Mardi 29 Décembre 2009 -- Un terroriste a été abattu avant-hier aux Issers, à 30 km à l’est du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès, a-t-on appris de sources locales. Un fusil d’assaut de type Kalachnikov a été récupéré. Le terroriste répondait au nom de B. Hassene, âgé de 25 ans et originaire de la commune de cap Djinet. Cet élément armé a été mis hors d’état de nuire à la suite d’une opération menée par les forces de sécurité au maquis de Bouchakour. Et c’est grâce à des renseignements fournis par les citoyens que ce dangereux criminel ayant pris le maquis en 2005 a été abattu, précisent nos sources.
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29th December 2009 00:00 #5412
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29th December 2009 00:01 #5413
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Mardi 29 Décembre 2009 -- L’encerclement et le maillage par l’ANP des lieux infestés, qui ont lieu depuis quelque temps, affaiblissent profondément le champ d’action des terroristes dans cette région en triangle Boumerdès-Bouira-Tizi Ouzou (englobant une partie de la wilaya de Béjaïa), fief du GSPC, et se déroulent bien là où les mouvements pouvaient entretenir des réseaux de soutien. Même aujourd’hui, il n’est pas indiqué d’emprunter la route qui va de Tizi Ouzou à Bouira par Draâ El-Mizan. Il est à peine 8h30 du matin. Notre véhicule dépasse la bifurcation qui mène à Boghni. Nous entamons la route qui s’engage dans les premiers virages en épingle à cheveux du massif forestier de Boumehni. Au fur et à mesure, la végétation devient très touffue, et en contrebas un oued avec son eau limpide, en partie dissimulé par les arbres. Un vrai coupe-gorge. Bientôt un village, dont la forêt dense de la montagne porte le nom ; il s’agit du village de Maâmar (Ath Maâmar) quasiment désert à cette heure. Un village qui s’est fait remarquer par la ténacité de ses habitants de se prendre en charge, jeunes et moins jeunes, pour sortir leur localité d’un isolement sans aucun doute consécutif à la proximité de cet endroit du danger, où il est question de craindre pour leur vie. Par exemple, pour dissuader les jeunes de tomber dans le vice de la drogue, les villageois ont cotisé 52 millions de centimes et ont pu réaliser la construction d’une maison des jeunes.
Les autorités ont fini par réagir, il n’y a pas longtemps, peut-être mues par la médiatisation de cette précarité qui perdurait, en faisant bénéficier ce village d’une enveloppe financière estimée à plus de 10 millions de dinars pour le financement des projets, dont la moitié est destinée à l’ouverture et à l’aménagement de pistes agricoles. À la sortie du village, la route grimpe en lacets, les véhicules roulent à toute vitesse et les lieux donnent carrément la chair de poule ; pas question de faire du tourisme ici, alors que l’endroit s’y prête. Les faux barrages sont une menace permanente, et dans le meilleur des cas, le racket au bout. Le massif de Boumehni fait, cependant, l’objet de fréquentes opérations de nettoyage par l’ANP qui monte des opérations de ratissage d’envergure, mettant en œuvre des moyens terrestres d’infanterie et d’artillerie, ainsi qu’aéroportés. Mais les opérations se déroulent dans des zones boisées toujours extrêmement difficiles d’accès, sinon quasiment impossibles à atteindre. Et d’ailleurs, toute cette région de Kabylie, réputée pour son relief accidenté, est devenue l’un des principaux foyers d’un terrorisme dont les activités s’étendent également au grand banditisme. L’axe principal de ces foyers de tension partirait, selon les spécialistes, du flanc nord de la Grande-Kabylie, en l’occurrence depuis la mer, de Tigzirt et de la grande forêt de Mizrana jusqu’aux environs de la commune d’Aomar, sur le territoire de la wilaya de Bouira, où la présence militaire a été également renforcée ces derniers temps encore, notamment à proximité du gazoduc.
