durant la décennie sanglante, se croyaient à l’abri de ces monstruosités que racontaient leurs aînés. Incrédules, ils ne réalisent toujours pas qu’ils ont enduré une telle atrocité.
Au même moment, la police scientifique s’affaire à ramasser les débris et à reconstituer les pièces du puzzle. Deux importants cratères à la place des véhicules des terroristes. Deux fosses d’une profondeur de un mètre et d’un diamètre supérieur à deux mètres. Un des policiers de la scientifique chuchote à son collègue : «Les charges étaient très très importantes.» Un autre policier est formel : «Il ne s’agit pas de moins de 500kg d’explosifs par engin», n’hésite-t-il pas à hasarder. Quatre heures après les deux attentats simultanés, les services de nettoyage de la ville entament le décrassage des lieux. Des centaines d’agents de nettoiement s’acharnent à déblayer le terrain, à laver les traces de sang et de suie, tandis que des engins soulèvent les dizaines de véhicules endommagés pour ouvrir la route nationale N°5. Une des voies menant vers l’aéroport international d’Alger est restée bloquée durant plus de 6 heures.
-
12th April 2007 00:33 #473
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,679
Attentat contre le palais du gouvernement :
Jeudi 12 Avril 2007 -- Il est 10h 45. Une grande déflagration retentit, suivie d’une deuxième. Alger est fortement secouée. Les citoyens courent dans tous les sens à la place du 1er Mai. De loin, la fumée qui noircit rapidement le ciel donne une première indication : l’explosion s’est produite non loin de l’hôtel Aurassi. C’est au niveau du palais du gouvernement, plus exactement c’est le bâtiment qui abrite le Premier ministère et le ministère de l’Intérieur qui a été visé. Une douzaine de morts et plus de cent cinquante blessés sont à déplorer, dont des enfants de la crèche sise juste face au palais. Le 1er étage du bâtiment sus-cité s’est affaissé. Une partie du deuxième est détruite. Un grand trou dans la façade et un énorme cratère dans le sol permettent de constater l’ampleur des dégâts et la quantité importante d’explosif utilisée. De l’entrée officielle du palais, il ne reste que des murs noircis par le feu. La moitié d’un véhicule en feu est plaquée à un lampadaire juste devant le portail. D’autres ont été propulsés par le souffle de la déflagration, une dizaine de mètres plus loin. Les grilles du jardin sont à même le sol.
Il s’agirait d’un véhicule piégé dont le conducteur a tenté de forcer le cordon de sécurité, comme le racontera un chauffeur de taxi qui était juste derrière le kamikaze. Blessé, le témoin s’est arrêté un peu plus haut où il a rencontré des journalistes, sortis en courant de l’hôtel Aurassi. Selon des travailleurs au niveau du palais du gouvernement, il s’agirait d’une voiture de marque KIA bourrée d’explosif qui s’est immobilisée devant l’entrée officielle du palais. Le conducteur est descendu, selon ces employés, donnant l’impression qu’il allait demander sa route. Dès qu’un policier s’est approché de lui, le chauffeur du véhicule a pris la fuite. Les policiers lui ont tiré dessus mais personne ne sait s’il a été atteint ou pas. «Les policiers n’ont pas eu le temps de réagir que le véhicule a explosé» est-il affirmé. Les débris de verre jonchaient le sol bien avant d’arriver sur le lieu de l’attentat. Les vitres des commerces de l'avenue Pasteur ont éclaté, tellement le souffle de la déflagration était fort. Les sirènes d’un grand nombre d’ambulances qui affluaient aux abords du palais n’arrêtaient pas de retentir.
