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  1. #365
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  2. #366
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    Samedi 15 novembre 2008 -- Dans un appel rendu public jeudi par son bureau national et rédigé bien avant l’adoption par les deux chambres du Parlement du projet de révision de la Constitution, le Comité des citoyens pour la défense de la République (CCDR), que dirige Abdelhak Brerhi, interpelle tous les éventuels candidats de la mouvance démocratique en vue de la prochaine élection présidentielle de ne pas se présenter à ce qu’il qualifie de «mascarade et de parodie d’élection». Le CCDR justifie son approche en estimant que «le résultat est connu d’avance». Parallèlement, il demande à tous les responsables de formations politiques, de syndicats et d’associations à «s’unir pour défendre notre pays et en sauvegarder les valeurs démocratiques et républicaines».

    «A l’adresse de tous les citoyens, toutes générations confondues», le CCDR préconise la mise sur pied de «Collectifs d’initiatives démocratiques regroupant tous ceux et celles qui demeurent fidèles aux idéaux de la guerre de libération nationale, et ce dans l’objectif d’organiser la résistance au hold-up constitutionnel à travers le boycott de la prochaine mascarade électorale afin d’empêcher l’usurpation d’une présidence à vie». Les rédacteurs du communiqué ont scindé le pays en deux familles, à savoir celle qui avance et celle qui recule, en référence à une phrase de l’écrivain Tahar Djaout faite quelques jours avant sa mort : « Si tu dis tu meurs, si tu ne dis pas, tu meurs, alors dis et meurs ». Pour le CCDR, les gens qui croient en ces valeurs font partie de la famille qui avance. Comme introduction à son appel, et après avoir repris le préambule de la Constitution, le CCDR est revenu sur les différentes réactions hostiles émanant de plusieurs partis politiques et de différentes personnalités aux sensibilités diverses et dont la dernière en date, celle de Rachid Benyellès, le général en retraite, qui ont interpellé la société civile et politique sur l’attitude à adopter devant la révision constitutionnelle par une simple question : « Faut-il abdiquer et se taire ? ».

    Pour le CCDR, il n’est pas question « d’accepter le fait accompli, ni d’abdiquer, ni encore moins de se taire ». A titre comparatif, il se réfère à l’exemple de la Russie où la constitution est respectée en tant que contrat fondamental liant les gouvernants et les gouvernés, et à l’avènement du premier président de couleur, âgé de 47 ans, à la tête de la toute première puissance mondiale, les Etats-Unis d’Amérique. Deux faits qui, aux yeux des auteurs de l’appel, ont « balayé de nombreux tabous ». Le CCDR considère qu’en l’absence d’une riposte, « l’Algérie du 1er Novembre, qui a vu tout un peuple décidé à mourir pour son indépendance, risque de rejoindre, au déni de ses valeurs de résistance et de sacrifice, les mauvais élèves de la planète en s’accommodant d’une dictature à vie». En guise de sortie de crise, le CCDR a rappelé, à travers l’appel, qu’il a déjà pris position pour réagir, sous des formes adéquates, à ce qu’il qualifie de «coup d’Etat constitutionnel». Pour ce, il a appelé à «un sursaut républicain en vue de réunir les conditions favorables à l’émergence d’une alternative démocratique et citoyenne».

  3. #367
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    Amar Rafa :


    Dimanche 16 novembre 2008 -- L’adoption du projet de révision constitutionnelle par le Parlement atteste une large adhésion de la classe politique et de la société civile à la démarche initiée par le président de la République, a indiqué vendredi le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Abdelaziz Ziari. M. Ziari a fait part de sa «profonde satisfaction» du résultat obtenu, lors de l’émission radiophonique «En toute franchise» de la Chaîne III de la radio algérienne, non pas, a-t-il dit, «que nous avions des doutes sur l’adoption du projet de révision, mais compte tenu surtout de l’ampleur du score qui dépasse largement les prévisions de l’Alliance présidentielle et du 1/3 présidentiel au sein du Parlement».

