Lundi 7 Mars 2011 -- Depuis quelques jours, Mourad Medelci multiplie les déclarations sur la situation en Algérie dans les médias étrangers. But : rassurer la communauté internationale sur les intentions du pouvoir algérien. Cette fois, c’est via l’agence financière américaine Dow Jones que le ministre des Affaires étrangères a choisi de s’exprimer ce lundi 7 mars. Selon M. Medelci, le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, n’a pas l’intention de partir avant la fin de son troisième mandat en 2014. M. Medelci met ainsi fin aux spéculations sur une éventuelle démission du chef de l’Etat pour des raisons de santé ou à cause de pressions politiques. Il a affirmé que parler d’un départ anticipé du président Bouteflika relevait de la «spéculation». «Le président a été élu pour un mandat qui lui permet de rester aux commandes jusqu'en 2014. Il a été élu et bien élu», a expliqué le ministre algérien. Mourad Medelci a également démenti les informations concernant l’état de santé du président Bouteflika. «Permettez-moi de vous rassurer, sa santé est excellente», a précisé le ministre algérien. Selon un câble de WikiLeaks, révélé le 24 février par l’agence Reuters, le président Bouteflika souffrire d’un cancer actuellement en rémission, et pourrait vivre encore plusieurs années. Toutefois, selon Mourad Medelci, Abdelaziz Bouteflika n'a pas l'intention de rester aux commandes de l’Etat algérien à vie. «Je n'ai pas perçu ... dans l'esprit du président de la République qu'il avait envisagé une présidence à vie. Cette question n'est pas soulevée», a-t-il affirmé.
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7th March 2011 22:35 #29
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Sonia Lyes :
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19th April 2011 00:03 #30
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21st April 2011 10:10 #31
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Jeudi 21 Avril 2011 -- La dernière apparition du président de la République à la télévision lors du discours adressé à la nation relance les questionnements sur sa capacité à gouverner. Le secret demeure jalousement gardé sur la santé du chef de l’Etat au mépris du droit qu’ont les Algériens d’en être informés. Une semaine après le discours du chef de l’Etat à la nation, l’opinion publique se pose beaucoup de questions sur l’image d’un Abdelaziz Bouteflika visiblement très affaibli physiquement que sur le contenu de son allocution. Pour beaucoup d’observateurs de la scène politique nationale, la sortie du président de la République a été également un ratage sur le plan de l’image. Les Algériens, scotchés devant leur écran, découvrent avec étonnement un Président éreinté. L’image était pathétique. L’entourage du Président cherchait-il, à travers cette image, compassion et pitié chez une opinion publique très remontée ? Ou plutôt d’autres cercles au sein du pouvoir auraient-ils voulu à dessein montrer un Président dont l’état de santé rendrait difficile l’exercice de sa mission à la tête de l’Etat ? Bouteflika a-t-il été piégé ? Les voies du régime sont impénétrables. Il est évident que la responsabilité politique du chef de l’Etat est entièrement engagée dans l’impasse dans laquelle le pays est coincé. Il cristallise toutes les critiques. Face à une colère sociale pressante et l’exigence du changement de régime, Abdelaziz Bouteflika, 74 ans, reste incapable d’apporter des réponses convaincantes. D’où la probabilité de compenser ce déficit par la recherche d’un élan de commisération en sa faveur. Jouer, en quelque sorte, sur la fibre sensible du peuple. Assurément, le troisième mandat de Abdelaziz Bouteflika n’a pas été celui d’une Algérie «forte et sereine» promise lors de la campagne pour la dernière présidentielle. La société est secouée par les crises multiples. Des malaises partout. Le premier trimestre de l’année en cours a été incontestablement celui de toutes les contestations politiques et sociales.