Sur les lieux, des dizaines de véhicules continuaient de se consumer. Marchant sur du sang mélangé aux débris, des femmes en pleurs, cherchaient à s’éloigner des lieux. Les blessés sont encadrés par des éléments des services de sécurité et des jeunes, venus apporter leur aide. R.B., un manœuvre de 22 ans qui travaillait dans le chantier de la direction des douanes dont le siège est à proximité du lieu de l’attentat, a affirmé qu’il a eu à empiler lui même les corps de quatre victimes. Il ne sera pas le seul à raconter «le désastre», comme ne cessera de le répéter un cadre du palais du gouvernement, sorti ahuri de son bureau. Redouane, un jeune de trente ans montait tranquillement les escaliers qui relient la rue d’Isly à la rue docteur Saadane. Ce témoin est face au désastre, dans la minute qui suit la déflagration. «Je ne peux pas vous décrire ce que j’ai vu. Je n’arrive pas à trouver les mots», lâche-t-il dans un premier temps, les yeux larmoyants. Il finit par raconter : «Il y avait des dizaines de voitures en feu. Des blessés par terre. Des vieux qui avaient l’habitude de s’asseoir pas loin du jet d’eau étaient tous en sang. Des cadavres, au moins huit, carbonisés. J’ai même vu le corps d’une femme qui a été écrasé par un véhicule propulsé. Le feu consumait et le véhicule et la femme». Non loin de la salle Ibn Khaldoun, une jeune femme est en pleurs. Elle travaille au ministère de l’Intérieur. «Les deux policiers qui étaient devant le portail sont morts. Toufik est blessé mais il était toujours conscient quand je l’ai vu. C’est de Yassine que nous n’avons aucune nouvelle», dit-elle à un collègue à elle.
Le souffle coupé, de nombreux citoyens commencent à arriver sur les lieux. Qui cherche sa femme, qui demande à voir son fils. Les agents de sécurité sont dépassés. Ils tentent tant bien que mal de mettre de l’ordre. Des jeunes sont là pour donner un coup de main et pour évacuer les blessés. Avec la coupure des téléphones portables, la pression monte. Des mères en pleurs refusent de quitter le périmètre de sécurité sans avoir une lueur d’espoir. L’une d’elles n’arrête pas d’expliquer à un agent de sécurité que le bureau de sa fille est situé du côté de la façade effondrée : «Dites-moi ce qui lui est arrivé. Est-elle blessée ? Est-ce qu’il y a des morts ?» demande-t-elle sans avoir de réponse.
Les éléments de la police scientifique, rapidement sur les lieux de l’explosion, arrivent difficilement à mener leur enquête. Il aura fallu l’arrivée des brigades anti-émeutes pour que la situation soit un peu plus maîtrisée et que le périmètre de sécurité soit imposé.
Le chef du gouvernement est le premier arrivé sur les lieux. Il sera suivi par un nombre important de ses ministres et autres hauts cadres du pays, à l’exemple de MM. Cherif Rahmani, Nourredine Yazid Zerhouni, Yahia Guidoum, Boudjemaa Haïchour, Abdelaziz Ziari, Ali Tounsi (DGSN), Habiri (DG Protection civile) et Sidi Saïd. Seul, le chef du gouvernement, apparemment sous le choc, a fait une courte déclaration dans laquelle il a qualifié l’attentat d’«acte criminel et lâche». Au sujet des dégâts humains et matériels occasionnés par cet attentat, il a déclaré : «Pour le moment, le plus urgent est de sauver les blessés et de faire sortir ceux qui sont toujours à l’intérieur. Il faut laisser la police faire son enquête pour pouvoir donner les premières conclusions. Nous ne pouvons pas donner encore de bilan.» C’est le ministre de la Solidarité, M. Ould Abbes, qui s’est rendu à l’hôpital Mustapha Pacha, où une majorité de blessés à été évacuée qui a donné le premier bilan vers midi : «Il y a trois morts et 93 blessés dont une cinquantaine sérieusement atteints.» La Protection civile avançait pour sa part, comme premier bilan le chiffre de 17 morts et 82 blessés. Une heure plus tard, 14 cadres étaient au niveau de la morgue de l’hôpital et les listes de 141 personnes blessées ont été affichées dont trois évacuées vers le service infantile. Il s’agit des enfants de la crèche du palais qui a été atteinte par le souffle de la déflagration.