    Qualifiant les amendements apportés à la Constitution de «très importants», le président de l’APN a estimé que l’enjeu «n’était pas mineur», d’où, a-t-il ajouté, le «consensus le plus large» qu’il a requis. Abordant ensuite l’impact des amendements apportés à la loi fondamentale de 1996, qui s’articulent essentiellement autour de cinq volets visant à «enrichir le système institutionnel» et «consacrer la souveraineté populaire dans sa pleine et libre expression», M. Ziari a affirmé que cette révision va permettre au président de la République de se présenter pour un troisième mandat, même si, a-t-il précisé, le chef de l’Etat ne s’est pas encore prononcé sur cette question. Et ce, avant de lancer un appel au président de la République pour ce faire. «Nous le souhaitons et nous lui demandons de le faire», a-t-il insisté. Il relèvera également cette possibilité qui permettra à la femme de participer plus activement à la vie politique, soulignant que «c’est un point important de faire participer à la décision politique la moitié de la population».

    L’autre changement que M. Ziari a qualifié de «majeur» a trait au remplacement du poste de chef du gouvernement par celui de Premier ministre. «Aujourd’hui, les choses sont claires, le chef de l’Exécutif, c’est le chef de l’Etat, et le Premier ministre est un coordinateur qu’on ne peut plus confondre avec un patron d’une majorité parlementaire», a-t-il expliqué. M. Ziari n’a pas, en outre, écarté l’«éventualité» d’une autre révision «plus profonde» de la loi fondamentale du pays par voie référendaire, sans pour autant avancer une quelconque date à cette échéance.

    Pour rappel, le président de la République avait indiqué, lors de son discours à l’ouverture de l’année judiciaire, qu’il avait préféré recourir, pour l’instant, aux dispositions de l’article 176 de la Constitution, «éloignant l’idée de la révision constitutionnelle par voie référendaire, mais sans pour autant l’abandonner». Le président de l’APN a fait état, d’autre part, d’une éventuelle révision de la loi sur les partis politiques en vue d’introduire, a-t-il argué, «des dispositions devant définir la représentation féminine au sein des Assemblées élues».

  4. #368
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    Mardi 18 Novembre 2008 -- Sid Ahmed Ghozali, ex chef du gouvernement au début des années quatre vingt dix, estime que le Président qui sera élu lors des présidentielles de 2009 est connu d’avance « car il est désigné d’avance comme il l’a été durant les élections de 99 et 2004 ».

    « Je ne me présenterai pas au prochain suffrage électoral car, tout simplement, ça sera une pièce théâtrale dans laquelle je ne voudrai pas être un figurant, et dans ce cas là, ce serait mentir sur moi-même », telle était la réponse du président du Front Démocratique, non agréé, à une question posée lors de Fatour Essabah relative à la candidature aux prochaines élections présidentielles, indiquant que, depuis 2004, il a décidé « de ne plus jouer la comédie, une comédie qui donne une crédibilité au système en place, et moi je refuse de monter à bord d’un train alors que je sais qu’il se dirige en enfer ».

    Ce qui m’importe, en tant que citoyen et en tant qu’Homme politique, c’est la volonté du système de bâtir un pays de droit même graduellement … Je pense que pour réaliser cela, il faudra un changement révolutionnaire, et commençons d’abord par le respect de la loi ». L’homme à la cravate papillon pense que la modification introduite, par le président, à la constitution « est un non événement et je me demande si les malheurs des Algériens existent dans la constitution pour qu’on la modifie ».

    Le Gouvernement prononce un discours politique mensonger pour les Algériens

    L’ex chef du gouvernement, Sid Ahmed Ghezali, s’est interrogé sur « ce qu’on dit, après que les responsables Algériens aient convenu que la crise mondiale ne nous touchera pas, au moment où elle a secoué la plus grande puissance mondiale, les Etats Unis d’Amérique ? », pour répondre, ensuite, en mettant en garde contre de fâcheuses conséquences si jamais on venait encore une fois à « mentir au peuple ».