L’armée avance lentement mais sûrement
C’est un axe central très large qui traverse en ligne droite tout le parc national du Djurdjura du Nord au Sud, en passant par les wilayas de Tizi Ouzou et Bouira. Avec la wilaya de Boumerdès à sa droite, la région soumise à une surveillance constante par les forces de sécurité, soutenues par les GLD — groupes de légitime défense, à l’avant-garde de la lutte antiterroriste, particulièrement en Kabylie — forme un vaste triangle qui s’élargit un peu plus au Sud-Est vers les Portes de Fer (les Bibans), sur la route de Bordj Bou-Arréridj et au Nord vers la forêt de Yakourène, El-Kseur et la route de Béjaïa. Ciblant les bases arrière du GSPC, pratiquement sans discontinuer ces derniers mois, les éléments de l’armée avancent lentement, mais sûrement dans toute cette zone de plus en plus étroitement quadrillée, où les opérations de ratissage menées par les troupes parviennent à la découverte de lots d’explosifs, l’anéantissement de caches de terroristes et la découverte d’importantes sommes d’argent, aussi bien dans la wilaya de Boumerdès qu’en Kabylie. Selon des sources sécuritaires, la moitié des engins explosifs détruits jusqu’à présent a été découverte dans des grottes, notamment celles de Bouzegza (Boumerdès), endroits difficiles d’accès également. Depuis un certain temps, les services de sécurité guettent un groupe sanguinaire auquel, semble-t-il, fait partie l’“émir” Khaled Elmik, alias Boualem Bekkaï, natif de la région de Aïn Bessam, dans la wilaya de Bouira. Ce dernier est le commanditaire de l’opération qui a coûté la vie au président de l’APC de Timezrit l’an passé, Fatah Chibane, au lieu-dit Martinazi, non loin des communes de Adekar et El-Kseur. L’opération de ratissage se poursuivrait encore et les forces de l’armée, assistées d’un groupe stationné dans la commune d’Aokas, pourchassent les terroristes en fuite. Sur cette route sinueuse qui grimpe, nous parvenons à Draâ El-Mizan, grande ville qui culmine à une altitude moyenne de 650 mètres et domine des collines verdoyantes où une terre à blé s’étend sur des centaines d’hectares à perte de vue. C’est ici qu’une opération des forces de sécurité, il y a un peu plus de deux mois, a abouti à la neutralisation de deux terroristes armés, nous précise-t-on. L’un d’eux a été identifié comme étant l’adjoint de l’“émir” Benani, chef de la zone de Draâ El-Mizan. Il faudrait noter une fois encore la très forte pression qu’exerce cette année l’armée sur les groupuscules terroristes ; des axes routiers sensibles demeurent strictement surveillés par les militaires, et les mises hors d’état de nuire se font de plus en plus nombreuses.
Les gens ici sont moins faciles à la manipulation
Au moins une trentaine de terroristes ont été éliminés depuis le début de cette année dans la wilaya de Boumerdès, dont cinq “émirs”, ce qui a considérablement amoindri les possibilités de déplacement vers les autres wilayas limitrophes, vers la Kabylie notamment. Parmi eux, on peut citer Mesrour Mourad, alias Laâouar, 38 ans, originaire de la localité d’Assouaf de la région de Dellys, “émir” de la phalange Al-Ansar, opérant principalement dans la région de Mizrana, jusqu’à Sid-Ali-Bounab, principal auteur de plusieurs attentats sanglants. Les forces de l’ANP stationnées au lieu-dit la Crête, dans la commune de Mizrana, lui ont tendu une embuscade suite à des renseignements parvenus la veille. Un autre, Delci Aïssa, alias Abou Hicham, abattu il y a quelques mois, a réduit à néant les activités terroristes dans la région de Lakhdaria (Bouira). Abou Hicham était recherché depuis 1996. Il était “émir” de la seriat Echam, de la katiba El-Farouk, qui écumait les maquis situés entre Bouira et Boumerdès. Enfin, l’“émir” de la katiba El-Arkam, Hadjerès Hocine, a été éliminé en compagnie d’un autre terroriste à la lisière de la forêt de Chouicha. Bien qu’affaiblis, tous ces groupes restent néanmoins actifs, donc dangereux. C’est ainsi que des observateurs de la scène sécuritaire n’hésitent pas à relever aujourd’hui que le renforcement matériel de l’appareil sécuritaire et sa légitimité internationale retrouvée restituent à l’État algérien la part de souveraineté, territoriale et symbolique, qui lui était disputée par un terrorisme anciennement domestique, aujourd’hui international.
