Mercredi 16 janvier 2008 -- Daniel Brumberg, professeur à l’université américaine de Georgetown et membre de l’institution américaine pour la paix, a assuré que l’organisation d’Al Qaïda profite de plusieurs facteurs qui l’ont aidée à s’étendre dans différentes régions du monde. Selon l’expert dans les affaires du monde arabe et islamique, les politiques américaines absurdes ont contribué au renforcement d’Al Qaïda, et l’expert a considéré que la situation en Algérie est inquiétante car Al Qaïda provoque l’Etat, et il est possible que la réaction soit violente au point d’englober des personnes qui n’ont aucun rapport avec Al Qaïda ou le terrorisme.
El Khabar : Comment Al Qaïda s’est transformée en organisation terroriste transnationale et transcontinentale ?
Daniel Brumberg : Il n’y a pas qu’une seule explication. Al Qaïda s’est transformée en estuaire pour un groupe de forces et de personnes de différentes parties du monde : des individus isolés et marginalisés qui partagent les mêmes conditions économiques, politiques et sociales, et recherchent des réponses claires concernant leur avenir, et ils trouvent parfois ces réponses dans l’idée de djihad contre l’Occident ou ce qu’ils appellent le diable. Toutes ces personnes ont pu se rencontrer grâce au développement des technologies de communication, entre Internet et chaînes satellites.
Je pense que notre politique américaine à l’égard du monde arabe et musulman a encouragé beaucoup de personnes à adhérer à Al Qaïda, la meilleure preuve en est la situation en Irak depuis la chute du régime de Sadam Husseïn, ainsi que la situation en Palestine et notre politique à l’égard de la question palestinienne. Je pense que depuis huit ans nous avons multiplié les erreurs et les décisions absurdes.
El Khabar : Al Qaïda joue donc sur la corde des conditions sociales difficiles afin de recruter ses membres ?
Daniel Brumberg : Bien sûr, Al Qaïda mise sur des personnes habitant dans des bidonvilles aux environs d’Alger ou de Casablanca, car il est facile de les convaincre de l’idée de djihad contre le « diable ».
El Khabar : Peut-on dire que ce qui s’est passé en Irak après la chute de Sadam, a servi de détonateur à la résurgence d’Al Qaïda qu’on croyait anéantie après la chute du régime des Talibans en Afghanistan, suite à l’intervention des forces américaines ?
Daniel Brumberg : Parfaitement, ce qui se passe en Irak et même ce qui s’est passé en Palestine constituent un arrière-plan politique et intellectuel à Al Qaïda. Les personnes qui effectuent des attentats à Londres ou Madrid viennent ou sont passées par l’Irak. Al Qaïda a trouvé dans le chaos irakien une base-arrière efficace pour l’exécution de ses opérations dans différentes régions du monde. J’ai également peur que le retrait des troupes américaines ne déclenche une guerre civile encore plus féroce et destructrice que ce qu’a connu l’Irak jusqu’à présent.
El Khabar : Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a récemment annoncé que son pays est en état d’alerte permanent, en prévision d’éventuelles attaques terroristes. Pensez-vous que la France soit réellement menacée par le terrorisme ?
Daniel Brumberg : Je ne peux pas répondre précisément à cette question et je pense que d’autres personnes ont plus de données que moi. Cependant, je veux dire que le président français, Nicolas Sarkozy, est très proche du président américain, George Bush, dont l’image a contribué au renforcement d’Al Qaïda comme je vous l’ai déjà dis. Il ne faut pas oublier non plus qu’à Paris il y a aussi des émigrés musulmans marginalisés qui vivent dans des conditions de vie difficiles, dans les banlieues françaises, et les mêmes causes conduisent forcément aux mêmes résultats.
El Khabar : Pourquoi Al Qaïda se focalise-t-elle sur l’Algérie et non pas sur les autres pays maghrébins ?
Daniel Brumberg : Le choix de l’Algérie n’est pas fortuit, car votre pays a connu le terrorisme durant les années 90. De plus, la nature géographique aide les membres d’Al Qaïda à échapper aux services de sécurité : des montagnes et des forêts à perte de vue et une large superficie offrent à Al Qaïda les conditions idéales pour effectuer leurs opérations.
El Khabar : L’organisation d’Al Qaïda a adopté la méthode des attentas kamikazes que l’Algérie n’a pas connue durant la décennie noire. Pourquoi à votre avis ?