    Selon Ghezali, « le pétrole n’est pas un inconvénient mais un avantage », et il a déclaré que « celui qui répand que l’idée de compter sur le pétrole nous renvoie en arrière, a tort », considérant que la question est relative à l’échec des responsables, et à l’échec de bâtir une économie basée sur la force créative, et il a indiqué « Citez moi un pays où le président se réunit avec son chef du Gouvernement pour régler la crise de la pomme de terre ? ».

    Il a rappelé la déclaration du chef du Gouvernement Abdelhamid Brahimi, de 1983, en disant que « l’Algérie était protégée de la crise financière, et il a déclaré, officiellement, que l’Algérie s’était débarrassée de la dette », affirmant que la déclaration, en pleine crise, était mensongère, et l’Etat avait essayé « de faire taire les Algériens avec des bananes, déboursant pour cela des sommes faramineuses, mais deux ans après les prix du pétrole avait dégringolé de 45 à 11 dollars le baril, et tous les investissements avaient été bloqués sachant que le nombre de chômeurs n’avait pas dépassé les 300 milles, alors que depuis 1986, le nombre était passé à un million et demi».

  5. #369
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    Ali Idir :


    Vendredi 21 Novembre 2008 -- Une semaine après le vote par le Parlement de la révision de la Constitution, Said Sadi ne décolère toujours pas. Vendredi, sur la chaîne de télévision française France24, le président du RCD a une nouvelle fois condamné la révision constitutionnelle en la qualifiant de «coup d'Etat». « Cette révision est un coup d'Etat déguisé. Elle devait se faire par voie référendaire parce qu'elle a modifié l'équilibre des pouvoirs en permettant à M. Bouteflika de concentrer tous les pouvoirs entre ses mains », a argumenté M. Sadi.

    Virulent à l'égard du président Abdelaziz Bouteflika, le chef du RCD a expliqué que le Parlement algérien « issu de la fraude électorale a commis une forfaiture », en votant la révision de la Constitution. M. Sadi a souligné que « le clan de Oujda » actuellement au pouvoir est derrière plusieurs changements de régime depuis 1962. «Nous sommes dans une régression politique assez inquiétante. L'opposition n'est pas autorisée à manifester à cause de l'état d'urgence. La liberté de tenir des meetings n'existe pas. Ca m'arrive de rester cinq ans sans dire un mot à la télévision et la radio», a ajouté M. Sadi.

    Le président du RCD a dit clairement que le problème de l'Algérie n'est pas de remplacer un clan par un autre, mais de changer démocratiquement le système de l'extérieur. «Il n'y a pas d'opposition sur le fond entre Bouteflika et l'armée », a assuré M. Sadi qui ne semble pas prêt à baisser les bras : «On ne laissera pas Bouteflika étouffer la Nation», a-t-il conclu.

  6. #370
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    Jeudi 25 Décembre 2008 -- Au gré des changements de la constitution, c'est connu, on passe d'une république à l'autre. Si on est à la première, on passe à la deuxième, si on est déjà dans la deuxième, on passe à la troisième, et ainsi de suite. Comme l'Algérie ignore déjà si elle est une république ou pas, si elle est algérienne ou pas, si elle est démocratique ou pas, si elle est populaire ou pas, comme chaque président réellement élu ou pas s'est doté de sa constitution, on ne sait plus de quel chiffre affubler cette nouvelle république qui n'en est pas forcément une.

    Heureusement pour nous qu'il y a des acteurs politiques inamovibles qui ne sont pas en manque d'idées et qui viennent au secours du pouvoir pour le sortir de ce sacré problème sémantique. Zahia Benarous, ancienne présentatrice du journal télévisé, ancienne ministre de la république et actuelle membre du Conseil de la Nation, désignée dans le tiers présidentiel, appelé tiers bloquant par les initiés, n'a rien trouvé de mieux que de lancer des youyous dans l'enceinte même du sénat, à la seule évocation d'un troisième mandat pour le président Bouteflika.