Ces mêmes observateurs estiment, de manière globale, que si les sources de l’apparition et du développement des groupuscules terroristes armés en Algérie ne sont pas encore vraiment taries, les évènements (encerclement et maillage des lieux infestés) qui ont lieu depuis quelque temps affaiblissent profondément le champ d’action des terroristes, d’ailleurs aussi bien dans cette région en triangle Boumerdès-Bouira-Tizi Ouzou et Béjaïa, fief du GSPC, que dans le reste du pays, et se déroulent bien là où les mouvements pouvaient encore entretenir des réseaux de soutien. Ainsi, entre Bouira et Draâ El-Mizan, on ne relève plus que quelques passages de bandes, nous disent des habitants rencontrés sur notre chemin qui expliquent que cela est dû non seulement à une plus forte présence militaire, mais aussi au fait que le renseignement afflue désormais de plus en plus vers les services de sécurité, et mieux qu’avant. Draâ El-Mizan, au demeurant, est considérée comme une zone pourvoyeuse d’émigration. “Les gens ici sont moins faciles à manipuler”, dit-on. Bien sûr, le principe de la réconciliation a convaincu là aussi. En outre, de là jusqu’aux limites de la wilaya de Bouira — pour prendre comme seul exemple cette wilaya stratégique — dans ses deux parties distinctes, autrement dit de Lakhdaria à Aomar et de Aomar à Aïn Bessem, et tous les villages dispersés çà et là (Lahguiet, Aïn El-Azra, Ben Haroun, Oued Soufflet, etc.), un boom sans précédent commence à exterminer la matrice qui a fait le lit du terrorisme, en l’occurrence le sous-développement doublé de la misère. Nous amorçons le versant sud du Djurdjura et le nord de la wilaya de Bouira, et débouchons vingt minutes après sur la RN25, qui fait triste figure avec l’ouverture de l’autoroute. La circulation est fluide et l’entrée du chef-lieu sans encombrement aucun. La mégapole apparaît comme un vaste chantier déployé sous les premières pluies fines de la journée.
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30th December 2009 00:00 #5414
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Mercredi 30 Décembre 2009 -- « Ni paix ni réconciliation ». Placardé dans les rues, en Haute Kabylie, au lendemain du vote de la nouvelle loi d’amnistie, ce slogan résume la politique guerrière « jusqu’au-boutiste » des groupes terroristes armés qui activent dans la wilaya de Tizi Ouzou. Cinq années après le référendum du 29 septembre 2005, le GSPC rebaptisé Al Qaîda au Maghreb islamique n’est pas prêt à renoncer au « djihad » dans la région. Annoncés comme laminés, les maquis se ressourcent, contredisant sur le terrain l’accalmie prêchée par le discours officiel. Une lecture des attentats perpétrés dans la wilaya ces derniers mois renseigne sur la régénération des capacités de nuisance et de frappe de la branche locale de l’organisation de Droukdel. En dépit des coups assénés par les services de sécurité et l’armée aux irréductibles du GSPC, force est de constater que la paix promise n’est pas pour demain. Le dernier attentat remonte au 27 décembre lorsqu’une bombe de fabrication artisanale a explosé, sans faire de victimes, sur la route menant vers le village Taboudoucht, dans la commune d’Aghribs. Vendredi dernier, vers 13h, un militaire a été tué, pratiquement au même endroit, suite à l’explosion d’une autre bombe. Enfoui sous terre, l’engin explosif, de fabrication artisanale, a été actionné à distance au passage d’un convoi militaire. La déflagration a fait, également, deux blessés parmi les citoyens qui empruntaient ce chemin. Dans la journée de jeudi, les forces de sécurité ont réussi à désamorcer deux bombes de fabrication artisanale à Yakouren, à 50 km à l’est de Tizi Ouzou. Les engins explosifs ont été désamorcés par les artificiers de l’armée qui est en opération de ratissage depuis plusieurs mois dans la région. Depuis quelque temps, l’axe Yakouren-Aghrib-Azeffoun connaît une recrudescence d’actes terroristes ciblant particulièrement les convois militaires. L’attentat à l’explosif est le procédé le plus employé par les assaillants.