Daniel Brumberg : Cette méthode est importée pour ce qui est de l’Algérie mais elle existait à Baghdâd, Londres et même Beyrouth. Ce moyen a prouvé son efficacité, et si on n’y ajoute l’idée de sacrifice et de paradis, on peut comprendre la focalisation sur les attentats kamikazes auxquels on peut difficilement faire face.
Par ailleurs, on ne peut pas exclure que ces kamikazes aient été entraînés en Irak.
El Khabar : Pensez-vous que le projet Africom présenté par les Etats-Unis soit la meilleure solution pour faire face aux menaces terroristes dans les Etats maghrébins et africains en général ?
Daniel Brumberg : Je ne pense pas que l’installation de bases militaires américaines permanentes ou mobiles pourrait changer le cours des choses. Il y a des grands problèmes liés à la sécurité et aux menaces terroristes, et les solutions sécuritaires peuvent avoir un léger impact, mais elles ne représentent pas la solution miracle de la lutte antiterroriste.
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16th January 2008 06:23 #85
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16th January 2008 09:06 #86
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Mercredi 16 janvier 2008 -- L'ambassade des Etats-Unis d'Amérique, à Alger, a rendu public, hier, un communiqué dans lequel elle explique les raisons à l'origine de l'interruption de la vidéo-conférence animée par l'ambassadeur Yates, dans la matinée. L'incident serait dû, selon le communiqué de l'ambassade, au déclenchement de l'alarme incendie. « L'ambassade des Etats-Unis d'Amérique, à Alger, vous remercie d'avoir assisté à la vidéo-conférence sur l'AFRICOM qui s'est tenue ce matin et qui fait partie d'une série de vidéo-conférences organisées par les ambassades américaines dans dix pays africains. Nous espérons que les explications, apportées par l'ambassadeur Yates, étaient bénéfiques jusqu'à l'interruption causée par le déclenchement de l'alarme incendie », lit-on dans ce communiqué.
L'ambassade souligne, à ce titre, que cette alarme incendie s'est déclenchée au deuxième étage du bâtiment de l'ambassade. « Comme vous le savez, nous venons de déménager dans un nouveau bâtiment où les systèmes de sécurité et autres ne sont pas encore maîtrisés. Les travaux sont en cours dans ce sens... », poursuit le communiqué. Les responsables de l'ambassade US précisent, en outre, que l'évacuation de l'ambassade s'explique par « l'importance accordée par l'ambassade à la sécurité des employés et des visiteurs...». Tout en soulignant « l'impossibilité de poursuivre le débat sur l'AFRICOM qui devait continuer avec d'autres postes en Afrique...», le communiqué signale que l'ambassadeur Yates, qui devait animer d'autres conférences pour les Iles Maurice et le Sénégal, « était désolé de cet incident... » Enfin, l'ambassade des Etats-Unis a tenu à présenter ses «vives excuses» à ses invités, suite à l'incident, en émettant l'espoir de les inviter à d'autres évènements prochainement.Last edited by Al-khiyal; 16th January 2008 at 23:08.
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16th January 2008 09:12 #87
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Mercredi 16 janvier 2008 -- « Nous ne voulons pas de bases militaires en Algérie ni dans d'autres pays africains», a affirmé, hier, Mme Mary Carlin Yates, adjointe au commandant chargée des activités civiles et militaires (DCMA) au commandement des Etats-Unis en Afrique (Africom), lors d'une visioconférence organisée entre les ambassades US à Alger et Paris.
Si la déclaration de l'ambassadrice Yates a l'avantage de la clarté sur la question des bases militaires en Afrique, l'opacité est, par contre, totale en ce qui concerne les missions de l'Africom, sa portée et ses éventuels démembrements. «Je suis très sensible et je respecte, a-t-elle dit au tout début de la visioconférence, la position algérienne refusant toute présence militaire sur son sol. Mais l'Africom n'a pas l'intention d'avoir une base militaire en Algérie». Tout en soulignant que l'Algérie n'est pas la seule à avoir cette position, Mme Yates précise qu'il y a d'autres pays d'Afrique qui ne voient pas d'un mauvais oeil une présence militaire sur le continent.
