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  1. #92
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  2. #93
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  3. #94
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    Dimanche 27 Janvier 2008 -- La création du commandement militaire américain pour l’Afrique est loin d’obéir à des objectifs militaires, mais fait partie de la concurrence que livreront les États-Unis aux autres puissances, notamment la Chine, dans la bataille pour le contrôle des richesses du continent, plus particulièrement le pétrole.

    En gestation depuis le passage de Bill Clinton à la Maison-Blanche, l’Africom n’est pas, en fin de compte, un moyen destiné à faire la guerre, bien que la présence d’Al-Qaïda au Sahel le laisse penser, mais plutôt un outil pour la défense des intérêts américains dans le continent. Devant la cécité géostratégique des dirigeants africains, les stratèges américains ont mis au point cet organisme pour être présents en force dans cette partie du monde, qui représentera pour Washington un important fournisseur de pétrole dans les années à venir. C’est ce qu’a affirmé récemment l’économiste français, Michel Rogalski, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Dakar, à l’occasion d’un colloque international sur les relations entre l’Europe et l’Afrique.

    Confirmant au passage l’imminence de l’accord entre les États-Unis et le Maroc, quant à l’installation de la base devant abriter le siège de l’Africom à Tan Tan, l’expert français dira : “Après avoir longtemps cherché un pays d’accueil pour son siège et essuyé plusieurs refus, dont ceux de l’Algérie, du Nigeria et de l’Afrique du Sud, il semble qu’un accord a été trouvé avec le Maroc qui accorderait à l’Africom une base dans le sud du pays.”

    Quant à l’aspect économique, il affirmera : “Dans dix ans, 25% du pétrole importé par les États-Unis viendra d’Afrique, contre 18% actuellement, dépassant déjà les quantités de pétrole importées du Moyen-Orient estimées à 17%.” L’Africom est avant tout un instrument de géopolitique pour contrôler le golfe de Guinée et ses richesses pétrolières, et aussi un moyen de compétition économique pour faire face à la Chine, l’Inde et l’Union européenne sur les marchés d’Afrique, ajoute cet économiste. L’importance du budget alloué par l’Administration Bush à l’Africom, et qui s’élève à pas moins de cinquante milliards de dollars, donne une idée sur la portée de sa mission, qui ne peut se résumer à une simple présence militaire sur le continent.

    Selon le conférencier, ce commandement “deviendra le point de passage obligé de la relation entre l’Afrique et les États-Unis avec une compétence extra-militaire affirmée”. Ceci est confirmé par le porte-parole du commandement militaire américain, Eric S. Elliott, qui reconnaît, dans un entretien accordé à Afrik.com, que “l’Afrique est devenue un continent stratégique, c’est le deuxième le plus peuplé de la planète. C’est un continent qui échange de plus en plus avec les États-Unis, notamment ses ressources naturelles, et nous souhaitons lui apporter notre aide face aux problèmes de développement qui sont les siens”.

    Il admettra également qu’“en matière de lutte contre le terrorisme, nous avons déjà le camp Lemonier (Djibouti) dont vous parliez tantôt. Africom devrait plutôt avoir des missions qui contribueraient à aider les pays africains à lutter contre le terrorisme. Quant au pétrole, il s’agit surtout d’en garantir et de protéger le libre accès dans le monde entier, et plus particulièrement en Afrique. Africom souhaite aider les pays africains à défendre leurs intérêts, celui d’exporter notamment leur pétrole". Voilà en réalité, ce qui fait courir les Américains, qui mettent en avant cette histoire de lutte contre le terrorisme pour détourner l’attention.

  4. #95
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    Dimanche 27 janvier 2008 -- Révélé en exclusivité par toutsurlagerie.com dès le 28 septembre 2007, le projet de protection des frontières se précise. Selon nos sources, l’Etat algérien, dans son appel d’offres international, a demandé notamment la mise en place d’une clôture électronique pour les 6500 kilomètres de frontières du pays.

    L’Algérie, qui se dit prête à débourser plusieurs milliards de dollars, souhaite obtenir un système de dernière génération, similaire à ceux utilisés dans les pays européens, en Israël ou encore celui que s’apprête à déployer l’Arabie saoudite pour se protéger. Cinq groupes internationaux ont répondu à l’appel d’offres : le groupement français Thales-CS Communication & Systemes, l’allemand EADS, le groupement espagnol Indra-Alcatel Espagne, le groupe italien Selex et l’américain Raytheon.

    Pour renforcer ce système, l’Algérie envisage également d’acquérir des drones militaires. Mais sur ce point, les experts semblent sceptiques. Pour pouvoir utiliser des drones, l’Algérie doit posséder ses propres satellites militaires ou se lancer dans une coopération militaire avec une grande puissance occidentale pour accéder à des satellites déjà disponibles. Mais une telle démarche ne semble pas à l’ordre du jour.

