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  1. #533
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    ALGER (AP) - Une ambiance la fois pesante et morose planait vendredi sur Alger, où les deux attentats de mercredi visant le palais du Gouvernement et le commissariat de Bab Ezzouar, qui ont fait 33 morts et 57 blessés, restaient au coeur des discussions.

    "C'est horrible ce qui s'est passé mercredi. Même dans les pires années de terrorisme le palais du gouvernement n'a pas été touché. Les auteurs de l'attentats on dû apprendre ça en Irak", croit deviner Moncef, qui se précipite de finir son café pour ne pas manquer la prière à la mosquée Al Rahma. Le jeune homme refuse de décliner son identité complète.

    Face à la psychose du retour aux attentats islamistes, comme dans les années 1990, le gouvernement répond par un premier réaménagement du dispositif de sécurité ordinaire. Au niveau des accès donnant sur Alger, des barrages de policiers et de gendarmes motorisés sont multipliés et les conducteurs de véhicules sont conviés à ralentir. Comme aux pires années des attaques du GIA (Groupe islamique armé), les blocs de béton qui font office de barricades réapparaissent à proximité des postes de police, où l'on craint des attaques suicides.

    Mais c'est surtout vers l'aéroport que l'accès est difficile. Sur les deux kilomètres qui séparent Bab Ezzouar, lieu de l'attentat, de l'aéroport, l'on constate la présence d'une dizaine de barrages de policiers anti-émeutes. Les véhicules sont systématiquement fouillés. Les femmes en hijab sont priées de montrer leur visage. "Il y va de votre sécurité madame", s'excuse un jeune policier insistant face à une dame réticente. Seules les personnes munies de documents de voyage sont autorisées à passer, mais en faisant un bout de chemin à pied, car les voitures n'entrent pas au parking.

    Jeudi, le ministre de l'Intérieur a promis que les effectifs de policiers et de gendarmes seraient revus à la hausse dans les grandes villes.

    Au niveau du palais du Gouvernement, une véritable armée de travailleurs était à pied d'oeuvre. L'entreprise de travaux publics a fait venir plusieurs de ses filiales en maçonnerie, plomberie électricité. "Les lignes de téléphone, l'électricité et Internet" sont déjà rétablies, assure un conducteur des travaux, Ami Makhlouf, qui promet que "la plupart des bureaux seront fonctionnels au plus tard dimanche".

    La foule se pressait pendant ce temps aux cimetières d'El Katar et de Garidi pour l'enterrement des victimes, nombre de familles ayant préféré attendre vendredi, journée bénie pour les musulmans, pour organiser les funérailles.

    L'imam de la grande mosquée d'Alger, cheikh Ali Sediki, a qualifié les attaques de mercredi d' "explosions barbares", accusant leurs auteurs de n'avoir "rien compris à la vérité de l'Islam".


  2. #534
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    Mourners carry the coffin of Roukhi Mohamed
    during his funeral held on Thursday in Mahelma.
    He was killed in Wednesday's suicide bomb
    attack on the Government Palace

    The twin bombings that shocked Algerians on Wednesday (April 11th), killing 33 and injuring 222 others, elicited unanimous condemnation from leaders on all sides of Algeria's political spectrum.

    Prime Minister Abdelaziz Belkhadem said on Wednesday that the Algiers bombings were "a media stunt in the run-up to the May elections". He added that those behind the attacks, for which al-Qaeda in the Islamic Maghreb has claimed responsibility, sought to "terrorise ordinary people" in Algeria but "they should know the Algerian people will not tolerate their methods or style because they reject violence and terrorism."

    He also said that "we will not tolerate violence, wherever it comes from," and mentioned that the president, Abdelaziz Bouteflika, had held an emergency meeting on Wednesday evening to discuss additional security measures to eliminate the risk of further attacks.

    The al-Qaeda network was quick to claim responsibility for the attacks and put pictures of the three bombers on an Internet website. In a message entitled The Badr Conquest of the Maghreb, the group announced its intention to carry out more attacks. "We will not rest until we have liberated the whole of the Muslim world of crusaders, apostates and enemy agents and retaken our despoiled Andalusia and our desecrated Jerusalem," the statement said.