Qu'est-ce que l'Africom ? Selon les explications de Mme Yates, l'Africom n'est que la concentration autour d'un seul commandement (seul responsable devant le Sénat) de plusieurs actions sécuritaires et humanitaires, gérées auparavant par d'autres commandements. Pour montrer que le volet militaire est très infime, elle précise que «sur les 9 milliards de dollars d'aides à l'Afrique, seuls 250 millions de dollars étaient consacrés aux dépenses militaires». Elle ajoute aussi que «les programmes de coopération militaire, notamment la formation, qui étaient effectués dans le cadre du commandement Europe, vont êtres gérés par l'Africom».
En réponse à l'intervention de l'attaché militaire de l'ambassade du Niger qui estimait que toute présence militaire étrangère, française ou américaine, «c'est vraiment indécent pour l'Afrique», Mme Yates a expliqué que le commandement de l'Africom ne veut pas plus qu'une «coopération militaire et civile pour l'amélioration de la situation sécuritaire» avec les pays africains. «L'idée c'est d'aider les forces militaires à assurer la sécurité, ce qui contribuera à améliorer la situation économique», dit-elle également en réponse à l'intervention d'un député.
«Arriver à la démocratie, c'est pas le but de l'Africom. C'est juste une coopération entre militaires pour lutter contre le terrorisme». Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c'est la seule fois où la chargée des activités civiles et militaires au sein de l'Africom parle de «lutte contre le terrorisme». Pendant tout le temps, elle n'a parlé que de coopération et de formation. D'ailleurs, Mary Carlin Yates «dirige, en tant que DCMA, les projets et programmes du Commandement liés à la santé, l'aide humanitaire, l'action humanitaire contre les mines, la réponse aux catastrophes et la réforme du secteur de la sécurité», lit-on dans la fiche de présentation de l'ambassadrice. Bien étrange est cette idée de vouloir «renforcer les services de sécurité» pour «apporter le bien-être économique» sans avoir pour but d'arriver à la démocratie. Dans une précédente intervention, prononcée à l'occasion d'un autre événement, Mme Yates affirme que les Etats-Unis «n'ont pas l'intention de travailler avec les militaires des régimes répressifs». Des régimes répressifs ? Il ne doit pas en exister en Afrique, puisque l'Africom coopère avec la cinquantaine des pays du continent.
Toutes ces questions n'ont pu être évoquées avec l'adjointe au commandant chargée des activités civiles et militaires au sein de l'Africom à cause d'un incident survenu hier à l'ambassade US. La rencontre a été écourtée suite à un dysfonctionnement (qu'on dit assez fréquent) du système d'alerte à l'incendie, ce qui a nécessité l'évacuation de l'ensemble des participants de la salle des conférences flambant neuf de l'ambassade, laissant un goût d'inachevé. Au retour dans la salle, au bout de 10 minutes, la connexion n'était plus possible car l'ambassadrice Yates devait s'exprimer sur le même sujet avec d'autres participants dans un autre pays.
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16th January 2008 20:00 #88
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Mercredi 16 Janvier 2008 -- Devant un parterre composé de journalistes, d’attachés militaires de quelques ambassades de pays africains en Algérie, de députés et d’autres personnalités, la numéro deux de l’Africom a mis d’emblée les points sur les i en réitérant que les États-Unis n’ont pas l’intention d’installer des bases en Afrique, particulièrement en Algérie.
Mme Mary Carlin Yates insistera sur le fait que Washington n’a pas formulé de demande auprès d’Alger pour y installer des bases militaires, et qu’il n’en a jamais été question, car elle respectait la position algérienne sur la question. En effet, par principe l’Algérie est totalement contre l’idée de l’installation de bases militaires étrangères sur son sol.
À titre indicatif, Mme Yates annoncera la poursuite de la coopération militaire algéro-américaine, qui a vu récemment un échange de pilotes d’avions Hercules C 130.
Pour ce qui est de l’objectif de cette vidéoconférence qu’elle a animée depuis l’ambassade américaine à Paris, elle dira que c’est pour savoir ce que pensent les Algériens de l’Africom. Ceci étant, elle n’a pas manqué de transmettre le souhait du général William Ward, commandant en chef de l’Africom, de venir en Algérie. Revenant sur le quartier général de ce commandement militaire pour l’Afrique, la conférencière rappellera qu’il se trouve à Stuttgart en Allemagne et que son transfert vers un pays africain n’est pas encore envisagé.