    Avant elle, c'est une ministre de la république en exercice, dont je tairai le nom par décence, qui a voulu tenter le coup des youyous en pleine réunion du conseil des ministres, précisément le jour où l'amendement de la constitution était à l'ordre du jour. Fort heureusement, avant de jouer à l'indienne, elle en a demandé la permission à son président qu'elle voulait honorer par ces manifestations sonores que nos contrées berbères ont en partage avec les tribus apaches. Ce dernier l'en aura dissuadé, lui rappelant que les séances du conseil des ministres sont filmées et qu'il ne faut surtout pas confondre ledit conseil avec une zerda quelconque, dusse cette zerda être le fait d'une zaouïa maraboutique.

    Le problème est désormais réglé. Nous ne passons ni de la première à la deuxième, ni de la deuxième à la troisième république ; nous passons de la république des copains et des cousins à la république des youyous. Un sujet de satisfaction tout de même : pour une fois, les femmes du pouvoir se sont imposées devant les nombreux mâles chauffeurs de bendir qui, dans un dernier sursaut d'orgueil, se sont abstenus d'imiter les femelles dans leurs manifestations hystériques.

  7. #371
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    February 14, 2010 -- A high-ranking United States diplomat and academic has joined the United Nations Secretary General Ban Ki-Moon in castigating African leaders who deliberately change their country’s constitutions in order to prolong their stay in power. David H. Shinn, currently adjunct professor of International Affairs at the George Washington University’s Elliott School of International Relations warned African leaders against tampering with their constitutions in a bid to stay in power longer than necessary. The career diplomat, who has served in seven African countries, said: “Those who change [their country’s] constitution simply want to extend their power. They decide that they like the position that they are in, that it provides them with the ability to extend a certain amount of patronage that is probably very satisfying to their ego. Theirs is nothing more than a desire to remain in power. Pure and simple.”

    Professor Shinn who received his BA, MA and PhD from George Washington University is a former U.S. Ambassador to Ethiopia and Burkina Faso. In an exclusive interview with The Black Star News, he compared the United States' position vis-à-vis the behavior of such African leaders to a medical condition: “It is schizophrenic because the United States government is on the record for opposing these constitutional changes that allow a leader to extend in office beyond what was originally written in the constitution. On the other hand, the United States continues to have fairly quite cordial relations with a number of leaders who do just that.” He listed Uganda’s President Yoweri K. Museveni as among at least 12 African leaders who have changed their country’s constitutions with the sole purpose of extending their rule, and some of whom the U.S. government has continued to have good relations with. He added: “If you look at the list of those leaders who have extended in office, the United States has good relations with several of them [although] the relations with some of them have not been particularly good.” He said those African leaders who continued to enjoy good relations with the U.S. included the late Gabonese President Omar Bongo, and the Presidents of Algeria and Tunisia, even after they prolonged their regimes.

    Term limits were introduced by more than half of the continent’s states between 1990 and 1994. They came as part of a “democracy package” that included multi-party competitive elections, freedom of the press and constitutionalism. They were meant to end the practice of presidency for life, a fading era when dictators were ousted only by a coup d’état or death, or both. Other analysts say after a surge in formulation of democratic institutions there has been considerable pushback. Dr. Kathryn Sturman, the acting head of the Governance of Africa's Resources Program of the South African Institute of International Affairs reports that the democratic trend has been reversed in the new millennium. She says it started with President Sam Nujoma of Namibia in 1999, followed by presidents Abdou Diouf of Senegal, Lansana Conte of Guinea, the late Gnassingbé Eyadéma of Togo, the late Bongo, Blaise Compaore of Burkina Faso, Idriss Deby of Chad, Zine el-Abidine Ben Ali of Tunisia and Museveni of Uganda. “In 2008 Abdelaziz Bouteflika of Algeria and Paul Biya of Cameroon joined the list of leaders ruling past their sell-by dates. Notably, Biya introduced term limits to Cameroon in 1996, only to scrap them when his own retirement loomed,” she said.