    In an interview with the Algerian daily Ech-Chourouq, Hassan Hattab, founder of the Salafist Group for Preaching and Combat (GSPC), condemned the foreign-sponsored bombings and reaffirmed his commitment to national reconciliation. He said the attacks were "the work of the hardcore al-Qaeda in the Islamic Maghreb which is trying to use a 'fait accompli' strategy to win over armed elements within the group who refuse to carry out mass killings of innocent people." Hattab founded the GSPC in 1998 after breaking with Antar Zouabri, the leader of the Armed Islamic Group (GIA), when the latter ordered mass killings.

    Speaking during a visit to the attack site in the Bab Ezzouar district, Interior Minister Noureddine Yazid Zerhouni said "the number of police officers in our cities will be increased". He also assured the Algerian people that security and counter-terrorism personnel are still working actively, adding that "the group behind these attacks is isolated and now has few members".

    Zerhouni commented on the group’s aims, confirming that they likely wanted to disrupt the upcoming elections. Undeterred, he stressed that "people…committed to seeking political solutions and to the idea of national reconciliation have the upper hand in our country."

    The National Liberation Front (FLN) issued a statement denouncing "in the strongest possible terms…these acts of terrorism, which targeted innocent civilians." The FLN added that "even as ordinary people attack and reject them, terrorists are still trying to affirm their existence by carrying out acts of desperation. These can only serve to rally citizens to the anti-terrorist cause and to bolster defiance."

    To this end, the FLN has called on citizens to show "greater vigilance in order to foil criminals and their attempts to destroy the peace and stability that have been recovered during the process of national reconciliation".


  3. #535
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    The funeral of Roukhi Mohamed




















    Algiers funeral

  4. #536
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    Samedi 14 Avril 2007 -- Ils voulaient semer la mort, l'horreur et terroriser les populations. La logique terroriste est la même partout. Il s'agit d'électrons libres appartenant à une organisation sectaire enfermée sur elle-même, n'obéissant à aucune foi ni loi à l'exception de celles qui excluent tous ceux qui sont différents d'eux. Ils élaborent des plans de destruction et frappent là où il est possible de le faire. Cette organisation, le GSPC, est affiliée à une internationale du crime, qui a réussi à mettre en place une structure au Maghreb, chargée de déstabiliser la région. Cependant, hier, les desperados ont réussi à atteindre le palais du gouvernement et à frapper un symbole de l'Etat. Au plan psychologique, les terroristes voulaient atteindre le moral de la nation. Mais les Algériens ont vécu le pire pour se laisser intimider par la folie meurtrière de ces sanguinaires. En fait, le GSPC, à travers ces crimes, est en train de réagir et non d'agir, aux coups durs qu'il a subis dans différentes régions du pays, notamment à Béjaïa où il a perdu beaucoup d'éléments. En ciblant les forces de sécurité, le GSPC croyait pouvoir creuser un fossé entre l'Etat, ses institutions et les citoyens. Le GSPC semble oublier le vote massif en faveur de la concorde civile et de la réconciliation nationale, deux offres de paix qui ont donné des résultats tangibles et que l'organisation terroriste a rejetées, car elle s'est vendue à la nébuleuse terroriste internationale, Al Qaïda.La sécurité est visible à travers tout le pays, à travers les dynamiques sociale, politique, culturelle et économique qui font de l'Algérie de l'après-tragédie nationale un immense chantier et un marché actif et attractif. Les différents projets de développement engagés visent à offrir à la jeunesse algérienne d'autres alternatives prometteuses dans une Algérie qui est leur. L'espoir renaît des cendres, des douleurs, des déchirements vécus pendant les années de braise qui n'ont épargné aucune région, aucune catégorie sociale. C'est cet espoir qui fait peur aux desperados. Donc, le terrorisme a grandement reculé mais n'est pas vaincu. Tant qu'il y a un terroriste en activité, la vigilance demeure de mise pour protéger cet espoir naissant, pour l'aider à grandir et à se cristalliser autour d'objectifs nationaux porteurs, autour d'un projet national salvateur. La sécurité est la responsabilité de tous et, en premier lieu, celle de ceux qui en ont la mission.