Sur sa lancée, elle affirmera que certains États du continent ont refusé d’accueillir ce QG, d’autres pays, par contre, ont formulé le souhait d’en être la terre d’accueil. Sur cette question, l’attaché militaire de l’ambassade du Niger à Alger, convié à la vidéoconférence, a affirmé que Niamey ne voulait pas du quartier général de l’Africom, ni de bases militaires américaines sur son territoire.
Il ira plus loin en reprochant aux Américains d’attirer les terroristes, là où ils vont. Partant de là, il leur demandera d’épargner son pays. En réponse, Mme Yates dira que le but recherché par les États-Unis à travers la création de l’Africom est d’aider les États du continent à assurer leur propre sécurité et non d’y installer des troupes comme le croient certains. En vue d’aguicher les pays africains, la responsable américaine indiquera que 9 milliards de dollars, dont seulement 250 millions de dollars pour le volet militaire, ont constitué l’aide des États-Unis dans le cadre de l’Africom à l’Afrique. Pour l’instant, on en est encore au stade du dialogue avec les différents gouvernements du continent, dans la perspective de dégager les meilleurs moyens de rendre la coopération militaire plus soutenue.
Mary Carlin Yates déclarera que la mise en place du commandement militaire américain pour l’Afrique vise à unifier la démarche pour demander des fonds au Congrès américain, afin d’améliorer son programme de coopération dans le but d’aider les pays à assurer eux-mêmes leur sécurité et non à le faire à leur place.
Interrogé sur le lien entre l’Africom et la démocratisation des États africains, elle affirmera qu’il n’en existait aucun, pour la simple raison que cet organisme travaillera seulement avec les institutions militaires et rien d’autres.
Enfin, il y a lieu de noter que Mary Carlin Yates occupe la fonction d’adjointe au commandant chargé des activités civiles et militaires (DCMA) au commandement des États-Unis en Afrique (United States Africa Command-Africom. Elle dirige les projets et programmes du commandement liés à la santé, à l’aide humanitaire, à l’action humanitaire contre les mines, à la réponse aux catastrophes et à la réforme du secteur de sécurité. Elle a été ambassadrice des États-Unis au Burundi de 1999 à 2002, au Ghana de 2002 à 2005.
Mercredi 16 Janvier 2008 -- La vidéoconférence de Mme Mary Carlin Yates, à partir de Paris, n’est pas allée à son terme. Elle a été interrompue à la suite du déclenchement de l’alarme à l’intérieur de la salle pendant que la conférencière répondait à une question d’une consœur sur le lien entre la naissance d’Al Qaïda Maghreb et la coopération sécuritaire algéro-américaine, ainsi que l’absence de stabilité dans les pays où les États-Unis ont intervenu militairement, Irak et Afghanistan. Ceci étant, aucune explication n’a été fournie quant à la cause du déclenchement de l’alarme, qui a mis fin au débat, car il semblerait que la conférencière avait des engagements avec d’autres ambassades africaines.
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16th January 2008 23:06 #89
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Mercredi 16 janvier 2008 -- Bien que les Etats-Unis déclarent que certains pays du continent africain ont formulé le souhait d’accueillir sur leur sol l’Africom, il n’en demeure pas moins qu’ils butent sur les refus manifesté par de nombreux pays, qui se disent méfiants quant aux véritables objectifs de ce projet porté par Washington.
En réponse à cette préoccupation, Mme Mary Carlin Yates, adjointe au commandement militaire de l’Africom, qui animait la vidéoconférence à partir de l’ambassade américaine à Paris, a indiqué que «le but recherché par les Etats-Unis à travers la création de l’Africom est d’aider les Etats du continent africain à assurer leur propre sécurité et non d’y installer ses troupes militaires».
Dans le souci d’encourager certains pays à accepter l’implantation du QG de l’Africom sur leur sol, la responsable américaine a précisé que «9 milliards de dollars, dont seulement 250 millions pour le volet militaire, constituent l’aide des Etats-Unis prévue dans le cadre de l’Africom au profit des pays africains».
S’agissant précisément du quartier général du commandement de l’Africom, Mary Yates a rappelé qu’il est actuellement implanté à Stuttgart, en Allemagne, et que «sa délocalisation vers un pays africain n’est pas encore envisageable».