    Other African leaders - in Malawi, Zambia and Nigeria - tried, in vain, to amend their constitutions in an attempt to prolong their reign of power. Dr. Sturman says "robust opposition from civil society, political parties and the media has seen off these attempts." “The disturbing patterns seen in Africa’s struggle over term limits have continued as the Organization of African Unity has been reformed into the African Union," she adds. "When the AU signed its new constitution in 2000, it incorporated principles of democracy and provided for sanctions against unconstitutional changes of government. New institutions were set up to protect democracy, including the Peace and Security Council, the Pan-African Parliament and the African Peer Review Mechanism of the New Partnership for Africa’s Development."

    Dr. Sturman went on to add: “The African Charter on Democracy, Elections and Governance was adopted by the AU in January 2007. Article 23 of the charter defines unconstitutional changes of government as 'illegal means of accessing or maintaining power,' including 'any amendment or revision of the constitution or legal instruments, which is an infringement on the principles of democratic change of government.' Sanctions are to be implemented by the AU against any government that tampers with its constitution in this way. The immediate problem for the AU is that this charter has not yet entered into force. Sanctions have been implemented only against coup d’états. There is no precedent yet for sanctions against an incumbent president. And it doesn’t help that Libyan leader Muammar al-Gaddafi, who has been chairing the AU this year, has expressed his distaste for democracy from this platform.”

    In terms of President Barack Obama's impact in changing U.S. engagement with the rest of the world, Professor Shinn offered a mixed assessment: "He has tried to institute a very different approach to the Islamic world and I think to some extent, he has accomplished that. Certainly the rhetoric has changed enormously and I think that is to his credit.” Yet, Professor Shinn adds, there hasn't been a clear cut focus with respect to Africa even though the President and his Secretary of State Hillary Clinton have made trips to Africa within a short period of their coming to office.

    Separately, last month Secretary General Ban Ki-Moon told the annual summit meeting of Heads of State of the African Union (AU) that the UN was concerned about the resurgence of unconstitutional changes of government in Africa. “These actions run counter to fundamental United Nations values, international law, and the African Union’s own Constitutional Act," the world's top diplomat said. "We must also guard against the manipulation of established processes to retain power.”

    Professor Shinn noted that It is feared these types of changes could lead to a resurgence of violence in Africa leading to yet another Rwanda-like genocide. Asked whether he shared these fears, Professor Shinn said he was happy that in Rwanda itself, President Kagame had transformed his country in such a way that would avoid a return of the 1994 massacres. He was also happy that Kagame had instituted two seven years term. “It would be interesting to see what happens at the end of those two terms,” Shinn quipped.

    Professor Shinn goes on to say that when one looks further afield, things in Africa are rather worrisome. “The Democratic Republic of Congo is a classic case in point. Yes, it is very worrisome indeed. The situation in Darfur is somewhat better for the moment, otherwise it could return to a more difficult situation.” He was happy to note that in other parts of Africa where violence has visited before, like Sierra Leone and Liberia, two countries that were in a critical situation some 10 years ago, are much better today. Some African leaders have said the Western world has got to accept that Western-style Democracy may not necessarily be suitable for the continent.

    “Speaking as a Westerner, I obviously come with a certain bias. My bias is that the general Western liberal democratic concepts are sound ones and applicable around the world, not just to the West and to Africa but to elsewhere too," Professor Shinn counters. "They have been tried and tested too and make a lot of sense. But every country has got to adapt them to some extent. Even when you talk about the issue of term limits, which I firmly believe in, and an absolute core part of democracy, that doesn’t mean you have to have term limits of precisely what the United States has, which is that the President has two terms of four years each."

    He concludes: "It may make more sense for African constitutions to have two terms of five years, or two terms of six years or conceivably three terms of four years. Who knows what the precise arrangement should be? That is up to the African countries to decide. But the idea that any particular leader ought to be legally eligible to remain in power in perpetuity, I think is just plain wrong. I think it is bad for the people who live in that country and it is not even good for the leader himself.”

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