Le versant sud de la wilaya comprenant, entre autres, les localités de Tizi Gheniff, Ouadhias, Beggaz et Boumehni, dans la région de Draâ El Mizan est également soumis au diktat des groupes du GSPC qui se manifestent régulièrement, notamment par des faux barrages où des citoyens sont fréquemment rackettés. Cela explique que les terroristes seraient en manque d’argent puisque ces actions visent à renflouer leurs caisses. D’autre part, les rapts de commerçants et d’industriels sont mis à profit pour ramasser des sommes colossales estimées à des milliards de centimes. Une quarantaine de personnes ont été enlevées dans la wilaya depuis l’apparition de ce phénomène et libérées contre payement de rançons allant de quelques centaines de millions de centimes à des milliards. Dans leur sale besogne, les terroristes n’hésitent pas à recourir au « recrutement » de brigands qui leur fournissent des renseignements sur les déplacements des victimes, leur fortune... Le 43e kidnapping dans la wilaya, depuis 2006, a eu lieu le 7 décembre dernier dans la région des Ouacifs. La victime, gérant d’une station-service, a été surprise, vers 21h, alors qu’elle se rendait à son domicile, à mi-chemin entre Aït Toudert et les Ouacifs. Le commerçant, âgé d’une quarantaine d’années, sera libéré après quelques heures seulement de séquestration, contre paiement d’une rançon. En octobre dernier, dans la même région, un autre commerçant avait échappé à une tentative d’enlèvement. Début novembre de l’année en cours, le gérant d’un restaurant avait été kidnappé dans la commune d’Iflissen (Tighzirt). L’otage a été libéré sans payement de la somme exigée, suite à la mobilisation de la population de la localité. Enfin, en dépit du redéploiement des forces de sécurité, la région demeure toujours en proie à des actes terroristes signalés pratiquement chaque semaine à travers la wilaya.
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31st December 2009 00:00 #5415
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Jeudi 31 Décembre 2009 -- L’embuscade tendue par les éléments de l’ANP, dans la nuit du 28 au 29 décembre, dans les zones rurales situées au sud de la localité côtière de Larhat, wilaya de Tipaza, à proximité du douar de Sidi Salah, a permis d’éliminer deux dangereux émirs originaires de Gouraya, à savoir Aïder et Laâmoudi, qui avaient rejoint katibat Al Ahoual respectivement en 1993 et 2001. Ces deux criminels activaient dans les maquis des wilayas de Tipaza, Aïn Defla et Chlef. IIs ont à leur actif plusieurs assassinats de citoyens et éléments des forces de sécurité. L’émir Aïder est un sanguinaire connu dans cette partie ouest de la wilaya de Tipaza. « Il était une triste référence pour tous ceux qui avaient décidé de rejoindre les maquis, indiquent des officiers des forces de sécurité et engagés dans la lutte antiterroriste, son élimination aura sans aucun doute un impact important sur le moral de ses acolytes, et la poursuite de la lutte antiterroriste. » Le sinistre Aïder connaissait bien les reliefs, il dirigeait et participait dans de multiples actes criminels (assassinats, rackets, sabotages, embuscades) dans les zones rurales allant de l’extrême sud-est jusqu’à l’extrême sud-ouest de la wilaya de Tipaza. Il a semé la terreur grâce aux réseaux locaux de soutien, faut-il préciser.
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31st December 2009 00:01 #5416
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Jeudi 31 Décembre 2009 -- Au cours de l’année qui tire à sa fin, l’élimination des «émirs» du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) s’est poursuivie avec le même succès et la même efficacité qu’avant. L’un de ces «émirs» est le tristement célèbre Omar Bentitraoui, alias Abou Khitma, qui dirigeait katibet El-Feth. Il a été abattu par l’ANP en février 2009, après un parcours terroriste qui a commencé en 1994. C’était un coup dur pour l’organisation d’Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaàb Abdelouadoud, actuel chef de cette organisation terroriste. Son élimination a été aidée par le repentir d’Ali Bentouati, «émir» de katibet El-Ansar, en février. Mourad Louzai est un autre «émir» du GSPC, abattu au cours de cette même année. Il a été mis hors d’état de nuire par des unités de l’ANP et de la Gendarmerie nationale le 7 octobre dernier à El-Bayadh. Chargé de la coordination entre différentes phalanges du GSPC, Mourad Louzai était recherché depuis 1995. D’autres têtes de cette organisation terroriste sont tombées au cours de cette année, déstabilisant davantage cette nébuleuse, après l’élimination de nombreux autres «émirs» précédemment. Cette organisation terroriste a vu ainsi sa force de frappe et ses capacités de mobilisation réduites. Le nombre de terroristes éliminés au cours de l’année 2009 est estimé à plus de 200, dont une dizaine d’«émirs». Ce qui explique, en partie, le fait qu’un seul attentat kamikaze a été perpétré par le GSPC durant cette année, contre sept l’année précédente. Cet attentat avait ciblé, le 6 mars 2009, une caserne des gardes communaux à Tadmaït, dans la wilaya de Tizi Ouzou. La condamnation de ces actes kamikazes par les communautés nationale et internationale et par de nombreux oulémas a participé à limiter ce genre d’attentats.