Et d’indiquer que «des représentations seront ouvertes prochainement dans certains pays d’Afrique», soulignant que «si certains Etats du continent africain ont effectivement refusé d’accueillir ce QG, d’autres pays de ce même continent ont, par contre, formulé le souhait d’en être la terre d’accueil».
Sur ce point, l’adjointe du commandement de l’Africom s’est toutefois refusée à communiquer les noms des pays favorables à ce projet. Pour certains observateurs internationaux, le refus de révéler les noms de ces Etats serait lié à la stratégie globale du Pentagone quant à la position géostratégique de certains pays, dont notamment le Maroc.
Dans ce même ordre d’idées, une source proche de l’ambassade des Etats-Unis a révélé que «12 pays auraient officiellement exprimé le souhait d’accueillir l’Africom». D’après un expert en la matière, le Maroc figurerait parmi les pays ayant formulé une telle demande.
Les dernières informations rapportées par certains titres de la presse marocaine semblent ne pas tromper, celle-ci se vantant de ce que le royaume chérifien allait accueillir l’Africom. Dans son intervention d’hier, Mme Mary Carlin Yates n’en a pas fait état, mais elle a cependant expliqué que «pour l’instant, on en est encore au stade du dialogue avec les différents gouvernements du continent, dans la perspective de dégager les meilleurs moyens de rendre la coopération militaire plus soutenue».
L’Africom, connu communément sous l’appellation de «Commandement militaire américain pour l’Afrique», vise dans un premier temps à promouvoir une opération de communication d’envergure en direction de 53 pays africains, dans le but d’expliquer la portée et l’utilité de l’Africom.
Et Mme Mary Carlin Yates d’expliquer, par ailleurs, qu’»une démarche unifiée visant à demander des fonds au Congrès américain, dans le cadre du programme de coopération avec le continent africain, est souhaitable, démarche qui a pour but d’aider les pays à assurer eux-mêmes leur sécurité».
Pas d’installation de base militaire américaine en Algérie
La représentante du Pentagone est revenue longuement sur le cas de l’Algérie pour affirmer que les Etats-Unis n’ont pas l’intention d’installer une base militaire dans ce pays.
Mais elle a souligné que son pays «n’a pas formulé de demande auprès d’Alger et qu’il n’en a jamais été question». Comme pour montrer le respect de Washington envers la position de l’Algérie, Mme Yates a déclaré que «les relations de coopération militaire algéro-américaines se poursuivront et seront renforcées», tout en soulignant que «cette vidéoconférence a permis de mieux savoir ce que pensent les Algériens de l’Africom».
Et de révéler le souhait du général William Ward, commandant en chef de l’Africom, d’effectuer un déplacement en Algérie. Rappelons que la vidéoconférence a eu lieu en présence de nombreux journalistes, d’attachés militaires de certaines ambassades accréditées à Alger et de diverses personnalités.
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16th January 2008 23:21 #90
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January 16, 2008 (Magharebia) -- The newly-established US Africa Command (AFRICOM) is focused on developing long-term relationships with African militaries and supporting human development programs, not on establishing a presence on the African continent, Mary Carlin Yates, Deputy to the Commander for Civil-Military Activities at AFRICOM, told a group of Algerian journalists, academics and officials on Tuesday (January 15th).
During a videoconference held via satellite at the US embassy in Algiers, Yates said the Command’s mission is to help African countries and regional bodies in combating terrorism and achieving development.
In response to a question on the rumours of US plans to establish a military presence in Algeria, she denied the US ever asking to build bases in Algeria, or making any contacts with the Algerian authorities on that matter.
Yates discussed her previous travel to Algeria, saying a visit to Al Mujahid Museum in the capital informed her about invasions of the country throughout its history. She said it helped her understand the government's position in rejecting the presence of foreign military forces on its soil.
She also denied that the US military had any desire to establish military bases in any African country.
A media advisor representing Niger expressed his fears that a US presence in the region might worsen the situation and lead to an increase in terrorist activities. He advocated an alternative policy based on supporting regional states, armies and economies rather than looking for a military presence in the region.
In response to this concern, the US official said that one stated goal of AFRICOM is to help African countries secure themselves against all dangers, foremost among which is international terrorism, through training programs and providing technology. Another goal is to contribute to development projects related to living conditions, education and public health, as well as to provide relief in times of natural disaster.