Devant les guichets de l’accueil de l’hôpital Mustapha, les familles qui demandent anxieux si les leurs figurent parmi les blessés sont orientées vers d’autres hôpitaux : «Si vous ne trouvez pas le nom de votre fils, il aurait peut être été évacué vers un autre hôpital.» Selon un employé de l’hôpital, des blessés ont été évacués également vers Maillot, le CPMC, Zemirli ou encore la clinique Debussy. Dans cette foule, les rumeurs vont bon train.
Il est appris également que parmi les blessés figurent des étudiants de la fac centrale. Apeurés après la fausse alerte d’un bombe dans cette faculté, la veille de l’attentat, les étudiants se sont précipités vers la sortie. Ce qui a provoqué des blessures à certains dans la bousculade. De nombreuses familles ont passé leur journée d’hier à l’hôpital. Ces dernières, anxieuses pour la vie des leurs, disaient ne plus pouvoir revivre les années d’enfer.
-
12th April 2007 00:36 #474
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,679
Jeudi 12 Avril 2007 -- Le président de la République a réuni hier, les hauts cadres chargés de la sécurité et décidé de prendre une série de mesures pour limiter la capacité de frappe des terroristes. C’est ce qu’a déclaré hier le chef du gouvernement au journal télévisé de 20h. Le gouvernement est donc engagé à mettre tous les moyens pour lutter énergiquement contre le terrorisme et à faire échec aux tentatives de déstabilisation et de destruction que veulent semer les terroristes.
Le chef du gouvernement affirmera, par ailleurs, que le calendrier électoral sera respecté et que l’Algérie poursuivra sereinement l’édification de ses institutions. Le chef du gouvernement n’écartera pas toutefois un impact médiatique de ces attentats sur l’économie nationale.
-
12th April 2007 00:38 #475
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,679
Jeudi 12 Avril 2007 -- Le président français, Jacques Chirac, a «condamné avec la plus grande fermeté» le double attentat à la voiture piégée perpétré, hier, à Alger. «J’ai appris avec consternation les terribles attentats qui ont frappé Alger ce matin [hier, ndlr]. La France les condamne avec la plus grande fermeté», a t-il écrit dans un message adressé à son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika auquel il exprimera aussi «la profonde solidarité du gouvernement français dans la lutte que les autorités algériennes mènent contre le terrorisme international, qui est un combat partagé par nos deux gouvernements». La France avait réagi peu avant à travers son ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, qui a exprimé son «horreur» et son «indignation». «J’assure les autorités algériennes de la pleine solidarité de son pays dans leur lutte contre le terrorisme», a ajouté le ministre avant d’adresser «ses plus sincères» condoléances aux familles des victimes et à leurs proches. Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a exprimé, à son tour, sa «plus ferme condamnation» des deux attentats ayant coûté la vie à près d’une trentaine de personnes et blessé plus d’une centaine d’autres. Dans un télégramme adressé au président Abdelaziz Bouteflika, Zapatero s’est déclaré «profondément ému par la terrible nouvelle des tragiques attentats». Tout en déclarant souhaiter faire parvenir à M. Bouteflika sa plus ferme condamnation à la suite de ces actes, le chef de l’Exécutif espagnol ajoute : «Dans ces moments de profonde douleur, je vous demande, monsieur le Président, de bien vouloir transmettre la solidarité et la sympathie du peuple et du gouvernement espagnols aux familles des victimes.» La Maison-Blanche a également condamné les attentats en Afrique du Nord. Elle a affiché sa disponibilité à coopérer avec les autorités algériennes et marocaines pour identifier les auteurs. «Nous condamnons évidemment les attentats [...] Nous coopérons avec les autorités marocaines et algériennes et nous sommes à leurs côtés» dans leurs efforts pour identifier les auteurs, a déclaré devant la presse une porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino. Même réaction chez le président russe, Vladimir Poutine. Dans un message de condoléances communiqué par le Kremlin, il a condamné un acte «criminel» qui «prouve une nouvelle fois que le terrorisme n’a ni nationalité ni religion et constitue un des défis principaux de toute la communauté internationale». Dans un communiqué, la diplomatie russe a également «condamné résolument ces actes ignobles des terroristes dont les victimes sont une nouvelle fois des innocents».