  5. #537
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    Samedi 14 Avril 2007 -- Condamnation unanime du double attentat terroriste perpétré, mercredi dernier, devant le palais du gouvernement et le commissariat de police de la cité 5 Juillet de la commune de Bab Ezzouar à Alger. «Assassins!», «criminels!», «lâches!» s’écrient des citoyens qui appréhendent un retour en force de la violence terrorise en Algérie. «Est-ce le début d’une nouvelle ère de violence terroriste dans notre pays?» interrogent-ils avec inquiétude. «C’est un grand malheur pour notre pays. Ni Dieu ni les hommes ne pourront tolérer ces actes criminels. Ces gens ne peuvent être des musulmans. Un musulman ne tue pas son frère, ne travaille pas contre son pays», s’exclament des mères de famille. «Espérons que Dieu ramène ces égarés sur le bon chemin» prient-elles. «Il faut abattre ces terroristes. Il ne faut pas leur laisser la moindre chance de vivre. اa ne sert à rien de leur pardonner leurs crimes et de chercher à les intégrer à nouveau dans la société. Ils sont irrécupérables… Nous devons répondre à leur violence par la violence. La politique de réconciliation nationale ne marchera jamais avec ces criminels», estiment deux hommes rencontrés à la place du 1er Mai. L’un d’eux, un quinquagénaire, est policier. Il lance un appel aux citoyens pour dénoncer leurs proches qui seraient versés dans l’intégrisme islamiste : «Les citoyens ne jouent pas le jeu. Non seulement ils manquent de vigilance, et ne dénoncent pas ceux qu’ils suspectent de travailler avec les terroristes, il y a des signes qui ne trompent pas, mais les familles font souvent semblant de ne rien voir. Elles ont peur. Je dis à ces familles qu’elles ont tort. Il faut dénoncer ces jeunes car ils sont malades et ont besoin d’être soignés.» «Il faut remettre ces criminels en prison», lancent des enfants. «Et la vie continue… Nous ne devons pas nous décourager. Nous ne devons pas baisser les bras. Nous devons nous battre pour sortir définitivement de la crise. C’est un travail de longue haleine mais ça paiera. Qui va doucement arrivera sûrement», estime un citoyen à Alger-centre, convaincu que «c’est grâce à la politique du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, que le pays a commencé à sortir de l’abîme». «Ces hommes cherchent à nous déstabiliser, à nous faire revenir aux années noires du terrorisme. Ils veulent nous chasser de notre propre pays. Nous ne les laisserons pas faire. Nous nous battrons pour notre pays et pour la prospérité de toute l’Algérie», affirme un autre. Des jeunes filles du lycée Zineb Oum El Massakine (ex-Sainte Elisabeth), sorties d’une séance de sport, expriment leur inquiétude quant à une éventuelle multiplication des attentats terroristes : «Ce sont des attentats kamikazes et il n’est pas évident de les arrêter à temps.» Les jeunes filles affirment toutefois que «cela ne nous empêchera pas d’aller à l’école et de reprendre notre train de vie habituel. Notre vie est entre les mains du Dieu». «Nous n’allons pas nous enfermer à clé à la maison parce qu’il y a risque qu’une bombe explose à l’extérieur. Notre vie est entre les mains de Dieu. Nous mourrons là où Dieu le décidera et à l’heure qu’il décidera.

    Qui fuira la mort lorsque son heure viendra ?» déclarent de nombreux citoyens.


  6. #538
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    Samedi 14 Avril 2007 -- Alger, le 12 avril 2007. Au lendemain d’un mercredi noir. Un jour que les citoyens algériens ont vécu dans leur chair. Des dizaines de familles, en pleur, ont enterré leurs époux, leurs femmes ou leurs enfants. D’autres, en silence, ont partagé leur douleur. Refusant de se laisser abattre par les trois explosions qui ont soufflé deux lieux symboliques de la capitale, les Algériens sont sortis dans les rues pour affronter leur destin. Le temps est, certes, «boudeur», en ce début d’après-midi, déteignant sur les humeurs mais il est loin d’être la seule origine de la morosité collective qui s’est abattue sur la capitale. Dans les marchés ou encore à l’intérieur des bus, peu de citoyens parlent des événements de la veille. Ils ont pourtant, tous, un journal à la main ou dans le sac. Ils ont tous prié, crié ou fui quand la terre a tremblé vers 10h45 sous le fait des explosions. Mais personne n’en parle. Un rejet ? La peur ? Ou s’impose-t-on l’oubli ?