She noted that US military support to the African continent in 2007 amounted to a mere $250 million, out of a total allocated support budget for Africa of $9 billion.
Yates stressed that the aim behind AFRICOM is to establish offices, not a military garrison, to co-ordinate military and civilian programmes at the same time. The process has only just begun, she said, and "we are still in the stage of negotiating with our African partners."
Yates also discussed the various military support programs provided by the US government to Algeria. She said Algeria participated in at least nine International Military Education and Training (IMET) programmes this year. This is in addition to regional programmes such as the Sahel Anti-Terrorism Initiative in the Sahara Desert region.
The 50-minute conference was a part of series of videoconferences Yates began via satellite from France on January 14th. The briefings are directed to 12 African countries, particularly in North Africa and the Sahel region, with the goal of explaining US goals in establishing a military command for Africa.
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18th January 2008 21:21 #91
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Jeudi 17 janvier 2008 -- Le sous-secrétaire adjoint au département d’Etat américain, M. Kent Patton, a plaidé mardi le souhait de son pays de «renforcer davantage» les programmes de coopération existants avec l’Algérie, à l’instar de l’Initiative de partenariat du Moyen-Orient (MEPI). «Nous voulons continuer à renforcer les programmes de coopération qui nous lient à l’Algérie et qui sont à même de contribuer à l’approfondissement des relations entre les peuples algérien et américain», a-t-il déclaré lors d’une table ronde organisée à l’ambassade des Etats-Unis à Alger. «La coopération avec l’Algérie, dans le cadre du MEPI, est parmi les meilleures dans toute la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord», a-t-il précisé, indique l’APS.
M. Patton, qui était accompagné du directeur régional du MEPI, M. Peter Mulrean, a indiqué que ses rencontres avec des responsables de plusieurs ministères, de partis politiques et des parlementaires ainsi que des représentants de la société civile, durant son séjour en Algérie, lui ont été «très bénéfiques». Ceci, ajoutera-t-il, dans le sens où «elles lui ont permis surtout d’écouter les besoins exprimés par les Algériens». Et de faire savoir, à ce propos, que les domaines de coopération ont été identifiés, comme la formation dans le domaine des TIC et la spécialisation des magistrats.
Concernant le programme MEPI, lancé en 2002 par les Etats-Unis, le même responsable a souligné que cette initiative «n’est pas là pour apporter des solutions américaines aux problèmes des Algériens mais juste pour aider les Algériens à satisfaire certains besoins exprimés dans des domaines précis [... ]. Les solutions aux problèmes algériens se trouvent en Algérie et nullement ailleurs». S’agissant des réserves exprimées par certaines parties quant aux objectifs réels de cette initiative, M. Patton rétorquera que cinq ans après le lancement du MEPI, il y a de moins en moins de doute et les gens commencent à croire en ce programme et au fait que les objectifs pour lesquels il a été créé peuvent être concrètement mis en œuvre.
Il a assuré, par ailleurs, que quelle que soit l’issue de la prochaine élection présidentielle aux Etats-Unis, le programme du MEPI, au même titre que les autres programmes de coopération, se poursuivront dans notre pays. A rappeler que cette initiative se voulait être, selon ses concepteurs, une forme de soutien aux réformes politiques, économiques, éducatives…entreprises par les pays du Moyen-Orient. Le MEPI se concentre sur le développement de quatre principaux piliers : l’économie, la politique, l’enseignement, et l’émancipation de la femme. Dans le domaine économique, la démarche du MEPI tend à «renforcer la croissance de l’économie et de l’emploi, illustré par l’expansion du secteur privé et de l’esprit d’entreprise à l’échelle régionale».
Dans le domaine politique, le MEPI «soutient le développement d’un espace public élargi afin de permettre aux voix démocratiques de s’exprimer sur le processus politique et de faire leur choix de gouvernance selon les principes de l’Etat de droit». Dans le domaine éducatif, le MEPI «soutient les systèmes éducatifs qui permettent aux populations, et notamment les femmes, d’acquérir la connaissance et les compétences nécessaires pour faire face aux défis dans le monde de l’économie d’aujourd’hui et améliorer leur qualité de vie». Finalement, dans le domaine de l’émancipation de la femme, le MEPI «œuvre pour des systèmes économiques, politiques, et éducatifs permettant aux femmes de profiter pleinement de l’égalité des chances».







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