    Les offres contenant tous les détails techniques et financiers de ce projet, le premier de cette ampleur dans la région du Maghreb, ont été déposées mi-octobre. Elles sont actuellement à l’étude au niveau de trois structures différentes : la DGSN, la Gendarmerie nationale et le Ministère de la Défense. Le projet est également suivi de très près par la présidence de la République. Le choix du groupe qui réalisera ce projet devrait toutefois intervenir en 2008.

  5. #96
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    Lundi 28 janvier 2008 -- Au cours d’un déjeuner débat organisé récemment par le Middle East Institute, un des plus importants centres de réflexion (think tank) de la capitale fédérale américaine sur le Moyen-Orient, l’ambassadeur d’Algérie aux Etats-Unis, M. Amine Kherbi, a souligné la contribution de l’Algérie à la construction de la sécurité globale et réaffirmé sa position sur les questions de sécurité régionale et internationale, mettant en exergue son rôle actif et ses propositions constructives pour instaurer la confiance dans les relations internationales et promouvoir la coopération pour le développement.

    Il a estimé que pour assurer une plus grande maîtrise de la mondialisation, il importe de concevoir des grilles de lecture adaptées et des modes de gestion rénovés afin d’appréhender le nouveau système international en gestation dans toutes ses composantes et ses implications sur les processus d’intégration et de sécurité régionaux, la paix et la stabilité dans le monde.

    Il a rappelé qu’en cette époque troublée, soumise aux contraintes de l’incertitude, la construction de la sécurité et la promotion du développement constituent les principaux enjeux d’un système mondial où de nouveaux équilibres se cherchent dans le désordre et parfois dans l’affrontement. Dès lors, a-t-il observé, le grand défi réside dans la capacité d’adaptation des Etats à des risques et à des menaces d’un nouveau genre qui exigent des modes de réaction inédits.

    C’est dans une dynamique de sursaut que les pays devront trouver les principes directeurs de régulation de l’économie mondiale et de lutte contre toutes les formes de déstabilisation, notamment le terrorisme transnational, a-t-il affirmé.

    Le diplomate algérien a relevé que la fragilité du système mondial, inhérente à l’absence de gouvernance globale, à la marginalisation du droit international et au mépris de la légalité internationale, rend cette exigence plus pressante, car, a-t-il dit, il faut à la fois combattre tous les effets pervers de la mondialisation et explorer toutes les transformations fondamentales de longue portée dont la nécessité se profile désormais sur l’agenda international.

    C’est le moment, a-t-il ajouté, de donner au débat sur ces questions lancinantes et cruciales une orientation nouvelle en reclassant les priorités à l’échelle mondiale, loin de toute instrumentalisation, afin de répondre aux besoins de sécurité et de développement de tous les pays, moyennant une gestion plus démocratique du système international.

    L’ambassadeur d’Algérie à Washington a également évoqué les relations entre l’Algérie et les Etats-Unis, tant au plan politique qu’économique, pour en souligner l’importance, eu égard aux défis que les deux pays ont à relever ensemble pour renforcer leur coopération et élargir leur concertation à un moment où les impératifs de la paix et de la sécurité internationales commandent le dialogue et la compréhension entre les nations.

    Lors du débat qui a suivi cette communication, l’ambassadeur d’Algérie aux Etats-Unis a répondu à une série de questions sur la lutte antiterroriste et la politique des réformes en Algérie, l’intégration régionale, les rapports Nord-Sud, la nouvelle donne stratégique dans le monde et les recompositions qu’elle induit ainsi que les risques du système international, notamment économique et de sécurité.

  6. #97
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    Lundi 4 Février 2008 -- On savait que l’Algérie intéressait de plus en plus les Etats-Unis. Mais c’est d’une manière pour le moins inattendue que cet intérêt vient de se manifester. Un article de l’agence américaine Associated Press pointe les différents cadeaux effectués par des lobbyistes aux hommes politiques américains. Et au milieu des places pour des évènements sportifs et des invitations à la chasse figure…le voyage en Algérie.

    Ainsi la Sénatrice Janet Howelll a-t-elle reçu pour une valeur de 1800 dollars un voyage à Alger et des réunions avec des membres du Parlement. A l’heure où Washington a de plus en plus les yeux tournés vers l’Afrique, madame Howell aura pu plaider pour une meilleure coopération algéro-américaine sur des sujets aussi sensibles que l’installation d’une base militaire, les ventes d’armes, le pétrole ou encore la question des frontières et du Sahara occidental.

  7. #98
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