Après douze ans de règne de Bouteflika, le pays se cherche encore. Verrouillage du champ politique, une croissance économique qui peine à démarrer, malgré l’aisance financière, et une situation sociale asphyxiante. Les politologues sont unanimes à dire que «passer plus de deux mandats à la tête de l’Etat serait exposer le pays à des risques majeurs». Ainsi donc, Abdelaziz Bouteflika n’a plus d’arguments à faire valoir. L’échec est patent. Sans doute, les Algériens auront de la compassion pour une quelconque personne malade fusse-t-elle le Président. Mais, cela ne suffit pas pour apporter des solutions à des problèmes concrets auxquels le pays fait face. Un pays ne se gère pas par les émotions. Bouteflika a-t-il les capacités physiques pouvant lui permettre de diriger ? Peut-il encore gouverner ? Pas si simple pour un président malade à la tête d’un régime politique fortement décrié par de larges pans de la société. Il est clair que la détérioration de l’état de santé du Président – la cause de ses longues éclipses – pèse lourdement sur la conduite des affaires. Serait-il dans ce cas-là en mesure d’assurer les arbitrages que lui confère et exige sa fonction dans la phase cruciale que vit le pays en ce moment ? De toute évidence, l’apparition télévisuelle du chef de l’Etat, vendredi dernier, a sérieusement relancé le débat sur la lancinante problématique de l’état physique de Abdelaziz Bouteflika. Ce qui, sans doute, pourrait arranger les calculs de ceux qui, au sein du régime, voudraient accélérer le processus de la succession à la magistrature suprême. Il est vrai que la question de la santé du Président a alimenté toutes sortes de spéculations, depuis son hospitalisation en 2005 au Val-de-Grâce, à Paris. Cependant, à El Mouradia, il faut le rappeler, on a joué le flou aux lieu et place de la transparence, meilleur rempart contre la rumeur et meilleur moyen de rassurer l’opinion publique. La capacité physique d’un président de la République en exercice ne relève pas du domaine du privé. Les Algériens ont le droit d’en être informés. Mais dans un pays où même les affaires qui concernent directement les citoyens sont gérées dans l’opacité la plus totale, il n’est peut-être pas si étonnant que le secret soit si obstinément gardé concernant l’état de santé du chef de l’Etat.
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24th April 2011 14:15 #32
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Hakim Arous :
Dimanche 24 Avril 2011 -- La Coordination nationale pour le changement et la démocratie, CNCD-partis politiques, réclame le départ du président Abdelaziz Bouteflika. En vertu de l'article 88 de la Constitution, qui stipule que si le chef de l'Etat n'est pas en mesure d'assurer son mandat, il doit être démis de ses fonctions, selon la CNCD. «Lors de son discours, le président a donné une image pathétique d'une personne usée par la maladie, incapable d'assurer sa fonction. L'article 88 est peut-être la solution», a affirmé Ali Yahia Abdennour, président d'honneur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), lors d'une conférence de presse tenue ce dimanche 24 avril à Alger. «Le départ du président est un impératif absolu», a-t-il martelé. Il a clairement interpellé l'armée, «qui a ramené le président» en 1999, sur ce sujet. «Si le président de la République est reconnu comme ne pouvant pas assurer ses fonctions, ce sera à l'armée de prendre sa responsabilité», a-t-il dit.
Revenant sur la mort suspecte d'Ahmed Kerroumi, militant de la Coordination à Oran, la CNCD-partis politiques, a été sans appel. Pour elle, Ahmed Kerroumi, a été la victime d'un assassinat politique. «Nous savons qu'il s'agit d'un assassinat et pas d'une crise cardiaque. Pourquoi l'a-t-on mis à l'intérieur du siège d'un parti politique (le MDS, ndlr), si ce n'est pour discréditer les partis politiques? Cela ne peut être rien d'autre», s'est ainsi indigné Aouicha Bekhti, membre du PLD (Parti pour la laïcité et la démocratie). «Mais nous ne reculerons pas devant les intimidations», a-t-elle assuré.
Au cours de cette conférence de presse, la CNCD a présenté une nouvelle fois sa «plateforme pour le changement démocratique». «Le changement du système politique est inévitable», a répété Ali Yahia Abdennour. «Le président de la République a dépouillé le peuple de ses droits, faisant naître un besoin de justice, de démocratie et de droits de l'homme», a-t-il ajouté. Les participants, maître Ali Yahia, Aouicha Bekhti, Tahar Besbes du RCD et Fadhila Chitour, militante des droits des femmes, ont dénoncé à tour de rôle la corruption, la «médiocrité» du fonctionnement de l'administration, «l'absence de confiance du peuple dans les institutions politiques» et un pouvoir judiciaire «aux ordres». La CNCD reste persuadée, malgré la faible mobilisation de ses marches du samedi, que «le changement se fera par la rue» selon les mots d'Ali Yahia Abdennour. Selon les intervenants, les différents mouvements de protestation qui agitent le pays depuis le début de l'année sont politiques et pas seulement sociaux. «Tôt ou tard, la fusion de tous ces mouvements se fera. Le pouvoir est en train de jouer l'essoufflement, nous nous jouons la durée», a affirmé Ali Yahia Abdennour.







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