    C’est peut-être un choix de défier ceux qui sèment la mort. Le choix de vivre. L’image de ces enfants qui jouent dans le parc de la cité du 5 Juillet à Bab Ezzouar, à quelques dizaines de mètres du lieu de l’attentat meurtrier qui a ciblé, la veille, le commissariat de police, en est un signe. Devant le commissariat, il n’y a pas foule. Seuls les conducteurs de véhicules réduisent leur vitesse, créant un petit encombrement devant le siège, pour regarder de loin l’importance des dégâts. C’est la vue des murs dégarnis et d’une partie de la bâtisse effondrée qui fait sortir de leurs bouches «oh, c’est là !» Certains ont fait le même pèlerinage devant le palais du gouvernement. Comme ce sexagénaire qui, refusant de croire les «informations amplifiées par certaines chaînes de télévision», dit avoir décidé «de partir vérifier moi-même». Il en reviendra «brisé». Sans dire un mot aux siens, il choisit d’aller se coucher.

    A Aïn Benian, les éléments de la sûreté nationale n’ont pas eu à se répéter pour demander aux marchands ambulants de déposer leurs marchandises à l’intérieur du souk. Ces derniers se sont exécutés avec une rapidité incommensurable. Ils n’auront pas besoin d’effort également pour que les automobilistes s’arrêtent au premier signe, ouvrant capot et coffre. Participant à préserver leur vie et celle de leurs concitoyens, de nombreux clients n’ont pas manqué de demander aux receveurs des transports en commun d’être vigilants et d’effectuer les fouilles. Le plus fort des signes d’une Algérie unie dans la douleur, reste sûrement la vue de ces longues files devant le centre de transfusion sanguine au niveau de l’hôpital Mustapha ou encore le passage de ces cortèges de mariage sans klaxons ni tintamarre. Unis par les carnages, les Algérois sont restés solidaires dans leur douleur.


  7. #539
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    Samedi 14 Avril 2007 -- Unanimement, les imams d’Algérie n’ont pas raté l’occasion du grand prêche hebdomadaire du vendredi pour condamner énergiquement les attaques de mercredi dernier dans la capitale et ayant visé simultanément le palais du gouvernement et un commissariat de Bab Ezzouar avec à la clé un carnage, selon le dernier communiqué revu à la baisse par des sources hospitalières (elles avancent 30 décès), 33 morts et des centaines de blessés, dont 57 encore sous observation médicale. Revenant sur ce qu’ils qualifient d’actes criminels sans relation avec la religion musulmane et mettant un accent particulier sur le «besoin de paix et de réconciliation des Algériens», les imams des différentes mosquées d’Alger, notamment, dont le prêche, diffusé en direct à la télévision nationale, a tourné autour justement des préceptes de notre religion qui prône la paix, la tolérance, la fraternité, l’entente, la solidarité et la coexistence pacifique en affirmant entre autres que «les auteurs de ces folies sanglantes et meurtrières n’ont aucun lien, ni aucune justification à faire valoir, sinon «frapper l’unité du pays et faire le jeu de ses ennemis au moment où les pressions se font nombreuses pour la mise sous tutelle internationale qui frappe aux portes de nombreux pays arabes et musulmans». Affirmant que «les opérations kamikazes ne sauraient, assimilées au suicide et donc condamnées par la religion, constituer un ticket pour le paradis comme veulent le faire croire des fous mus par d’autres considérations sans rapport avec leurs présumées convictions.

    Les imams, avec une pensée sincèrement émue pour les victimes des attentats «lâches» de mercredi dernier auxquels le peuple, pris en otage par les visées destructrices de ces groupuscules sanguinaires dont l’objectif est de saper le moral des Algériens et de déstabiliser le pays en voie de retrouver la paix civile et une sécurité mise à mal par des années de violences terroristes aveugles, paie encore un lourd tribut et donc le prix fort, soulignent avec force détails que ces criminels «sont étrangers à l’islam» et «doivent être combattus par tous les moyens», pour «défendre le caractère sacré de la vie humaine», surtout lorsqu’on attente à cette même vie au nom de cette religion dont les fondements reposent sur le triptyque paix-dialogue-tolérance. Les fidèles, aussi nombreux que d’habitude malgré le drame, la douleur et les risques, comme le soulignent nos correspondants locaux à travers le pays, ont suivi avec recueillement le discours sans ambages de nos imams pour une fois unanimes à resserrer les rangs afin de combattre le discours de haine des commanditaires du carnage du palais du gouvernement et de Bab Ezzouar et des crimes qui ont ensanglanté le pays lors de la décennie rouge.


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