Le GSPC a, toutefois, tenté de faire croire que sa capacité de nuisance reste intacte avec des attentats spectaculaires et meurtriers, dont celui perpétré le 18 juin dernier dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj et ayant coûté la vie à 18 gendarmes. Il y a aussi celui commis en juin à Timezrit, dans la wilaya de Boumerdès, et ayant coûté la vie à 8 policiers et à 2 enseignants, ainsi que celui du 29 juillet à Damous, dans la wilaya de Tipasa, au cours duquel 20 militaires ont été assassinés. Le GSPC, défait, a tenté de se redéployer dans le Sahel africain où il multiplie les enlèvements d’étrangers. Les derniers en date sont ceux de trois ressortissants espagnols, d’un Français et d’un couple italien. En août, les chefs d’état-major des armées algérienne, malienne et nigérienne s’étaient réunis dans la wilaya de Tamanrasset, dans le cadre notamment de la lutte contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme. Le 23 novembre, à Venise, le ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, a appelé, à l’occasion de la 14e session de la conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale (CIMO) à «la lutte contre la matrice idéologique du terrorisme». L’Algérie, qui a vaincu militairement le GSPC, a engagé une guerre sur tous les fronts, jusqu’au Conseil de sécurité de l’ONU, acculant ce qui reste de cette organisation terroriste dans ses derniers retranchements, dévoilant la manipulation par Abou Mossaàb Abdelouadoud et ses acolytes de la religion, par laquelle ces «émirs» cherchent à «recruter» des «djihadistes» et à tenter de se redéployer après la défaite subie en Algérie.
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31st December 2009 12:01 #5417
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Ameziane Athali :
Jeudi 31 Décembre 2009 -- Trois islamistes armés ont été abattus par les forces de sécurité en début de soirée hier mercredi 30 décembre, au village Tahchat dans la commune de Ait Toudert, située à une trentaine de kilomètres au sud-est de la wilaya de Tizi Ouzou, a appris TSA de sources sécuritaires locales. Trois armes de type Kalachnikov ont été récupérées par les forces de sécurité à l’issue de cette opération. Selon les mêmes sources, l’accrochage entre le groupe armé et les forces de sécurité a duré une vingtaine de minutes. L’embuscade antiterroriste a été montée grâce à des renseignements faisant état de mouvement de groupes armés dans cette zone où l’ex-GSPC devenu Al Qaida au Maghreb Islamique tente de se constituer une base arrière depuis plusieurs mois.
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31st December 2009 16:38 #5418
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Ali Idir :
Jeudi 31 Décembre 2009 -- Le gouvernement durcit la lutte contre les puces téléphoniques anonymes. Les cartes à puce post-payées et prépayées de téléphonie mobile viennent d’être classées « équipements sensibles » dont l’utilisation illicite peut porter atteinte à la sécurité nationale et à l’ordre public. La commercialisation, l’acquisition, la détention et l’utilisation de ces puces sont désormais soumise à « des règles de sécurité applicables aux activités portant sur les équipements sensibles », selon le texte. L’importation, l’exportation, l’installation, la maintenance et la réparation des équipements sensibles est « subordonné à l’obtention d’un agrément préalable » délivré par les services du ministère de l’intérieur, toujours selon le décret. Les opérateurs de téléphonie mobile détenteurs de licences et le ministère de la Défense nationale ne sont pas soumis à cette obligation. En intégrant les puces de téléphonie mobile dans les équipements sensibles dont l’utilisation peut porter atteinte à la sécurité nationale, le gouvernement souhaite en fait durcir leurs conditions de vente afin d’empêcher les groupes armés de les utiliser pour communiquer et actionner des attentats terroristes à distance. En outre, les autorités cherchent à contrôler l’activité des opérateurs de téléphonie mobile et mettre fin à la vente de puces anonymes.







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