Dans un communiqué mis en ligne sur le site Internet de l’ONU, le secrétaire général de cette organisation a exprimé sa solidarité à l’Algérie : «Ces attentats montrent la nécessité d’une action internationale concertée contre le terrorisme, qui a pour effet de saborder le bon fonctionnement des sociétés et de déstabiliser la vie des citoyens.» La présidence de l’Union européenne (UE) s’est déclarée, quant à elle, «consternée» par ces attentats et exprimé sa sympathie aux familles des victimes. Au-delà des attentats eux-mêmes, lesquels ont ciblé hier l’Algérie et la veille le Maroc, la Ligue arabe, condamne aussi «ce qu’ils représentent et leurs buts», a déclaré Amr Moussa, dans un communiqué. L’organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco) a qualifié les deux attentats d’Alger de «crimes contre l’humanité [...] sévèrement châtiés par Dieu». L’organisation lancera un appel à «plus de vigilance pour lutter contre l’anarchie que les groupes criminels cherchent à semer dans les pays islamiques» et relèvera que ces groupes criminels veulent «réaliser des objectifs innommables, contraires à toutes les nobles valeurs humaines».
-
12th April 2007 00:42 #476
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,679
Jeudi 12 Avril 2007 -- Alger a vécu, hier, une journée sanglante. Tôt le matin, deux attentats simultanés à la voiture piégée ont secoué la capitale. Quelque 23 personnes ont été fauchées et plus d’une centaine ont été blessées -dont de nombreux cas jugés graves ont été dénombrés-. Le bilan risque, donc, de s’alourdir encore. Ces attentats surviennent au moment où les forces combinées de l’ANP resserrent, de plus en plus, leur étau de fer sur les dernières poches du «salafisme armé». Effectivement, aussi bien à Merj Ouamane en petite Kabylie qu’à Aïn Defla au Centre-Ouest du pays, les opérations de l’armée nationale ont porté leurs fruits à travers l’élimination de nombreux terroristes dont des chefs de la nébuleuse intégriste.
Les offensives militaires toujours en cours ont également réduit à néant les bases arrières des groupes armés. On citera à ce sujet le démantèlement de plusieurs réseaux de soutien logistique, la destruction de dizaines de refuges et la découverte de plusieurs caches d’armes. En visant des sites stratégiques et hautement symboliques -l’entrée du palais du gouvernement et le commissariat central du quartier résidentiel de Bab Ezzouar, en l’occurrence- les irréductibles du GSPC veulent manifestement frapper les esprits en faisant un maximum de victimes et, en même temps, faire diversion.
En effet, acculée dans ses derniers retranchements, la bête immonde tente vainement de s’extirper des filets, tissés autour d’elle depuis des semaines par les forces de sécurité. En décidant de frapper en milieu urbain, et donc des endroits très fréquentés, les sous-traitants déclarés d’El Qaïda ont ouvertement repris leur répugnante chasse à l’homme algérien. Les civils sont ainsi de nouveau dans la ligne de mire des sbires de Droukdel qui révèlent clairement leur hargne contre l’Algérie, Etat et nation. C’est dans ce sens qu’il convient de relever la simultanéité des attaques avec la précampagne législative. Un rendez-vous politique majeur qui conforte la stabilité institutionnelle à laquelle appelle, de tous ses vœux, l’ensemble de la classe politique.
Partis politiques, organisations de masse et société civile se mobilisent pour faire de l’échéance du 17 mai un autre jalon dans l’édification d’un Etat de droit et dans l’ancrage de la culture démocratique. Une aspiration largement partagée, et qui contrecarre l’aventure meurtrière des mercenaires de Ben Laden et consorts. A la lumière de tous ces détails, ce sanglant coup médiatique témoigne davantage du désarroi du dernier carré terroriste, coupé irrémediablement des populations. Contrairement aux apparences, c’est en quelque sorte un dernier baroud qu’un quelconque exploit. La tête du GSPC est désormais sur l’échafaud.







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote
Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries